Actualité Rethel · 6 juin 2026
Licenciement pour faux arrêts de travail : recours, délais et avocat spécialisé

Ce qu'il s'est passé à Rethel
Un licenciement pour faux arrêts de travail peut avoir des conséquences graves sur une carrière professionnelle, comme en témoigne le cas d’un capitaine des pompiers du Var, révoqué pour avoir rédigé de faux arrêts de travail avant d’être potentiellement réintégré après une décision de justice. Cette affaire met en lumière les recours possibles pour les salariés confrontés à une telle situation, ainsi que les délais à respecter pour contester un licenciement. Source
Comprendre les motifs d’un licenciement pour faux arrêts de travail
Un licenciement pour faux arrêts de travail repose généralement sur deux fondements juridiques principaux :
1. Le manquement à une obligation contractuelle
Le Code du travail (articles L1222-1 et suivants) impose aux salariés une obligation de loyauté et de bonne foi envers leur employeur. La rédaction de faux arrêts de travail constitue une violation de cette obligation, car elle induit l’employeur en erreur sur l’état de santé du salarié. Ce manquement peut être considéré comme une faute grave ou lourde, justifiant un licenciement immédiat sans préavis ni indemnités.
2. La fraude aux prestations sociales
La production de faux arrêts de travail peut également être assimilée à une fraude aux prestations sociales, notamment si le salarié perçoit des indemnités journalières de la Sécurité sociale (IJSS) ou des indemnités complémentaires de l’employeur. Cette fraude est sanctionnée par le Code pénal (articles 313-1 et suivants du Code pénal), qui prévoit des peines pouvant aller jusqu’à 5 ans d’emprisonnement et 375 000 euros d’amende. Les employeurs, comme les salariés, peuvent être tenus pour responsables en cas de complicité ou de non-dénonciation.
3. Les conséquences pour le salarié
Outre le licenciement, un salarié reconnu coupable de faux arrêts de travail peut faire l’objet de sanctions disciplinaires, civiles ou pénales. Ces sanctions peuvent inclure : - Une radiation des listes de demandeurs d’emploi (Pôle Emploi), - Une impossibilité d’obtenir un nouveau poste dans la fonction publique ou dans certains secteurs réglementés, - Des poursuites pénales pour escroquerie ou abus de confiance.
Les recours possibles en cas de licenciement pour faux arrêts de travail
Face à un licenciement pour faux arrêts de travail, plusieurs recours s’offrent au salarié, selon la nature de la décision et les preuves disponibles. Ces recours peuvent être engagés de manière successive ou simultanée, en fonction de la stratégie adoptée.
1. Le recours gracieux auprès de l’employeur
Le recours gracieux consiste à demander à l’employeur de reconsidérer sa décision de licenciement, soit en annulant le licenciement, soit en proposant une transaction (indemnités de licenciement, réintégration, etc.). Ce recours est souvent le premier à être engagé, car il permet de régler le litige à l’amiable sans recourir à la justice.
Procédure : - Rédiger une lettre recommandée avec accusé de réception (LRAR) adressée à l’employeur ou au service des ressources humaines, - Expliquer les raisons pour lesquelles le licenciement est contesté (erreur de fait, absence de preuve, contexte particulier, etc.), - Proposer une médiation ou une négociation pour trouver une solution acceptable.
Délai : Le recours gracieux doit être engagé dans un délai de 2 mois à compter de la notification du licenciement (article L1235-1 du Code du travail). Passé ce délai, le salarié perd son droit à contester le licenciement devant les prud’hommes.
Efficacité : Ce recours est souvent peu efficace si l’employeur a des preuves solides de la fraude. Cependant, il peut être utile pour négocier une indemnisation ou une réintégration, notamment si le salarié dispose d’un bon dossier disciplinaire ou d’une ancienneté importante.
2. Le recours contentieux devant les prud’hommes
Si le recours gracieux échoue ou si l’employeur refuse de négocier, le salarié peut saisir le conseil de prud’hommes pour contester la validité du licenciement. Ce recours est encadré par le Code du travail et permet d’obtenir réparation si le licenciement est jugé sans cause réelle et sérieuse.
Procédure : - Saisir le conseil de prud’hommes compétent (celui du lieu de travail ou du domicile du salarié), - Rédiger une requête détaillée exposant les motifs de contestation (absence de preuve, disproportion de la sanction, vice de procédure, etc.), - Fournir des preuves (échanges écrits, témoignages, expertises médicales, etc.).
Délai : Le recours contentieux doit être engagé dans un délai de 12 mois à compter de la notification du licenciement (article L1471-1 du Code du travail). Ce délai est plus long que pour le recours gracieux, mais il permet une analyse plus approfondie du dossier.
Arguments possibles : - Absence de cause réelle et sérieuse : Le licenciement doit être justifié par des faits précis et vérifiables. Si l’employeur ne peut prouver que le salarié a bien rédigé de faux arrêts de travail, le licenciement peut être annulé. - Vice de procédure : L’employeur doit respecter une procédure stricte (entretien préalable, notification écrite, respect des délais). Un manquement à cette procédure peut entraîner l’annulation du licenciement. - Proportionnalité de la sanction : Même en cas de faute, le licenciement doit être proportionné à la gravité des faits. Une sanction moins sévère (avertissement, rétrogradation) pourrait être envisagée.
Issues possibles : - Annulation du licenciement : Le salarié est réintégré dans son poste avec paiement des salaires non versés, - Indemnisation : Le salarié perçoit des dommages et intérêts pour licenciement sans cause réelle et sérieuse (jusqu’à 6 mois de salaire en cas de licenciement abusif), - Transaction : Les parties trouvent un accord à l’amiable (indemnités, clause de non-concurrence, etc.).
3. La médiation ou la conciliation
La médiation est une alternative au recours contentieux, permettant de trouver une solution négociée entre le salarié et l’employeur. Elle est souvent proposée par le conseil de prud’hommes ou organisée par un médiateur indépendant.
Avantages : - Coût réduit par rapport à un procès, - Rapidité (résolution en quelques semaines ou mois), - Confidentialité (pas de publicité des débats).
Délai : La médiation peut être engagée à tout moment, même après un recours gracieux ou contentieux. Cependant, elle est plus efficace si elle est initiée rapidement.
Résultat : Une transaction écrite est signée entre les parties, précisant les engagements de chacun (réintégration, indemnisation, etc.).
4. Le recours pénal en cas de fraude avérée
Si le licenciement est lié à une fraude aux prestations sociales (faux arrêts de travail ayant entraîné le versement d’IJSS ou d’indemnités complémentaires), le salarié peut faire l’objet de poursuites pénales. Dans ce cas, il est conseillé de consulter un avocat spécialisé en droit pénal pour préparer sa défense.
Procédure : - Dépôt de plainte par l’employeur ou la Sécurité sociale, - Enquête préliminaire ou instruction, - Jugement devant le tribunal correctionnel.
Sanctions possibles : - Amende (jusqu’à 375 000 euros), - Emprisonnement (jusqu’à 5 ans), - Remboursement des sommes indûment perçues.
Conséquences collatérales : - Inscription au casier judiciaire, - Difficultés à obtenir un emploi dans certains secteurs (fonction publique, sécurité, etc.).
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Les délais à respecter pour contester un licenciement
Les délais pour contester un licenciement sont stricts et varient selon le type de recours. Un dépassement de ces délais peut entraîner la forclusion, c’est-à-dire la perte du droit à contester le licenciement.
1. Délai pour le recours gracieux
Le recours gracieux doit être engagé dans un délai de 2 mois à compter de la notification du licenciement (article L1235-1 du Code du travail). Ce délai est court, mais il permet de tenter une négociation avant d’engager un recours contentieux.
2. Délai pour le recours contentieux
Le recours contentieux devant les prud’hommes doit être engagé dans un délai de 12 mois à compter de la notification du licenciement (article L1471-1 du Code du travail). Ce délai est plus long, mais il permet une analyse plus approfondie du dossier.
3. Délai pour la médiation
La médiation peut être engagée à tout moment, même après un recours gracieux ou contentieux. Cependant, elle est plus efficace si elle est initiée rapidement, avant que les tensions ne s’aggravent.
4. Délai pour le recours pénal
En cas de fraude avérée, le délai pour engager un recours pénal dépend de la nature des faits : - 6 ans pour les infractions de droit commun (escroquerie, abus de confiance), - 3 ans pour les infractions liées aux prestations sociales.
Comment choisir un avocat spécialisé en droit du travail ou pénal
Face à un licenciement pour faux arrêts de travail, le choix d’un avocat spécialisé est crucial pour maximiser ses chances de succès. Voici les critères à prendre en compte pour sélectionner le bon professionnel.
1. La spécialisation de l’avocat
Il est essentiel de choisir un avocat spécialisé en droit du travail ou en droit pénal, selon la nature du litige :
- Droit du travail : Pour contester un licenciement devant les prud’hommes ou négocier une réintégration/indemnisation. - Droit pénal : Si le salarié fait l’objet de poursuites pénales pour fraude aux prestations sociales.
Où trouver un avocat spécialisé ? - Annuaire des avocats (barreau de votre région), - Plateformes en ligne (comme Avocat.fr), - Recommandations de collègues ou d’associations de défense des droits des salariés.
2. L’expérience et la réputation
Un avocat expérimenté dans les litiges liés aux licenciements pour faux arrêts de travail aura une meilleure connaissance des jurisprudences et des stratégies gagnantes. Il est conseillé de vérifier :
- Son nombre d’années d’expérience, - Ses succès dans des affaires similaires, - Les avis de ses clients (disponibles sur des plateformes comme Google ou Vérif’Avocat).
3. La transparence des honoraires
Les honoraires d’un avocat peuvent varier considérablement. Il est important de clarifier :
- Le mode de facturation (forfaitaire, horaire, au résultat), - Les frais annexes (frais de justice, expertises), - La possibilité d’une aide juridictionnelle (sous conditions de ressources).
Aide juridictionnelle : Si vos ressources sont limitées, vous pouvez demander une aide juridictionnelle pour prendre en charge tout ou partie des frais d’avocat. Cette demande se fait auprès du bureau d’aide juridictionnelle du tribunal judiciaire.
4. La proximité géographique
Bien que les échanges puissent se faire par téléphone ou visioconférence, il est préférable de choisir un avocat proche de votre domicile ou de votre lieu de travail pour faciliter les rencontres et les échanges de documents.
5. Les qualités humaines et professionnelles
Un bon avocat doit être : - À l’écoute : Comprendre votre situation et vos attentes, - Pédagogue : Expliquer clairement les enjeux juridiques et les stratégies possibles, - Réactif : Répondre rapidement à vos questions et vous tenir informé de l’avancée de votre dossier, - Engagé : Défendre vos intérêts avec détermination.
Les preuves à rassembler pour défendre ses droits
Pour contester un licenciement pour faux arrêts de travail, il est indispensable de rassembler des preuves solides. Ces preuves permettront de démontrer l’absence de cause réelle et sérieuse du licenciement ou de négocier une réintégration.
1. Les documents liés au licenciement
- Lettre de licenciement : Vérifier que la procédure a été respectée (motif précis, délais, etc.), - Compte-rendu d’entretien préalable : S’assurer que l’employeur a bien respecté les règles de procédure, - Échanges écrits (emails, courriers) : Preuves de la communication entre l’employeur et le salarié.
2. Les preuves de l’absence de fraude
Si le licenciement repose sur des accusations de faux arrêts de travail, le salarié doit pouvoir prouver que : - Les arrêts de travail étaient authentiques : Certificats médicaux originaux, attestations du médecin traitant, - Aucune fraude n’a été commise : Absence de versement d’IJSS ou d’indemnités complémentaires indûment perçues, - Le contexte justifiait les arrêts : Témoignages de collègues, certificats médicaux détaillés.
3. Les preuves de la disproportion de la sanction
Si le licenciement est disproportionné par rapport aux faits reprochés, le salarié peut invoquer : - Son ancienneté : Un salarié avec une longue ancienneté peut bénéficier d’une protection accrue, - Son dossier disciplinaire : Absence de sanctions antérieures, - La gravité des faits : Les faux arrêts de travail n’ont pas entraîné de préjudice grave pour l’employeur.
4. Les témoignages et expertises
- Témoignages de collègues ou de supérieurs hiérarchiques : Pour attester de la qualité du travail du salarié, - Expertise médicale : Pour contester un certificat médical ou prouver une erreur de diagnostic, - Expertise comptable : Si le licenciement est lié à des irrégularités financières.
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Les alternatives à la réintégration : négocier une indemnisation
Si la réintégration n’est pas possible ou souhaitée, le salarié peut négocier une indemnisation pour licenciement sans cause réelle et sérieuse. Cette indemnisation peut prendre plusieurs formes.
1. Les indemnités légales et conventionnelles
Le Code du travail prévoit des indemnités minimales en cas de licenciement sans cause réelle et sérieuse :
- Indemnité de licenciement : Calculée en fonction de l’ancienneté (1/4 de mois de salaire par année d’ancienneté pour les 10 premières années, 1/3 au-delà), - Indemnité pour licenciement abusif : Jusqu’à 6 mois de salaire (article L1235-3 du Code du travail), - Indemnité de préavis : Si le licenciement est jugé abusif, le salarié peut réclamer le paiement de son préavis non effectué.
2. Les indemnités transactionnelles
Une transaction peut être négociée entre l’employeur et le salarié pour éviter un procès. Cette transaction peut inclure :
- Une indemnité supplémentaire : Supérieure aux indemnités légales, - Une clause de non-concurrence : Avec une contrepartie financière, - Une attestation de bonne conduite : Pour faciliter la recherche d’un nouvel emploi.
3. Les aides sociales
En cas de licenciement, le salarié peut bénéficier d’aides sociales : - Allocation chômage : Sous conditions d’affiliation et de recherche active d’emploi, - Aide au retour à l’emploi (ARE) : Versée par Pôle Emploi, - Aides locales : Certaines collectivités proposent des dispositifs d’accompagnement (formations, aides financières).
Les conséquences à long terme d’un licenciement pour faux arrêts de travail
Un licenciement pour faux arrêts de travail peut avoir des répercussions durables sur la carrière et la vie personnelle du salarié. Il est important d’en mesurer les conséquences avant d’engager un recours.
1. Les difficultés à retrouver un emploi
Un licenciement pour faux arrêts de travail peut être mentionné dans le casier judiciaire du salarié, ce qui peut compliquer : - La recherche d’un nouvel emploi : Certains employeurs effectuent des vérifications (casier judiciaire, références), - L’accès à certains secteurs : Fonction publique, sécurité, santé, - L’obtention de certifications ou d’autorisations : Permis de conduire, habilitations professionnelles.
2. Les impacts financiers
Un licenciement peut entraîner : - Une perte de revenus : Pendant la période de chômage, - Des frais juridiques : Honoraires d’avocat, frais de justice, - Des dettes : Si le salarié a contracté des crédits pendant sa période d’emploi.
3. Les conséquences psychologiques
Un licenciement pour faute grave peut avoir un impact sur la santé mentale du salarié : - Stress et anxiété : Liés à la perte d’emploi et aux poursuites éventuelles, - Perte de confiance en soi : Difficulté à se projeter dans un nouvel emploi, - Isolement social : Perte de repères et de contacts professionnels.
4. Les solutions pour rebondir
Pour surmonter un licenciement, le salarié peut : - Se former : Pour acquérir de nouvelles compétences et se réorienter, - Créer son entreprise : En profitant des dispositifs d’accompagnement (ACRE, NACRE), - Bénéficier d’un accompagnement : Via Pôle Emploi, des associations ou des dispositifs locaux (Maison de l’emploi).
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Les recours en cas de licenciement discriminatoire ou abusif
Si le licenciement pour faux arrêts de travail est jugé discriminatoire ou abusif, le salarié peut engager des recours supplémentaires pour obtenir réparation.
1. La saisine du Défenseur des droits
Le Défenseur des droits est une autorité administrative indépendante qui peut être saisie pour : - Discrimination : Si le licenciement est lié à un motif discriminatoire (âge, sexe, origine, etc.), - Harcèlement : Si le salarié a été victime de harcèlement moral ou sexuel, - Violation des droits fondamentaux : Liberté d’expression, droit à la vie privée.
Procédure : - Saisine en ligne via le site du Défenseur des droits, - Envoi d’un courrier ou d’un email, - Entretien avec un médiateur.
Délai : La saisine doit être effectuée dans un délai de 6 mois à compter de la connaissance des faits.
2. La saisine de l’inspection du travail
L’inspection du travail peut être saisie pour vérifier le respect du Code du travail par l’employeur. Elle peut notamment : - Enquêter sur les conditions de travail, - Vérifier la régularité de la procédure de licenciement, - Proposer des sanctions en cas de manquement.
Procédure : - Saisine en ligne via le site du ministère du Travail, - Envoi d’un courrier ou d’un email.
Délai : Aucune limite de temps, mais il est conseillé d’agir rapidement.
3. La saisine de la CNIL
Si le licenciement est lié à une violation du droit à la protection des données personnelles (fichiers médicaux, échanges électroniques), le salarié peut saisir la CNIL.
Procédure : - Saisine en ligne via le site de la CNIL, - Plainte pour violation du RGPD.
Délai : La saisine doit être effectuée dans un délai de 3 ans à compter de la connaissance des faits.
Les erreurs à éviter en cas de licenciement pour faux arrêts de travail
Face à un licenciement pour faux arrêts de travail, certaines erreurs peuvent aggraver la situation ou compromettre les chances de succès des recours. Voici les pièges à éviter.
1. Ne pas répondre à l’employeur sans réflexion
Il est tentant de réagir à chaud à une notification de licenciement, mais une réponse impulsive peut nuire à la défense. Il est conseillé de : - Prendre le temps de la réflexion (48h minimum), - Consulter un avocat avant de répondre, - Éviter les échanges oraux non enregistrés (risque de déformation ou de malentendu).
2. Oublier de rassembler des preuves
Sans preuves solides, il est difficile de contester un licenciement. Les erreurs à éviter : - Ne pas conserver les documents (lettres de licenciement, échanges écrits), - Ne pas demander de copies des certificats médicaux ou des attestations, - Ne pas noter les dates et les faits (entretiens, incidents).
3. Engager un recours sans stratégie claire
Un recours mal préparé peut être rejeté ou entraîner des coûts inutiles. Il est important de : - Définir des objectifs clairs (réintégration, indemnisation, etc.), - Prioriser les recours (gracieux avant contentieux), - Évaluer les chances de succès avant d’engager des frais.
4. Négliger les délais
Un dépassement des délais peut entraîner la forclusion, c’est-à-dire la perte du droit à contester le licenciement. Les erreurs à éviter : - Attendre trop longtemps pour engager un recours, - Oublier les délais spécifiques (2 mois pour le recours gracieux, 12 mois pour le recours contentieux), - Ne pas vérifier les dates sur les documents officiels.
5. Sous-estimer l’impact psychologique
Un licenciement pour faute grave peut avoir des conséquences psychologiques importantes. Il est conseillé de : - En parler à un proche ou à un professionnel (psychologue, association), - Prendre soin de sa santé mentale (sport, méditation, etc.), - Éviter l’isolement (rejoindre des groupes de soutien, consulter un avocat rapidement).
FAQ : Licenciement pour faux arrêts de travail
Quels sont les délais pour contester un licenciement pour faux arrêts de travail ?
Le délai pour contester un licenciement dépend du type de recours : - Recours gracieux : 2 mois à compter de la notification du licenciement (article L1235-1 du Code du travail), - Recours contentieux : 12 mois à compter de la notification du licenciement (article L1471-1 du Code du travail), - Recours pénal : 3 à 6 ans selon la nature des faits (articles 313-1 et suivants du Code pénal).
Puis-je être réintégré après un licenciement pour faux arrêts de travail ?
Oui, la réintégration est possible si le licenciement est jugé sans cause réelle et sérieuse par les prud’hommes. Le salarié peut être réintégré dans son poste avec paiement des salaires non versés. Une transaction peut également être négociée pour éviter un procès.
Comment prouver que les arrêts de travail étaient authentiques ?
Pour prouver l’authenticité des arrêts de travail, le salarié peut fournir : - Les certificats médicaux originaux, - Des attestations du médecin traitant, - Des témoignages de collègues ou de supérieurs hiérarchiques, - Des preuves de l’absence de versement d’IJSS ou d’indemnités complémentaires indûment perçues.
Quels sont les risques pénaux en cas de faux arrêts de travail ?
Les risques pénaux pour faux arrêts de travail incluent : - Escroquerie (article 313-1 du Code pénal) : Jusqu’à 5 ans d’emprisonnement et 375 000 euros d’amende, - Abus de confiance (article 314-1 du Code pénal) : Jusqu’à 3 ans d’emprisonnement et 375 000 euros d’amende, - Faux et usage de faux (articles 441-1 et suivants du Code pénal) : Jusqu’à 3 ans d’emprisonnement et 45 000 euros d’amende.
Puis-je bénéficier d’une aide juridictionnelle pour contester mon licenciement ?
Oui, si vos ressources sont limitées, vous pouvez demander une aide juridictionnelle pour prendre en charge tout ou partie des frais d’avocat. Cette demande se fait auprès du bureau d’aide juridictionnelle du tribunal judiciaire. Les conditions de ressources sont fixées par décret.
Comment choisir un avocat spécialisé en droit du travail ou pénal ?
Pour choisir un avocat spécialisé : - Vérifiez sa spécialisation (droit du travail ou pénal), - Consultez son expérience et ses succès dans des affaires similaires, - Vérifiez la transparence de ses honoraires (forfaitaire, horaire, au résultat), - Privilégiez un avocat proche géographiquement et à l’écoute, - Consultez les avis de ses clients (Google, Vérif’Avocat).
Besoin d’aide pour votre situation ?
Si vous êtes confronté à un licenciement pour faux arrêts de travail, il est essentiel d’agir rapidement pour protéger vos droits. Un avocat spécialisé en droit du travail ou pénal peut vous accompagner dans la défense de vos intérêts, que ce soit pour contester le licenciement, négocier une réintégration ou une indemnisation, ou préparer votre défense en cas de poursuites pénales.
Questions fréquentes
Quels sont les motifs légaux pour licencier un salarié pour faux arrêts de travail ?
Un licenciement pour faux arrêts de travail peut être justifié par deux motifs principaux : un manquement à l'obligation de loyauté et de bonne foi envers l'employeur (violation de l'article L1222-1 du Code du travail), ou une fraude aux prestations sociales (escroquerie ou abus de confiance, articles 313-1 et 314-1 du Code pénal). L'employeur doit prouver la réalité des faux arrêts et leur lien avec le licenciement.
Puis-je contester un licenciement pour faux arrêts de travail si je n’ai pas été entendu lors de l’entretien préalable ?
Oui, l’absence d’entretien préalable ou un entretien non conforme aux règles du Code du travail (article L1232-2) constitue un vice de procédure pouvant entraîner l’annulation du licenciement. Le salarié peut saisir les prud’hommes pour faire annuler le licenciement et obtenir réparation.
Quelle est la différence entre une faute grave et une faute lourde dans le cadre d’un licenciement pour faux arrêts de travail ?
Une **faute grave** prive le salarié de son préavis et de ses indemnités de licenciement, mais ne nécessite pas de preuve de l’intention de nuire. Une **faute lourde** est plus sévère : elle suppose une intention de nuire à l’employeur et prive également le salarié de l’indemnité de licenciement. Les deux peuvent justifier un licenciement immédiat.
Puis-je être licencié pour faux arrêts de travail même si je n’ai pas perçu d’indemnités journalières de la Sécurité sociale ?
Oui, le simple fait de rédiger de faux arrêts de travail peut constituer un manquement à l’obligation de loyauté envers l’employeur, même si aucune indemnité n’a été perçue. L’employeur peut licencier le salarié pour ce motif, indépendamment des conséquences financières pour la Sécurité sociale.
Quels sont les recours si mon employeur refuse de me fournir une copie de mon dossier disciplinaire ?
L’employeur est tenu de fournir au salarié une copie de son dossier disciplinaire sur demande (article L1235-1 du Code du travail). Si l’employeur refuse, le salarié peut saisir l’inspection du travail ou les prud’hommes pour faire valoir son droit d’accès à son dossier.
Puis-je être réintégré après un licenciement pour faux arrêts de travail si j’ai déjà trouvé un nouvel emploi ?
La réintégration est possible même après avoir trouvé un nouvel emploi, mais elle est rare en pratique. Le salarié peut négocier une transaction avec l’employeur pour obtenir une indemnisation supplémentaire ou une attestation de bonne conduite facilitant son embauche dans un nouveau poste.
