Actualité Caen · 6 juin 2026
Escroquerie et vol de carte bancaire : comment réagir en tant que victime ?

Ce qu'il s'est passé à Caen
Escroquerie et vol de carte bancaire : deux frères jugés au tribunal *Actu locale Caen*
Le tribunal de Caen a récemment jugé deux individus pour des faits d'escroquerie et de vol de carte bancaire. Ces infractions, de plus en plus fréquentes, ciblent particulièrement les particuliers et les commerçants. Si vous êtes victime de ce type de délit, il est essentiel d'agir rapidement pour limiter les conséquences financières et juridiques. Cet article vous guide à travers les démarches à suivre, les preuves à rassembler et les recours possibles pour obtenir réparation.
Comprendre les infractions d'escroquerie et de vol de carte bancaire
L'escroquerie est définie par l’article 313-1 du Code pénal comme le fait, par l'usage d'un faux nom, d'une fausse qualité, d'un artifice ou d'un manquement à une obligation légale, de tromper une personne pour obtenir un avantage en nature ou en argent. Dans le cas d'une escroquerie à la carte bancaire, les auteurs utilisent souvent des techniques de phishing, de skimming ou de piratage de données pour s'approprier les informations de paiement d'une victime.
Le vol de carte bancaire (ou vol de moyens de paiement) est quant à lui caractérisé par la soustraction frauduleuse d'une carte bancaire à son propriétaire, souvent suivie d'une utilisation immédiate pour effectuer des achats ou retirer des fonds. Selon l’article 311-1 du Code pénal, le vol est puni de trois ans d'emprisonnement et de 45 000 € d'amende.
Ces infractions peuvent avoir des conséquences graves pour les victimes : blocage de comptes, dettes frauduleuses, perte de confiance dans les systèmes de paiement, ou encore stress psychologique. Il est donc primordial de réagir avec célérité.
Porter plainte : la première étape indispensable
Dès que vous constatez une utilisation frauduleuse de votre carte bancaire ou une escroquerie, vous devez déposer plainte sans délai. Cette démarche est cruciale pour plusieurs raisons :
- Preuve officielle : La plainte constitue un document officiel qui atteste de votre statut de victime. Elle permet aux autorités de lancer une enquête et de rechercher les auteurs. - Obligation légale : Les banques exigent souvent un dépôt de plainte pour engager des démarches de remboursement ou de contestation des transactions frauduleuses. - Délai de prescription : En France, le délai pour porter plainte pour escroquerie ou vol est de 6 ans à compter de la commission des faits (article 9-1 du Code de procédure pénale). Passé ce délai, votre action en justice sera irrecevable.
Où et comment déposer plainte ?
Vous pouvez porter plainte dans plusieurs lieux :
1. Au commissariat ou à la gendarmerie : C'est la solution la plus courante. Vous serez reçu par un officier de police judiciaire qui enregistrera votre plainte. Pensez à apporter tous les documents utiles (relevés bancaires, captures d'écran, témoignages, etc.). 2. Directement auprès du procureur de la République : Si vous préférez éviter de vous déplacer, vous pouvez envoyer une plainte par écrit au procureur. Cette démarche est possible via le site du ministère de la Justice. 3. En ligne : Certaines plateformes, comme Pre-plainte en ligne, permettent de déposer une plainte pour certaines infractions, dont l'escroquerie et le vol. Cette option est particulièrement utile pour gagner du temps.
Conseil : Conservez une copie de votre plainte et notez le numéro de dossier qui vous sera attribué. Ces éléments seront utiles pour suivre l'avancement de l'enquête.
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Rassembler les preuves : un élément clé pour votre dossier
Pour que votre plainte soit prise au sérieux et que les auteurs soient identifiés, il est impératif de constituer un dossier solide. Voici les éléments à rassembler :
1. Les relevés bancaires
- Relevés de compte : Imprimez ou exportez les relevés des 6 derniers mois pour identifier les transactions suspectes. Les banques conservent généralement ces documents pendant 5 ans. - Preuves de transactions frauduleuses : Listez les opérations non autorisées avec les dates, montants et commerçants concernés.
2. Les captures d'écran et échanges écrits
- E-mails ou SMS suspects : Si l'escroquerie a été commise en ligne (phishing, faux site web, etc.), conservez tous les échanges écrits ou les captures d'écran des messages reçus. - Historique des conversations : Sur les réseaux sociaux ou les plateformes de messagerie, sauvegardez les échanges avec les auteurs présumés.
3. Les témoignages
- Déclarations de témoins : Si des proches ou des commerçants ont été témoins de l'infraction (par exemple, utilisation frauduleuse de votre carte), demandez-leur de rédiger une attestation sur l'honneur. - Vidéosurveillance : Si l'incident s'est produit dans un lieu public ou un commerce, demandez les enregistrements de vidéosurveillance.
4. Les preuves techniques
- Adresse IP : Si l'escroquerie a été commise en ligne, récupérez l'adresse IP des connexions suspectes via votre fournisseur d'accès Internet (FAI). - Logs des transactions : Certaines banques ou plateformes de paiement en ligne fournissent des logs détaillés des transactions.
Astuce : Organisez vos preuves dans un dossier numérique ou physique, classées par ordre chronologique. Cela facilitera le travail des enquêteurs et des avocats.
Contester les transactions frauduleuses auprès de votre banque
Dès que vous constatez une utilisation frauduleuse de votre carte, vous devez contacter votre banque sans délai pour faire opposition et contester les transactions. Voici les étapes à suivre :
1. Bloquer la carte
- Appel immédiat : Contactez le service client de votre banque (numéro souvent indiqué au dos de votre carte) pour faire opposition. Cette démarche est gratuite et bloque immédiatement les paiements. - Confirmation écrite : Demandez un accusé de réception de votre opposition par e-mail ou courrier. Certaines banques exigent cette confirmation pour engager des démarches de remboursement.
2. Contester les transactions
- Formulaire de contestation : Votre banque vous fournira un formulaire à remplir pour contester les transactions frauduleuses. Ce document doit être retourné dans les 13 mois suivant la date de l'opération (article L. 133-18 du Code monétaire et financier). - Preuves à joindre : Fournissez toutes les preuves que vous avez rassemblées (relevés bancaires, captures d'écran, etc.).
3. Demander un remboursement
- Délai de réponse : La banque dispose d'un délai de 10 jours ouvrés pour vous informer de sa décision (article L. 133-18 du Code monétaire et financier). - Remboursement intégral : Si les preuves sont convaincantes, la banque doit vous rembourser intégralement les montants frauduleux. En cas de refus, vous pouvez saisir le médiateur bancaire.
À noter : Si la banque refuse de vous rembourser, vous pouvez engager un recours auprès du médiateur bancaire. Cette démarche est gratuite et ne nécessite pas l'intervention d'un avocat.
Saisir le SARVI ou la CIVI pour obtenir réparation
Si les auteurs des faits ne sont pas identifiés ou si vous n'avez pas été remboursé par votre banque, vous pouvez solliciter une indemnisation via deux dispositifs : le SARVI (Service d'Aide au Recouvrement des Victimes d'Infractions) ou la CIVI (Commission d'Indemnisation des Victimes d'Infractions).
Le SARVI : une aide financière rapide
Le SARVI est un service public qui permet aux victimes d'infractions d'obtenir une indemnisation rapide, même si les auteurs ne sont pas identifiés. Voici comment en bénéficier :
- Conditions : - L'infraction doit être punie d'une peine d'emprisonnement ou d'une amende (ce qui est le cas pour l'escroquerie et le vol de carte bancaire). - Vous devez avoir subi un préjudice financier direct (perte d'argent, frais de justice, etc.). - Montant de l'indemnisation : Le SARVI peut vous verser jusqu'à 3 000 € pour les infractions punies d'une peine d'emprisonnement inférieure à 5 ans, et jusqu'à 6 000 € pour les autres infractions. - Démarches : 1. Remplissez le formulaire de demande disponible sur le site du SARVI. 2. Joignez les preuves de votre préjudice (relevés bancaires, plainte, etc.). 3. Envoyez le dossier au SARVI. - Délai de traitement : Environ 2 à 3 mois.
À noter : Le SARVI ne couvre pas les préjudices moraux ou les frais non justifiés. Il est donc important de bien documenter votre demande.
La CIVI : une indemnisation complémentaire
La CIVI est une commission qui indemnise les victimes d'infractions pénales lorsque les auteurs ne sont pas solvables ou identifiés. Voici les points clés :
- Conditions : - L'infraction doit être punie d'une peine d'emprisonnement (ce qui est le cas pour l'escroquerie et le vol de carte bancaire). - Vous devez avoir subi un préjudice physique, moral ou matériel. - Montant de l'indemnisation : La CIVI peut vous verser jusqu'à 3 000 € pour les préjudices matériels et 1 500 € pour les préjudices moraux. - Démarches : 1. Remplissez le formulaire de demande disponible sur le site du ministère de la Justice. 2. Joignez les preuves de votre préjudice (plainte, certificat médical si nécessaire, etc.). 3. Envoyez le dossier à la CIVI compétente (celle de votre département). - Délai de traitement : Environ 6 à 12 mois.
À noter : La CIVI ne couvre pas les préjudices indirects (perte de revenus, frais de déplacement, etc.). Pour ces demandes, il est conseillé de saisir un tribunal civil.
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Choisir un avocat pénaliste spécialisé : un atout majeur
Si vous souhaitez engager des poursuites pénales contre les auteurs ou obtenir une indemnisation plus importante, il est fortement recommandé de faire appel à un avocat pénaliste spécialisé dans les fraudes financières. Voici pourquoi :
Les avantages d'un avocat spécialisé
- Expertise juridique : Un avocat pénaliste connaît les subtilités du Code pénal et des procédures judiciaires. Il peut vous conseiller sur les meilleures stratégies à adopter pour maximiser vos chances d'obtenir gain de cause. - Négociation avec les banques : Votre avocat peut interagir directement avec votre banque pour accélérer le processus de remboursement ou contester un refus. - Représentation devant les tribunaux : Si l'affaire est portée devant un tribunal, votre avocat assurera votre défense et plaidera en votre faveur pour obtenir une indemnisation. - Accompagnement dans les démarches administratives : Il peut vous aider à remplir les formulaires du SARVI ou de la CIVI et à rassembler les preuves nécessaires.
Comment trouver un avocat pénaliste à Caen ?
Pour trouver un avocat spécialisé dans les fraudes financières à Caen, vous pouvez :
1. Consulter l'annuaire des avocats : Le Barreau de Caen propose une liste d'avocats pénalistes. Vous pouvez filtrer par spécialité. 2. Demander des recommandations : Votre banque, votre assurance ou des associations de victimes peuvent vous orienter vers des professionnels compétents. 3. Vérifier les avis en ligne : Des plateformes comme Avocat.fr ou Google My Business permettent de consulter les avis des clients.
Conseil : Privilégiez un avocat qui propose un premier entretien gratuit ou à tarif réduit. Cela vous permettra de discuter de votre situation et de vérifier si ses compétences correspondent à vos besoins.
Les honoraires d'un avocat pénaliste
Les honoraires d'un avocat pénaliste varient en fonction de plusieurs critères :
- Complexité de l'affaire : Plus l'affaire est complexe, plus les honoraires seront élevés. - Urgence : Une intervention rapide peut entraîner des frais supplémentaires. - Mode de facturation : Certains avocats facturent à l'heure (entre 150 € et 300 € de l'heure), tandis que d'autres proposent un forfait (entre 1 000 € et 5 000 € selon la complexité).
À noter : Si vos revenus sont modestes, vous pouvez bénéficier de l'aide juridictionnelle pour prendre en charge tout ou partie des honoraires. Renseignez-vous auprès du tribunal judiciaire de Caen ou sur le site du ministère de la Justice.
Prévenir les escroqueries et vols de cartes bancaires : les bonnes pratiques
La prévention est la meilleure arme contre les escroqueries et les vols de cartes bancaires. Voici quelques conseils pour sécuriser vos moyens de paiement :
Sécuriser votre carte bancaire
- Ne quittez jamais votre carte des yeux : Dans les restaurants ou les commerces, évitez de laisser votre carte hors de votre vue. Le skimming (copie frauduleuse de la bande magnétique) peut se produire en quelques secondes. - Utilisez des cartes virtuelles : Certaines banques proposent des cartes virtuelles pour les paiements en ligne. Ces cartes ont une durée de validité limitée et un plafond de dépenses, ce qui limite les risques. - Activez les alertes SMS : Configurez des notifications pour chaque transaction effectuée avec votre carte. Cela vous permettra de détecter immédiatement une utilisation frauduleuse.
Protéger vos données bancaires en ligne
- Vérifiez l'URL des sites web : Assurez-vous que le site utilise le protocole HTTPS (et non HTTP) et qu'il affiche un cadenas dans la barre d'adresse. Cela garantit que la connexion est sécurisée. - Ne communiquez jamais vos codes : Aucun organisme officiel (banque, administration, etc.) ne vous demandera vos codes bancaires par e-mail, SMS ou téléphone. - Utilisez un antivirus et un pare-feu : Ces outils protègent votre ordinateur contre les logiciels malveillants qui pourraient voler vos données bancaires.
Reconnaître les techniques d'escroquerie courantes
- Le phishing : Vous recevez un e-mail ou un SMS semblant provenir de votre banque, vous demandant de cliquer sur un lien pour « sécuriser votre compte ». Ces liens mènent souvent vers des sites frauduleux. - Le faux support technique : Des escrocs se font passer pour des techniciens de grandes entreprises (Microsoft, Apple, etc.) et vous demandent de payer pour « réparer » votre ordinateur. - Les arnaques aux faux placements : Des individus vous promettent des rendements élevés en échange d'un investissement. Méfiez-vous des offres trop alléchantes.
Conseil : En cas de doute, contactez directement votre banque ou l'organisme concerné via leurs coordonnées officielles (et non celles fournies dans l'e-mail ou le SMS suspect).
Que faire en cas de vol ou de perte de carte bancaire ?
Si votre carte bancaire est volée ou perdue, agissez immédiatement pour limiter les risques :
1. Faites opposition : Contactez votre banque pour bloquer la carte. Notez le numéro de dossier et conservez une preuve de l'opposition. 2. Déposez plainte : Rendez-vous dans un commissariat ou une gendarmerie pour déclarer le vol ou la perte. Cette plainte est nécessaire pour engager des poursuites contre les auteurs. 3. Vérifiez les transactions : Consultez vos relevés bancaires pour détecter d'éventuelles utilisations frauduleuses. 4. Demandez un nouveau code PIN : Votre banque vous fournira un nouveau code pour votre carte de remplacement.
À noter : Si votre carte est volée à l'étranger, contactez immédiatement le service d'assistance de votre banque. Certaines banques proposent une assistance 24h/24.
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Les recours en cas de refus de remboursement par la banque
Si votre banque refuse de vous rembourser les montants frauduleux, vous pouvez engager plusieurs recours :
1. Saisir le médiateur bancaire
Le médiateur bancaire est un tiers indépendant qui tente de trouver une solution amiable entre vous et votre banque. Voici comment procéder :
- Conditions : Vous devez avoir tenté de régler le litige directement avec votre banque avant de saisir le médiateur. - Démarches : 1. Remplissez le formulaire de saisine disponible sur le site du médiateur bancaire. 2. Joignez les preuves de votre préjudice (plainte, relevés bancaires, etc.). 3. Envoyez le dossier au médiateur. - Délai de traitement : Environ 2 à 3 mois.
À noter : La décision du médiateur n'est pas contraignante, mais elle est souvent suivie par les banques.
2. Engager un recours judiciaire
Si le médiateur ne parvient pas à résoudre le litige, vous pouvez saisir le tribunal judiciaire pour obtenir réparation. Voici les étapes :
1. Consultez un avocat : Un avocat pénaliste ou un avocat spécialisé en droit bancaire peut vous aider à monter votre dossier. 2. Envoyez une mise en demeure : Avant de saisir le tribunal, envoyez une lettre recommandée avec accusé de réception à votre banque pour lui demander réparation. 3. Saisissez le tribunal : Si la banque persiste à refuser, vous pouvez engager un recours devant le tribunal judiciaire. La procédure est gratuite si vos revenus sont modestes (aide juridictionnelle).
À noter : Le tribunal peut condamner la banque à vous rembourser les montants frauduleux, ainsi qu'à vous verser des dommages et intérêts pour préjudice moral.
3. Contacter l'ACPR (Autorité de Contrôle Prudentiel et de Résolution)
Si vous estimez que votre banque a commis une faute (manquement à ses obligations légales, négligence, etc.), vous pouvez saisir l'ACPR :
- Conditions : Votre plainte doit concerner une infraction aux règles bancaires ou une mauvaise gestion de votre dossier. - Démarches : 1. Remplissez le formulaire de saisine disponible sur le site de l'ACPR. 2. Joignez les preuves de votre préjudice. 3. Envoyez le dossier à l'ACPR. - Délai de traitement : Environ 3 à 6 mois.
À noter : L'ACPR ne peut pas vous indemniser directement, mais elle peut sanctionner la banque et ordonner des mesures correctives.
Les délais à respecter : ne laissez pas passer votre chance
En matière d'escroquerie et de vol de carte bancaire, les délais sont cruciaux. Voici les principaux à retenir :
| Délai | Action à effectuer | Base légale | |-------|---------------------|-------------| | 24 à 48 heures | Faire opposition à votre carte bancaire et contacter votre banque. | Article L. 133-17 du Code monétaire et financier | | 13 mois | Contester les transactions frauduleuses auprès de votre banque. | Article L. 133-18 du Code monétaire et financier | | 6 ans | Porter plainte pour escroquerie ou vol de carte bancaire. | Article 9-1 du Code de procédure pénale | | 3 mois | Saisir le SARVI après le dépôt de plainte. | Service-public.fr | | 6 à 12 mois | Obtenir une réponse de la CIVI après dépôt de la demande. | Ministère de la Justice |
Conseil : Notez ces délais dans votre agenda ou configurez des rappels sur votre téléphone pour ne pas les oublier. Plus vous agissez rapidement, plus vos chances de récupérer vos fonds sont élevées.
FAQ : Vos questions sur l'escroquerie et le vol de carte bancaire
1. Je viens de découvrir une transaction frauduleuse sur mon compte. Que faire en premier ?
Réponse : Agissez immédiatement en faisant opposition à votre carte bancaire via le numéro indiqué au dos de celle-ci. Ensuite, contactez votre banque pour contester les transactions frauduleuses et déposez plainte dans les plus brefs délais. Conservez toutes les preuves (relevés bancaires, captures d'écran, etc.) pour appuyer votre dossier.
2. Ma banque refuse de me rembourser les montants frauduleux. Puis-je contester cette décision ?
Réponse : Oui, vous pouvez contester le refus de votre banque en saisissant le médiateur bancaire ou en engageant un recours judiciaire. Avant cela, envoyez une mise en demeure à votre banque par lettre recommandée avec accusé de réception. Si la banque persiste à refuser, un avocat spécialisé peut vous aider à monter un dossier solide pour le tribunal.
3. Comment puis-je obtenir une indemnisation si les auteurs ne sont pas identifiés ?
Réponse : Vous pouvez solliciter une indemnisation via le SARVI (Service d'Aide au Recouvrement des Victimes d'Infractions) ou la CIVI (Commission d'Indemnisation des Victimes d'Infractions). Ces dispositifs permettent d'obtenir une compensation financière même si les auteurs ne sont pas retrouvés. Remplissez les formulaires disponibles en ligne et joignez les preuves de votre préjudice.
4. Quels sont les signes d'une escroquerie par phishing ?
Réponse : Les escroqueries par phishing se caractérisent souvent par des e-mails ou SMS semblant provenir d'une banque, d'un organisme officiel ou d'un service connu. Voici les signes à repérer : - L'expéditeur utilise une adresse e-mail ou un numéro de téléphone suspect (par exemple, une adresse générique comme "support@banque.com" au lieu d'une adresse officielle). - Le message contient des fautes d'orthographe ou des formulations inhabituelles. - Vous êtes invité à cliquer sur un lien ou à fournir des informations personnelles (codes bancaires, identifiants, etc.). - Le message crée un sentiment d'urgence (par exemple, "Votre compte sera bloqué si vous ne réagissez pas immédiatement").
5. Puis-je être indemnisé pour le préjudice moral subi ?
Réponse : Oui, vous pouvez demander une indemnisation pour le préjudice moral subi, notamment si l'escroquerie a engendré un stress important ou une perte de confiance dans les systèmes de paiement. Pour cela, vous devez fournir des preuves de votre préjudice (certificat médical, témoignages, etc.) et saisir la CIVI ou un tribunal civil. Un avocat spécialisé peut vous aider à monter votre dossier.
6. Comment sécuriser mes paiements en ligne pour éviter les fraudes ?
Réponse : Pour sécuriser vos paiements en ligne, suivez ces bonnes pratiques : - Utilisez des cartes virtuelles ou des solutions de paiement sécurisées comme PayPal ou Apple Pay. - Vérifiez que le site utilise le protocole HTTPS (cadenas dans la barre d'adresse) et qu'il est reconnu. - Ne communiquez jamais vos codes bancaires par e-mail, SMS ou téléphone. - Activez les alertes SMS pour chaque transaction. - Installez un antivirus et un pare-feu sur votre ordinateur ou smartphone. - Évitez de vous connecter à des réseaux Wi-Fi publics pour effectuer des paiements.
Conclusion : Agissez vite pour limiter les conséquences
Les infractions d'escroquerie et de vol de carte bancaire peuvent avoir des répercussions financières et psychologiques importantes. Cependant, en agissant rapidement et méthodiquement, vous maximisez vos chances de récupérer vos fonds et de faire condamner les auteurs.
Rappelez-vous les étapes clés : 1. Faites opposition à votre carte bancaire et contactez votre banque. 2. Déposez plainte sans délai pour constituer un dossier officiel. 3. Rassemblez les preuves (relevés bancaires, captures d'écran, témoignages). 4. Contestez les transactions frauduleuses auprès de votre banque. 5. Sollicitez une indemnisation via le SARVI ou la CIVI si nécessaire. 6. Consultez un avocat pénaliste pour engager des poursuites ou obtenir une indemnisation plus importante.
Ne laissez pas les escrocs profiter de votre inattention. En suivant ces conseils, vous protégerez vos finances et votre tranquillité d'esprit.
Si vous avez été victime d'une escroquerie ou d'un vol de carte bancaire, n'attendez plus : agissez dès aujourd'hui pour limiter les dégâts.
Questions fréquentes
Je viens de découvrir une transaction frauduleuse sur mon compte. Que faire en premier ?
Agissez immédiatement en faisant opposition à votre carte bancaire via le numéro indiqué au dos de celle-ci. Ensuite, contactez votre banque pour contester les transactions frauduleuses et déposez plainte dans les plus brefs délais. Conservez toutes les preuves (relevés bancaires, captures d'écran, etc.) pour appuyer votre dossier.
Ma banque refuse de me rembourser les montants frauduleux. Puis-je contester cette décision ?
Oui, vous pouvez contester le refus de votre banque en saisissant le médiateur bancaire ou en engageant un recours judiciaire. Avant cela, envoyez une mise en demeure à votre banque par lettre recommandée avec accusé de réception. Si la banque persiste à refuser, un avocat spécialisé peut vous aider à monter un dossier solide pour le tribunal.
Comment puis-je obtenir une indemnisation si les auteurs ne sont pas identifiés ?
Vous pouvez solliciter une indemnisation via le SARVI (Service d'Aide au Recouvrement des Victimes d'Infractions) ou la CIVI (Commission d'Indemnisation des Victimes d'Infractions). Ces dispositifs permettent d'obtenir une compensation financière même si les auteurs ne sont pas retrouvés. Remplissez les formulaires disponibles en ligne et joignez les preuves de votre préjudice.
Quels sont les signes d'une escroquerie par phishing ?
Les escroqueries par phishing se caractérisent souvent par des e-mails ou SMS semblant provenir d'une banque, d'un organisme officiel ou d'un service connu. Les signes à repérer incluent : une adresse e-mail ou un numéro de téléphone suspect, des fautes d'orthographe, une invitation à cliquer sur un lien ou à fournir des informations personnelles, et un sentiment d'urgence créé par le message.
Puis-je être indemnisé pour le préjudice moral subi ?
Oui, vous pouvez demander une indemnisation pour le préjudice moral subi, notamment si l'escroquerie a engendré un stress important ou une perte de confiance dans les systèmes de paiement. Pour cela, vous devez fournir des preuves de votre préjudice (certificat médical, témoignages, etc.) et saisir la CIVI ou un tribunal civil. Un avocat spécialisé peut vous aider à monter votre dossier.
Comment sécuriser mes paiements en ligne pour éviter les fraudes ?
Pour sécuriser vos paiements en ligne, utilisez des cartes virtuelles ou des solutions de paiement sécurisées comme PayPal ou Apple Pay. Vérifiez que le site utilise le protocole HTTPS (cadenas dans la barre d'adresse) et qu'il est reconnu. Ne communiquez jamais vos codes bancaires par e-mail, SMS ou téléphone. Activez les alertes SMS pour chaque transaction et installez un antivirus et un pare-feu sur votre ordinateur ou smartphone.
