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Actualité Avignon · 6 juin 2026

Comportements inappropriés par des kinésithérapeutes ou ostéopathes : vos droits et démarches en cas d’abus

Comportements inappropriés par des kinésithérapeutes ou ostéopathes : vos droits et démarches en cas d’abus

Ce qu’il s’est passé à Villeneuve-lès-Avignon et Avignon

La procureure d’Avignon a lancé un appel à témoins pour identifier des victimes ou témoins de comportements inappropriés commis par des kinésithérapeutes ou ostéopathes dans les communes de Villeneuve-lès-Avignon et Avignon depuis 2019 [ICI/France Bleu — Gard Lozère]. Si vous avez été victime ou témoin de tels agissements, il est essentiel de connaître vos droits et les démarches à engager pour protéger vos intérêts et ceux des autres.

Ces professionnels de santé, bien que soumis à des obligations déontologiques strictes, peuvent, dans certains cas, outrepasser les limites de leur pratique. Les victimes de tels comportements disposent de recours juridiques pour faire valoir leurs droits et obtenir réparation. Cet article vous guide à travers les étapes clés : signalement, constitution de preuve, dépôt de plainte, et accompagnement par des structures spécialisées ou un avocat pénaliste.

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Comprendre les comportements inappropriés dans le cadre médical

Les kinésithérapeutes et ostéopathes, en tant que professionnels de santé, sont tenus de respecter un code de déontologie strict, défini par le Code de la santé publique (articles R. 4321-1 à R. 4323-10 pour les kinésithérapeutes, et articles L. 4323-1 à L. 4323-10 pour les ostéopathes). Ces règles encadrent notamment le respect de la dignité du patient, l’interdiction des abus de confiance, et l’obligation de consentement éclairé pour tout acte médical.

Les comportements inappropriés peuvent prendre plusieurs formes : - Abus de confiance : utilisation de la relation thérapeutique pour obtenir des faveurs personnelles, financières ou sexuelles. - Violences physiques ou psychologiques : gestes inappropriés, propos humiliants ou intimidants. - Manquement au devoir d’information : absence d’explication sur les actes pratiqués ou leurs risques. - Dépassement des limites professionnelles : actes non conformes aux bonnes pratiques ou à la déontologie.

Ces agissements peuvent constituer des infractions pénales, notamment : - Violences (article 222-7 et suivants du Code pénal), - Agressions sexuelles (article 222-22 et suivants du Code pénal), - Abus de faiblesse (article 223-15-2 du Code pénal), - Escroquerie (article 313-1 du Code pénal) si des sommes d’argent ont été extorquées.

Il est crucial de distinguer ces comportements des erreurs médicales ou des désaccords thérapeutiques, qui relèvent de la responsabilité civile ou disciplinaire, mais pas nécessairement du pénal.

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Vos droits en tant que victime : que dit la loi ?

En France, les victimes de comportements inappropriés par des professionnels de santé bénéficient d’un cadre juridique protecteur. Voici les principaux droits et recours à votre disposition :

1. Droit à l’information et au consentement

Tout acte médical, y compris en kinésithérapie ou en ostéopathie, doit faire l’objet d’un consentement libre et éclairé du patient. Ce consentement doit être obtenu après une information claire sur les actes pratiqués, leurs risques, et les alternatives possibles. En cas de manquement à cette obligation, la victime peut engager la responsabilité civile du professionnel.

2. Droit à la protection contre les violences et abus

Les violences physiques ou psychologiques, ainsi que les agressions sexuelles, sont strictement interdites et sanctionnées par le Code pénal. Les victimes peuvent porter plainte dans un délai de 6 ans à compter des faits (article 9-1 du Code de procédure pénale). Ce délai peut être prolongé en cas de prescription suspendue (par exemple, si la victime était mineure au moment des faits).

3. Droit à la réparation

Les victimes peuvent demander réparation de leur préjudice (physique, moral, financier) via : - Une action civile devant le tribunal judiciaire pour obtenir des dommages et intérêts. - Une indemnisation via le SARVI (Service d’Aide au Recouvrement des Victimes d’Infractions) si le professionnel a été condamné pénalement. - Une indemnisation via la CIVI (Commission d’Indemnisation des Victimes d’Infractions) pour les victimes d’infractions graves, même en l’absence de condamnation du professionnel.

4. Droit à la protection des données personnelles

Les professionnels de santé sont tenus au secret professionnel (article 226-13 du Code pénal) et doivent protéger les données de santé des patients. Tout manquement à cette obligation peut être sanctionné.

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Magalie

Vaut-il mieux une solution durable qu'un bricolage qui ne tient pas ?

Porter plainte : les étapes clés pour constituer un dossier solide

Porter plainte est une démarche essentielle pour faire reconnaître les faits et obtenir réparation. Voici les étapes à suivre pour maximiser vos chances de succès :

1. Conserver les preuves

Les preuves sont déterminantes pour étayer votre plainte. Voici ce que vous pouvez conserver : - Échanges écrits : SMS, emails, messages vocaux, ou lettres adressés par le professionnel. - Factures ou reçus : preuves de paiements ou de remboursements. - Témoignages : noms et coordonnées de personnes ayant assisté à des scènes ou ayant été informées des faits. - Photos ou vidéos : si les faits ont été filmés (en respectant les règles de droit à l’image). - Certificats médicaux : attestant de blessures physiques ou de troubles psychologiques liés aux faits.

2. Consulter un médecin ou un psychologue

Un certificat médical décrivant les séquelles physiques ou psychologiques subies est un élément clé pour votre dossier. Ce certificat peut être établi par votre médecin traitant ou un spécialiste (psychiatre, psychologue). Il servira de preuve dans le cadre d’une action civile ou pénale.

3. Déposer plainte au commissariat ou à la gendarmerie

Vous pouvez déposer plainte : - Au commissariat ou à la gendarmerie : un officier de police judiciaire enregistrera votre plainte et la transmettra au parquet. - Directement auprès du procureur de la République : par courrier recommandé avec accusé de réception (adresse disponible sur le site du ministère de la Justice).

Votre plainte sera ensuite transmise au procureur, qui décidera des suites à donner (classement sans suite, enquête, ou renvoi devant un tribunal).

4. Se constituer partie civile

Pour obtenir réparation, vous pouvez vous constituer partie civile lors de l’enquête ou lors du procès. Cette démarche permet de demander des dommages et intérêts et de participer activement à la procédure. Vous pouvez le faire : - Par courrier adressé au juge d’instruction ou au tribunal. - Via un avocat qui rédigera une constitution de partie civile pour vous.

5. Saisir la Commission d’Indemnisation des Victimes d’Infractions (CIVI)

Si le professionnel n’a pas été condamné ou si vous n’avez pas obtenu réparation, vous pouvez saisir la CIVI pour demander une indemnisation. Cette commission examine les demandes et peut accorder une indemnisation forfaitaire ou totale, sous conditions de ressources.

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Les structures d’accompagnement et d’aide aux victimes

Plusieurs structures peuvent vous accompagner dans vos démarches, que ce soit pour porter plainte, constituer un dossier, ou obtenir un soutien psychologique ou juridique.

1. Les associations d’aide aux victimes

Des associations comme l’INAVEM (Institut National d’Aide aux Victimes et de Médiation) ou France Victimes proposent un accompagnement gratuit et confidentiel. Elles peuvent vous orienter vers des avocats spécialisés, des psychologues, ou des services d’aide sociale.

- INAVEM : www.inavem.org - France Victimes : www.france-victimes.fr

2. Les points d’accès au droit (PAD)

Les Points d’Accès au Droit (PAD) sont des structures publiques qui offrent un premier niveau d’information juridique gratuitement. Ils peuvent vous orienter vers des avocats ou des associations spécialisées.

Pour trouver un PAD près de chez vous : www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/F1419

3. Les maisons de la justice et du droit (MJD)

Les Maisons de la Justice et du Droit (MJD) proposent un accompagnement juridique et social aux victimes. Elles organisent également des permanences d’avocats et de conciliateurs de justice.

Pour trouver une MJD : www.justice.gouv.fr/maisons-de-la-justice-et-du-droit

4. Les dispositifs d’aide financière

- Le SARVI (Service d’Aide au Recouvrement des Victimes d’Infractions) : indemnisation des victimes dont le préjudice a été reconnu par une décision de justice. www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/F1986 - La CIVI (Commission d’Indemnisation des Victimes d’Infractions) : indemnisation des victimes d’infractions graves, même sans condamnation du professionnel. www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/F1455

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Magalie

Comparer avant de choisir, c'est juste du bon sens, non ?

Choisir un avocat pénaliste spécialisé : pourquoi et comment ?

Un avocat pénaliste spécialisé dans les affaires de santé ou d’abus de confiance peut vous accompagner tout au long de la procédure, en vous conseillant sur vos droits et en défendant vos intérêts devant les tribunaux. Voici pourquoi et comment le choisir.

Pourquoi faire appel à un avocat pénaliste ?

- Expertise juridique : un avocat pénaliste connaît les subtilités du Code pénal et du Code de la santé publique, ainsi que les jurisprudences récentes. - Stratégie de défense : il peut vous aider à constituer un dossier solide, à identifier les preuves pertinentes, et à éviter les pièges procéduraux. - Représentation devant les tribunaux : il plaide en votre nom devant le tribunal correctionnel ou la cour d’assises. - Négociation avec le parquet : il peut interagir avec le procureur pour obtenir des mesures favorables (classement sous conditions, composition pénale, etc.).

Comment choisir un avocat pénaliste ?

1. Vérifiez ses spécialisations : privilégiez un avocat inscrit au barreau et ayant une expérience avérée dans les affaires de santé ou d’abus de confiance. 2. Consultez les avis : les plateformes comme Avocat.fr ou Justifit permettent de lire les retours d’autres clients. 3. Prenez un premier rendez-vous : la plupart des avocats offrent une consultation gratuite ou à tarif réduit pour évaluer votre situation. 4. Vérifiez les honoraires : les tarifs varient selon la complexité du dossier. Certains avocats proposent des forfaits ou des honoraires conditionnels (paiement uniquement en cas de succès).

Où trouver un avocat pénaliste ?

- Annuaire des avocats : www.cnb.avocat.fr - Plateformes en ligne : www.avocat.fr, www.justifit.fr - Permanences d’avocats : dans les Maisons de la Justice et du Droit ou les Points d’Accès au Droit.

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Les recours disciplinaires et professionnels contre le professionnel

En parallèle des poursuites pénales, vous pouvez engager une action disciplinaire contre le kinésithérapeute ou l’ostéopathe auprès de son ordre professionnel ou de l’ARS (Agence Régionale de Santé).

1. Saisir l’ordre professionnel

- Pour les kinésithérapeutes : le Conseil National de l’Ordre des Masseurs-Kinésithérapeutes (CNOMK) peut engager une procédure disciplinaire en cas de manquement à la déontologie. www.cnomk.org - Pour les ostéopathes : l’Association Française d’Ostéopathie (AFO) ou le Registre des Ostéopathes de France (ROF) peuvent sanctionner les professionnels en cas de faute grave.

2. Saisir l’ARS

L’Agence Régionale de Santé (ARS) est chargée de contrôler le respect des règles de santé publique. Vous pouvez lui signaler les faits via son site ou par courrier. L’ARS peut mener une enquête et, le cas échéant, sanctionner le professionnel (avertissement, suspension, radiation).

Pour signaler un professionnel : www.ars.paca.sante.fr (pour la région Provence-Alpes-Côte d’Azur).

3. Les sanctions possibles

Les sanctions disciplinaires peuvent aller de l’avertissement à la radiation de l’ordre professionnel, ce qui interdit au professionnel d’exercer. Ces sanctions sont indépendantes des poursuites pénales et peuvent être cumulatives.

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Que faire en cas de doute ou de suspicion ?

Si vous avez des doutes sur le comportement d’un professionnel de santé, mais que vous n’êtes pas certain d’avoir été victime d’un abus, voici les démarches à suivre :

1. Consulter un autre professionnel

N’hésitez pas à solliciter un second avis médical auprès d’un autre kinésithérapeute ou ostéopathe pour évaluer la conformité des actes pratiqués. Vous pouvez également demander conseil à votre médecin traitant.

2. Consulter un avocat ou une association

Un avocat pénaliste ou une association d’aide aux victimes pourra vous aider à évaluer la gravité des faits et à décider des suites à donner. Ne restez pas seul(e) avec vos doutes.

3. Signaler les faits anonymement

Si vous ne souhaitez pas porter plainte immédiatement, vous pouvez signaler les faits anonymement à l’ARS ou à l’ordre professionnel concerné. Ces signalements peuvent déclencher une enquête et protéger d’autres patients.

4. Éviter la confrontation directe

En cas de suspicion, évitez de confronter le professionnel directement, surtout s’il s’agit d’une relation thérapeutique. Privilégiez les démarches légales et l’accompagnement par des tiers neutres.

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Magalie

Mieux vaut payer le juste prix pour du sérieux que regretter après, non ?

Témoignages et retours d’expérience : ce que disent les victimes

Les victimes de comportements inappropriés par des professionnels de santé partagent souvent des parcours similaires : sentiment de honte, difficulté à parler, et peur de ne pas être crues. Pourtant, de nombreux témoignages montrent que porter plainte et se faire accompagner permet de retrouver un sentiment de justice et de prévenir d’autres victimes.

> *« J’ai hésité pendant des mois avant de porter plainte. J’avais peur qu’on ne me croie pas, ou que ça n’aboutisse à rien. Mais avec l’aide d’une association et d’un avocat, j’ai pu constituer un dossier solide et obtenir réparation. Aujourd’hui, je me sens libérée. »* — Victime de violences psychologiques par un kinésithérapeute.

> *« Mon ostéopathe m’a fait des propositions déplacées pendant une séance. J’ai tout noté, enregistré ses propos, et porté plainte. Le professionnel a été condamné, et j’ai obtenu des dommages et intérêts. Ce n’était pas facile, mais c’était nécessaire. »* — Victime d’abus de confiance.

Ces témoignages soulignent l’importance de ne pas rester isolé et de saisir les dispositifs d’aide disponibles. Chaque cas est unique, mais l’accompagnement par des professionnels et des structures dédiées augmente significativement les chances de succès.

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Ressources utiles et liens officiels

Pour aller plus loin, voici une liste de ressources officielles et d’outils pour vous accompagner :

- Site du ministère de la Justice : informations sur les droits des victimes et les démarches à suivre. www.justice.gouv.fr - Site de l’INAVEM : accompagnement des victimes et annuaire des associations locales. www.inavem.org - Site de France Victimes : écoute et orientation des victimes. www.france-victimes.fr - Site du SARVI : demande d’indemnisation après une condamnation pénale. www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/F1986 - Site de la CIVI : demande d’indemnisation en l’absence de condamnation. www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/F1455 - Site du CNOMK : signalement de manquements déontologiques des kinésithérapeutes. www.cnomk.org - Site de l’ARS PACA : signalement de professionnels de santé. www.ars.paca.sante.fr

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Conclusion : ne restez pas seul(e), vos droits sont protégés

Les comportements inappropriés par des kinésithérapeutes ou ostéopathes sont des infractions graves qui portent atteinte à la dignité et à l’intégrité des patients. Si vous en avez été victime, sachez que vous n’êtes pas seul(e) : des dispositifs juridiques, des structures d’accompagnement, et des professionnels spécialisés sont là pour vous aider.

Vos droits sont clairs : vous pouvez porter plainte, vous constituer partie civile, obtenir réparation, et faire sanctionner le professionnel. Ne laissez pas la honte ou la peur vous empêcher d’agir : chaque plainte déposée est une étape vers la justice et la protection des autres patients.

N’hésitez pas à solliciter de l’aide auprès des associations, des avocats, ou des services publics. Votre voix compte, et votre démarche peut faire la différence.

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*Si vous avez été victime de comportements inappropriés par un kinésithérapeute ou un ostéopathe, ou si vous avez des questions sur vos droits, n’hésitez pas à contacter les structures citées dans cet article ou à consulter un avocat pénaliste spécialisé.*

Questions fréquentes

Quels sont les délais pour porter plainte après des faits de violences ou d’abus par un professionnel de santé ?

En France, le délai pour porter plainte est généralement de **6 ans** à compter des faits (article 9-1 du Code de procédure pénale). Ce délai peut être prolongé en cas de **prescription suspendue**, par exemple si la victime était mineure au moment des faits. Pour les agressions sexuelles, le délai est de **20 ans** à compter de la majorité de la victime. Il est conseillé de consulter un avocat ou une association d’aide aux victimes pour évaluer votre situation.

Comment prouver des comportements inappropriés en l’absence de témoins ?

Les preuves peuvent être indirectes : **échanges écrits** (SMS, emails), **enregistrements audio** (si légaux, c’est-à-dire avec l’accord de la personne enregistrée ou dans un cadre privé), **factures ou reçus**, **certificats médicaux** attestant de blessures ou de troubles psychologiques, et **témoignages indirects** (propos rapportés par des proches). Un avocat pénaliste peut vous aider à identifier les preuves pertinentes et à les exploiter dans le cadre d’une procédure.

Puis-je obtenir une indemnisation si le professionnel n’a pas été condamné ?

Oui, vous pouvez saisir la **Commission d’Indemnisation des Victimes d’Infractions (CIVI)** pour demander une indemnisation, même en l’absence de condamnation du professionnel. La CIVI examine les demandes et peut accorder une indemnisation forfaitaire ou totale, sous conditions de ressources. Vous pouvez également demander une indemnisation via le **SARVI** si le professionnel a été condamné pénalement.

Quelle est la différence entre une action civile et une action pénale ?

L’**action pénale** vise à sanctionner l’auteur des faits (amende, peine de prison, etc.) et est engagée par le parquet (procureur). L’**action civile** vise à obtenir réparation du préjudice (dommages et intérêts) et est engagée par la victime, souvent en se constituant partie civile. Les deux actions peuvent être menées en parallèle.

Comment signaler un professionnel de santé en cas de suspicion, sans porter plainte ?

Vous pouvez signaler les faits **anonymement** à l’**Agence Régionale de Santé (ARS)** ou à l’**ordre professionnel** concerné (CNOMK pour les kinésithérapeutes, AFO ou ROF pour les ostéopathes). Ces signalements peuvent déclencher une enquête et protéger d’autres patients. Pour la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, le signalement se fait via [www.ars.paca.sante.fr](https://www.ars.paca.sante.fr).

Un avocat pénaliste est-il obligatoire pour porter plainte ou se constituer partie civile ?

Non, un avocat n’est pas obligatoire pour porter plainte ou se constituer partie civile. Cependant, son expertise est fortement recommandée pour maximiser vos chances de succès, notamment pour constituer un dossier solide, identifier les preuves pertinentes, et négocier avec le parquet. De nombreux avocats proposent une **consultation gratuite** pour évaluer votre situation.