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Actualité Saint-Jean-d'Angély · 6 juin 2026

Violences conjugales dans les Landes : comment porter plainte et se faire accompagner après une mise en examen pour meurtre

Violences conjugales dans les Landes : comment porter plainte et se faire accompagner après une mise en examen pour meurtre

Ce qu'il s'est passé dans les Landes Le Parisien — Faits divers

Un homme a été mis en examen pour la mort de sa compagne dans les Landes, décédée des suites de violences conjugales. Ce drame rappelle l'urgence d'agir face à ces situations, tant pour les victimes que pour leurs proches. Si vous êtes confronté à une situation de violence conjugale, il est essentiel de connaître vos droits et les démarches à suivre pour vous protéger et obtenir justice.

Cet article vous guide à travers les étapes clés : porter plainte, constituer un dossier solide, demander une ordonnance de protection, et choisir un avocat pénaliste spécialisé en droit de la famille et violences intrafamiliales. Il aborde également les voies d'indemnisation disponibles via le SARVI ou la CIVI, ainsi que les délais à respecter.

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Comprendre les violences conjugales et leurs conséquences juridiques

Les violences conjugales, qu'elles soient physiques, psychologiques, sexuelles ou économiques, constituent une infraction pénale sévèrement réprimée par le Code pénal. En France, elles sont définies comme des actes commis par un partenaire ou ex-partenaire, visant à dominer ou contrôler l'autre. Ces violences peuvent prendre différentes formes :

- Violences physiques : coups, blessures, strangulation, etc. - Violences psychologiques : harcèlement moral, menaces, intimidation, isolement. - Violences sexuelles : agressions, viols, harcèlement sexuel. - Violences économiques : privation de ressources, contrôle des dépenses.

Le Code pénal prévoit des peines pouvant aller jusqu'à 20 ans de réclusion criminelle pour les violences ayant entraîné la mort de la victime, comme dans le cas évoqué dans les Landes. Ces infractions sont punies plus sévèrement lorsqu'elles sont commises par un conjoint ou un partenaire lié par un pacte civil de solidarité (PACS).

Pour les victimes, il est crucial de comprendre que ces actes ne sont jamais anodins, même s'ils semblent isolés ou mineurs. Les violences conjugales s'inscrivent souvent dans un cycle de domination et d'emprise, qui peut s'aggraver avec le temps. La loi reconnaît cette réalité et offre des outils pour protéger les victimes et les aider à sortir de cette spirale.

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Porter plainte : les étapes clés pour constituer un dossier solide

Porter plainte est la première étape pour briser le silence et engager une procédure judiciaire. Voici les démarches à suivre pour constituer un dossier solide :

1. Déposer une plainte au commissariat ou à la gendarmerie

Vous pouvez porter plainte dans n'importe quel commissariat ou brigade de gendarmerie, même si les faits se sont produits ailleurs. La plainte peut être déposée par la victime elle-même ou par un tiers (famille, ami, association). Si vous ne pouvez pas vous déplacer, vous pouvez également porter plainte en ligne via le site Service-Public.fr.

À fournir lors du dépôt de plainte : - Votre pièce d'identité. - Tout élément de preuve disponible (messages, photos, témoignages, certificats médicaux). - Une description détaillée des faits, des dates et des lieux.

La plainte donne lieu à l'ouverture d'une enquête préliminaire, menée par les forces de l'ordre. Vous recevrez un récépissé de dépôt de plainte, qui atteste de votre démarche.

2. Obtenir un certificat médical

Un certificat médical est un élément clé pour prouver les violences subies. Il doit être établi par un médecin, de préférence dans un service spécialisé (comme les unités médico-judiciaires ou les centres de santé). Ce certificat décrit les blessures, leur gravité et leur lien avec les violences déclarées.

Où se rendre ? - Unité médico-judiciaire (UMJ) de l'hôpital le plus proche. - Médecin généraliste ou spécialiste (en précisant la demande d'un certificat pour des violences conjugales). - Centre de santé ou maison médicale.

Le certificat médical peut être utilisé comme preuve dans le cadre de la procédure pénale ou civile. Il est recommandé de le conserver précieusement.

3. Rassembler des preuves complémentaires

Outre le certificat médical, d'autres éléments peuvent renforcer votre dossier : - Messages (SMS, emails, réseaux sociaux) : captures d'écran, impressions. - Témoignages : déclarations écrites de proches, voisins, collègues. - Enregistrements audio ou vidéo : uniquement si vous êtes en mesure de les réaliser légalement (sans porter atteinte à la vie privée d'autrui). - Photos ou vidéos : des blessures, des objets endommagés, des lieux.

Ces preuves doivent être conservées dans un endroit sûr, idéalement sous forme numérique (cloud sécurisé, clé USB).

4. Signaler les faits à un procureur de la République

Si les forces de l'ordre ne transmettent pas votre plainte au procureur dans un délai raisonnable (généralement sous 48 heures), vous pouvez écrire directement au procureur de la République du tribunal judiciaire compétent. Cette démarche, appelée plainte avec constitution de partie civile, permet de saisir directement le juge d'instruction.

Modèle de lettre : Vous pouvez utiliser un modèle disponible sur le site Justice.fr.

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Magalie

Vaut-il mieux confier ça à quelqu'un de qualifié qu'à un travail bâclé ?

Demander une ordonnance de protection : un outil pour se protéger rapidement

L'ordonnance de protection est une mesure d'urgence qui permet à une victime de violences conjugales de se protéger immédiatement, sans attendre la fin de la procédure pénale. Elle peut être demandée même si aucune plainte n'a été déposée.

Qui peut demander une ordonnance de protection ?

- La victime elle-même (ou son représentant légal si elle est mineure ou sous tutelle). - Un tiers (famille, ami, association) avec l'accord de la victime.

Comment faire la demande ?

La demande doit être adressée au juge aux affaires familiales (JAF) du tribunal judiciaire du lieu de résidence de la victime. Elle peut être déposée : - En personne au greffe du tribunal. - Par courrier (avec accusé de réception). - En ligne via la plateforme Justice.fr, si disponible dans votre département.

Quels sont les effets de l'ordonnance de protection ?

L'ordonnance de protection peut imposer plusieurs mesures au conjoint violent : - Interdiction de contact : avec la victime ou les enfants. - Interdiction de se rendre au domicile conjugal. - Interdiction de porter une arme. - Obligation de suivre un stage de sensibilisation aux violences conjugales. - Attribution du logement familial à la victime. - Fixation d'une pension alimentaire pour la victime ou les enfants.

Cette ordonnance est valable pour une durée maximale de 6 mois, renouvelable une fois. Elle peut être assortie d'une bracelet anti-rapprochement, qui alerte les forces de l'ordre en cas de violation de l'interdiction de contact.

Que faire en cas de non-respect de l'ordonnance ?

Le non-respect des mesures imposées par l'ordonnance de protection est passible de sanctions pénales : jusqu'à 2 ans d'emprisonnement et 15 000 € d'amende. En cas de violation, la victime doit immédiatement alerter les forces de l'ordre.

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Choisir un avocat pénaliste spécialisé en violences conjugales

Faire appel à un avocat pénaliste spécialisé en violences conjugales est essentiel pour vous accompagner tout au long de la procédure et maximiser vos chances d'obtenir justice. Voici les critères à prendre en compte pour faire le bon choix :

1. Les compétences spécifiques requises

Un avocat spécialisé en violences conjugales doit maîtriser : - Le droit pénal (Code pénal, procédure pénale). - Le droit de la famille (mariage, PACS, divorce). - Les violences intrafamiliales (mécanismes, psychologie, accompagnement). - Les dispositifs de protection (ordonnance de protection, bracelet anti-rapprochement).

Il doit également connaître les réseaux d'aide (associations, services sociaux) pour orienter la victime vers un accompagnement global.

2. Comment trouver un avocat compétent ?

Plusieurs ressources peuvent vous aider à trouver un avocat spécialisé : - Le barreau de votre département : la plupart des barreaux proposent un annuaire des avocats avec leurs spécialisations. - Les associations d'aide aux victimes : elles peuvent vous orienter vers des professionnels compétents. - Les plateformes en ligne : comme Avocat.fr ou Justifit, qui permettent de rechercher des avocats par spécialité et localisation.

3. Les honoraires et l'aide juridictionnelle

Les honoraires d'un avocat pénaliste varient en fonction de son expérience et de la complexité du dossier. Pour les victimes de violences conjugales, il est possible de bénéficier de l'aide juridictionnelle, qui prend en charge tout ou partie des frais d'avocat.

Conditions pour bénéficier de l'aide juridictionnelle : - Ressources financières inférieures à un certain plafond (fixé par décret). - Dossier jugé recevable par la commission d'aide juridictionnelle.

Pour faire la demande, il faut remplir un formulaire disponible sur le site Service-Public.fr et fournir les justificatifs de revenus.

4. Le rôle de l'avocat tout au long de la procédure

Un avocat spécialisé joue plusieurs rôles clés : - Conseiller : il explique vos droits et les étapes de la procédure. - Représentant : il vous défend devant les tribunaux et les forces de l'ordre. - Accompagnateur : il vous soutient psychologiquement et vous oriente vers des structures d'aide. - Médiateur : il peut tenter une médiation pénale si la situation le permet.

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Indemnisation des victimes : le SARVI et la CIVI

Les victimes de violences conjugales peuvent prétendre à une indemnisation pour les préjudices subis. Deux dispositifs principaux existent : le SARVI (Service d'Aide au Recouvrement des Victimes d'Infractions) et la CIVI (Commission d'Indemnisation des Victimes d'Infractions).

Le SARVI : une indemnisation rapide

Le SARVI est un service public qui permet aux victimes d'obtenir une indemnisation rapide, même si l'auteur des violences n'a pas été identifié ou condamné. Cette indemnisation est plafonnée à 3 000 € pour les violences ayant entraîné une incapacité totale de travail (ITT) inférieure ou égale à 1 mois, et à 6 000 € pour une ITT supérieure à 1 mois.

Conditions pour bénéficier du SARVI : - Avoir subi une infraction pénale (violences, agression, etc.). - Avoir déposé plainte ou avoir une plainte déposée en votre nom. - Ne pas avoir déjà été indemnisé pour les mêmes faits.

Démarches : 1. Remplir le formulaire de demande disponible sur le site Service-Public.fr. 2. Joindre les pièces justificatives (certificat médical, récépissé de plainte, factures, etc.). 3. Envoyer le dossier au SARVI dans un délai de 1 an à compter de la date des faits.

Le SARVI examine votre demande et vous verse une indemnisation sous 2 à 6 mois. Cette somme est ensuite récupérée auprès de l'auteur des violences, si celui-ci est identifié.

La CIVI : une indemnisation complémentaire

La CIVI est une commission qui indemnise les victimes d'infractions pénales lorsque l'auteur n'est pas solvable ou n'a pas été identifié. Elle peut accorder une indemnisation pour : - Les préjudices corporels (blessures, ITT). - Les préjudices matériels (dégâts, pertes financières). - Les préjudices moraux (souffrance, stress).

Conditions pour bénéficier de la CIVI : - Avoir subi une infraction pénale (violences, agression, etc.). - Avoir déposé plainte ou avoir une plainte déposée en votre nom. - Ne pas avoir déjà été indemnisé pour les mêmes faits.

Démarches : 1. Remplir le formulaire de demande disponible sur le site Service-Public.fr. 2. Joindre les pièces justificatives (certificat médical, récépissé de plainte, factures, etc.). 3. Envoyer le dossier à la CIVI du tribunal judiciaire compétent dans un délai de 3 ans à compter de la date des faits.

La CIVI examine votre demande et peut vous accorder une indemnisation sous 6 à 12 mois. Le montant varie en fonction du préjudice subi.

Comparaison SARVI vs CIVI

| Critère | SARVI | CIVI | |-----------------------|--------------------------------|-------------------------------| | Délai de dépôt | 1 an | 3 ans | | Montant maximal | 3 000 € ou 6 000 € | Variable (selon préjudice) | | Récupération des fonds| Oui (si auteur identifié) | Non | | Délai d'instruction | 2 à 6 mois | 6 à 12 mois |

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Magalie

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Les associations et structures d'accompagnement dans les Landes

Dans les Landes, plusieurs associations et structures sont dédiées à l'accompagnement des victimes de violences conjugales. Elles offrent un soutien psychologique, juridique et social, gratuitement ou à moindre coût.

1. Les associations locales

- Fédération nationale Solidarité Femmes (FNSF) : propose un accompagnement global (écoute, hébergement, aide juridique) via le 3919 (numéro national gratuit). - Association départementale d'aide aux victimes (ADAV) : offre un soutien psychologique et juridique aux victimes d'infractions pénales. - Réseau d'écoute, de conseil et d'accompagnement des femmes (RECCAF) : propose des permanences juridiques et des groupes de parole.

2. Les services publics

- France Rénov' : bien que principalement dédié à la rénovation énergétique, ce service peut orienter vers des structures d'aide aux victimes. - Maison de la justice et du droit (MJD) : propose un accompagnement juridique et une aide à la constitution de dossiers. - Centre communal d'action sociale (CCAS) : peut orienter vers des aides sociales ou des hébergements d'urgence.

3. Les numéros utiles

- 3919 : Violences femmes info (écoute, conseils, orientation). - 119 : Enfance en danger (pour les enfants témoins ou victimes). - 17 : Police ou gendarmerie (urgence). - 15 : SAMU (urgence médicale).

4. Les dispositifs d'hébergement d'urgence

En cas de danger immédiat, des solutions d'hébergement d'urgence sont disponibles : - Foyers d'hébergement pour femmes victimes de violences : gérés par des associations comme la FNSF. - Hôtels sociaux : proposés par les CCAS ou les services sociaux. - Centres d'hébergement et de réinsertion sociale (CHRS) : pour une prise en charge plus longue.

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Que faire après une mise en examen pour meurtre dans un contexte de violences conjugales ?

La mise en examen d'un auteur de violences conjugales pour meurtre ou homicide involontaire marque une étape cruciale dans la procédure judiciaire. Voici les démarches à suivre pour les proches de la victime ou pour la victime elle-même (si elle a survécu) :

1. Se constituer partie civile

Se constituer partie civile permet à la victime (ou à ses proches) de demander réparation du préjudice subi. Cette démarche peut être effectuée : - Lors du dépôt de plainte : en cochant la case "se constituer partie civile". - Ultérieurement : en adressant une lettre au juge d'instruction ou au procureur de la République.

Pièces à fournir : - Récépissé de plainte. - Certificat médical (si la victime a été blessée). - Factures (médicales, de réparation, etc.). - Témoignages ou preuves des violences.

2. Demander une indemnisation

En plus de la constitution de partie civile, la victime (ou ses proches) peut demander une indemnisation via le SARVI ou la CIVI, comme expliqué précédemment. Ces dispositifs permettent d'obtenir une aide financière rapide, même si la procédure pénale est encore en cours.

3. Obtenir un soutien psychologique

Le décès d'un proche dans un contexte de violences conjugales est un traumatisme profond. Plusieurs structures proposent un accompagnement psychologique gratuit ou à moindre coût : - Cellules d'urgence médico-psychologique (CUMP) : disponibles dans les hôpitaux. - Associations spécialisées : comme l'Association française de victimologie (AFV). - Psychologues libéraux : certains proposent des tarifs solidaires.

4. Participer aux audiences

Les proches de la victime peuvent assister aux audiences du procès, même s'ils ne sont pas partie civile. Leur présence peut être un soutien pour les victimes survivantes ou pour les autres membres de la famille. Il est recommandé de se faire accompagner par un avocat ou une association pour comprendre les différentes étapes du procès.

5. Obtenir une copie du jugement

Une fois le procès terminé, il est possible de demander une copie du jugement au greffe du tribunal. Ce document est essentiel pour faire valoir vos droits (indemnisation, héritage, etc.).

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Magalie

Gagner du temps et éviter les mauvaises surprises, c'est toujours appréciable, non ?

Prévenir les violences conjugales : les dispositifs d'alerte et d'accompagnement

Prévenir les violences conjugales passe par une meilleure information et des dispositifs d'alerte accessibles à tous. Voici les outils disponibles pour agir avant qu'il ne soit trop tard :

1. Le signalement en ligne

Le site arretonslesviolences.gouv.fr permet de signaler des violences conjugales en ligne, de manière anonyme si nécessaire. Ce signalement est transmis aux forces de l'ordre, qui peuvent intervenir rapidement.

2. Les bracelets anti-rapprochement

Les bracelets anti-rapprochement sont des dispositifs électroniques qui permettent de localiser l'auteur des violences et d'alerter les forces de l'ordre en cas de violation de l'interdiction de contact. Ils sont souvent imposés dans le cadre d'une ordonnance de protection ou d'un contrôle judiciaire.

3. Les stages de sensibilisation

Les auteurs de violences conjugales peuvent être condamnés à suivre un stage de sensibilisation aux violences conjugales. Ces stages, d'une durée de 20 à 40 heures, visent à les faire prendre conscience de la gravité de leurs actes et à prévenir la récidive.

4. Les campagnes de sensibilisation

Plusieurs campagnes nationales et locales visent à informer le public sur les violences conjugales : - Campagne "Violences conjugales : agissons ensemble" : lancée par le gouvernement. - Affiches et flyers : disponibles dans les mairies, les centres commerciaux et les lieux publics. - Formations : proposées aux professionnels (policiers, médecins, enseignants).

5. Les numéros d'urgence

- 3919 : Violences femmes info (écoute, conseils, orientation). - 114 : Numéro d'urgence pour les sourds et malentendants. - 119 : Enfance en danger.

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Les recours en cas de non-protection ou de négligence des autorités

Si vous estimez que les autorités (police, gendarmerie, justice) n'ont pas réagi de manière adéquate à votre situation, vous pouvez engager des recours pour faire valoir vos droits. Voici les démarches possibles :

1. Saisir le Défenseur des droits

Le Défenseur des droits est une autorité indépendante qui peut intervenir en cas de discrimination, de violation des droits ou de mauvaise administration. Vous pouvez le saisir : - En ligne : via le site defenseurdesdroits.fr. - Par courrier : à l'adresse suivante : Défenseur des droits, Libre réponse 71120, 75342 Paris Cedex 07. - Par téléphone : au 09 69 39 00 00 (numéro gratuit).

2. Porter plainte contre l'État pour carence

Si vous estimez que les autorités ont commis une faute en ne vous protégeant pas suffisamment, vous pouvez engager une action en responsabilité contre l'État. Cette démarche est complexe et nécessite l'assistance d'un avocat.

Conditions : - Prouver une faute de l'administration (négligence, retard, absence de mesure de protection). - Prouver un préjudice direct (blessures, décès, etc.).

3. Saisir le tribunal administratif

Le tribunal administratif est compétent pour juger les litiges opposant les citoyens à l'administration. Vous pouvez y saisir pour demander réparation d'un préjudice subi en raison de la carence des autorités.

Démarches : 1. Consulter un avocat spécialisé en droit administratif. 2. Remplir un formulaire de requête disponible sur le site Conseil d'État. 3. Joindre les pièces justificatives (plaintes, courriers, certificats médicaux, etc.).

4. Engager une action en justice contre l'auteur des violences

Même si l'État a failli à ses obligations, vous pouvez toujours engager une action en justice contre l'auteur des violences pour obtenir réparation. Cette démarche est indépendante de la responsabilité de l'État.

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FAQ : Violences conjugales, plainte et accompagnement

1. Je subis des violences conjugales, mais je n'ose pas porter plainte. Que faire ?

Vous pouvez contacter le 3919 (Violences femmes info) pour obtenir des conseils et un accompagnement. Ce numéro est gratuit, anonyme et accessible 24h/24. Vous pouvez également vous rendre dans une maison de la justice et du droit (MJD) ou une association locale pour discuter de votre situation en toute confidentialité. N'oubliez pas que porter plainte est un droit, et que vous n'êtes pas seule dans cette situation.

2. Quels sont les délais pour porter plainte après des violences conjugales ?

Pour les violences conjugales, il n'y a pas de délai de prescription pour les infractions les plus graves (violences ayant entraîné une ITT supérieure à 8 jours, viol, meurtre). Pour les autres infractions (violences légères, harcèlement), le délai est de 6 ans à compter de la date des faits. Il est donc toujours possible de porter plainte, même plusieurs années après les faits.

3. Comment obtenir une ordonnance de protection sans plainte déposée ?

L'ordonnance de protection peut être demandée sans dépôt de plainte préalable. Vous devez adresser une demande au juge aux affaires familiales (JAF) du tribunal judiciaire de votre lieu de résidence. Cette demande peut être déposée en personne, par courrier ou en ligne. Il est recommandé de vous faire accompagner par un avocat ou une association pour renforcer votre dossier.

4. Puis-je bénéficier de l'aide juridictionnelle pour un avocat pénaliste ?

Oui, si vos ressources sont inférieures à un certain plafond, vous pouvez bénéficier de l'aide juridictionnelle, qui prend en charge tout ou partie des frais d'avocat. Pour faire la demande, remplissez le formulaire disponible sur Service-Public.fr et fournissez les justificatifs de revenus. La décision est prise par la commission d'aide juridictionnelle.

5. Quelle est la différence entre le SARVI et la CIVI ?

Le SARVI (Service d'Aide au Recouvrement des Victimes d'Infractions) permet d'obtenir une indemnisation rapide (sous 2 à 6 mois), mais le montant est plafonné (3 000 € ou 6 000 € selon la gravité des blessures). La CIVI (Commission d'Indemnisation des Victimes d'Infractions) propose une indemnisation plus élevée, mais avec un délai plus long (6 à 12 mois). Les deux dispositifs sont cumulables si nécessaire.

6. Que faire si l'auteur des violences est libéré sous contrôle judiciaire ?

Si l'auteur des violences est libéré sous contrôle judiciaire, il peut être soumis à des obligations strictes (interdiction de contact, obligation de soins, etc.). En cas de violation de ces obligations, alertez immédiatement les forces de l'ordre au 17. Vous pouvez également demander une modification des mesures en contactant le juge d'application des peines ou votre avocat.

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Pour aller plus loin : ressources et contacts utiles

- Site officiel du gouvernement : arretonslesviolences.gouv.fr - Service-Public.fr : Porter plainte pour violences conjugales - 3919 : Violences femmes info (écoute, conseils, orientation). - 119 : Enfance en danger. - Barreau des Landes : Annuaire des avocats (pour trouver un avocat spécialisé). - Fédération nationale Solidarité Femmes (FNSF) : Site web - France Rénov' : Site web (pour trouver des structures d'aide locales).

Questions fréquentes

Je subis des violences conjugales, mais je n'ose pas porter plainte. Que faire ?

Vous pouvez contacter le 3919 (Violences femmes info) pour obtenir des conseils et un accompagnement gratuit et anonyme. Ce numéro est accessible 24h/24. Vous pouvez également vous rendre dans une maison de la justice et du droit (MJD) ou une association locale pour discuter de votre situation en toute confidentialité. N'oubliez pas que porter plainte est un droit, et que vous n'êtes pas seule dans cette situation.

Quels sont les délais pour porter plainte après des violences conjugales ?

Pour les violences conjugales, il n'y a pas de délai de prescription pour les infractions les plus graves (violences ayant entraîné une ITT supérieure à 8 jours, viol, meurtre). Pour les autres infractions (violences légères, harcèlement), le délai est de 6 ans à compter de la date des faits. Il est donc toujours possible de porter plainte, même plusieurs années après les faits.

Comment obtenir une ordonnance de protection sans plainte déposée ?

L'ordonnance de protection peut être demandée sans dépôt de plainte préalable. Vous devez adresser une demande au juge aux affaires familiales (JAF) du tribunal judiciaire de votre lieu de résidence. Cette demande peut être déposée en personne, par courrier ou en ligne. Il est recommandé de vous faire accompagner par un avocat ou une association pour renforcer votre dossier.

Puis-je bénéficier de l'aide juridictionnelle pour un avocat pénaliste ?

Oui, si vos ressources sont inférieures à un certain plafond, vous pouvez bénéficier de l'aide juridictionnelle, qui prend en charge tout ou partie des frais d'avocat. Pour faire la demande, remplissez le formulaire disponible sur Service-Public.fr et fournissez les justificatifs de revenus. La décision est prise par la commission d'aide juridictionnelle.

Quelle est la différence entre le SARVI et la CIVI ?

Le SARVI (Service d'Aide au Recouvrement des Victimes d'Infractions) permet d'obtenir une indemnisation rapide (sous 2 à 6 mois), mais le montant est plafonné (3 000 € ou 6 000 € selon la gravité des blessures). La CIVI (Commission d'Indemnisation des Victimes d'Infractions) propose une indemnisation plus élevée, mais avec un délai plus long (6 à 12 mois). Les deux dispositifs sont cumulables si nécessaire.

Que faire si l'auteur des violences est libéré sous contrôle judiciaire ?

Si l'auteur des violences est libéré sous contrôle judiciaire, il peut être soumis à des obligations strictes (interdiction de contact, obligation de soins, etc.). En cas de violation de ces obligations, alertez immédiatement les forces de l'ordre au 17. Vous pouvez également demander une modification des mesures en contactant le juge d'application des peines ou votre avocat.