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L'investissement locatif en Côte-d'Or : stratégies, rendement, fiscalité

L'investissement locatif a longtemps été un réflexe patrimonial français : acheter un bien, le louer, rembourser avec les loyers, vendre dans vingt ans avec plus-value. L'équation tenait tant que les prix montaient, que les taux d'intérêt étaient bas, que la fiscalité ne bougeait pas, et que tout le monde pouvait louer à peu près n'importe quel logement. En 2026, plus un seul de ces paramètres ne tient tel quel.

Le dispositif Pinel a disparu au 1er janvier 2025 — fin définitive, aucun remplaçant de même ampleur. Les passoires thermiques basculent progressivement hors du marché locatif : G interdit depuis 2025, F en 2028, E en 2034. Les taux d'intérêt sont remontés puis redescendus sans vraiment se stabiliser. Le marché immobilier a traversé une correction depuis 2023, avec des baisses significatives dans certaines métropoles. Et le LMNP — la formule meublée — a subi une réforme qui limite son avantage fiscal historique.

Dans ce paysage, investir en locatif reste possible et parfois très rentable. Mais les recettes automatiques ont disparu. C'est la préparation, le calcul, la connaissance précise des dispositifs, qui font la différence entre un investissement qui paie et un bien qui dort.

Pourquoi investir, et les limites à accepter

Les motivations classiques restent valables. Constitution de patrimoine sur le long terme, revenus complémentaires pour préparer la retraite ou arrondir les fins de mois, diversification par rapport aux placements financiers, utilisation du levier du crédit pour faire travailler l'épargne d'un locataire sur votre remboursement, transmission familiale à terme. Ces avantages structurels ne changent pas, quels que soient les cycles.

Les limites et risques sont bien réels et méritent d'être assumés avant tout engagement. Immobilisation de capital sur dix à trente ans, risque locatif permanent (impayés, vacance, dégradations), risque de marché (prix qui baissent, taux qui montent, dispositifs fiscaux qui disparaissent), fiscalité lourde sur les revenus fonciers pour les gros revenus, gestion chronophage si l'on n'externalise pas, travaux imprévus qui ponctionnent la trésorerie.

Un investissement locatif se pense sur 15 à 25 ans, pas sur 3 ou 5. Qui n'a pas cette patience fera mieux de s'orienter vers des placements plus liquides.

Quatre stratégies, quatre logiques

Le choix de la formule conditionne tout le reste : fiscalité, rendement, gestion, fiscalité, risque locatif.

La location nue est régie par la loi du 6 juillet 1989. Bail de trois ans minimum (six ans si le bailleur est une société), préavis locataire de trois mois (réduit à un mois en zone tendue, dans la quasi-totalité des communes de la Côte-d'Or denses), logement sans mobilier. Avantages : simplicité, locataires généralement stables, déduction des charges au régime réel. Inconvénients : fiscalité des revenus fonciers qui peut manger 40 à 60 % des loyers pour les gros contribuables, rendement plus faible que le meublé, préavis court qui génère de la rotation.

La location meublée, en LMNP (Loueur en Meublé Non Professionnel), reste le dispositif le plus attractif fiscalement malgré sa réforme récente. Bail d'un an (neuf mois non renouvelables pour les étudiants), mobilier obligatoire selon liste décrétale précise. Avantages : loyers plus élevés (généralement 10 à 20 % au-dessus du nu sur le même bien), régime fiscal BIC avec amortissement comptable qui neutralise fiscalement une grande partie des revenus locatifs pendant dix à quinze ans. Inconvénients : rotation plus forte, meublement à gérer, règles meublé strictes (élément manquant = requalification possible en nu), réforme 2024-2025 qui a durci le régime en réintégrant l'amortissement dans le calcul de la plus-value à la revente.

La location meublée touristique via Airbnb, Abritel, Booking : locations courtes à la journée ou à la semaine. Rentabilité potentiellement élevée en zone touristique et à forte saison — la Côte viticole (Beaune, Nuits-Saint-Georges, Gevrey-Chambertin) et Dijon offrent des rendements bruts de 6 à 10 % dans les configurations les plus porteuses. Mais le cadre s'est considérablement durci : enregistrement en mairie obligatoire dans toutes les communes en zone tendue (numéro à afficher sur les annonces), changement d'usage exigé à Dijon pour transformer un logement en meublé touristique permanent, taxe de séjour à collecter et reverser, limitation à 120 jours par an pour une résidence principale louée en saisonnier. Plus la fiscalité des meublés touristiques non classés revue à la baisse par la loi de finances 2024 (abattement de 30 % contre 50 % auparavant pour le micro-BIC). Le meublé touristique classé garde son avantage (abattement 50 % en micro-BIC, voire 71 % dans certaines situations) mais le classement par Atout France exige un audit.

La colocation consiste à louer un logement à plusieurs occupants individuels. Bail unique avec clause de solidarité, ou baux individuels par pièce. Rentabilité supérieure (la somme des loyers par chambre dépasse celle d'un locataire unique), mutualisation du risque d'impayé partiel, demande forte dans les villes étudiantes (Dijon en particulier, avec son pôle universitaire majeur). Gestion plus complexe — plus de locataires, plus de rotation, plus d'états des lieux, arbitrage entre colocataires quand un part. Ameublement de toutes les chambres et parties communes. Un créneau rentable mais exigeant.

Rentabilité : trois niveaux de calcul

Rentabilité brute, nette et nette-nette : trois niveaux de calcul s'enchaînent pour une vision réaliste.

Les annonces immobilières affichent souvent une "rentabilité" qui n'est que la rentabilité brute — la partie la moins révélatrice du calcul. Trois niveaux s'enchaînent pour avoir une vision réaliste.

La rentabilité brute divise les loyers annuels par le prix d'achat. Exemple : un appartement à 200 000 € qui se loue 900 €/mois (soit 10 800 € annuels) affiche une rentabilité brute de 5,4 %. C'est le chiffre utile pour comparer rapidement des biens entre eux, mais il ne reflète pas la rentabilité réelle.

La rentabilité nette intègre les charges non récupérables sur le locataire et les frais d'acquisition. Sur le même bien : taxe foncière 1 200 €, charges de copropriété non récupérables 500 €, assurance PNO 150 €, provisionnement pour vacance locative un mois par an soit 900 €, soit 2 750 € de charges annuelles. Frais d'acquisition à ajouter au prix : environ 15 000 € (7,5 % dans l'ancien). Loyers nets : 10 800 − 2 750 = 8 050 €. Coût total : 200 000 + 15 000 = 215 000 €. Rentabilité nette : 3,7 %. On est bien en-dessous des 5,4 % affichés.

La rentabilité nette-nette (ou nette après impôts) intègre la fiscalité des revenus locatifs. Pour un contribuable dans la tranche à 30 %, les 8 050 € de loyers nets imposables sont grevés de 30 % d'IR + 17,2 % de prélèvements sociaux = 47,2 % de prélèvements, soit 3 800 € d'impôts. Rentabilité nette-nette : (8 050 − 3 800) / 215 000 = 2 %. Pour un contribuable à 41 %, la rentabilité nette-nette tombe à 1,6 %. Pour 45 %, à 1,4 %.

Ces chiffres sont la réalité fiscale française de la location nue en régime réel. Ils expliquent pourquoi les gros contribuables basculent systématiquement vers le LMNP, dont l'amortissement neutralise fiscalement une grande partie des loyers pendant une décennie ou plus — portant la rentabilité nette-nette à 3 % voire 4 % pour le même bien.

Le levier du crédit, grand multiplicateur

Emprunter pour investir amplifie la rentabilité sur l'apport personnel par un effet de levier.

Avec 20 000 € d'apport et 180 000 € empruntés sur 20 ans, les loyers couvrent tout ou partie de la mensualité, et les 8 050 € de loyers nets rapportés aux 20 000 € d'apport donnent une rentabilité sur apport à deux chiffres — potentiellement 15 à 25 % en régime de croisière.

Mais le levier fonctionne dans les deux sens. Si les loyers baissent, si une vacance prolongée survient, si des travaux imprévus se présentent, la mensualité continue de tomber. L'emprunteur doit alors puiser dans son épargne pour tenir le rythme. C'est le scénario des investisseurs qui se sont endettés à 35 % en pensant que les loyers suffiraient — et qui se retrouvent fragilisés dès la première vacance de trois mois.

La discipline classique : emprunter en intégrant un scénario de stress — taux +1 point, vacance deux mois par an, travaux imprévus 3 000 € tous les cinq ans — et s'assurer que le budget reste soutenable même dans ce scénario. Emprunter au maximum possible n'est presque jamais la bonne stratégie.

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Magalie

Ça semble intéressant, mais un peu risqué, hein ?

La fiscalité, poste qui décide de la stratégie

La fiscalité dicte la stratégie selon le régime choisi.

Location nue — revenus fonciers. Deux régimes s'offrent au propriétaire. Micro-foncier si les revenus fonciers bruts sont inférieurs à 15 000 € par an : abattement forfaitaire de 30 %, imposition sur les 70 % restants au barème de l'impôt sur le revenu, majorée de 17,2 % de prélèvements sociaux. Ce régime exclut toute déduction des charges réelles. Au-delà de ce seuil, ou sur option, le régime réel s'applique : il permet de déduire les charges effectives — intérêts d'emprunt, travaux d'entretien et d'amélioration, taxe foncière, assurance PNO, charges de copropriété non récupérables, frais de gestion. Une opportunité supplémentaire réside dans la création d'un déficit foncier, imputable sur le revenu global dans la limite de 10 700 € par an, le solde étant reportable sur dix ans, mais uniquement sur les revenus fonciers futurs.

Le déficit foncier "renforcé" pour travaux énergétiques reste applicable jusqu'en 2025 (et potentiellement prolongé en 2026 par la loi de finances) : pour des travaux permettant de sortir d'un classement F ou G vers au moins D, le déficit imputable sur le revenu global est doublé à 21 400 € par an. C'est un levier fiscal puissant pour les investisseurs qui achètent des passoires thermiques à rénover.

Location meublée — BIC. Régime micro-BIC si les revenus sont inférieurs à 77 700 € pour du meublé classique : abattement forfaitaire de 50 % — soit une imposition sur la moitié des loyers seulement. Régime réel BIC au-delà ou sur option : déduction des charges effectives + amortissement du bien (hors terrain), des travaux, du mobilier, sur des durées de 20 à 40 ans selon les postes. C'est le mécanisme d'amortissement qui permet au LMNP au réel de neutraliser fiscalement les loyers pendant dix à quinze ans, parfois plus. Les déficits ne sont pas imputables sur le revenu global mais reportables sur les BIC futurs.

Réforme LMNP 2024-2025 à intégrer : désormais, l'amortissement comptable pratiqué pendant la détention est réintégré dans le calcul de la plus-value à la revente. Concrètement, vendre un LMNP exploité au réel pendant 15 ans peut générer une plus-value imposable significative qui n'existait pas dans le régime antérieur. Cela ne remet pas en cause l'intérêt du LMNP pour la détention longue (20-25 ans, quand les abattements pour durée progressent), mais rend moins attractives les stratégies de rotation courte.

Meublé de tourisme : fiscalité BIC avec régimes micro et réel, mais abattements spécifiques. Meublé non classé : abattement de 30 % en micro-BIC depuis 2024 (rabaissé de 50 %). Meublé classé (après audit Atout France) : abattement de 50 % en micro-BIC, jusqu'à 71 % dans certains cas, un avantage fiscal significatif qui justifie la démarche de classement (coût 200-500 €) pour les biens très loués.

Les dispositifs de défiscalisation en 2026

Le Pinel est terminé depuis le 1er janvier 2025.

Aucun nouveau bail ne peut être conclu sous ce dispositif depuis cette date. Les contrats Pinel en cours continuent jusqu'à la fin de leur période d'engagement, avec la réduction d'impôt acquise, mais aucune nouvelle souscription n'est possible. Les discussions sur un remplaçant (un "Pinel Plus" plus ciblé, ou un dispositif alternatif) n'ont pas abouti à la loi de finances 2026.

Loc'Avantages (ex-Louer Abordable) subsiste pour les bailleurs qui conventionnent avec l'Anah un loyer modéré. Réduction d'impôt significative en contrepartie d'un plafonnement du loyer et des ressources des locataires. Trois niveaux (intermédiaire, social, très social) selon l'écart au loyer de marché. Dispositif pertinent pour les bailleurs déjà installés qui cherchent une optimisation fiscale en acceptant de louer au-dessous du marché.

Malraux reste accessible pour la restauration d'immeubles en secteur sauvegardé ou site patrimonial remarquable — nombreux dans les centres anciens de Dijon, Beaune, ou les villages classés comme Flavigny-sur-Ozerain ou Châteauneuf-en-Auxois. Réduction d'impôt de 22 à 30 % sur les travaux, plafond élevé, mais projet complexe, coûteux, illiquide. À réserver aux investisseurs patrimoniaux avertis.

Denormandie a pris fin en 2023 et n'a pas été renouvelé. Pour les projets de rénovation dans les centres-villes, renseignez-vous auprès de l'ADIL 21 sur les aides locales disponibles.

L'opportunité 2026 : le flipping énergétique

Avec l'interdiction progressive des passoires thermiques (G interdites depuis 2025, F en 2028, E en 2034), une stratégie émerge : acheter un bien classé F ou G, le rénover pour le faire passer en D ou mieux, puis le louer ou revendre avec une plus-value. Cette approche, dite de "flipping énergétique", est particulièrement pertinente en Côte-d'Or, où le parc ancien (notamment dans les centres-villes de Dijon et Beaune) offre des opportunités.

Points clés à maîtriser :

  • Diagnostic énergétique précis avant achat : un DPE fiable est indispensable pour évaluer le coût des travaux.
  • Coût des travaux : selon les professionnels locaux, compter entre 30 000 € et 60 000 € pour une rénovation complète (isolation, chauffage, ventilation) sur une maison ou un appartement de 100 m².
  • Aides disponibles : MaPrimeRénov' (jusqu'à 10 000 € pour les ménages modestes), prime CEE, TVA à 5,5 % pour les travaux d'amélioration énergétique. Renseignez-vous auprès de France Rénov' Côte-d'Or.
  • Rentabilité : un bien acheté 150 000 €, rénové pour 40 000 €, et revendu 220 000 € après travaux peut dégager une plus-value intéressante, surtout si la location intermédiaire couvre une partie des mensualités de crédit.

Attention : cette stratégie exige une expertise technique et financière. Une erreur sur le coût des travaux ou sur le potentiel de revente peut transformer l'opération en piège.

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Magalie

Ça vous parle, cette idée de rénover pour revendre ?

Les coûts à anticiper

À l'achat :

  • Frais de notaire : 7 à 8 % dans l'ancien, 2 à 3 % dans le neuf.
  • Taxe foncière : variable selon les communes (de 1 % à 2,5 % de la valeur locative cadastrale en Côte-d'Or).
  • Diagnostic technique : DPE, état des risques, termites, électricité, gaz, assainissement. Comptez 500 à 1 000 €.
  • Frais d'agence : si vous passez par un professionnel, généralement 3 à 5 % du prix de vente.

À la rénovation (si applicable) :

  • Coût des travaux : variable selon l'ampleur (voir section flipping énergétique).
  • Honoraires d'architecte ou de maître d'œuvre : 8 à 12 % du coût des travaux pour les projets complexes.

À la location :

  • Assurance PNO (Propriétaire Non Occupant) : 100 à 300 €/an selon le bien.
  • Gestion locative : 5 à 8 % des loyers si vous déléguez à une agence.
  • Taxe d'habitation sur les résidences secondaires : supprimée pour les résidences principales, mais certaines communes de Côte-d'Or maintiennent une taxe sur les logements vacants.

Les coûts récurrents

  • Taxe foncière : inévitable, même pour un logement vacant. À Dijon, comptez environ 1 200 €/an pour un T3, moins dans les communes rurales.
  • Charges de copropriété : variables selon les prestations (ascenseur, gardien, espaces verts). Comptez 1 000 à 2 500 €/an dans une copropriété dijonnaise standard.
  • Entretien et réparations : 1 à 2 % de la valeur du bien par an en provision. Un toit qui fuit, une chaudière à remplacer, ou une canalisation bouchée peuvent coûter plusieurs milliers d'euros.
  • Vacance locative : prévoir l'équivalent d'un à deux mois de loyer par an, surtout en location meublée ou touristique où la rotation est plus forte.
  • Assurance loyers impayés : 2 à 4 % des loyers, mais fortement recommandée pour se prémunir contre les impayés.

Zones de la Côte-d'Or à connaître

La Côte-d'Or offre une diversité de marchés locatifs, avec des dynamiques et des rendements très différents selon les zones.

Dijon et sa métropole (Chenôve, Talant, Chevigny-Saint-Sauveur, Fontaine-lès-Dijon, Quetigny, Longvic) :

  • Marché locatif dynamique grâce à l'université (40 000 étudiants), aux hôpitaux (CHU), et aux emplois tertiaires.
  • Prix moyens : 2 500 à 3 500 €/m² dans l'ancien, 3 500 à 4 500 €/m² dans le neuf.
  • Rendements bruts : 4 à 6 % dans l'ancien, 3 à 4,5 % dans le neuf.
  • Cibles locataires : étudiants, jeunes actifs, familles. La colocation et le meublé étudiant sont très demandés.

Beaune et la Côte viticole (Nuits-Saint-Georges, Gevrey-Chambertin, Vougeot) :

  • Marché touristique et résidentiel haut de gamme : demande forte pour les locations saisonnières (vignobles classés UNESCO, tourisme œnologique).
  • Prix élevés : 3 000 à 5 000 €/m² pour les maisons de caractère, 2 500 à 3 500 €/m² pour les appartements.
  • Rendements : 3 à 5 % en location nue, mais jusqu'à 8-10 % en meublé touristique bien positionné.
  • Saisonnalité marquée : vacance locative possible hors saison (novembre à mars).

L'arrière-pays (Auxois, Châtillonnais) :

  • Marché plus calme, avec des prix accessibles (1 200 à 2 000 €/m²) mais une demande locative plus faible.
  • Rendements bruts : 5 à 7 %, mais avec un risque de vacance plus élevé.
  • Opportunités : maisons anciennes à rénover, potentiel pour du flipping énergétique si les coûts de travaux restent maîtrisés.

Les villages classés (Flavigny-sur-Ozerain, Châteauneuf-en-Auxois) :

  • Demande touristique pour les locations saisonnières, mais marché très niche.
  • Prix variables : de 1 500 €/m² pour une maison à rénover à 4 000 €/m² pour une propriété rénovée avec cachet.
  • Rendements : difficiles à estimer en raison de la saisonnalité, mais potentiel élevé pour les biens bien situés et bien gérés.

Les risques locatifs

  • Impayés : même avec une assurance loyers impayés (GLI), les procédures d'expulsion peuvent prendre 6 à 12 mois. Prévoyez un fonds de roulement de 3 à 6 mois de loyer.
  • Vacance locative : variable selon les zones (1 mois/an en moyenne à Dijon, jusqu'à 3-4 mois dans certaines communes rurales).
  • Dégâts locatifs : même avec un état des lieux précis et une caution, les litiges sont fréquents. Un dépôt de garantie ne couvre pas toujours l'intégralité des réparations.
  • Évolution réglementaire : les lois sur les passoires thermiques, les encadrements de loyer (possible à Dijon), ou les taxes locales peuvent impacter votre rentabilité.

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Magalie

C'est tentant, mais un peu intimidant, non ?

Les pièges qui reviennent

  • Sous-estimer les coûts : travaux, vacance, gestion. Un investissement qui semble rentable sur le papier peut virer au cauchemar si les charges réelles dépassent les prévisions.
  • Négliger la qualité du locataire : un loyer légèrement inférieur avec un locataire solide vaut mieux qu'un loyer maximal avec un profil risqué.
  • Oublier la fiscalité : un bien en LMNP peut sembler très rentable avant impôts, mais la plus-value à la revente (avec réintégration de l'amortissement) peut réserver des surprises.
  • Se lancer sans filet : emprunter à 100 % sans épargne de sécurité est dangereux. Les banques exigent généralement un apport de 10 à 20 %, mais 30 % est plus prudent.
  • Ignorer le marché local : un T2 à Dijon ne se loue pas comme une maison à Flavigny-sur-Ozerain. Étudiez la demande, les prix, et les attentes des locataires avant d'acheter.

Un ordre de marche

  1. Définir votre stratégie : nue, meublée, touristique, colocation ? Selon votre fiscalité, votre temps disponible, et votre appétence pour le risque.
  2. Étudier le marché : identifiez les zones et types de biens porteurs en Côte-d'Or (voir section précédente). Utilisez les données de l'ADIL 21 et des notaires.
  3. Monter votre dossier financier :
    • Apport personnel (idéalement 20-30 %).
    • Capacité d'emprunt (utilisez les simulateurs des banques ou d'un courtier).
    • Fonds de sécurité (3 à 6 mois de loyer).
  4. Trouver le bien : passez par des agences locales (réseaux Orpi, Century 21, Laforêt à Dijon et Beaune) ou chassez les bonnes affaires sur Leboncoin, PAP, et les ventes aux enchères.
  5. Négocier et signer : faites relire le compromis par un notaire ou l'ADIL 21 avant de signer.
  6. Préparer la mise en location :
    • Travaux si nécessaire (priorité à l'isolation et au chauffage pour éviter le classement en passoire thermique).
    • Choix du régime fiscal (micro-foncier, réel, LMNP).
    • Souscription aux assurances (PNO, GLI).
  7. Gérer ou déléguer : si vous n'avez pas le temps, confiez la gestion à une agence (comptez 5-8 % des loyers). Sinon, utilisez des outils comme LoyerFacile (gratuit, proposé par l'État) pour les baux et états des lieux.

Un dernier point : la sortie

Un investissement locatif se pense dès le début avec sa sortie. Trois options principales :

  • Vendre après 15-20 ans pour bénéficier des abattements pour durée de détention (30 % après 20 ans pour les plus-values immobilières).
  • Transmettre à vos enfants, avec les avantages fiscaux de la donation (abattement de 100 000 € par parent et par enfant tous les 15 ans).
  • Conserver pour la retraite : les loyers compléteront vos revenus, avec une fiscalité potentiellement allégée (tranches basses de l'IR après cessation d'activité).

En Côte-d'Or, la valeur patrimoniale des biens bien situés (Dijon centre, Côte viticole) est un atout majeur pour la revente ou la transmission.


Sources :

Autres guides Immobilier & information