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GPEC en Côte-d'Or : comment anticiper les besoins en compétences de votre entreprise ?

La gestion prévisionnelle des emplois et des compétences (GPEC) s’impose comme un levier stratégique pour les entreprises de Côte-d'Or confrontées aux mutations économiques, technologiques et démographiques. Dans un territoire marqué par une économie diversifiée – de la viticulture de renommée mondiale aux industries pharmaceutiques et ferroviaires, en passant par les services juridiques et la recherche médicale – anticiper les besoins en compétences permet d’éviter les pénuries de main-d’œuvre tout en renforçant la compétitivité. Entre tensions sur les métiers techniques et émergence de nouvelles filières, la GPEC offre un cadre structurant pour aligner les ressources humaines sur les enjeux du département.


Qu’est-ce que la GPEC et pourquoi est-elle essentielle ?

La GPEC désigne une démarche proactive visant à adapter les effectifs et les compétences d’une entreprise à ses besoins futurs, en tenant compte des évolutions de son environnement. En Côte-d'Or, où les secteurs clés comme la viticulture (Climats du vignoble de Bourgogne), l’industrie pharmaceutique (Urgo) ou les services juridiques connaissent des transformations rapides, cette approche permet d’éviter les déséquilibres entre offre et demande de travail. Par exemple, les entreprises de la Côte viticole entre Dijon et Beaune doivent composer avec des besoins saisonniers accrus, tandis que les industries de Chenôve ou Longvic recherchent des profils techniques spécialisés.

Au-delà de la simple gestion des effectifs, la GPEC intègre une dimension prospective. Elle implique d’analyser les tendances du marché local – comme la transition écologique dans les vignobles ou l’essor des biotechnologies autour du CHU de Dijon – pour identifier les compétences qui seront critiques demain. Pour les TPE et PME de Côte-d'Or, souvent limitées en ressources, cette démarche représente un investissement rentable : elle réduit les coûts liés au turnover, améliore la productivité et renforce l’attractivité employeur.

Enfin, la GPEC s’inscrit dans un cadre légal. Bien que non obligatoire pour toutes les entreprises, elle devient un impératif pour celles bénéficiant de dispositifs publics (subventions, aides à l’embauche) ou engagées dans des accords de branche. En Côte-d'Or, où les chambres consulaires et les OPCO jouent un rôle clé, les entreprises peuvent s’appuyer sur des outils mutualisés pour structurer leur réflexion.


Les étapes pour mettre en place une GPEC dans votre entreprise

La mise en œuvre d’une GPEC suit une méthodologie progressive, adaptable à la taille et au secteur de l’entreprise. La première étape consiste à réaliser un diagnostic interne : cartographier les métiers existants, évaluer les compétences disponibles et identifier les écarts par rapport aux besoins actuels. Dans les zones rurales de l’Auxois ou du Châtillonnais, où les entreprises artisanales dominent, cette phase peut révéler des déséquilibres générationnels, avec des savoir-faire traditionnels menacés par le départ à la retraite des seniors.

Vient ensuite l’analyse des tendances externes. Les entreprises doivent scruter les évolutions de leur secteur – automatisation dans l’agroalimentaire (moutarde, pain d’épices), digitalisation des services à Dijon, réglementations environnementales pour les activités viticoles – pour anticiper les compétences futures. Cette veille peut s’appuyer sur des observatoires locaux, comme ceux de la CCI Côte-d'Or ou de la Région Bourgogne-Franche-Comté, qui publient des études sectorielles.

La troisième étape implique de définir un plan d’action. Celui-ci peut inclure des recrutements ciblés, des formations internes, ou des partenariats avec des écoles et centres de formation. À Beaune, par exemple, les entreprises du tourisme œnologique collaborent avec les lycées hôteliers pour former des apprentis aux nouvelles attentes des clients internationaux. Enfin, la GPEC nécessite un suivi régulier : les indicateurs (taux de turnover, satisfaction des salariés, adéquation des compétences) doivent être mesurés pour ajuster la stratégie.


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Magalie

C'est important d'anticiper les compétences, non ?

Les outils pour analyser les besoins en compétences

Plusieurs outils permettent d’objectiver les besoins en compétences. Les référentiels métiers, élaborés par les branches professionnelles, offrent une grille de lecture standardisée pour évaluer les compétences requises par poste. En Côte-d'Or, des secteurs comme l’hôtellerie-restauration (liée au tourisme viticole) ou la métallurgie (Alstom, Seb) disposent de référentiels actualisés, utiles pour les entreprises de Dijon ou Chevigny-Saint-Sauveur.

Les entretiens individuels et les évaluations collectives constituent un autre levier. Ils permettent d’identifier les aspirations des salariés et les compétences sous-exploitées. Les entreprises peuvent aussi recourir à des logiciels de gestion des talents, qui centralisent les données RH et facilitent l’analyse des écarts. Pour les TPE, des solutions simplifiées existent, comme les diagnostics proposés par la Chambre de Métiers du Côte-d'Or.

Enfin, les enquêtes terrain et les benchmarks sectoriels complètent ces outils. En comparant leurs pratiques avec celles d’autres entreprises locales – par exemple, dans le domaine de la viticulture autour de Nuits-Saint-Georges ou de la logistique à Quetigny – les dirigeants peuvent affiner leur stratégie. Les réseaux d’entreprises, comme les clusters ou les pôles de compétitivité, sont des espaces privilégiés pour partager ces retours d’expérience.


Les dispositifs de formation disponibles en Côte-d'Or (OPCO, CPF, etc.)

La Côte-d'Or propose un large éventail de dispositifs de formation, adaptés aux besoins des entreprises. Les Opérateurs de Compétences (OPCO), organisés par branche professionnelle, financent des formations ciblées, comme les certifications en gestion des risques pour les entreprises industrielles de Longvic ou les modules en œnotourisme pour les domaines viticoles de la Côte de Nuits. Les entreprises peuvent solliciter leur OPCO pour cofinancer des parcours sur mesure.

Le Compte Personnel de Formation (CPF) offre une flexibilité supplémentaire. Les salariés peuvent l’utiliser pour se former en dehors du temps de travail, ce qui permet aux entreprises de compléter leurs plans de formation sans alourdir leur budget. À Dijon, où les métiers du numérique et de la santé sont en tension, de nombreux professionnels utilisent leur CPF pour se certifier aux dernières technologies ou aux protocoles médicaux.

Les contrats d’apprentissage et de professionnalisation sont particulièrement adaptés aux besoins des entreprises de Côte-d'Or. Ils permettent de former des jeunes ou des demandeurs d’emploi aux spécificités locales, comme les techniques de vinification à Gevrey-Chambertin ou les compétences en maintenance industrielle à Talant. La Région Bourgogne-Franche-Comté et Pôle Emploi proposent des aides pour encourager ces dispositifs, comme l’Avance remboursable PME (ARDEA), qui peut financer jusqu’à 200 000 € de projets de formation et développement.


Comment identifier les compétences critiques pour votre secteur ?

Les compétences critiques varient selon les secteurs et les territoires. En Côte-d'Or, les métiers en tension incluent les œnologues pour les domaines viticoles de la Côte de Beaune, les techniciens en biotechnologie pour les laboratoires dijonnais, ou les conducteurs de travaux pour les chantiers ferroviaires d’Alstom. Pour les identifier, les entreprises peuvent s’appuyer sur les listes de métiers en tension publiées par Pôle Emploi Bourgogne-Franche-Comté ou les observatoires sectoriels.

Une approche complémentaire consiste à analyser les évolutions réglementaires. Par exemple, les entreprises viticoles doivent intégrer les compétences liées à la viticulture durable (certifications HVE, bio), tandis que celles de l’industrie pharmaceutique à Chenôve sont concernées par les normes de traçabilité et de sécurité. Les chambres consulaires, comme la CCI Côte-d'Or, proposent des ateliers pour décrypter ces enjeux.

Enfin, les retours des clients et des partenaires sont une source précieuse d’information. Une entreprise de Flavigny-sur-Ozerain spécialisée dans les produits du terroir peut ainsi découvrir que ses clients recherchent des compétences en marketing digital, ou qu’un fournisseur local peine à recruter des logisticiens. Ces signaux permettent d’ajuster la stratégie de formation en temps réel.


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Magalie

Ça vaut le coup de former et fidéliser les équipes, non ?

Les bonnes pratiques pour former et fidéliser vos équipes

Former ses équipes ne suffit pas : encore faut-il les fidéliser. En Côte-d'Or, où la concurrence pour les talents est forte, les entreprises misent sur des parcours professionnels clairs et des conditions de travail attractives. À Dijon, les start-up du secteur santé proposent des formations en interne couplées à des perspectives d’évolution, tandis que les entreprises artisanales de Beaune valorisent les savoir-faire traditionnels (comme la tonnellerie ou la moutarde) pour renforcer l’engagement des salariés.

La reconnaissance des compétences est un autre levier. Les certifications, comme les titres professionnels ou les blocs de compétences, permettent aux salariés de valoriser leur expertise. Les entreprises peuvent aussi mettre en place des systèmes de mentorat, où les seniors transmettent leur savoir aux juniors, une pratique courante dans les vignobles de Vosne-Romanée ou les ateliers de pain d’épices de Dijon.

Enfin, l’équilibre entre vie professionnelle et personnelle est un facteur clé de fidélisation. Dans un département marqué par des hivers rigoureux et des pics d’activité saisonniers (vendanges, tourisme), les entreprises adaptent leurs horaires ou proposent du télétravail pour les postes éligibles. À Nuits-Saint-Georges, certaines entreprises viticoles ont instauré des rotations pour éviter l’épuisement des équipes pendant les périodes de récolte.


Les erreurs à éviter dans la mise en place d’une GPEC

La GPEC ne doit pas être perçue comme un projet ponctuel mais comme une démarche continue.

La première erreur consiste à considérer la GPEC comme un projet ponctuel plutôt qu’une démarche continue. En Côte-d'Or, où les dynamiques économiques évoluent rapidement (transition viticole, développement des biotechnologies), les entreprises doivent actualiser régulièrement leur analyse des besoins. Une GPEC figée devient vite obsolète.

Une autre erreur fréquente est de négliger l’implication des salariés. Sans adhésion des équipes, les plans de formation risquent de rester lettre morte. Les entreprises doivent communiquer clairement sur les objectifs de la GPEC et associer les salariés aux décisions, par exemple via des enquêtes ou des groupes de travail.

Enfin, certaines entreprises sous-estiment l’importance des partenariats locaux. En Côte-d'Or, les chambres de commerce, les OPCO et les centres de formation (comme l’Université de Bourgogne) sont des alliés précieux pour accéder à des ressources mutualisées. Ignorer ces acteurs revient à se priver d’un levier d’efficacité.


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Magalie

C'est clair, les étapes pour anticiper les compétences, non ?

Études de cas : exemples d’entreprises de Côte-d'Or ayant réussi leur GPEC

Plusieurs entreprises de Côte-d'Or illustrent les bénéfices d’une GPEC bien menée.

Un domaine viticole de Gevrey-Chambertin a anticipé les besoins en compétences liées à la viticulture biologique en formant ses salariés aux nouvelles pratiques culturales. Résultat : il a obtenu la certification HVE et réduit son turnover de 30 %.

Dans le secteur industriel, une PME de Chenôve spécialisée dans les équipements médicaux a mis en place un programme de formation continue pour ses techniciens, en partenariat avec l’OPCO 2i. Cette approche a permis de répondre aux exigences croissantes des normes ISO et de remporter des marchés à l’export.

À Dijon, une entreprise de services juridiques a créé une académie interne pour former ses collaborateurs aux outils numériques (legaltech). En partenariat avec l’Université de Bourgogne, elle a pu recruter des profils juniors et les faire monter en compétences, répondant ainsi à la pénurie de talents dans le secteur.


Les acteurs locaux pour vous accompagner

La Côte-d'Or dispose d’un réseau dense d’acteurs dédiés à l’accompagnement des entreprises en GPEC.

Le département compte de nombreux acteurs pour accompagner les entreprises dans leur GPEC. Les chambres de commerce et d’industrie (CCI Côte-d'Or) proposent des diagnostics gratuits et des ateliers thématiques, notamment pour les secteurs du commerce et de l’industrie. La Chambre de Métiers et de l’Artisanat cible les artisans et les TPE, avec des antennes à Beaune et Montbard.

Les OPCO, comme OPCO 2i pour l’industrie ou OPCO EP pour les services, financent des formations et conseillent les entreprises sur les dispositifs adaptés. La Région Bourgogne-Franche-Comté et Pôle Emploi offrent des aides pour les recrutements et les reconversions, comme l’Aide à l’investissement productif (subvention de 20 % pour les PME industrielles). Enfin, les clusters sectoriels, comme le pôle Vitagora pour l’agroalimentaire ou Bourgogne Développement pour l’attractivité économique, facilitent les échanges entre entreprises et centres de formation.

Sources :

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