Actualité Lannion · 6 juin 2026
Violences familiales : comment porter plainte, monter un dossier solide et obtenir réparation

Ce qu'il s'est passé près de Lannion : quand la violence familiale bascule dans la procédure pénale
Une personne a été condamnée à quinze mois de prison ferme après avoir agressé sa propre mère dans un contexte de violence familiale. L’affaire, jugée dans les Côtes-d’Armor, illustre la gravité des violences intrafamiliales et les conséquences judiciaires encourues. Cet événement rappelle l’importance de connaître ses droits et les démarches à suivre en cas de violence au sein du foyer.
Les violences familiales, qu’elles soient physiques, psychologiques ou verbales, sont sévèrement réprimées par le Code pénal. En France, près de 213 000 femmes déclarent chaque année avoir été victimes de violences conjugales (source : INSEE, 2023). Face à cette réalité, il est crucial de savoir comment réagir et quels recours engager pour protéger sa sécurité et obtenir justice.
Cet article vous guide à travers les étapes clés : porter plainte, constituer un dossier solide, choisir un avocat pénaliste, et demander réparation via des dispositifs comme le SARVI ou la CIVI. Des conseils pratiques sont également proposés pour les victimes résidant en Bretagne, notamment dans les Côtes-d’Armor.
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Les violences familiales : définitions, sanctions et cadre juridique
Qu’est-ce qu’une violence familiale au regard de la loi ?
Le Code pénal (articles 222-7 à 222-16-3) définit les violences familiales comme des agressions physiques, psychologiques ou sexuelles commises au sein de la famille ou du foyer. Ces violences peuvent être perpétrées par un conjoint, un partenaire, un parent, un enfant ou tout autre membre de la famille vivant sous le même toit.
Types de violences reconnues
- Violences physiques : coups, blessures, strangulation, etc. - Violences psychologiques : harcèlement moral, menaces, intimidations, isolement. - Violences sexuelles : agressions sexuelles, viols. - Violences économiques : privation de ressources, contrôle financier abusif.
Sanctions encourues
Les peines varient selon la gravité des faits : - Violences légères : jusqu’à 3 ans d’emprisonnement et 45 000 € d’amende. - Violences ayant entraîné une ITT (Incapacité Totale de Travail) inférieure à 8 jours : jusqu’à 5 ans d’emprisonnement et 75 000 € d’amende. - Violences ayant entraîné une ITT supérieure à 8 jours : jusqu’à 10 ans d’emprisonnement et 150 000 € d’amende. - Violences commises sur un mineur de 15 ans ou une personne vulnérable : jusqu’à 20 ans de réclusion criminelle.
> À noter : Les violences conjugales sont considérées comme des circonstances aggravantes (article 222-8 du Code pénal), ce qui alourdit les peines.
Le cadre légal spécifique aux violences familiales
- Ordonnance de protection : Mesure d’urgence permettant de protéger la victime en éloignant l’auteur des faits, en lui interdisant tout contact et en lui retirant les armes éventuelles. - Téléphone grave danger : Dispositif gratuit permettant à la victime de bénéficier d’un téléphone sécurisé pour alerter les secours en cas de danger. - Bracelet anti-rapprochement : Porté par l’auteur des violences, il permet de géolocaliser ses déplacements et d’alerter les autorités en cas de violation de l’interdiction de contact.
> Source : Service-Public.fr – Violences conjugales
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Porter plainte pour violences familiales : les démarches à suivre
Où et comment porter plainte ?
Porter plainte est la première étape pour engager une procédure judiciaire. Plusieurs options s’offrent à vous :
1. Déposer plainte au commissariat ou à la gendarmerie
- En personne : Vous pouvez vous rendre dans un commissariat ou une brigade de gendarmerie pour déposer plainte. - Par écrit : Vous pouvez également envoyer une plainte par courrier au procureur de la République. - En ligne : Depuis 2020, il est possible de déposer plainte en ligne via la plateforme Pre-Plainte en Ligne (PPE).
> À savoir : La plainte doit être déposée dans un délai de 6 ans à compter des faits (article 8 du Code de procédure pénale). Passé ce délai, vous ne pourrez plus engager de poursuites pénales.
2. Les éléments à fournir lors du dépôt de plainte
Pour que votre plainte soit recevable, vous devez fournir : - Votre identité et vos coordonnées. - Une description détaillée des faits : dates, lieux, circonstances, témoins éventuels. - Des preuves : certificats médicaux, photos, messages, témoignages. - Une demande de réparation : si vous souhaitez obtenir des dommages et intérêts.
> Conseil : Conservez une copie de votre plainte et de tous les documents remis aux autorités.
3. Le rôle du procureur de la République
Une fois la plainte déposée, le procureur de la République décide des suites à donner : - Classement sans suite : si les éléments sont insuffisants. - Médiation pénale : tentative de résolution à l’amiable. - Ouverture d’une enquête : si les faits sont suffisamment graves. - Renvoi devant le tribunal correctionnel : pour jugement.
> Source : Ministère de l’Intérieur – Porter plainte
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Constituer un dossier solide : preuves et témoignages
Pourquoi est-ce crucial ?
Un dossier solide augmente les chances que l’auteur des violences soit condamné et que vous obteniez réparation. Les preuves permettent de : - Étayer votre plainte et convaincre le procureur de la gravité des faits. - Protéger votre sécurité en justifiant une ordonnance de protection ou un bracelet anti-rapprochement. - Obtenir des dommages et intérêts via le SARVI ou la CIVI.
Quelles preuves peuvent être utilisées ?
1. Preuves médicales
- Certificats médicaux : établis par un médecin généraliste, un service d’urgence ou un médecin légiste. Ils décrivent les blessures et leur lien avec les violences subies. - Comptes-rendus d’hospitalisation : si les violences ont entraîné une hospitalisation. - Photos des blessures : à prendre rapidement après les faits, avant toute cicatrisation.
> À noter : Les certificats médicaux sont gratuits pour les victimes de violences.
2. Preuves numériques
- Messages (SMS, emails, réseaux sociaux) : captures d’écran datées et horodatées. - Enregistrements audio : si autorisés par la loi (en France, l’enregistrement d’une conversation à laquelle on participe est légal). - Historique des appels : relevés téléphoniques.
3. Témoignages
- Déclarations de témoins : voisins, amis, famille, collègues. - Déclarations de professionnels : enseignants, médecins, travailleurs sociaux.
4. Autres preuves
- Journal de bord : description quotidienne des violences subies, avec dates et lieux. - Factures : si les violences ont entraîné des dépenses (soins, déménagement, etc.).
> Conseil : Conservez toutes les preuves dans un dossier sécurisé (physique ou numérique crypté).
5. Le rôle des associations d’aide aux victimes
Des associations comme l’INAVEM (Institut National d’Aide aux Victimes et de Médiation) ou le CIDFF (Centre d’Information sur les Droits des Femmes et des Familles) peuvent vous aider à : - Rassembler des preuves. - Rédiger votre plainte. - Vous accompagner dans les démarches judiciaires.
> Source : INAVEM – Aide aux victimes
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Choisir un avocat pénaliste : un allié indispensable pour défendre vos droits
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Vaut-il mieux choisir en confiance qu'au hasard ?
Pourquoi faire appel à un avocat pénaliste ?
Un avocat pénaliste spécialisé dans les violences familiales joue un rôle clé dans votre défense : - Il analyse la solidité de votre dossier et vous conseille sur les preuves à rassembler. - Il rédige votre plainte et suit son avancement auprès du procureur. - Il vous représente devant le tribunal et plaide en votre faveur. - Il demande des mesures de protection (ordonnance de protection, bracelet anti-rapprochement). - Il sollicite une indemnisation via le SARVI ou la CIVI.
Comment trouver un avocat pénaliste en Bretagne ?
1. Via l’Ordre des avocats
- Barreau de Saint-Brieuc (Côtes-d’Armor) : www.cnb.avocat.fr - Barreau de Rennes (Ille-et-Vilaine) : www.avocats.rennes.com - Barreau de Brest (Finistère) : www.barreaubrest.fr
2. Via les associations d’aide aux victimes
Les associations comme l’INAVEM ou le CIDFF peuvent vous orienter vers des avocats spécialisés.
3. Via les dispositifs d’aide juridique
- Aide juridictionnelle : Si vos revenus sont modestes, vous pouvez bénéficier d’une prise en charge totale ou partielle de vos frais d’avocat. En savoir plus - Protection juridique : Certaines assurances (habitation, protection juridique) couvrent les frais d’avocat en cas de violences familiales.
Les questions à poser à votre avocat
Avant de choisir un avocat, posez-lui les questions suivantes : - Avez-vous déjà traité des affaires de violences familiales ? - Quelles sont vos honoraires ? (forfait ou au temps) - Comment allez-vous me tenir informé de l’avancement de mon dossier ? - Pouvez-vous m’aider à obtenir une ordonnance de protection ? - Quelles sont les chances de succès de mon dossier ?
> Source : Conseil National des Barreaux – Trouver un avocat
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Demander réparation : SARVI, CIVI et autres dispositifs
Le SARVI : une indemnisation rapide pour les victimes
Le Service d’Aide au Recouvrement des Victimes d’Infraction (SARVI) permet aux victimes de violences familiales d’obtenir une indemnisation rapide sans attendre le procès.
Conditions d’éligibilité
- Être victime d’une infraction pénale (violences, agressions, etc.). - Avoir subi un préjudice corporel ou moral. - Ne pas avoir été indemnisé par l’auteur des faits ou par une assurance.
Montant de l’indemnisation
- Jusqu’à 3 000 € pour les violences légères. - Jusqu’à 6 000 € pour les violences ayant entraîné une ITT.
Démarches à suivre
1. Déposer plainte auprès des autorités. 2. Faire constater vos blessures par un certificat médical. 3. Envoyer une demande d’indemnisation au SARVI via ce formulaire.
> Source : Service-Public.fr – SARVI
La CIVI : une indemnisation complémentaire
La Commission d’Indemnisation des Victimes d’Infraction (CIVI) permet d’obtenir une indemnisation même si l’auteur des faits n’a pas été condamné. Elle intervient en complément du SARVI.
Conditions d’éligibilité
- Être victime d’une infraction pénale (violences, agressions, etc.). - Avoir subi un préjudice corporel, moral ou matériel. - Ne pas avoir été indemnisé par l’auteur des faits ou par une assurance.
Montant de l’indemnisation
- Jusqu’à 4 500 € pour les violences légères. - Jusqu’à 9 000 € pour les violences ayant entraîné une ITT.
Démarches à suivre
1. Déposer plainte auprès des autorités. 2. Faire constater vos blessures par un certificat médical. 3. Envoyer une demande d’indemnisation à la CIVI via ce formulaire.
> Source : Service-Public.fr – CIVI
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Quand on peut éviter une arnaque en se renseignant, ça change tout, non ?
Autres dispositifs d’indemnisation
- Fonds de garantie des victimes (FGTI) : Indemnisation des victimes d’infractions graves (viols, agressions sexuelles, etc.). - Assurance habitation : Certaines assurances couvrent les préjudices liés aux violences familiales.
> Source : FGTI – Indemnisation des victimes
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Les recours en cas de danger immédiat : ordonnance de protection et bracelet anti-rapprochement
L’ordonnance de protection : une mesure d’urgence
L’ordonnance de protection est une mesure d’urgence permettant de protéger la victime en cas de danger immédiat. Elle peut être demandée auprès du juge aux affaires familiales (JAF).
Conditions d’obtention
- Violences familiales avérées (physiques, psychologiques, sexuelles). - Danger immédiat pour la victime ou ses enfants.
Mesures possibles
- Éloignement de l’auteur des faits du domicile conjugal. - Interdiction de contact (téléphone, messages, rencontres). - Retrait des armes détenues par l’auteur. - Obligation de suivre un stage de responsabilisation.
Démarches à suivre
1. Déposer plainte auprès des autorités. 2. Consulter un avocat ou une association d’aide aux victimes. 3. Demander une ordonnance de protection auprès du JAF.
> Source : Service-Public.fr – Ordonnance de protection
Le bracelet anti-rapprochement : une technologie au service de la protection
Le bracelet anti-rapprochement est un dispositif de géolocalisation permettant de : - Suivre les déplacements de l’auteur des violences. - Alerter les autorités en cas de violation de l’interdiction de contact.
Conditions d’obtention
- Violences familiales avérées. - Danger pour la victime. - Demande du procureur ou du juge.
Fonctionnement
- Porté par l’auteur des violences : il émet un signal en cas de rapprochement avec la victime. - Gratuit pour la victime.
> Source : Ministère de la Justice – Bracelet anti-rapprochement
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Ressources utiles en Bretagne et dans les Côtes-d’Armor
Contacts locaux pour les victimes de violences familiales
En Côtes-d’Armor
- Commissariat de Lannion : 02 96 48 48 48 - Gendarmerie de Lannion : 02 96 48 48 48 - Tribunal judiciaire de Saint-Brieuc : 02 96 62 41 00 - CIDFF des Côtes-d’Armor : www.infofemmes22.com – 02 96 62 41 00 - INAVEM Bretagne : www.inavem.org – 02 99 30 30 30
En Ille-et-Vilaine
- Commissariat de Rennes : 02 99 28 48 48 - Gendarmerie de Rennes : 02 99 28 48 48 - Tribunal judiciaire de Rennes : 02 99 28 48 48 - CIDFF d’Ille-et-Vilaine : www.infofemmes35.com – 02 99 28 48 48
En Finistère
- Commissariat de Brest : 02 98 44 44 44 - Gendarmerie de Brest : 02 98 44 44 44 - Tribunal judiciaire de Brest : 02 98 44 44 44 - CIDFF du Finistère : www.infofemmes29.com – 02 98 44 44 44
Numéros d’urgence
- 17 : Police/Gendarmerie - 15 : SAMU - 112 : Numéro d’urgence européen - 3919 : Violences femmes info (écoute et orientation) - 0800 05 95 95 : Numéro vert pour les victimes de violences conjugales
> Source : Gouvernement.fr – Violences conjugales
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FAQ : Violences familiales, porter plainte et obtenir réparation
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Mieux vaut un interlocuteur sérieux qu'une promesse en l'air, non ?
1. Que faire si je suis victime de violences familiales mais que je n’ose pas en parler ?
Il est normal de ressentir de la peur ou de la honte, mais vous n’êtes pas seul(e). Plusieurs solutions s’offrent à vous : - Contacter le 3919 (Violences femmes info) ou le 0800 05 95 95 (numéro vert) pour une écoute anonyme et bienveillante. - Vous rendre dans un commissariat ou une gendarmerie pour déposer plainte. Vous pouvez être accompagnée par une association. - Consulter un médecin pour faire constater vos blessures et obtenir un certificat médical.
> Conseil : Même si vous ne souhaitez pas porter plainte immédiatement, parlez-en à un professionnel pour vous protéger.
2. Puis-je porter plainte contre un membre de ma famille sans perdre le contact avec lui ?
Oui, porter plainte ne signifie pas rompre définitivement les liens familiaux, mais c’est une démarche nécessaire pour protéger votre sécurité et vos droits.
- L’ordonnance de protection peut permettre de maintenir un contact minimal (par exemple, pour les enfants) tout en garantissant votre sécurité. - Un avocat pénaliste peut vous aider à trouver un équilibre entre protection et préservation des liens familiaux.
> À noter : Les violences familiales sont des infractions pénales, et la loi vous protège.
3. Combien de temps faut-il pour obtenir une indemnisation via le SARVI ou la CIVI ?
Le délai varie selon les cas : - SARVI : L’indemnisation est versée sous 2 à 3 mois après l’envoi de la demande. - CIVI : Le délai peut aller jusqu’à 6 mois, car la commission examine plus en détail le dossier.
> Conseil : Pour accélérer la procédure, fournissez des preuves solides (certificats médicaux, témoignages, etc.).
4. Puis-je obtenir une indemnisation même si l’auteur des violences n’a pas été condamné ?
Oui, la CIVI permet d’obtenir une indemnisation même si l’auteur n’a pas été condamné, à condition que les violences soient avérées et que vous ayez subi un préjudice.
> Exemple : Si l’auteur a fui ou est décédé, la CIVI peut intervenir.
5. Que faire si l’auteur des violences menace de me poursuivre pour diffamation si je porte plainte ?
La loi protège les victimes de violences familiales : votre plainte est protégée par le secret de l’instruction et ne peut pas être utilisée contre vous.
- Ne cédez pas aux intimidations : portez plainte et constituez un dossier solide. - Consultez un avocat pour vous défendre en cas de poursuites abusives.
> Source : Article 40 du Code de procédure pénale
6. Comment protéger mes enfants si je suis victime de violences familiales ?
Si vous êtes victime de violences familiales et que vous avez des enfants, plusieurs mesures peuvent être prises pour les protéger : - Demander une ordonnance de protection incluant l’éloignement de l’auteur des faits. - Saisir le juge aux affaires familiales (JAF) pour obtenir un droit de visite encadré. - Contacter les services sociaux (ASE, protection de l’enfance) pour une évaluation de la situation. - Bénéficier d’un hébergement d’urgence via le 115 ou des associations comme le 3919.
> Source : Service-Public.fr – Protection de l’enfance
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Conclusion : vos droits, vos recours, votre sécurité
Les violences familiales sont une réalité douloureuse et souvent silencieuse, mais la loi vous protège et vous offre des recours concrets pour faire valoir vos droits. Que vous soyez victime directe, témoin ou proche, agir rapidement est essentiel pour briser le cycle de la violence et obtenir justice.
Les étapes clés à retenir :
1. Porter plainte : Au commissariat, en gendarmerie ou en ligne via la Pre-Plainte en Ligne. 2. Constituer un dossier solide : Preuves médicales, témoignages, preuves numériques. 3. Se faire accompagner : Par un avocat pénaliste, une association d’aide aux victimes ou un CIDFF. 4. Demander réparation : Via le SARVI, la CIVI ou le FGTI. 5. Obtenir des mesures de protection : Ordonnance de protection, bracelet anti-rapprochement.
Ressources utiles :
- Service-Public.fr – Violences conjugales - 3919 – Violences femmes info - INAVEM – Aide aux victimes - CIDFF – Centres d’information
> Rappel : Votre sécurité et votre bien-être passent avant tout. N’hésitez pas à solliciter de l’aide, même si vous ne savez pas par où commencer.
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Vous avez été victime de violences familiales et vous ne savez pas vers qui vous tourner ?
👉 Parlez-en à un professionnel dès aujourd’hui. Votre anonymat est protégé, et chaque démarche compte pour briser le silence.
Questions fréquentes
Que faire si je suis victime de violences familiales mais que je n’ose pas en parler ?
Il est normal de ressentir de la peur ou de la honte, mais vous n’êtes pas seul(e). Contactez le 3919 (Violences femmes info) ou le 0800 05 95 95 pour une écoute anonyme. Vous pouvez également vous rendre dans un commissariat ou une gendarmerie pour déposer plainte, éventuellement accompagné(e) par une association comme l’INAVEM ou le CIDFF.
Puis-je porter plainte contre un membre de ma famille sans perdre le contact avec lui ?
Oui, porter plainte ne signifie pas rompre définitivement les liens familiaux. L’ordonnance de protection peut permettre de maintenir un contact minimal (par exemple pour les enfants) tout en garantissant votre sécurité. Un avocat pénaliste peut vous aider à trouver un équilibre entre protection et préservation des liens.
Combien de temps faut-il pour obtenir une indemnisation via le SARVI ou la CIVI ?
Le délai varie : le SARVI verse l’indemnisation sous 2 à 3 mois après l’envoi de la demande, tandis que la CIVI peut prendre jusqu’à 6 mois. Pour accélérer la procédure, fournissez des preuves solides (certificats médicaux, témoignages, etc.).
Puis-je obtenir une indemnisation même si l’auteur des violences n’a pas été condamné ?
Oui, la CIVI permet d’obtenir une indemnisation même si l’auteur n’a pas été condamné, à condition que les violences soient avérées et que vous ayez subi un préjudice. Par exemple, si l’auteur a fui ou est décédé, la CIVI peut intervenir.
Que faire si l’auteur des violences menace de me poursuivre pour diffamation si je porte plainte ?
Votre plainte est protégée par le secret de l’instruction et ne peut pas être utilisée contre vous. Ne cédez pas aux intimidations : portez plainte et constituez un dossier solide. Consultez un avocat pour vous défendre en cas de poursuites abusives.
Comment protéger mes enfants si je suis victime de violences familiales ?
Demandez une ordonnance de protection incluant l’éloignement de l’auteur. Saisissez le juge aux affaires familiales (JAF) pour un droit de visite encadré. Contactez les services sociaux (ASE) ou bénéficiez d’un hébergement d’urgence via le 115 ou des associations comme le 3919.
