Actualité Caen · 6 juin 2026
Pont de Calix à Caen : risques d'effondrement après l'affaire du viaduc de Gênes ?

Ce qu'il s'est passé à Caen après l'effondrement du viaduc de Gênes
L’effondrement du viaduc de Gênes en 2018, puis les rapports ultérieurs pointant des défaillances structurelles, ont marqué un tournant dans la perception de la sécurité des grands ouvrages en Europe. À Caen, la question se pose avec acuité depuis l’annonce des travaux sur le pont de Calix, un axe majeur de la métropole normande. Bien que les deux situations ne soient pas comparables en termes d’échelle ou de contexte, l’événement italien a servi de rappel brutal : aucune infrastructure n’est à l’abri d’un sinistre si son entretien est négligé.
Les autorités locales et les experts soulignent que le pont de Calix, comme tout ouvrage d’art, fait l’objet de contrôles réguliers. Cependant, la vigilance des propriétaires et des usagers reste un maillon essentiel de la prévention. Cet article explore les risques structurels, les dispositifs de diagnostic, et les solutions pour anticiper tout problème, qu’il s’agisse d’un pont, d’une toiture ou d’un bâtiment.
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Pourquoi le viaduc de Gênes a-t-il inspiré des craintes pour le pont de Calix ?
L’effondrement du pont Morandi à Gênes, survenu le 14 août 2018, a révélé des défaillances majeures dans la maintenance des infrastructures vieillissantes. Les causes identifiées par les enquêtes incluaient :
- Un manque d’entretien régulier, notamment sur les câbles de précontrainte et les joints de dilatation. - Des retards dans les réparations, malgré des alertes antérieures. - Une corrosion avancée due à l’exposition aux intempéries et aux sels de déverglaçage. - Une conception obsolète, inadaptée aux charges modernes et aux conditions climatiques extrêmes.
À Caen, le pont de Calix, construit en 1975, présente des caractéristiques similaires à celles du viaduc italien : un ouvrage en béton précontraint, soumis à un trafic dense et à des variations thermiques importantes. Bien que les normes de construction aient évolué depuis les années 1970, les risques de vieillissement prématuré ou de défauts structurels ne peuvent être exclus.
Les experts rappellent que la durée de vie d’un pont en béton est estimée entre 50 et 100 ans, à condition que des contrôles périodiques soient réalisés. Or, selon le rapport annuel de la Cour des comptes sur l’état des infrastructures, près de 40 % des ponts français ont plus de 50 ans, et 10 % présentent des signes de dégradation avancée. Ces chiffres soulignent l’urgence d’une politique de maintenance proactive, surtout dans un contexte de changement climatique accru (inondations, canicules, gel/dégel répétés).
> À noter : Les collectivités locales, comme la Métropole de Caen, sont responsables de la gestion des ponts situés sur leur territoire. Elles doivent publier des rapports d’inspection détaillés, accessibles aux citoyens sur demande.
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Vaut-il mieux prévenir un problème que devoir le réparer dans l'urgence ?
Comment vérifier la sécurité de votre toiture ou de votre bâtiment ?
L’effondrement d’un pont ou d’un bâtiment ne survient généralement pas sans signes avant-coureurs. Pour les particuliers, les propriétaires de commerces ou les gestionnaires de copropriétés, l’inspection régulière des toitures et des façades est une priorité. Voici les étapes clés pour évaluer l’état de votre patrimoine :
1. Les signes visibles de dégradation
Les symptômes d’un problème structurel ou d’une toiture défaillante incluent :
- Des fissures : horizontales, verticales ou en escalier sur les murs ou les plafonds. - Des déformations : affaissement des poutres, fléchissement des planchers, ou gonflement des murs. - Des infiltrations : traces d’humidité, moisissures, ou taches sur les plafonds. - Des bruits anormaux : craquements, grincements, ou vibrations lors du passage de véhicules ou de vent fort. - Un déséquilibre des portes ou fenêtres : difficulté à les ouvrir ou à les fermer, signes d’un tassement du sol.
> Conseil : Une fissure de moins de 2 mm de large sur un mur en béton n’est pas toujours alarmante, mais elle doit être surveillée. En revanche, une fissure de plus de 5 mm ou une fissure en escalier sur un mur porteur nécessite une intervention urgente.
2. Les diagnostics obligatoires et recommandés
En France, plusieurs types de diagnostics sont encadrés par la loi, notamment pour les bâtiments de plus de 15 ans ou en cas de vente/location :
- Le diagnostic structurel (obligatoire pour les immeubles en copropriété de plus de 10 ans) : réalisé par un bureau d’études spécialisé, il évalue la stabilité du bâtiment et identifie les risques d’effondrement. - Le diagnostic amiante (obligatoire pour les bâtiments construits avant 1997) : repère la présence d’amiante dans les matériaux, un risque sanitaire majeur. - Le diagnostic termites (obligatoire dans les zones concernées) : détecte la présence de ces insectes xylophages qui fragilisent les structures en bois. - Le diagnostic humidité : mesure le taux d’humidité dans les murs et les planchers, un facteur de dégradation accélérée.
> Où trouver un diagnostiqueur ? La liste des professionnels certifiés est disponible sur le site du Ministère de la Transition écologique.
3. Les aides financières pour les travaux de rénovation
Face à l’urgence de rénover les infrastructures vieillissantes, l’État et les collectivités proposent plusieurs dispositifs pour financer les travaux :
- MaPrimeRénov’ : une aide de l’État pour les travaux d’isolation, de chauffage ou de réparation des toitures, sous conditions de ressources. Pour 2024, le montant maximal est de 10 000 € pour les ménages modestes et 5 000 € pour les autres. - L’éco-PTZ : un prêt à taux zéro pour financer des travaux de rénovation énergétique ou structurelle, sans avance de frais. - Les subventions locales : certaines métropoles ou départements proposent des aides complémentaires pour la rénovation des toitures ou des façades. À Caen, la Métropole propose un forfait diagnostic gratuit pour les propriétaires occupants ou bailleurs. - La TVA à 5,5 % : applicable aux travaux de rénovation énergétique ou de réparation des toitures, sous réserve de faire appel à un professionnel RGE (Reconnu Garant de l’Environnement).
> Comment vérifier votre éligibilité ? Consultez le simulateur officiel sur France Rénov’.
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La garantie décennale : une protection essentielle en cas de sinistre
En cas de défaut structurel ou d’effondrement partiel ou total d’un bâtiment, la garantie décennale (article 1792 du Code civil) est un filet de sécurité pour les propriétaires. Cette assurance, obligatoire pour les constructeurs et les artisans, couvre les dommages affectant la solidité de l’ouvrage pendant 10 ans après la réception des travaux.
1. Quels dommages sont couverts ?
La garantie décennale s’applique aux désordres qui compromettent la solidité du bâtiment ou le rendent impropre à sa destination, tels que :
- Un effondrement partiel ou total d’un mur, d’un plancher ou d’une toiture. - Des fissures importantes affectant la stabilité de l’ouvrage. - Une infiltration d’eau due à un défaut d’étanchéité de la toiture ou des façades. - Un affaissement de sol causé par des travaux mal réalisés.
> Exemple : Si une toiture s’effondre en raison d’un défaut de conception ou de matériaux, le propriétaire peut se retourner contre le constructeur ou l’artisan responsable, via sa garantie décennale.
2. Comment faire jouer la garantie décennale ?
Pour activer cette garantie, le propriétaire doit :
1. Conserver tous les documents : contrat de construction, factures, garanties, rapports de diagnostic. 2. Signaler le sinistre par écrit au constructeur ou à l’artisan, en décrivant précisément les dommages. 3. Faire constater les désordres par un expert (choisi conjointement ou désigné par un tribunal). 4. Engager une procédure amiable ou judiciaire si le professionnel refuse de prendre en charge les réparations.
> À savoir : La garantie décennale ne couvre pas les dommages esthétiques (fissures fines, traces d’humidité sans risque structurel) ou les défauts d’entretien.
3. Que faire si le constructeur est introuvable ou en liquidation ?
En cas de disparition du professionnel ou de son assureur, le propriétaire peut se tourner vers le Fonds de garantie des assurances obligatoires (FGAO), qui prend en charge les dommages couverts par la garantie décennale. Pour cela, il faut déposer un dossier auprès du FGAO, accompagné des preuves du sinistre.
> Contact : Site du FGAO
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Travaux sur le pont de Calix : quelles mesures de sécurité sont prévues ?
À Caen, le pont de Calix, qui relie la rive gauche à la rive droite de l’Orne, est un axe stratégique pour la métropole. Les travaux annoncés visent à moderniser l’ouvrage, mais ils soulèvent des questions sur les risques encourus pendant et après les chantiers.
1. Les contrôles préalables
Avant le début des travaux, une inspection approfondie du pont est réalisée par des bureaux d’études spécialisés. Cette étape inclut :
- Un diagnostic structurel : évaluation de la résistance des matériaux (béton, acier, câbles de précontrainte). - Un contrôle géotechnique : vérification de la stabilité des fondations, surtout après les crues répétées de l’Orne. - Une analyse des charges : adaptation aux normes actuelles (trafic routier, poids des véhicules, etc.).
> Source : Les rapports d’inspection sont consultables en mairie ou sur le site de la Métropole de Caen.
2. Les mesures pendant les travaux
Pour limiter les risques pendant la durée du chantier, plusieurs dispositifs sont mis en place :
- Une signalisation renforcée : limitation de vitesse, déviation des poids lourds, et panneaux d’avertissement. - Un suivi en temps réel : capteurs de déformation installés sur les structures sensibles, avec alertes en cas de mouvement anormal. - Un plan d’urgence : en cas de détection d’un risque d’effondrement, évacuation immédiate des usagers et des riverains.
> Exemple : En 2023, le pont de Tancarville a fait l’objet d’une inspection renforcée avant des travaux de renforcement, avec installation de capteurs connectés.
3. Les garanties post-travaux
Une fois les travaux terminés, le pont de Calix fera l’objet d’un suivi décennal pour détecter d’éventuels désordres liés aux interventions. Les entreprises responsables des travaux devront souscrire une assurance décennale couvrant les dommages éventuels.
> À noter : Les collectivités locales sont tenues de publier un rapport annuel sur l’état des infrastructures, incluant les ponts et les bâtiments publics.
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Quand la sécurité de ses proches est en jeu, mieux vaut bien faire les choses, non ?
Comment choisir un couvreur ou un artisan RGE pour vos travaux ?
Que ce soit pour réparer une toiture, renforcer une structure ou réaliser des travaux de rénovation, le choix d’un professionnel qualifié est crucial. Voici les critères à privilégier :
1. La certification RGE (Reconnu Garant de l’Environnement)
Pour bénéficier des aides financières (MaPrimeRénov’, éco-PTZ, TVA à 5,5 %), il est impératif de faire appel à un artisan RGE. Cette certification atteste que l’entreprise respecte des critères stricts en matière de qualité et d’éco-responsabilité.
> Comment vérifier ? Consultez l’annuaire officiel sur France Rénov’.
2. L’expérience et les références
Un professionnel sérieux doit pouvoir fournir :
- Des exemples de chantiers similaires réalisés dans votre région. - Des avis clients vérifiés (Google, PagesJaunes, ou plateformes spécialisées comme Trustpilot). - Une assurance décennale à jour, couvrant les travaux de toiture ou de structure.
> À éviter : Les entreprises qui refusent de fournir des références ou qui proposent des tarifs anormalement bas.
3. Le devis détaillé et transparent
Un bon professionnel établit un devis écrit, incluant :
- La description précise des travaux (matériaux utilisés, méthodes employées). - Le calendrier prévisionnel et les étapes du chantier. - Les garanties proposées (décennale, biennale, etc.). - Les modalités de paiement (acompte, solde à la réception des travaux).
> Conseil : Comparez au moins trois devis avant de vous engager. Méfiez-vous des offres trop alléchantes ou des professionnels qui poussent à signer rapidement.
4. Les aides locales et nationales
En plus des dispositifs nationaux, certaines collectivités proposent des subventions complémentaires pour les travaux de rénovation. À Caen, la Métropole peut octroyer une aide forfaitaire pour :
- Le diagnostic gratuit des toitures ou des façades. - La réfection des toitures en matériaux durables (tuiles, ardoises). - L’isolation des combles perdus.
> Contact : Service Habitat de la Métropole de Caen (caenlamer.fr).
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Que faire en cas de sinistre ? Étapes clés pour se protéger
Un effondrement partiel, une fissure inquiétante ou une infiltration d’eau : les signes d’un sinistre structurel doivent être pris au sérieux. Voici la marche à suivre pour limiter les risques et engager les démarches nécessaires.
1. Sécuriser les lieux
En cas de danger immédiat (fissures larges, affaissement, risque d’effondrement) :
- Évacuez les lieux et alertez les secours (112 ou 18). - Coupez les fluides (électricité, gaz) si possible. - Ne touchez pas aux structures endommagées : cela pourrait aggraver la situation. - Prenez des photos des dommages pour constituer un dossier.
> À savoir : En cas de sinistre dans un logement, votre assurance habitation peut prendre en charge les frais de relogement temporaire.
2. Déclarer le sinistre à votre assurance
Contactez votre assureur dans les 5 jours ouvrés suivant la découverte du sinistre. Fournissez-lui :
- Un constat amiable (si le sinistre est lié à un événement extérieur comme une tempête). - Les photos et vidéos des dommages. - Les rapports de diagnostic ou d’expertise (si disponibles). - Les factures des travaux précédents (pour prouver l’entretien régulier).
> Exemple : Si une toiture s’effondre à cause d’une tempête, votre assurance habitation couvrira les réparations, sous réserve que le contrat inclue une garantie "tempête".
3. Engager un expert indépendant
Si le sinistre est lié à un défaut de construction ou à un vice caché, un expert indépendant peut être mandaté pour évaluer les responsabilités. Cet expert peut être :
- Choisi conjointement par vous et l’assurance. - Désigné par un tribunal en cas de litige.
> Coût : L’expertise est généralement prise en charge par l’assurance, mais vérifiez les conditions de votre contrat.
4. Engager des recours si nécessaire
Si le sinistre est dû à une négligence d’un professionnel (constructeur, artisan, promoteur), vous pouvez :
- Saisir la garantie décennale du responsable (voir section précédente). - Porter plainte pour mise en danger de la vie d’autrui (article 223-1 du Code pénal), si le sinistre est lié à une faute grave. - Demander une indemnisation via le Fonds de garantie des assurances obligatoires (FGAO) si le professionnel est insolvable.
> Délai : Les recours en garantie décennale doivent être engagés dans les 10 ans suivant la réception des travaux.
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Être accompagné par quelqu'un de compétent, ça rassure toujours, non ?
Les aides MaPrimeRénov’ et autres dispositifs pour anticiper les risques
Face à l’urgence de rénover les bâtiments et les infrastructures, l’État a renforcé les dispositifs d’aide en 2024. Voici les principales mesures disponibles pour les particuliers et les collectivités :
1. MaPrimeRénov’ : les conditions 2024
MaPrimeRénov’ est la principale aide pour financer les travaux de rénovation énergétique ou structurelle. Pour 2024, les montants varient selon les revenus :
| Catégorie de revenus | Montant maximal (en €) | |----------------------|------------------------| | Ménages très modestes | 10 000 | | Ménages modestes | 7 000 | | Ménages intermédiaires | 5 000 | | Ménages aisés | 4 000 |
> Éligibilité : Résidence principale construite depuis plus de 15 ans, travaux réalisés par un professionnel RGE.
> Simulateur : France Rénov’
2. L’éco-PTZ : un prêt sans intérêt
L’éco-prêt à taux zéro permet de financer des travaux de rénovation, avec un plafond de :
- 50 000 € pour les travaux combinés (isolation + chauffage). - 30 000 € pour les travaux isolés.
> Conditions : Résidence principale, travaux réalisés par un professionnel RGE, et éligibilité aux critères de performance énergétique.
3. Les subventions locales
Certaines collectivités proposent des aides complémentaires pour les travaux de rénovation. À Caen, la Métropole offre :
- Un forfait diagnostic gratuit pour les propriétaires occupants ou bailleurs. - Une prime à la réfection de toiture (jusqu’à 1 500 € pour les ménages modestes). - Une aide à l’isolation des combles (jusqu’à 1 000 €).
> Contact : Service Habitat de la Métropole de Caen (caenlamer.fr).
4. La TVA à 5,5 % pour les travaux de rénovation
Les travaux de rénovation énergétique ou de réparation des toitures bénéficient d’un taux de TVA réduit à 5,5 %, sous réserve de faire appel à un professionnel RGE.
> Exemples de travaux éligibles : > - Réfection de toiture en matériaux durables. > - Isolation des combles ou des murs. > - Remplacement des menuiseries extérieures.
5. Les aides des caisses de retraite
Certaines caisses de retraite (comme la CNAV ou l’Ircantec) proposent des prêts ou subventions pour les travaux d’adaptation du logement des seniors. Ces aides peuvent couvrir jusqu’à 50 % du coût des travaux, dans la limite de 10 000 €.
> Contact : Votre caisse de retraite ou www.lassuranceretraite.fr.
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FAQ : Vos questions sur les risques structurels et les travaux
1. Quels sont les signes avant-coureurs d’un effondrement de toiture ou de bâtiment ?
Les signes à surveiller incluent : - Des fissures (horizontales, verticales ou en escalier) sur les murs ou les plafonds. - Des déformations (affaissement des poutres, fléchissement des planchers). - Des infiltrations d’eau (traces d’humidité, moisissures). - Des bruits anormaux (craquements, grincements). - Un déséquilibre des portes ou fenêtres (difficulté à les ouvrir ou à les fermer).
> Que faire ? Consultez un diagnostiqueur ou un bureau d’études spécialisé pour une évaluation précise.
2. Comment vérifier si mon assurance habitation couvre les risques d’effondrement ?
Pour savoir si votre assurance couvre les risques structurels, vérifiez : - Les garanties incluses dans votre contrat (dégâts des eaux, tempête, vice de construction). - Les exclusions (certains contrats excluent les dommages liés à un défaut d’entretien). - Les franchises appliquées en cas de sinistre.
> Conseil : Contactez votre assureur pour obtenir une copie de votre contrat et clarifier les garanties.
3. Puis-je bénéficier de MaPrimeRénov’ pour des travaux de réparation de toiture ?
Oui, MaPrimeRénov’ peut financer les travaux de réfection de toiture si les matériaux utilisés améliorent la performance énergétique (ex. : remplacement des tuiles par des matériaux isolants). Pour 2024, le montant maximal est de 10 000 € pour les ménages très modestes.
> Conditions : Résidence principale de plus de 15 ans, travaux réalisés par un professionnel RGE.
4. Quels sont les délais pour déclarer un sinistre à mon assurance ?
Vous devez déclarer le sinistre dans les 5 jours ouvrés suivant sa découverte. Cette déclaration peut se faire : - En ligne via le site de votre assureur. - Par téléphone auprès de votre agent ou du service sinistres. - Par courrier recommandé avec accusé de réception.
> À savoir : Un retard dans la déclaration peut entraîner un refus de prise en charge par l’assurance.
5. Comment choisir un expert indépendant pour évaluer des dommages structurels ?
Pour choisir un expert indépendant : 1. Vérifiez ses certifications (il doit être inscrit à l’ordre des experts en bâtiment). 2. Demandez des références et des exemples de rapports d’expertise. 3. Comparez les tarifs (les honoraires varient entre 300 € et 1 500 € selon la complexité du dossier). 4. Privilégiez un expert neutre, choisi conjointement avec votre assurance ou un tribunal.
> Où trouver un expert ? Consultez l’annuaire de l’Association Française des Experts en Bâtiment.
6. Quelles sont les obligations légales des propriétaires en matière d’entretien des toitures ?
Les propriétaires sont tenus de : - Assurer l’entretien régulier de leur toiture (nettoyage des gouttières, réparation des tuiles cassées). - Faire réaliser un diagnostic si des signes de dégradation apparaissent (fissures, infiltrations). - Respecter les règles d’urbanisme en cas de travaux (déclaration en mairie, respect du PLU).
> Sanctions : En cas de négligence entraînant un danger pour les occupants ou les riverains, le propriétaire s’expose à des poursuites pour mise en danger d’autrui (article 223-1 du Code pénal).
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Conclusion : Anticiper pour éviter les risques
L’effondrement du viaduc de Gênes a rappelé brutalement que aucune infrastructure n’est éternelle, et que la vigilance est une nécessité. À Caen, le pont de Calix et les bâtiments de la métropole ne sont pas épargnés par les risques structurels, qu’ils soient liés à l’âge, aux intempéries ou à des défauts de construction.
Pour les particuliers, les propriétaires et les collectivités, l’anticipation est la meilleure arme :
- Faire réaliser un diagnostic gratuit (disponible via France Rénov’ ou les services locaux). - Vérifier la garantie décennale des professionnels intervenus sur votre bien. - Bénéficier des aides financières pour rénover en urgence (MaPrimeRénov’, éco-PTZ, subventions locales). - Choisir des artisans RGE pour garantir la qualité des travaux. - Déclarer tout sinistre rapidement à son assurance pour limiter les dégâts.
Les collectivités locales, comme la Métropole de Caen, ont un rôle clé à jouer dans la prévention des risques. Publier des rapports transparents sur l’état des infrastructures, organiser des campagnes de sensibilisation, et financer des diagnostics gratuits pour les propriétaires modestes sont des mesures indispensables.
Enfin, en cas de doute sur la sécurité de votre logement ou de votre toiture, ne tardez pas à agir. Un diagnostic précoce peut éviter un effondrement coûteux, voire tragique. Les outils et les aides existent : il ne reste plus qu’à les mobiliser.
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*Pour aller plus loin :* - Site officiel de France Rénov’ - Diagnostics obligatoires – Ministère de la Transition écologique - Métropole de Caen – Service Habitat - Fonds de garantie des assurances obligatoires (FGAO)
Questions fréquentes
Quels sont les signes avant-coureurs d’un effondrement de toiture ou de bâtiment ?
Les signes à surveiller incluent des fissures (horizontales, verticales ou en escalier) sur les murs ou les plafonds, des déformations (affaissement des poutres, fléchissement des planchers), des infiltrations d’eau (traces d’humidité, moisissures), des bruits anormaux (craquements, grincements), ou un déséquilibre des portes et fenêtres (difficulté à les ouvrir ou à les fermer). En cas de doute, consultez un diagnostiqueur ou un bureau d’études spécialisé pour une évaluation précise.
Comment vérifier si mon assurance habitation couvre les risques d’effondrement ?
Vérifiez les garanties incluses dans votre contrat (dégâts des eaux, tempête, vice de construction) et les exclusions éventuelles (certains contrats excluent les dommages liés à un défaut d’entretien). Contactez votre assureur pour obtenir une copie de votre contrat et clarifier les garanties. Les franchises appliquées en cas de sinistre doivent également être prises en compte.
Puis-je bénéficier de MaPrimeRénov’ pour des travaux de réparation de toiture ?
Oui, MaPrimeRénov’ peut financer les travaux de réfection de toiture si les matériaux utilisés améliorent la performance énergétique (ex. : remplacement des tuiles par des matériaux isolants). Pour 2024, le montant maximal est de 10 000 € pour les ménages très modestes. Les conditions incluent une résidence principale de plus de 15 ans et des travaux réalisés par un professionnel RGE.
Quels sont les délais pour déclarer un sinistre à mon assurance ?
Vous devez déclarer le sinistre dans les 5 jours ouvrés suivant sa découverte. Cette déclaration peut se faire en ligne via le site de votre assureur, par téléphone auprès de votre agent ou du service sinistres, ou par courrier recommandé avec accusé de réception. Un retard dans la déclaration peut entraîner un refus de prise en charge par l’assurance.
Comment choisir un expert indépendant pour évaluer des dommages structurels ?
Pour choisir un expert indépendant, vérifiez ses certifications (il doit être inscrit à l’ordre des experts en bâtiment), demandez des références et des exemples de rapports d’expertise, comparez les tarifs (les honoraires varient entre 300 € et 1 500 € selon la complexité du dossier), et privilégiez un expert neutre, choisi conjointement avec votre assurance ou un tribunal. Consultez l’annuaire de l’Association Française des Experts en Bâtiment pour trouver un professionnel.
Quelles sont les obligations légales des propriétaires en matière d’entretien des toitures ?
Les propriétaires sont tenus d’assurer l’entretien régulier de leur toiture (nettoyage des gouttières, réparation des tuiles cassées), de faire réaliser un diagnostic si des signes de dégradation apparaissent (fissures, infiltrations), et de respecter les règles d’urbanisme en cas de travaux (déclaration en mairie, respect du PLU). En cas de négligence entraînant un danger pour les occupants ou les riverains, le propriétaire s’expose à des poursuites pour mise en danger d’autrui (article 223-1 du Code pénal).
