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Actualité Cannes · 6 juin 2026

Violences conjugales ou intra-familiales : comment réagir après une agression et obtenir réparation ?

Violences conjugales ou intra-familiales : comment réagir après une agression et obtenir réparation ?

Ce qu'il s'est passé à Cannes La Bocca Nice-Matin (Une)

Le drame survenu à Cannes La Bocca rappelle avec force la réalité des violences intra-familiales en France. Un homme a poignardé sa compagne et le frère de cette dernière avant de se retrancher avec une fillette de 3 ans et demi, nécessitant l’intervention du RAID. Ces situations, bien que médiatisées lors d’épisodes tragiques, restent malheureusement fréquentes dans l’Hexagone. Selon les dernières données disponibles, près de 213 000 femmes âgées de 18 à 75 ans déclarent avoir été victimes de violences physiques ou sexuelles par leur partenaire ou ex-partenaire en 2022 (source : INSEE).

Face à une telle situation, les victimes ou leurs proches se retrouvent souvent désemparés, ne sachant comment réagir ou quelles démarches engager pour protéger leur intégrité physique et juridique. Cet article détaille les étapes à suivre pour porter plainte, constituer un dossier solide, obtenir une indemnisation et choisir un avocat pénaliste spécialisé dans les violences intra-familiales.

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Comprendre les violences intra-familiales : définitions et cadre légal

Les violences intra-familiales désignent l’ensemble des actes commis au sein du foyer ou entre partenaires, qu’ils soient physiques, psychologiques, sexuels ou économiques. Ces violences peuvent toucher des personnes de tout âge, bien que les femmes et les enfants soient les plus exposés.

Cadre juridique en France

En France, les violences intra-familiales sont encadrées par plusieurs textes législatifs, notamment : - Le Code pénal : les articles 222-7 à 222-16-3 définissent les infractions liées aux violences (coups et blessures, violences conjugales, harcèlement moral, etc.) et les peines encourues, pouvant aller jusqu’à 20 ans de réclusion criminelle en cas de meurtre. - Le Code civil : l’article 220-1 permet au juge aux affaires familiales d’ordonner des mesures d’urgence pour protéger la victime, comme l’éloignement du conjoint violent. - La loi du 28 décembre 2019 : cette loi renforce la lutte contre les violences conjugales en instaurant notamment l’obligation pour les forces de l’ordre de transmettre systématiquement les mains courantes au parquet, facilitant ainsi le dépôt de plainte.

Les différents types de violences

Les violences intra-familiales peuvent prendre plusieurs formes : - Violences physiques : coups, blessures, strangulation, etc. - Violences psychologiques : harcèlement moral, menaces, isolement, contrôle excessif. - Violences sexuelles : agressions sexuelles, viols, harcèlement sexuel. - Violences économiques : privation de ressources financières, contrôle des dépenses. - Violences numériques : cyberharcèlement, diffusion d’images intimes sans consentement.

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Magalie

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Porter plainte : les démarches à suivre après une agression

Porter plainte est une étape cruciale pour protéger sa sécurité et entamer une procédure judiciaire. Voici les démarches à suivre, qu’elles soient effectuées en ligne, en gendarmerie ou au commissariat.

Où et comment déposer plainte ?

1. En commissariat ou en gendarmerie : - Vous pouvez vous rendre dans un commissariat ou une gendarmerie, où un officier de police judiciaire (OPJ) enregistrera votre plainte. Les forces de l’ordre sont tenues de prendre votre déclaration au sérieux et de vous orienter vers les services compétents. - Depuis la loi de 2019, les mains courantes sont systématiquement transmises au parquet, ce qui facilite le dépôt de plainte ultérieur.

2. En ligne : - La plateforme Pre-Plainte en Ligne (PPEL) permet de déposer une plainte pour certaines infractions, dont les violences conjugales. Cette démarche est particulièrement utile si vous ne souhaitez pas vous rendre immédiatement dans un commissariat. - Une fois la pré-plainte enregistrée, vous serez convoqué(e) en commissariat ou en gendarmerie pour signer votre plainte.

3. Directement au parquet : - Dans certains cas, il est possible de déposer plainte directement auprès du procureur de la République, notamment si vous craignez des représailles de la part de l’agresseur. Cette démarche est plus rare et nécessite généralement l’accompagnement d’un avocat ou d’une association.

Les éléments à fournir pour une plainte solide

Pour que votre plainte soit recevable et puisse aboutir à une condamnation, il est essentiel de fournir des preuves et des éléments concrets. Voici les éléments à rassembler : - Un certificat médical : établi par un médecin (généraliste, médecin légiste, service d’urgence), il décrit les blessures physiques et leur gravité. Ce certificat est indispensable pour prouver les violences subies. - Des témoignages : les déclarations de proches, voisins ou collègues peuvent étayer votre plainte, surtout si l’agresseur nie les faits. - Des preuves matérielles : photos des blessures, messages menaçants (SMS, emails, réseaux sociaux), enregistrements audio ou vidéo (si légaux), factures ou relevés bancaires en cas de violences économiques. - Un journal de bord : noter les dates, heures et détails des agressions peut aider à établir un pattern de violence.

Les suites de la plainte

Une fois la plainte déposée, plusieurs scénarios peuvent se présenter : - Classement sans suite : si les preuves sont insuffisantes ou si le procureur estime que l’affaire ne justifie pas de poursuites, la plainte peut être classée sans suite. Dans ce cas, vous pouvez demander une copie du procès-verbal et contester cette décision. - Ouverture d’une enquête : si les éléments sont suffisants, le procureur peut ordonner une enquête préliminaire ou une enquête de flagrance, menée par les forces de l’ordre. - Comparution immédiate : dans les cas les plus graves (violences ayant entraîné une ITT supérieure à 8 jours, menace de mort, etc.), l’agresseur peut être présenté devant le tribunal correctionnel dans les 48 heures. - Ordonnance de protection : le juge aux affaires familiales peut, sur demande, ordonner des mesures d’urgence comme l’éloignement de l’agresseur, l’interdiction de contact ou la suspension du droit de visite.

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Constituer un dossier solide : preuves, témoignages et accompagnement

Constituer un dossier solide est essentiel pour maximiser vos chances d’obtenir réparation et une condamnation de l’agresseur. Voici comment organiser vos preuves et vous faire accompagner.

Les preuves à rassembler

1. Certificat médical : - Consultez un médecin dès que possible après l’agression pour établir un certificat médical descriptif des blessures. Ce document est crucial pour prouver la matérialité des faits. - En cas d’urgence, rendez-vous aux urgences hospitalières ou dans un centre de santé.

2. Témoignages : - Demandez à des proches, voisins ou collègues de rédiger une attestation sur l’honneur décrivant les faits dont ils ont été témoins. Ces témoignages peuvent être décisifs pour étayer votre plainte. - Les associations spécialisées dans l’aide aux victimes peuvent vous aider à formaliser ces attestations.

3. Preuves matérielles : - Conservez tous les éléments matériels en lien avec les violences : vêtements tachés de sang, objets endommagés, photos des blessures ou des dégâts matériels. - En cas de violences psychologiques ou économiques, rassemblez des relevés bancaires, des captures d’écran de messages menaçants ou des enregistrements (si légaux).

4. Journal de bord : - Notez systématiquement les dates, heures, lieux et détails des agressions. Ce journal peut servir de preuve pour établir un pattern de violence et renforcer votre crédibilité.

L’accompagnement par une association ou un service public

Plusieurs structures peuvent vous accompagner dans la constitution de votre dossier et vous soutenir psychologiquement : - France Victimes : ce réseau associatif propose un accompagnement gratuit et confidentiel pour les victimes d’infractions pénales, y compris les violences intra-familiales. Les associations locales peuvent vous aider à monter votre dossier et à préparer votre dépôt de plainte. - Les CIDFF (Centres d’Information sur les Droits des Femmes et des Familles) : ces centres offrent un accompagnement juridique et social aux femmes victimes de violences. Ils peuvent vous informer sur vos droits et vous orienter vers des professionnels compétents. - Les services sociaux : les services d’aide sociale de votre département ou de votre commune peuvent vous orienter vers des hébergements d’urgence ou des aides financières.

L’importance de l’anonymat et de la protection

Si vous craignez des représailles de la part de l’agresseur, plusieurs dispositifs existent pour vous protéger : - Le téléphone grave danger (TGD) : ce dispositif gratuit, attribué par le procureur de la République, permet aux victimes de violences conjugales de bénéficier d’un téléphone sécurisé pour alerter les secours en cas de danger. - L’hébergement d’urgence : en cas de danger immédiat, des places d’hébergement sont disponibles via le 115 ou les associations locales. Ces hébergements sont anonymes et sécurisés. - L’ordonnance de protection : cette mesure, délivrée par le juge aux affaires familiales, peut imposer à l’agresseur de quitter le domicile conjugal, de respecter une distance de sécurité ou de ne pas entrer en contact avec la victime.

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Indemnisation des victimes : SARVI, CIVI et autres dispositifs

Les victimes de violences intra-familiales peuvent prétendre à une indemnisation pour les préjudices subis. Plusieurs dispositifs existent, selon la nature des violences et les circonstances de l’agression.

Le SARVI (Service d’Aide au Recouvrement des Victimes)

Le SARVI est un dispositif public qui permet aux victimes d’infractions pénales d’obtenir une indemnisation immédiate pour les préjudices matériels et corporels subis. Voici comment en bénéficier : - Conditions : - L’infraction doit être punie d’au moins 3 ans d’emprisonnement (ce qui est le cas pour la plupart des violences conjugales). - La victime doit avoir subi un préjudice corporel ou matériel directement lié à l’infraction. - La victime ne doit pas avoir déjà été indemnisée par une assurance ou une autre source. - Montant de l’indemnisation : - Le SARVI verse une indemnité maximale de 3 000 € pour les préjudices corporels et 1 500 € pour les préjudices matériels. - Cette indemnité est versée sous forme d’avance, dans l’attente d’une éventuelle condamnation de l’agresseur à des dommages et intérêts. - Démarches : - La demande doit être adressée au SARVI dans un délai d’1 an à compter de la date de l’infraction ou de la condamnation de l’agresseur. Le formulaire est disponible sur le site du ministère de la Justice.

La CIVI (Commission d’Indemnisation des Victimes d’Infraction)

La CIVI est une commission administrative qui indemnise les victimes d’infractions pénales lorsque l’auteur des faits n’a pas été identifié, condamné ou lorsque l’indemnisation par le SARVI est insuffisante. Voici ses caractéristiques : - Conditions : - L’infraction doit être punie d’au moins 1 an d’emprisonnement. - La victime doit avoir subi un préjudice corporel, moral ou matériel. - La demande doit être déposée dans un délai de 3 ans à compter de la date de l’infraction. - Montant de l’indemnisation : - La CIVI peut attribuer des indemnités bien plus élevées que le SARVI, pouvant aller jusqu’à plusieurs dizaines de milliers d’euros selon la gravité des préjudices. - Les montants sont fixés en fonction des barèmes établis par la commission et des préjudices subis. - Démarches : - La demande doit être adressée à la CIVI compétente (CIVI de votre département ou de votre région). Le formulaire est disponible sur le site du ministère de la Justice.

Les assurances et autres dispositifs

En plus du SARVI et de la CIVI, d’autres dispositifs peuvent vous aider à obtenir réparation : - Les assurances : certaines assurances habitation ou protection juridique couvrent les préjudices liés aux violences intra-familiales. Vérifiez les clauses de votre contrat ou contactez votre assureur. - Les fonds de solidarité : certains départements ou communes proposent des aides financières pour les victimes de violences conjugales. Renseignez-vous auprès des services sociaux de votre territoire. - Les dommages et intérêts : si l’agresseur est condamné, le tribunal peut lui ordonner de verser des dommages et intérêts à la victime. Ces sommes sont fixées en fonction des préjudices subis et peuvent être réclamées via une procédure civile.

Les délais à respecter

- SARVI : 1 an à compter de la date de l’infraction ou de la condamnation de l’agresseur. - CIVI : 3 ans à compter de la date de l’infraction. - Assurances : les délais varient selon les contrats, mais il est conseillé d’agir rapidement après l’agression.

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Magalie

Quand se renseigner ne coûte rien, autant le faire, non ?

Choisir un avocat pénaliste spécialisé dans les violences intra-familiales

Faire appel à un avocat pénaliste spécialisé dans les violences intra-familiales est souvent indispensable pour défendre vos droits et obtenir une indemnisation. Voici comment choisir le bon professionnel et ce que vous pouvez attendre de son accompagnement.

Pourquoi faire appel à un avocat pénaliste ?

Un avocat pénaliste spécialisé dans les violences intra-familiales peut vous accompagner à plusieurs niveaux : - Conseil juridique : il vous informe sur vos droits et les démarches à suivre pour porter plainte, constituer un dossier solide ou obtenir une indemnisation. - Représentation devant les tribunaux : il plaide en votre nom devant le tribunal correctionnel ou la cour d’assises pour obtenir la condamnation de l’agresseur et des dommages et intérêts. - Accompagnement dans les procédures civiles : il peut vous aider à obtenir une ordonnance de protection, à demander une pension alimentaire ou à engager une procédure de divorce. - Négociation avec le parquet : il peut solliciter des mesures d’urgence (comme l’éloignement de l’agresseur) ou plaider pour un classement sans suite de la plainte si les preuves sont insuffisantes.

Comment choisir son avocat ?

1. Spécialisation : privilégiez un avocat pénaliste ayant une expérience avérée dans les violences intra-familiales. Vous pouvez vérifier ses spécialisations sur son site professionnel ou en le contactant directement. 2. Expérience : renseignez-vous sur le nombre de dossiers similaires qu’il a traités et les résultats obtenus. Un avocat expérimenté saura vous conseiller sur les stratégies à adopter. 3. Approche humaine : choisissez un avocat à l’écoute, qui prend le temps de comprendre votre situation et vos attentes. La relation de confiance est essentielle dans ce type de dossier. 4. Tarifs : les honoraires des avocats pénalistes varient selon leur expérience et la complexité du dossier. Certains proposent des consultations gratuites ou des honoraires modulables en fonction de vos revenus. N’hésitez pas à demander un devis avant de vous engager.

Où trouver un avocat spécialisé ?

Plusieurs ressources peuvent vous aider à trouver un avocat pénaliste compétent : - Le barreau de votre département : le site du Conseil national des barreaux propose un annuaire des avocats par spécialité et par territoire. - Les associations d’aide aux victimes : France Victimes et les CIDFF peuvent vous orienter vers des avocats partenaires. - Les plateformes en ligne : des sites comme Avocat.fr ou Justifit permettent de trouver un avocat en fonction de vos critères (spécialisation, localisation, budget).

L’accompagnement gratuit ou à tarif réduit

Si vos revenus sont modestes, vous pouvez bénéficier d’une aide juridictionnelle pour couvrir tout ou partie des honoraires de votre avocat. Voici les conditions : - Plafonds de ressources : les plafonds varient selon la composition de votre foyer et votre situation familiale. Par exemple, pour une personne seule, le plafond est fixé à 1 077 € mensuels en 2024 (source : Service-Public.fr). - Démarches : la demande d’aide juridictionnelle se fait en ligne sur le site Service-Public.fr ou auprès du bureau d’aide juridictionnelle de votre tribunal judiciaire. - Prise en charge : si votre demande est acceptée, l’État prend en charge tout ou partie des honoraires de votre avocat, selon un barème fixé par décret.

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Se reconstruire après une agression : soutien psychologique et social

Une agression, surtout lorsqu’elle survient dans un cadre familial ou intime, laisse des traces profondes sur le plan psychologique. Se reconstruire demande du temps, du soutien et des ressources adaptées.

Les conséquences psychologiques des violences intra-familiales

Les victimes de violences intra-familiales peuvent souffrir de divers troubles : - Syndrome de stress post-traumatique (SSPT) : cauchemars, flashbacks, hypervigilance. - Dépression et anxiété : sentiment d’impuissance, perte de confiance en soi, idées noires. - Troubles du comportement : repli sur soi, agressivité, addictions (alcool, drogues). - Sentiment de culpabilité : les victimes ont souvent tendance à se blâmer pour les violences subies.

Les dispositifs d’accompagnement psychologique

Plusieurs structures proposent un accompagnement gratuit ou à tarif réduit pour les victimes de violences : - Les CMP (Centres Médico-Psychologiques) : ces centres publics offrent des consultations avec des psychologues ou psychiatres, sur prescription médicale. Les séances sont prises en charge par l’Assurance Maladie. - Les associations spécialisées : des structures comme le 3919 (Violences Femmes Info) ou la Fédération nationale Solidarité Femmes proposent un soutien psychologique gratuit et confidentiel. - Les groupes de parole : certaines associations organisent des groupes de parole pour les victimes, animés par des psychologues ou des bénévoles formés.

L’accompagnement social et professionnel

Se reconstruire passe aussi par un accompagnement social et professionnel : - Les CIDFF : ces centres proposent un accompagnement global (juridique, social, professionnel) pour les femmes victimes de violences. - Pôle Emploi : en cas de perte d’emploi ou de difficultés professionnelles liées aux violences, Pôle Emploi peut proposer des dispositifs d’insertion ou de formation. - Les missions locales : pour les jeunes victimes, les missions locales offrent un accompagnement personnalisé pour retrouver un emploi ou une formation.

Les aides financières pour la reconstruction

Plusieurs aides peuvent vous aider à financer votre reconstruction : - L’allocation de soutien familial (ASF) : cette aide est versée aux parents isolés ou aux victimes de violences conjugales pour les aider à subvenir à leurs besoins et à ceux de leurs enfants. - Les aides au logement : en cas de départ du domicile conjugal, vous pouvez bénéficier d’aides pour payer un nouveau logement (APL, ALS, etc.). - Les aides départementales : certains départements proposent des aides spécifiques pour les victimes de violences conjugales, comme des subventions pour les frais de déménagement ou d’installation.

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Magalie

Un travail bien fait par un pro vaut mieux qu'une fausse économie, non ?

Prévenir les violences intra-familiales : dispositifs et ressources utiles

La prévention des violences intra-familiales est un enjeu majeur de santé publique. Plusieurs dispositifs et ressources existent pour repérer, signaler et prévenir ces violences.

Repérer les signes avant-coureurs

Les violences intra-familiales ne surviennent pas du jour au lendemain. Plusieurs signes peuvent alerter : - Changements de comportement : isolement, anxiété, perte de confiance en soi. - Signes physiques : blessures répétées, excuses fréquentes pour justifier des bleus ou des fractures. - Comportements de contrôle : surveillance excessive, interdiction de sortir, contrôle des dépenses ou des communications. - Menaces ou intimidations : messages menaçants, destruction d’objets personnels, menaces de mort.

Les dispositifs de signalement

Si vous suspectez des violences intra-familiales, vous pouvez agir en signalant la situation : - Le 3919 (Violences Femmes Info) : ce numéro vert gratuit et anonyme permet d’obtenir des conseils et d’être orienté vers les structures adaptées. - Le 119 (Enfance en Danger) : en cas de suspicion de violences sur un mineur, ce numéro permet de signaler la situation aux services sociaux. - Les plateformes en ligne : le site arretonslesviolences.gouv.fr propose un formulaire de signalement anonyme pour les victimes ou les témoins.

Les programmes de prévention

Plusieurs programmes visent à prévenir les violences intra-familiales : - Les stages de responsabilisation pour les auteurs de violences : ces stages, obligatoires dans certains cas, visent à faire prendre conscience aux agresseurs de la gravité de leurs actes et à les réinsérer socialement. - Les ateliers de sensibilisation : des associations ou des collectivités organisent des ateliers pour sensibiliser les jeunes, les professionnels ou le grand public aux violences intra-familiales. - Les formations pour les professionnels : les forces de l’ordre, les travailleurs sociaux et les professionnels de santé sont formés pour repérer et signaler les violences intra-familiales.

Les ressources pour les proches

Si vous êtes un proche d’une victime de violences intra-familiales, vous pouvez jouer un rôle clé en l’orientant vers les bonnes ressources : - Le 3919 : ce numéro permet d’obtenir des conseils pour accompagner une victime. - Les associations locales : France Victimes ou les CIDFF peuvent vous orienter vers des professionnels compétents. - Les services sociaux : les services d’aide sociale de votre département peuvent proposer un accompagnement pour la victime et ses proches.

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FAQ : Violences intra-familiales, vos questions, nos réponses

Puis-je porter plainte même si je n’ai pas de preuves ?

Oui, vous pouvez porter plainte même sans preuves matérielles immédiates. Les témoignages (vos déclarations, celles de proches) et un certificat médical peuvent suffire à étayer votre plainte. Les forces de l’ordre sont tenues de prendre votre déclaration au sérieux et d’ouvrir une enquête. Cependant, plus vous aurez de preuves (messages, photos, journal de bord), plus votre dossier sera solide.

Quel est le délai pour porter plainte après une agression ?

En France, le délai de prescription pour les violences conjugales est de 6 ans à compter de la date des faits. Cela signifie que vous pouvez porter plainte jusqu’à 6 ans après l’agression. Cependant, il est fortement recommandé d’agir rapidement pour préserver les preuves et faciliter l’enquête.

Comment obtenir une ordonnance de protection ?

Pour obtenir une ordonnance de protection, vous devez déposer une demande auprès du juge aux affaires familiales (JAF) du tribunal judiciaire de votre domicile. Cette demande peut être faite avec ou sans avocat. Le juge peut ordonner des mesures d’urgence comme l’éloignement de l’agresseur, l’interdiction de contact ou la suspension du droit de visite. Une audience sera organisée pour entendre les deux parties.

Puis-je bénéficier d’une aide juridictionnelle si je suis victime de violences conjugales ?

Oui, si vos revenus sont modestes, vous pouvez bénéficier de l’aide juridictionnelle pour couvrir tout ou partie des honoraires de votre avocat. Les plafonds de ressources sont fixés par décret et varient selon la composition de votre foyer. La demande se fait en ligne sur Service-Public.fr.

Que faire si l’agresseur est un membre de ma famille (autre que mon conjoint) ?

Si l’agresseur est un membre de votre famille (parent, enfant, frère, sœur, etc.), les violences sont qualifiées de violences intra-familiales et sont punies par le Code pénal. Vous pouvez porter plainte et demander une ordonnance de protection. Les dispositifs d’aide (SARVI, CIVI, accompagnement psychologique) s’appliquent également dans ce cas.

Comment protéger mes enfants en cas de violences conjugales ?

Si vous êtes victime de violences conjugales et que vous avez des enfants, vous pouvez demander au juge aux affaires familiales (JAF) une mesure de protection pour eux, comme l’attribution de l’autorité parentale exclusive ou la suspension du droit de visite de l’agresseur. Vous pouvez également solliciter un hébergement d’urgence pour vous et vos enfants via le 115 ou les associations locales.

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Besoin d’aide immédiate ?

Si vous êtes victime de violences conjugales ou intra-familiales, n’hésitez pas à contacter les numéros d’urgence suivants : - 3919 : Violences Femmes Info (gratuit, anonyme, 24h/24). - 17 : Police ou gendarmerie (en cas d’urgence immédiate). - 15 : SAMU (en cas de blessures graves). - 119 : Enfance en Danger (pour signaler des violences sur un mineur).

Des associations locales et des services publics sont également à votre disposition pour vous accompagner dans vos démarches. Vous n’êtes pas seul(e) : des solutions existent pour vous protéger et vous reconstruire.

Questions fréquentes

Puis-je porter plainte même si je n’ai pas de preuves immédiates des violences subies ?

Oui, vous pouvez porter plainte sans preuves matérielles immédiates. Les forces de l’ordre sont tenues de prendre votre déclaration au sérieux et d’ouvrir une enquête. Un certificat médical et des témoignages (vos déclarations, celles de proches) peuvent suffire à étayer votre plainte. Cependant, plus vous aurez de preuves (messages, photos, journal de bord), plus votre dossier sera solide et augmentera les chances d’une condamnation.

Quel est le délai pour porter plainte après une agression au sein du foyer ?

En France, le délai de prescription pour les violences conjugales ou intra-familiales est de 6 ans à compter de la date des faits. Vous pouvez donc porter plainte jusqu’à 6 ans après l’agression. Il est toutefois recommandé d’agir rapidement pour préserver les preuves et faciliter l’enquête, notamment en consultant un médecin pour établir un certificat médical.

Comment obtenir une ordonnance de protection contre un conjoint violent ?

Pour obtenir une ordonnance de protection, vous devez déposer une demande auprès du juge aux affaires familiales (JAF) du tribunal judiciaire de votre domicile. Cette demande peut être faite avec ou sans avocat. Le juge peut ordonner des mesures d’urgence comme l’éloignement de l’agresseur, l’interdiction de contact ou la suspension du droit de visite. Une audience sera organisée pour entendre les deux parties.

Puis-je bénéficier de l’aide juridictionnelle si je suis victime de violences conjugales ?

Oui, si vos revenus sont modestes, vous pouvez bénéficier de l’aide juridictionnelle pour couvrir tout ou partie des honoraires de votre avocat. Les plafonds de ressources sont fixés par décret et varient selon la composition de votre foyer. La demande se fait en ligne sur [Service-Public.fr](https://www.service-public.fr).

Que faire si l’agresseur est un membre de ma famille (autre que mon conjoint) ?

Si l’agresseur est un membre de votre famille (parent, enfant, frère, sœur, etc.), les violences sont qualifiées de violences intra-familiales et sont punies par le Code pénal. Vous pouvez porter plainte et demander une ordonnance de protection. Les dispositifs d’aide (SARVI, CIVI, accompagnement psychologique) s’appliquent également dans ce cas.

Comment protéger mes enfants en cas de violences conjugales ?

Si vous êtes victime de violences conjugales et que vous avez des enfants, vous pouvez demander au juge aux affaires familiales (JAF) une mesure de protection pour eux, comme l’attribution de l’autorité parentale exclusive ou la suspension du droit de visite de l’agresseur. Vous pouvez également solliciter un hébergement d’urgence pour vous et vos enfants via le 115 ou les associations locales.