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Actualité Caen · 6 juin 2026

Violences sexuelles en milieu étudiant : porter plainte et obtenir réparation à Caen

Violences sexuelles en milieu étudiant : porter plainte et obtenir réparation à Caen

Ce qu'il s'est passé à Caen

Les étudiants de l'IRTS de Caen ont bloqué l'établissement en réaction à des signalements de violences sexuelles et à un alleged silence de la direction face à ces accusations. Selon France 3 Régions, cette mobilisation s'inscrit dans un mouvement plus large de dénonciation des violences sexuelles en milieu étudiant. Cet événement met en lumière les difficultés rencontrées par les victimes pour faire reconnaître les faits et obtenir justice, ainsi que l'importance de connaître ses droits et les recours disponibles.

Face à cette situation, il est essentiel de rappeler les démarches à suivre pour porter plainte, constituer un dossier solide et obtenir réparation. Cet article vous guide à travers les étapes clés, depuis le dépôt de plainte jusqu'à l'indemnisation, en passant par le choix d'un avocat pénaliste spécialisé.

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Comprendre les violences sexuelles en milieu étudiant : définition et cadre juridique

Les violences sexuelles regroupent un ensemble d'infractions définies par le Code pénal. Elles incluent le viol, les agressions sexuelles, le harcèlement sexuel, ainsi que les atteintes sexuelles sur mineur. En milieu étudiant, ces violences peuvent prendre des formes variées : pressions, chantages, agressions physiques ou verbales, ou encore exploitation de situations de vulnérabilité.

Le cadre juridique français distingue plusieurs niveaux de gravité, selon la nature des actes commis et les circonstances. Par exemple, le viol est puni de 15 ans de réclusion criminelle, tandis que les agressions sexuelles sont passibles de 5 à 7 ans d'emprisonnement, selon leur caractère aggravé. Le harcèlement sexuel, quant à lui, est sanctionné par une peine pouvant aller jusqu'à 3 ans de prison et 45 000 € d'amende.

Il est important de noter que les violences sexuelles peuvent être commises par un étudiant, un enseignant, un membre du personnel administratif, ou toute autre personne fréquentant l'établissement. La loi ne fait pas de distinction selon la qualité de l'auteur, et les victimes sont protégées par les mêmes dispositifs juridiques, quel que soit le contexte.

En cas de doute sur la qualification des faits, il est recommandé de consulter un avocat pénaliste spécialisé ou une association d'aide aux victimes. Ces professionnels peuvent évaluer la situation et orienter vers les démarches les plus adaptées.

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Porter plainte pour violences sexuelles : les étapes à suivre

Porter plainte pour violences sexuelles est une démarche complexe, mais essentielle pour faire reconnaître les faits et obtenir justice. Voici les étapes clés à respecter :

1. Conserver les preuves et témoignages

Dès que possible, il est crucial de rassembler toutes les preuves disponibles : messages, emails, enregistrements, photos, ou tout autre élément susceptible de corroborer les faits. Les témoignages de proches, de témoins ou d'autres victimes peuvent également renforcer le dossier. Ces éléments doivent être conservés dans un endroit sûr, de préférence sous forme numérique (copie sur un support externe ou dans un cloud sécurisé).

2. Se rendre dans un commissariat ou une gendarmerie

La plainte peut être déposée dans n'importe quel commissariat ou brigade de gendarmerie, même si les faits se sont produits dans un autre département. La plainte sera ensuite transmise au procureur de la République compétent. Il est possible de déposer plainte en ligne via la plateforme Pre-Plainte en Ligne (PPE) pour les infractions punies d'une peine d'emprisonnement ou d'une amende.

3. Être accompagné par un avocat ou une association

Se faire accompagner par un avocat pénaliste spécialisé dans les violences sexuelles ou par une association d'aide aux victimes (comme le Collectif Féministe Contre le Viol ou l'Association européenne contre les violences faites aux femmes au travail) peut faciliter les démarches. Ces professionnels offrent un soutien juridique, psychologique et administratif, et peuvent aider à préparer le dossier.

4. Respecter les délais de prescription

En France, les délais de prescription pour les violences sexuelles varient selon la gravité des faits. Pour les crimes (comme le viol), la prescription est de 20 ans à compter de la majorité de la victime. Pour les délits (comme les agressions sexuelles ou le harcèlement), le délai est de 6 ans. Il est donc important d'agir rapidement pour ne pas perdre la possibilité d'engager des poursuites.

5. Suivre l'avancement de la procédure

Une fois la plainte déposée, le procureur de la République décide des suites à donner : classement sans suite, poursuites, ou alternative aux poursuites (comme une médiation pénale). En cas de poursuites, la victime peut se constituer partie civile pour demander réparation. Il est essentiel de rester informé de l'avancement de la procédure et de solliciter l'aide d'un professionnel si nécessaire.

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Magalie

Vaut-il mieux poser ses questions à un expert que rester dans le doute ?

Constituer un dossier solide : les éléments indispensables

Un dossier solide est la clé pour obtenir une condamnation et une indemnisation. Voici les éléments à rassembler et à organiser avec soin :

1. Les preuves matérielles

- Messages et communications : SMS, emails, captures d'écran de conversations sur les réseaux sociaux, ou tout autre échange écrit ou oral pouvant prouver les faits. - Photos et vidéos : si les faits ont été filmés ou photographiés (par exemple, des images de blessures ou de l'environnement où les faits se sont produits). - Documents administratifs : certificats médicaux, rapports de police ou de gendarmerie, ou tout autre document officiel attestant des faits.

2. Les témoignages

Les témoignages de proches, de témoins directs ou indirects, ou d'autres victimes peuvent apporter une crédibilité supplémentaire au dossier. Il est important de noter leurs coordonnées et de recueillir leurs déclarations par écrit ou sous forme d'enregistrement audio (avec leur consentement).

3. Les certificats médicaux

Un certificat médical établi par un médecin (généraliste, gynécologue, psychiatre, etc.) peut attester des blessures physiques ou psychologiques subies. Ce document est souvent demandé pour évaluer l'étendue des préjudices et demander une indemnisation. Il est recommandé de se rendre dans un service spécialisé (comme les unités médico-judiciaires) pour une prise en charge adaptée.

4. Les déclarations de la victime

Une déclaration détaillée et précise des faits est essentielle. Elle doit inclure : - La date, l'heure et le lieu des faits. - La description des actes commis. - Les conséquences physiques, psychologiques ou matérielles subies. - Les éventuels témoins ou preuves disponibles.

Cette déclaration peut être rédigée avec l'aide d'un avocat ou d'une association, et doit être signée par la victime.

5. L'évaluation des préjudices

Pour demander une indemnisation, il est nécessaire d'évaluer les préjudices subis. Ceux-ci peuvent être : - Physiques : blessures, séquelles, frais médicaux. - Psychologiques : traumatismes, dépression, anxiété. - Matériels : perte de revenus, frais de déplacement. - Moraux : atteinte à la réputation, souffrance.

Un médecin expert ou un psychologue peut aider à évaluer ces préjudices et à les quantifier.

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Obtenir réparation : le SARVI et la CIVI, deux dispositifs clés

En France, deux dispositifs principaux permettent aux victimes de violences sexuelles d'obtenir une réparation financière : le Service d'Aide au Recouvrement des Victimes d'Infractions (SARVI) et la Commission d'Indemnisation des Victimes d'Infractions (CIVI). Voici comment en bénéficier.

Le SARVI : une aide rapide pour les victimes

Le SARVI est un service public qui permet aux victimes d'obtenir une indemnisation rapide, même si l'auteur des faits n'a pas été identifié ou condamné. Pour en bénéficier, il faut : - Avoir subi une infraction punie d'une peine d'emprisonnement ou d'une amende (comme les violences sexuelles). - Avoir déposé plainte ou avoir fait l'objet d'une constitution de partie civile. - Ne pas avoir déjà obtenu une indemnisation via un autre dispositif.

L'indemnisation maximale est de 3 000 € pour les violences ayant entraîné une incapacité totale de travail (ITT) inférieure ou égale à 1 mois, et de 6 000 € pour une ITT supérieure à 1 mois. La demande doit être adressée au SARVI dans un délai de 1 an à compter de la date des faits ou de la décision de justice.

La CIVI : une indemnisation complémentaire

La CIVI est une commission indépendante qui indemnise les victimes d'infractions pénales, même en l'absence de condamnation de l'auteur. Elle peut accorder une indemnisation pour les préjudices physiques, psychologiques ou matériels. Pour en bénéficier, il faut : - Avoir subi une infraction punie d'une peine d'emprisonnement ou d'une amende. - Avoir déposé plainte ou avoir fait l'objet d'une constitution de partie civile. - Ne pas avoir déjà obtenu une indemnisation suffisante via un autre dispositif.

L'indemnisation maximale est de 6 000 € pour les violences ayant entraîné une ITT inférieure ou égale à 1 mois, et de 12 000 € pour une ITT supérieure à 1 mois. La demande doit être adressée à la CIVI dans un délai de 3 ans à compter de la date des faits ou de la décision de justice.

Comparaison SARVI et CIVI

| Critère | SARVI | CIVI | |-----------------------|--------------------------------|-------------------------------| | Délai de demande | 1 an | 3 ans | | Montant maximal | 3 000 € (ITT ≤ 1 mois) / 6 000 € (ITT > 1 mois) | 6 000 € (ITT ≤ 1 mois) / 12 000 € (ITT > 1 mois) | | Condition de condamnation | Aucune | Aucune | | Procédure | Administrative | Administrative |

Ces deux dispositifs sont complémentaires et peuvent être cumulés si nécessaire. Il est recommandé de se faire accompagner par un avocat ou une association pour monter le dossier.

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Choisir un avocat pénaliste spécialisé à Caen : critères et conseils

Face à une situation de violences sexuelles, le choix d'un avocat pénaliste spécialisé est une étape cruciale. Voici les critères à prendre en compte et les conseils pour faire le bon choix à Caen.

Les critères de sélection

1. La spécialisation : Privilégiez un avocat pénaliste ayant une expérience avérée dans les affaires de violences sexuelles. Cette spécialisation garantit une connaissance approfondie des textes juridiques, des procédures et des enjeux spécifiques à ces infractions.

2. L'expérience : Renseignez-vous sur le nombre d'affaires similaires traitées par l'avocat et sur les résultats obtenus. Un avocat expérimenté saura anticiper les difficultés et adapter sa stratégie en conséquence.

3. La proximité géographique : Bien que la procédure puisse se dérouler à distance, choisir un avocat basé à Caen ou dans le Calvados peut faciliter les échanges et les rendez-vous en présentiel.

4. Les honoraires : Les tarifs des avocats varient considérablement. Il est important de discuter des honoraires dès le premier entretien et de vérifier si l'avocat propose un devis écrit. Certains avocats proposent des consultations gratuites ou des honoraires conditionnels (paiement uniquement en cas de succès).

5. L'écoute et l'empathie : Une victime de violences sexuelles a besoin d'être écoutée et soutenue. L'avocat doit faire preuve d'empathie, de patience et de respect, sans jugement.

Où trouver un avocat spécialisé à Caen ?

Plusieurs ressources peuvent vous aider à trouver un avocat pénaliste spécialisé dans les violences sexuelles à Caen :

- Le barreau de Caen : Le site du Barreau de Caen propose un annuaire des avocats inscrits, avec la possibilité de filtrer par spécialisation. - Les associations d'aide aux victimes : Des associations comme le Collectif Féministe Contre le Viol ou l'Association européenne contre les violences faites aux femmes au travail peuvent orienter vers des avocats partenaires. - Les plateformes en ligne : Des sites comme Avocat.fr ou Justifit permettent de rechercher des avocats par spécialité et par localisation.

Les questions à poser lors du premier entretien

Lors du premier entretien avec un avocat, il est important de poser les bonnes questions pour évaluer son adéquation avec votre situation :

- Quelle est votre expérience dans les affaires de violences sexuelles ? - Quelles sont les étapes clés de la procédure dans mon cas ? - Quels sont les risques et les chances de succès ? - Quels sont vos honoraires et comment sont-ils calculés ? - Comment allez-vous me tenir informé de l'avancement de la procédure ?

N'hésitez pas à consulter plusieurs avocats avant de faire votre choix, afin de comparer leurs approches et leurs conseils.

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Magalie

Quand se renseigner ne coûte rien, autant le faire, non ?

Les recours possibles en cas de blocage ou de non-reconnaissance des faits

Dans certains cas, les victimes de violences sexuelles peuvent rencontrer des obstacles pour faire reconnaître les faits, notamment en cas de blocage de la direction d'un établissement ou de minimisation des accusations. Voici les recours possibles pour faire valoir ses droits.

1. Saisir le Défenseur des droits

Le Défenseur des droits est une autorité indépendante qui peut intervenir en cas de discrimination, de harcèlement ou de violation des droits. Une victime de violences sexuelles peut saisir le Défenseur des droits pour demander une médiation ou une enquête. La saisine est gratuite et peut se faire en ligne ou par courrier.

2. Contacter la Commission départementale des droits de la femme et de l'égalité

Dans le Calvados, la Commission départementale des droits de la femme et de l'égalité peut apporter un soutien aux victimes de violences sexuelles. Elle propose des informations, des orientations et des actions de sensibilisation.

3. Engager une action en justice contre l'établissement

Si la direction d'un établissement (comme l'IRTS de Caen) a failli à ses obligations de protection des étudiants, il est possible d'engager une action en justice pour obtenir réparation. Les recours possibles incluent :

- Une action en responsabilité civile : pour obtenir des dommages et intérêts en raison du préjudice subi. - Une plainte pour non-assistance à personne en danger : si la direction a omis d'agir malgré la connaissance de faits graves. - Une plainte pour mise en danger de la vie d'autrui : si les conditions de sécurité n'ont pas été respectées.

Ces actions nécessitent l'accompagnement d'un avocat pénaliste ou d'un avocat spécialisé en droit administratif.

4. Solliciter l'aide des associations étudiantes

Les associations étudiantes (comme la Fédération des associations générales étudiantes ou les BDE locaux) peuvent apporter un soutien logistique, juridique ou psychologique. Elles peuvent aussi organiser des actions de sensibilisation ou de pression pour faire évoluer les pratiques au sein des établissements.

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Les aides et accompagnements disponibles pour les victimes

Outre les dispositifs juridiques, plusieurs aides et accompagnements sont disponibles pour soutenir les victimes de violences sexuelles dans leur parcours de reconstruction.

1. L'accompagnement psychologique

Les violences sexuelles peuvent avoir des conséquences psychologiques graves (dépression, anxiété, syndrome de stress post-traumatique). Plusieurs structures proposent un accompagnement gratuit ou à tarifs réduits :

- Les Centres médico-psychologiques (CMP) : accessibles sur prescription médicale, ils offrent un suivi psychologique pris en charge par l'Assurance Maladie. - Les associations spécialisées : comme le CFCV ou l'AVFT, qui proposent des thérapies, des groupes de parole et un soutien juridique. - Les plateformes d'écoute : comme le 3919 (Violences Femmes Info), qui offre une écoute anonyme et gratuite 24h/24.

2. Les aides financières

Plusieurs dispositifs peuvent aider à couvrir les frais liés aux violences sexuelles :

- L'Aide Médicale de l'État (AME) : pour les victimes en situation irrégulière, elle permet une prise en charge des soins. - Les aides des caisses primaires d'assurance maladie (CPAM) : certaines CPAM proposent des aides pour les frais médicaux non couverts. - Les fonds d'aide aux victimes : certains départements ou associations proposent des aides ponctuelles pour les frais de justice, de déplacement ou de logement.

3. Les dispositifs de protection

Pour éviter les représailles ou les contacts avec l'auteur des faits, plusieurs mesures de protection peuvent être mises en place :

- L'ordonnance de protection : délivrée par le juge aux affaires familiales, elle peut interdire à l'auteur des faits de s'approcher de la victime ou de la contacter. - Le téléphone grave danger : un dispositif gratuit permettant à la victime d'alerter les secours en cas de danger. - Le changement d'établissement : pour les étudiants, il est possible de demander un changement d'établissement ou de formation, avec l'aide du rectorat ou de l'établissement d'accueil.

4. Les formations et sensibilisations

Plusieurs organismes proposent des formations pour les professionnels (enseignants, personnel administratif, soignants) afin de mieux repérer et prendre en charge les victimes de violences sexuelles. Ces formations peuvent être organisées par :

- Les universités et grandes écoles : pour leurs personnels et étudiants. - Les associations : comme le CFCV ou l'AVFT. - Les institutions publiques : comme l'ANESM ou l'INSERM.

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Magalie

Un travail bien fait par un pro vaut mieux qu'une fausse économie, non ?

Que faire en cas de cyberharcèlement ou de revenge porn ?

Les violences sexuelles ne se limitent pas aux agressions physiques ou verbales : elles peuvent aussi prendre la forme de cyberharcèlement ou de revenge porn (diffusion d'images intimes sans consentement). Ces infractions sont sévèrement punies par la loi et nécessitent une réponse rapide.

1. Conserver les preuves

En cas de cyberharcèlement ou de revenge porn, il est essentiel de conserver toutes les preuves : captures d'écran, liens vers les contenus, messages, etc. Ces éléments doivent être sauvegardés dans un endroit sécurisé.

2. Porter plainte

La plainte peut être déposée en commissariat, en gendarmerie ou en ligne via la plateforme Pharos (pour les contenus illicites en ligne). Il est également possible de saisir le procureur de la République directement.

3. Demander le retrait des contenus

Pour faire retirer les contenus illicites (photos, vidéos, messages), il est possible de :

- Contacter les plateformes : la plupart des réseaux sociaux et sites de partage ont des procédures de signalement pour les contenus illicites. - Saisir la CNIL : si les données personnelles sont utilisées à des fins de harcèlement, la CNIL peut intervenir. - Demander une ordonnance de référé : un juge peut ordonner le retrait des contenus sous 48 heures.

4. Obtenir réparation

Les victimes de cyberharcèlement ou de revenge porn peuvent demander une indemnisation via le SARVI ou la CIVI, comme pour les autres formes de violences sexuelles. Il est recommandé de se faire accompagner par un avocat spécialisé.

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Ressources utiles à Caen et en Normandie

Pour obtenir de l'aide ou des informations complémentaires, voici une liste de ressources disponibles à Caen et en Normandie :

1. Associations locales

- Le CFCV Normandie : Site web – Accompagnement psychologique et juridique pour les victimes de violences sexuelles. - l'AVFT Normandie : Site web – Aide aux victimes de harcèlement sexuel et de violences au travail. - le CIDFF du Calvados : Site web – Informations juridiques et accompagnement pour les victimes.

2. Services publics

- La Maison des droits des femmes et de l'égalité du Calvados : Site web – Accueil, écoute et orientation pour les victimes de violences. - Le Service d'Accueil des Victimes (SAV) de Caen : Site web – Accompagnement des victimes dans leurs démarches judiciaires. - Le Centre Hospitalier Universitaire de Caen : Site web – Unité médico-judiciaire pour les examens et certificats médicaux.

3. Numéros utiles

- 3919 : Violences Femmes Info (écoute et orientation 24h/24). - 119 : Enfance en danger (pour les mineurs victimes de violences). - 17 : Police/Gendarmerie (en cas d'urgence). - 114 : Numéro d'urgence pour les sourds et malentendants.

4. Plateformes en ligne

- arretonslesviolences.gouv.fr : Site officiel du gouvernement pour signaler les violences sexuelles et obtenir des informations. - service-public.fr : Portail officiel pour les démarches administratives et juridiques. - Pre-Plainte en Ligne (PPE) : Pour déposer plainte en ligne.

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Témoignages et parcours de reconstruction : l'importance de briser le silence

Briser le silence est souvent la première étape vers la reconstruction pour les victimes de violences sexuelles. De nombreux témoignages montrent que parler des faits, se faire accompagner et engager des démarches juridiques peuvent aider à retrouver une forme de sérénité. Voici quelques parcours inspirants :

1. Le témoignage de Clara

Clara, étudiante à Caen, a subi des agressions sexuelles de la part d'un camarade de promotion. Après des mois de silence, elle a décidé de porter plainte et de se faire accompagner par une association. "Porter plainte a été une étape difficile, mais nécessaire. J'ai réalisé que je n'étais pas seule et que d'autres victimes partageaient mon combat. Aujourd'hui, je me reconstruis grâce au soutien de mes proches et des professionnels."

2. Le parcours de Thomas

Thomas, victime de harcèlement sexuel dans son école d'ingénieurs, a choisi de saisir la justice et de demander réparation via la CIVI. "Les démarches ont été longues, mais le fait de voir l'auteur condamné m'a redonné confiance. Je me bats aujourd'hui pour sensibiliser les jeunes aux violences sexuelles."

3. L'engagement de Léa

Léa, après avoir été victime de revenge porn, a décidé de s'engager auprès d'une association pour aider d'autres victimes. "Mon histoire a inspiré d'autres personnes à parler. Ensemble, nous pouvons faire évoluer les mentalités et obtenir justice."

Ces parcours montrent que, malgré la difficulté, il est possible de se reconstruire et de faire entendre sa voix. Briser le silence est un acte de courage qui peut inspirer d'autres victimes à agir.

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Conclusion : agir pour soi et pour les autres

Les violences sexuelles en milieu étudiant, comme celles dénoncées à l'IRTS de Caen, sont une réalité préoccupante. Elles rappellent l'importance de briser le silence, de connaître ses droits et de s'entourer de professionnels compétents pour obtenir justice et réparation.

Si vous êtes victime ou témoin de violences sexuelles, n'hésitez pas à agir : - Portez plainte pour faire reconnaître les faits. - Constituez un dossier solide avec l'aide d'un avocat ou d'une association. - Demandez réparation via le SARVI ou la CIVI. - Bénéficiez d'un accompagnement psychologique, juridique et financier. - Sensibilisez votre entourage pour briser les tabous et prévenir les violences.

À Caen et en Normandie, de nombreuses ressources sont disponibles pour vous soutenir. Ne restez pas seul(e) : votre voix compte, et vos droits doivent être respectés.

Questions fréquentes

Quels sont les délais pour porter plainte pour violences sexuelles ?

Les délais de prescription varient selon la gravité des faits. Pour un crime (comme le viol), la prescription est de 20 ans à compter de la majorité de la victime. Pour un délit (comme une agression sexuelle ou du harcèlement), le délai est de 6 ans. Il est donc important d'agir rapidement pour ne pas perdre la possibilité d'engager des poursuites. Pour plus d'informations, consultez le [Service-Public.fr](https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/F1985).

Comment obtenir une indemnisation après des violences sexuelles ?

Deux dispositifs principaux permettent d'obtenir une réparation financière : le SARVI (Service d'Aide au Recouvrement des Victimes d'Infractions) et la CIVI (Commission d'Indemnisation des Victimes d'Infractions). Le SARVI offre une indemnisation rapide (jusqu'à 6 000 €) sans condition de condamnation, tandis que la CIVI peut accorder jusqu'à 12 000 €. Les demandes doivent être faites dans un délai d'1 an (SARVI) ou 3 ans (CIVI) à compter des faits ou de la décision de justice. Pour en savoir plus, rendez-vous sur [Service-Public.fr](https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/F1756).

Comment choisir un avocat pénaliste spécialisé dans les violences sexuelles ?

Pour choisir un avocat pénaliste spécialisé, privilégiez un professionnel ayant une expérience avérée dans les affaires de violences sexuelles. Vérifiez ses références, ses honoraires et sa proximité géographique. Vous pouvez consulter l'annuaire du [Barreau de Caen](https://www.cnb.avocat.fr/) ou demander conseil à une association d'aide aux victimes comme le [CFCV](https://www.cfcv.asso.fr/). N'hésitez pas à rencontrer plusieurs avocats avant de faire votre choix.

Que faire en cas de cyberharcèlement ou de revenge porn ?

En cas de cyberharcèlement ou de revenge porn, conservez toutes les preuves (captures d'écran, liens, messages) et portez plainte en commissariat, en gendarmerie ou en ligne via la [plateforme Pharos](https://www.internet-signalement.gouv.fr/). Demandez le retrait des contenus auprès des plateformes ou via une ordonnance de référé. Vous pouvez aussi obtenir réparation via le SARVI ou la CIVI. Pour plus d'informations, consultez [arretonslesviolences.gouv.fr](https://arretonslesviolences.gouv.fr/).

Quelles aides financières existent pour les victimes de violences sexuelles ?

Plusieurs aides sont disponibles : l'Aide Médicale de l'État (AME) pour les victimes en situation irrégulière, les aides des CPAM pour les frais médicaux, et les fonds d'aide aux victimes proposés par certains départements ou associations. Vous pouvez aussi demander une indemnisation via le SARVI ou la CIVI. Pour plus de détails, consultez [Service-Public.fr](https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/F1985).

Comment obtenir un accompagnement psychologique après des violences sexuelles ?

Plusieurs structures proposent un accompagnement psychologique gratuit ou à tarifs réduits : les Centres médico-psychologiques (CMP), les associations comme le [CFCV](https://www.cfcv.asso.fr/) ou [l'AVFT](https://www.avft.org/), et les plateformes d'écoute comme le [3919](https://arretonslesviolences.gouv.fr/). Vous pouvez aussi consulter un médecin généraliste ou un psychiatre pour une prise en charge adaptée.