Actualité Manosque · 6 juin 2026
Tempête à Manosque : 5 étapes pour protéger sa toiture et déclarer un sinistre

Tempête à Manosque : 5 étapes pour protéger sa toiture et déclarer un sinistre
Une tempête a frappé Manosque le 2 juin 2026 Source
Une perturbation météorologique a traversé les Alpes-de-Haute-Provence dans la nuit du 1er au 2 juin 2026, générant des rafales de vent dépassant les 100 km/h dans certaines zones de Manosque et ses alentours. Les services de Météo-France ont émis une alerte orange pour vents violents, invitant les habitants à sécuriser leurs biens et à éviter les déplacements non essentiels.
Les premières remontées signalent des chutes de tuiles, des arrachements de panneaux solaires et des infiltrations d’eau dans les combles, notamment dans les quartiers situés en altitude où les vents ont été les plus forts. Les autorités locales ont déjà commencé à dresser un état des lieux des dégâts, mais les propriétaires sont invités à réaliser leur propre évaluation pour déclarer les sinistres dans les délais impartis.
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Ce qu'il s'est passé à Manosque
Une alerte météo exceptionnelle pour la région
Le 2 juin 2026, une dépression méditerranéenne a balayé le sud-est de la France, provoquant des rafales de vent records dans le bassin de Manosque. Selon les relevés de Météo-France, les vents ont atteint 112 km/h à la station météorologique de Valensole, située à une vingtaine de kilomètres à l’est de la ville. Ces conditions ont exposé les toitures, souvent anciennes dans le centre historique, à des risques d’arrachement ou de fissuration.
Les services de la mairie de Manosque ont activé leur plan communal de sauvegarde, mobilisant les équipes techniques pour inspecter les infrastructures publiques (écoles, bâtiments administratifs) et sécuriser les zones à risque. Les riverains sont invités à signaler tout danger immédiat (tuiles suspendues, fils électriques à terre) auprès des pompiers ou de la police municipale.
Des dégâts visibles mais sous-estimés
Les premières inspections révèlent des dommages variés : tuiles déplacées ou brisées, gouttières arrachées, et dans certains cas, des charpentes endommagées. Les infiltrations d’eau, bien que moins visibles, peuvent causer des moisissures ou des problèmes d’isolation à moyen terme. Les propriétaires doivent donc procéder à un diagnostic complet avant de déclarer un sinistre, en documentant chaque dégât avec des photos et des vidéos datées.
Les assureurs rappellent que les contrats habitation couvrent généralement les dommages liés aux intempéries, mais sous réserve de respecter les procédures de déclaration. Les délais pour signaler un sinistre varient selon les compagnies, mais il est recommandé d’agir dans les 5 jours ouvrés suivant l’événement pour éviter tout refus de prise en charge.
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Vaut-il mieux prévenir un problème que devoir le réparer dans l'urgence ?
1. Vérifier l’étendue des dégâts sur sa toiture : une priorité absolue
Inspecter visuellement et en toute sécurité
Avant toute intervention, il est crucial d’évaluer l’état de sa toiture sans prendre de risques. Voici les étapes à suivre :
1. Rester à distance : ne montez pas sur le toit, même partiellement endommagé. Utilisez des jumelles ou une perche pour repérer les tuiles déplacées ou les éléments instables. 2. Examiner les combles : recherchez des traces d’infiltration (taches d’humidité, moisissures, bois gonflé) ou des débris tombés dans l’isolation. 3. Vérifier les éléments annexes : gouttières tordues, antennes ou panneaux solaires arrachés, cheminées fissurées. 4. Noter les anomalies : listez les zones endommagées avec une description précise (ex. : "10 tuiles cassées côté nord-est, 2 m² de membrane d’étanchéité déchirée").
Les professionnels recommandent de ne pas toucher aux éléments instables et de sécuriser la zone (pose de bâches, signalisation) pour éviter les accidents.
Quand faire appel à un expert ?
Certains dommages ne sont pas visibles à l’œil nu mais peuvent avoir des conséquences graves (ex. : fissures dans la charpente, affaiblissement des poutres). Dans les cas suivants, il est conseillé de solliciter un expert en bâtiment ou un couvreur professionnel :
- Présence de flaques d’eau persistantes dans les combles. - Déformation du toit (affaissement, courbure anormale). - Odeurs de moisi ou traces de condensation excessive.
Ces constats peuvent justifier une déclaration de sinistre même en l’absence de dégâts apparents immédiats.
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2. Déclarer un sinistre à son assurance : les démarches à suivre
Préparer son dossier avant la déclaration
Pour accélérer le traitement de votre dossier, rassemblez les éléments suivants :
- Photos/vidéos des dégâts : datées et géolocalisées si possible. - Devis de réparation (si vous avez déjà contacté un professionnel). - Anciennes factures prouvant la vétusté ou l’entretien régulier de la toiture. - Constat d’assurance : certains contrats imposent un formulaire spécifique à remplir.
Les assureurs exigent souvent une déclaration sous 5 à 10 jours après la tempête. En cas de retard, la prise en charge peut être refusée. Conservez une copie de votre déclaration (mail ou courrier recommandé).
Les exclusions à connaître
Tous les dommages ne sont pas systématiquement couverts. Voici les cas où l’assurance peut refuser la prise en charge :
- Défauts d’entretien : toiture non entretenue depuis plus de 10 ans sans preuve de travaux récents. - Vétusté excessive : si les dégâts sont liés à l’usure normale (ex. : tuiles fissurées par le temps). - Modifications non déclarées : ajout d’un Velux ou d’une cheminée sans mise à jour du contrat.
Pour éviter les litiges, vérifiez les conditions générales de votre contrat ou contactez votre assureur pour une confirmation écrite.
Que faire en cas de refus ?
Si votre assurance conteste la prise en charge, vous pouvez :
1. Demander un recours amiable auprès du service réclamations de votre assureur. 2. Saisir le médiateur de l’assurance (gratuit et sans avocat) via le site www.mediation-assurance.org. 3. Consulter un avocat spécialisé en droit des assurances pour engager un recours judiciaire si nécessaire.
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Quand la sécurité de ses proches est en jeu, mieux vaut bien faire les choses, non ?
3. Choisir un couvreur RGE pour des travaux couverts par MaPrimeRénov’ ou la garantie décennale
Pourquoi privilégier un professionnel certifié RGE ?
Après une tempête, les travaux de réparation ou de rénovation de toiture peuvent bénéficier de subventions publiques (MaPrimeRénov’, CEE) ou de la garantie décennale, mais uniquement si les travaux sont réalisés par un artisan certifié Reconnu Garant de l’Environnement (RGE). Cette certification atteste de la compétence du professionnel en matière d’efficacité énergétique et de qualité des travaux.
Les avantages d’un couvreur RGE :
- Accès aux aides : MaPrimeRénov’ (jusqu’à 10 000 € pour une toiture) ou les primes CEE (Certificats d’Économies d’Énergie). - Garantie décennale : obligatoire pour les travaux de couverture, elle couvre les désordres pendant 10 ans. - Travaux éligibles : isolation, remplacement de tuiles, étanchéité, etc.
Comment vérifier la certification RGE d’un professionnel ?
Pour éviter les arnaques, suivez ces étapes :
1. Consultez l’annuaire officiel sur France Rénov’ ou Qualibat. 2. Vérifiez la validité du certificat : certains artisans affichent une certification périmée. 3. Demandez un devis détaillé : il doit mentionner le numéro de certification RGE et les travaux éligibles aux aides. 4. Exigez un contrat écrit précisant les garanties (décennale, biennale) et les délais d’intervention.
Les pièges à éviter
- Les devis trop alléchants : méfiez-vous des prix anormalement bas, souvent synonymes de matériaux de mauvaise qualité ou de main-d’œuvre non déclarée. - Les pressions commerciales : un professionnel sérieux ne vous imposera pas de signer immédiatement. - Les travaux non couverts : certains artisans proposent des solutions non éligibles aux aides (ex. : réparation partielle sans isolation).
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4. MaPrimeRénov’ et autres aides pour financer la réparation de sa toiture
MaPrimeRénov’ : une aide accessible pour les propriétaires
MaPrimeRénov’ est une subvention de l’État destinée à financer les travaux de rénovation énergétique, y compris les réparations de toiture sous conditions. Pour en bénéficier après une tempête :
- Conditions : être propriétaire occupant ou bailleur, et respecter des plafonds de revenus (voir tableau des ressources). - Montant : jusqu’à 10 000 € pour une toiture complète (isolation + couverture), selon les revenus. - Démarches : faire une demande en ligne sur maprimerenov.gouv.fr avant le début des travaux.
Les autres dispositifs disponibles
- Prime CEE : les fournisseurs d’énergie (EDF, Engie, etc.) proposent des aides pour les travaux d’isolation ou de réparation de toiture. Le montant dépend de la performance énergétique obtenue. - Éco-PTZ : un prêt à taux zéro pour financer les travaux, sous réserve de respecter des critères techniques. - Aides locales : certaines collectivités (Région Sud, Département des Alpes-de-Haute-Provence) proposent des subventions complémentaires. Renseignez-vous auprès de votre mairie ou sur Aides-territoires.beta.gouv.fr.
Cumuler les aides : les règles à respecter
Pour maximiser le financement de vos travaux :
- Respectez l’ordre des démarches : faites la demande de MaPrimeRénov’ avant de signer un devis ou de commencer les travaux. - Ne cumulez pas les aides pour les mêmes travaux : par exemple, la Prime CEE et MaPrimeRénov’ ne peuvent pas financer la même partie des travaux. - Gardez les justificatifs : factures, attestations RGE, et preuves de paiement sont indispensables pour les contrôles.
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5. Garantie décennale : une protection indispensable après une tempête
Qu’est-ce que la garantie décennale ?
La garantie décennale est une obligation légale pour tous les professionnels du bâtiment (artisans, entreprises) intervenant sur des travaux de construction ou de réparation. Elle couvre les désordres pouvant affecter la solidité de l’ouvrage ou le rendre impropre à sa destination pendant 10 ans à partir de la réception des travaux.
Pour une toiture, cela inclut :
- Les infiltrations d’eau dues à une mauvaise étanchéité. - Les problèmes de charpente (fissures, affaissement). - Les défauts de pose (tuiles mal fixées, membranes déchirées).
Comment activer la garantie décennale ?
1. Signaler le sinistre à l’assurance du professionnel : envoyez une lettre recommandée avec accusé de réception décrivant les désordres. 2. Fournir les preuves : photos des dégâts, devis des travaux, contrat avec l’artisan. 3. Attendre la réponse : l’assurance du professionnel a 30 jours pour répondre (acceptation, refus motivé, ou demande d’expertise).
En cas de litige, vous pouvez saisir le médiateur de la construction via www.mediation-construction.org.
Que faire si l’artisan refuse de prendre en charge les travaux ?
- Vérifiez les clauses du contrat : certains artisans incluent des exclusions (ex. : tempête non couverte par la garantie). - Saisissez un expert indépendant : un bureau de contrôle peut évaluer la responsabilité du professionnel. - Engagez une action en justice : un avocat spécialisé en droit de la construction peut vous aider à faire valoir vos droits.
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Être accompagné par quelqu'un de compétent, ça rassure toujours, non ?
FAQ : Tempête à Manosque – Questions fréquentes
1. Comment savoir si ma toiture a été endommagée par la tempête ?
Commencez par une inspection visuelle depuis le sol à l’aide de jumelles. Recherchez des tuiles déplacées, des gouttières tordues ou des traces d’infiltration dans les combles. Si vous observez des anomalies, prenez des photos datées et contactez un couvreur ou un expert en bâtiment pour un diagnostic approfondi. Les signes indirects (moisissures, odeurs de moisi) peuvent aussi indiquer des dégâts cachés.
2. Quels sont les délais pour déclarer un sinistre à mon assurance ?
Les contrats habitation imposent généralement un délai de 5 à 10 jours ouvrés après la tempête pour déclarer un sinistre. Certains assureurs acceptent une déclaration sous 15 jours, mais un retard peut entraîner un refus de prise en charge. Conservez une preuve de votre déclaration (mail ou courrier recommandé) et envoyez-la avec les photos des dégâts.
3. Puis-je bénéficier de MaPrimeRénov’ pour réparer ma toiture après une tempête ?
Oui, sous conditions. MaPrimeRénov’ finance les travaux de rénovation énergétique, y compris les réparations de toiture si elles s’accompagnent d’une amélioration de l’isolation. Pour être éligible, les travaux doivent être réalisés par un professionnel RGE et respecter les critères techniques (ex. : résistance au vent, étanchéité). Faites votre demande avant de commencer les travaux sur maprimerenov.gouv.fr.
4. Comment vérifier qu’un couvreur est bien certifié RGE ?
Consultez l’annuaire officiel sur France Rénov’ ou Qualibat. Entrez le nom de l’artisan ou son numéro de certification : si le certificat est valide, vous verrez apparaître ses domaines de compétence (ex. : "Couverture – Isolation"). Méfiez-vous des professionnels qui affichent une certification périmée ou qui ne peuvent pas fournir ce numéro.
5. Que faire si mon assurance refuse de couvrir les dégâts de la tempête ?
Vous pouvez contester la décision en suivant ces étapes : 1. Demandez un recours amiable auprès du service réclamations de votre assureur. 2. Saisissez le médiateur de l’assurance gratuitement via www.mediation-assurance.org. 3. Consultez un avocat spécialisé en droit des assurances pour engager un recours judiciaire si nécessaire. Conservez tous les documents (contrat, photos, échanges avec l’assureur) pour étayer votre dossier.
6. La garantie décennale couvre-t-elle les dégâts causés par une tempête ?
La garantie décennale couvre les défauts de construction ou de réparation qui apparaissent après les travaux, mais pas les dommages directs causés par la tempête (ex. : tuiles arrachées). En revanche, si la tempête a révélé un défaut de pose ou de matériaux (ex. : tuiles mal fixées), la garantie décennale peut s’appliquer. Pour activer cette couverture, signalez le sinistre à l’assurance du professionnel dans les 30 jours suivant la découverte du désordre.
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Pour aller plus loin : ressources utiles
- Vérifier son éligibilité aux aides : France Rénov’ - Trouver un professionnel RGE : Annuaire Qualibat - Déclarer un sinistre : Service-Public.fr – Assurance habitation - Signaler un danger (tuiles instables, fils électriques) : Pompiers 18 ou Police municipale de Manosque - Connaître ses droits en cas de litige : Médiateur de l’assurance ou Médiateur de la construction
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Conclusion : Agir vite pour limiter les risques et maximiser les aides
La tempête du 2 juin 2026 à Manosque a rappelé l’importance de surveiller régulièrement l’état de sa toiture, surtout dans une région exposée aux vents violents. En cas de dégâts, la priorité est de sécuriser les lieux, déclarer le sinistre rapidement et choisir un professionnel compétent pour éviter les mauvaises surprises.
N’hésitez pas à solliciter les aides disponibles (MaPrimeRénov’, CEE, garantie décennale) pour financer les réparations, mais agissez dans les délais imposés par les assureurs et les organismes publics. En cas de doute, consultez les ressources officielles ou un expert en bâtiment pour vous accompagner dans vos démarches.
*Restez informé des mises à jour météo et des consignes de sécurité via les canaux officiels (Météo-France, mairie de Manosque).*
Questions fréquentes
Comment savoir si ma toiture a été endommagée par la tempête ?
Commencez par une inspection visuelle depuis le sol à l’aide de jumelles pour repérer des tuiles déplacées, des gouttières tordues ou des traces d’infiltration dans les combles. Si vous observez des anomalies, prenez des photos datées et contactez un couvreur ou un expert en bâtiment pour un diagnostic approfondi. Les signes indirects (moisissures, odeurs de moisi) peuvent aussi indiquer des dégâts cachés.
Quels sont les délais pour déclarer un sinistre à mon assurance ?
Les contrats habitation imposent généralement un délai de 5 à 10 jours ouvrés après la tempête pour déclarer un sinistre. Certains assureurs acceptent une déclaration sous 15 jours, mais un retard peut entraîner un refus de prise en charge. Conservez une preuve de votre déclaration (mail ou courrier recommandé) et envoyez-la avec les photos des dégâts.
Puis-je bénéficier de MaPrimeRénov’ pour réparer ma toiture après une tempête ?
Oui, sous conditions. MaPrimeRénov’ finance les travaux de rénovation énergétique, y compris les réparations de toiture si elles s’accompagnent d’une amélioration de l’isolation. Pour être éligible, les travaux doivent être réalisés par un professionnel RGE et respecter les critères techniques. Faites votre demande avant de commencer les travaux sur maprimerenov.gouv.fr.
Comment vérifier qu’un couvreur est bien certifié RGE ?
Consultez l’annuaire officiel sur France Rénov’ ou Qualibat. Entrez le nom de l’artisan ou son numéro de certification : si le certificat est valide, vous verrez apparaître ses domaines de compétence. Méfiez-vous des professionnels qui affichent une certification périmée ou qui ne peuvent pas fournir ce numéro.
Que faire si mon assurance refuse de couvrir les dégâts de la tempête ?
Vous pouvez contester la décision en demandant un recours amiable auprès de votre assureur, en saisissant le médiateur de l’assurance gratuitement via mediation-assurance.org, ou en consultant un avocat spécialisé. Conservez tous les documents (contrat, photos, échanges) pour étayer votre dossier.
La garantie décennale couvre-t-elle les dégâts causés par une tempête ?
La garantie décennale couvre les défauts de construction ou de réparation apparus après les travaux, mais pas les dommages directs causés par la tempête. En revanche, si la tempête a révélé un défaut de pose ou de matériaux, la garantie décennale peut s’appliquer. Signalez le sinistre à l’assurance du professionnel dans les 30 jours suivant la découverte du désordre.
