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Mariage et PACS dans le Doubs : différences, régimes et démarches locales

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Se marier, se pacser, vivre en concubinage : à 25 ans dans le Doubs, on n'y pense pas forcément, mais à 35 ans, on réalise que le choix a des conséquences patrimoniales et successorales très différentes, surtout dans un département où l'immobilier et les patrimoines familiaux (fermes, vignobles, forêts) jouent un rôle majeur. À 55 ans, certains découvrent trop tard que la forme d'union choisie il y a vingt ans ne protège pas du tout le partenaire, notamment dans les zones rurales du Haut-Doubs ou autour de Pontarlier, où les biens se transmettent souvent de génération en génération.

Le point qui mérite d'être posé clairement en 2026, parce qu'il est massivement sous-estimé dans le Doubs : le concubinage n'offre quasiment aucune protection juridique. C'est une situation de fait, pas un statut. Pour beaucoup de couples bisontins ou montbéliardais, un PACS de 15 minutes en mairie change tout — sans cérémonie, sans engagement symbolique lourd, mais avec des droits réels. Voici ce qu'il faut savoir pour choisir, en tenant compte des spécificités locales (notaires, mairies, climat économique).


Les trois situations, en clair

Le mariage crée une union civile complète, avec des droits et obligations étendus, particulièrement utiles dans un département comme le Doubs, où les patrimoines immobiliers et agricoles sont souvent importants.

Le mariage est l'un des trois régimes civils possibles. Célébré en mairie par un officier d'état civil (à Besançon, Montbéliard, ou dans les petites communes comme Ornans ou Morteau), il crée des droits et obligations mutuels étendus : fidélité, assistance, secours, contribution aux charges du ménage. Il ouvre la protection sociale la plus large (pension de réversion, capital décès, couverture santé conjoint), fait du conjoint un héritier légal prioritaire, permet l'adoption plénière conjointe, et détermine un régime matrimonial qui organise la propriété des biens — un point crucial dans le Doubs, où les biens immobiliers et les exploitations agricoles ou viticoles (Comté, Mont d'Or) se transmettent souvent en famille.

Le PACS (Pacte Civil de Solidarité) est un contrat entre deux personnes majeures, particulièrement adapté aux couples du Doubs qui souhaitent une protection juridique sans l'engagement symbolique du mariage. Il se conclut en mairie (gratuit, par exemple à la mairie de Besançon ou de Pontarlier) ou chez un notaire (entre 200 et 500 €, tarif pratiqué dans le Doubs), sans cérémonie, sans témoins, sans publicité obligatoire. Il crée des obligations d'aide matérielle mutuelle, une fiscalité commune, et une protection réciproque presque équivalente à celle du mariage sur la plupart des aspects fiscaux. Dans le Doubs, où les travailleurs frontaliers vers la Suisse sont nombreux, le PACS peut aussi simplifier les démarches transfrontalières pour les couples binationaux.

Le concubinage (ou union libre) est une simple situation de fait : deux personnes vivent ensemble sans avoir rien signé. Aucune obligation mutuelle juridique, aucune fiscalité commune, aucun droit automatique en cas de séparation ou de décès. La mairie de Besançon, Montbéliard, ou toute autre commune du Doubs peut délivrer un certificat de concubinage (gratuit) qui sert de preuve de vie commune pour certaines démarches (mutuelle, banque, allocations CAF du Doubs). Mais ce document n'a aucune valeur juridique substantielle — un point à bien comprendre, surtout dans un département où les biens immobiliers (fermes, maisons en pierre du Haut-Doubs) ont souvent une valeur patrimoniale élevée.


Ce qui change au quotidien

Sur la fiscalité, mariés et pacsés remplissent une déclaration d'impôts commune obligatoire l'année du mariage ou du PACS. Dans le Doubs, où les revenus peuvent varier fortement (salariés de l'usine Stellantis à Sochaux, agriculteurs, frontaliers suisses), cela peut être favorable (cumul des parts fiscales) ou défavorable (effets de seuil). Un simulateur sur impots.gouv.fr permet de trancher au cas par cas. Les concubins déclarent chacun séparément, avec parfois un avantage global selon la configuration des revenus — un point à vérifier avec un expert-comptable local, surtout pour les indépendants (horlogers, artisans) ou les frontaliers.

Sur la protection sociale, les couples mariés ou pacsés bénéficient presque toujours de l'extension de la complémentaire santé d'entreprise au conjoint/partenaire et aux enfants. Dans le Doubs, où l'industrie (Stellantis, microtechniques) et l'artisanat (horlogerie, lunetterie) sont forts, cette extension est souvent automatique. L'Assurance Maladie (CPAM du Doubs) permet aussi l'affiliation en ayant-droit sous certaines conditions. Les concubins peuvent y prétendre selon les contrats, mais la situation est moins automatique — à vérifier auprès de la CPAM de Bourgogne-Franche-Comté ou de votre employeur (Stellantis, entreprises horlogères).

Sur la résidence commune, les mariés et pacsés bénéficient d'une solidarité pour les dettes ménagères (loyer, énergie, alimentation). Dans le Doubs, où les hivers sont rudes (surtout dans le Haut-Doubs, autour de Mouthe ou Pontarlier), cette solidarité peut couvrir les factures de chauffage élevées. Elle protège le couple, mais engage aussi l'un à répondre des dettes de l'autre sur ces postes. Les concubins n'ont aucune solidarité légale, sauf cosignature explicite — un risque si l'un des deux a des difficultés financières.

Sur les enfants, l'autorité parentale est conjointe automatiquement pour les enfants nés dans une relation stable (avec reconnaissance par les deux parents), mariage ou pas. Dans le Doubs, où les familles sont souvent stables (taux de divorce légèrement inférieur à la moyenne nationale), la différence se joue surtout en cas de séparation ou de décès d'un parent. Les règles de filiation et les protections patrimoniales (héritage des fermes, des maisons familiales) diffèrent alors sensiblement.


Ce qui change à la séparation

Le divorce obéit à une procédure encadrée, avec quatre formes principales, applicables dans toutes les mairies du Doubs (Besançon, Montbéliard, Pontarlier, etc.) :

  • Consentement mutuel (la plus fréquente, avec deux avocats et parfois un notaire, sans audience dans la plupart des cas). Dans le Doubs, les notaires sont nombreux et accessibles, surtout à Besançon et Montbéliard.
  • Divorce accepté (accord sur le principe mais pas sur les conséquences, jugement au Tribunal judiciaire de Besançon ou Montbéliard).
  • Altération définitive du lien conjugal (après un an de séparation).
  • Divorce pour faute (rare, adultère, violence, abandon).

Dans tous les cas, liquidation du régime matrimonial : partage des biens communs selon le régime choisi (souvent la communauté réduite aux acquêts dans le Doubs), éventuelle prestation compensatoire si déséquilibre de niveau de vie après rupture, règlement des obligations alimentaires pour les enfants. Les délais vont de quelques mois (consentement mutuel en forme notariée, très courant à Besançon) à plusieurs années (divorce pour faute contesté).

La dissolution du PACS est bien plus simple. Déclaration conjointe à la mairie (Besançon, Montbéliard, etc.) ou au notaire qui a enregistré le PACS, effet immédiat. Rupture unilatérale par signification au partenaire via commissaire de justice (ancien huissier), effet à l'enregistrement. Dissolution automatique en cas de mariage de l'un des partenaires, ou de décès. Pas d'audience judiciaire, pas de partage obligatoire du patrimoine sauf si indivision (que les partenaires règlent entre eux ou via une procédure de partage, avec un notaire du Doubs si nécessaire).

La séparation de concubins n'obéit à aucune procédure. Chacun reprend ses biens, part de son côté. Dans le Doubs, où les biens immobiliers (maisons en pierre, fermes, chalets du Haut-Doubs) ont souvent une forte valeur sentimentale et financière, si des biens ont été achetés en indivision, la procédure de partage devant un notaire (par exemple à Besançon ou Pontarlier) devient nécessaire, parfois complexe en cas de désaccord. Pas de prestation compensatoire, pas de protection du concubin en situation de dépendance financière — un risque réel dans les zones rurales où les revenus peuvent être irréguliers (agriculteurs, saisonniers).


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Magalie

C'est pratique, ces options, hein ?

Ce qui change après un décès

Dans le Doubs, où les patrimoines immobiliers (fermes, maisons de maître, vignobles) et les exploitations agricoles ou fromagères (Comté, Mont d'Or) se transmettent souvent de génération en génération, les différences entre PACS, mariage et concubinage deviennent spectaculaires après un décès.

Conjoint marié : exonéré totalement de droits de succession. Dans le Doubs, où les exploitations agricoles ou les maisons de famille ont souvent une valeur élevée, cela représente une économie majeure. Selon la présence d'enfants, le conjoint peut être réservataire (protection minimale de la part qu'il reçoit). En présence d'enfants, il choisit entre usufruit de la totalité de la succession (idéal pour conserver la ferme ou la maison familiale), ou pleine propriété d'un quart. Sans enfants, il hérite de tous les biens en l'absence d'autres héritiers réservataires — un point crucial pour les couples sans descendance qui possèdent un bien immobilier dans le Haut-Doubs ou autour de Besançon.

Partenaire pacsé : exonéré totalement de droits de succession également, comme le marié. MAIS il n'est pas héritier légal. Sans testament explicite (réalisé chez un notaire du Doubs), il ne reçoit rien à la succession — tout revient aux enfants du défunt, à défaut aux parents, à défaut aux frères et sœurs. Dans le Doubs, où les familles sont souvent soudées et les patrimoines immobiliers importants, le testament devient donc absolument indispensable pour protéger son partenaire pacsé, surtout s'il s'agit d'une maison ou d'une exploitation agricole. Les notaires de Besançon, Montbéliard ou Pontarlier sont habitués à ces situations et peuvent rédiger un testament adaptée pour environ 150-250 €.

Concubin : pas d'exonération, pas de droit légal à hériter. Un concubin qui hérite via testament paie 60 % de droits de succession sur tout ce qu'il reçoit au-delà d'un abattement de 1 594 €. Dans le Doubs, où les biens immobiliers valent souvent plus de 200 000 € (surtout à Besançon, Montbéliard, ou dans les villages classés comme Lods), l'État pourrait ainsi prélever environ 119 000 € sur une maison de 200 000 € léguée à un concubin. Pour un couple non marié non pacsé qui détient une maison à deux noms en indivision (par exemple à Ornans ou Morteau), le décès de l'un oblige le survivant à racheter la part de l'autre aux héritiers légaux (enfants du défunt, parents, fratrie) — ce qui peut aller jusqu'à l'obligation de vendre la maison pour payer, surtout si les héritiers ne sont pas coopératifs.

Pension de réversion : uniquement pour les conjoints mariés, sous conditions (durée de mariage, âge, ressources selon le régime de retraite). Dans le Doubs, où la population est légèrement plus âgée que la moyenne nationale, cette pension peut représenter un complément de revenus non négligeable. Les pacsés et concubins n'y ont généralement pas droit, sauf exceptions marginales dans certaines retraites complémentaires (Agirc-Arrco sous conditions strictes, CRPCEN pour certains notaires, etc.). Les travailleurs frontaliers suisses doivent vérifier les conventions franco-suisses en vigueur.


Les régimes matrimoniaux, à choisir avant le mariage

Dans le Doubs, où les patrimoines sont souvent constitués de biens immobiliers (fermes, maisons en pierre, vignobles) ou d'entreprises familiales (horlogerie, microtechniques), le choix du régime matrimonial est crucial. Par défaut, le régime de la communauté réduite aux acquêts s'applique. Ce régime légal convient à la majorité des situations sans particularité patrimoniale majeure :

  • Les biens propres (ceux détenus avant le mariage ou reçus par donation/succession durant l’union) restent la propriété exclusive de chacun.
  • Les biens communs (acquis pendant le mariage grâce aux revenus du couple) sont partagés à parts égales en cas de divorce ou de décès.

Trois autres régimes existent, par contrat de mariage chez un notaire du Doubs (Besançon, Montbéliard, Pontarlier) avant la cérémonie :

La séparation de biens : tous les biens restent propres à chacun, avant comme pendant le mariage. Aucun bien commun sauf achat explicite en indivision. Ce régime est très courant dans le Doubs pour :

  • Les entrepreneurs (dirigeants de PME, artisans horlogers, viticulteurs).
  • Les professions libérales (médecins, notaires, avocats).
  • Les patrimoines déséquilibrés (par exemple, l'un des époux possède une ferme ou une maison de famille dans le Haut-Doubs).
  • Les couples avec enfants d'une précédente union (fréquent dans les zones rurales).

La participation aux acquêts : séparation de biens pendant le mariage, mais à la dissolution (divorce ou décès), une compensation financière équilibre l'enrichissement des deux époux pendant le mariage. Régime hybride, peu utilisé dans le Doubs, mais parfois choisi par des couples où l'un des deux a un patrimoine initial important (ferme, entreprise).

La communauté universelle : tous les biens (avant et pendant le mariage) deviennent communs. Avec une clause d'attribution intégrale au survivant, le conjoint survivant reçoit la totalité sans succession. Régime souvent choisi par :

  • Les couples âgés sans enfants (par exemple, retraités de Besançon ou Montbéliard).
  • Les couples qui veulent simplifier la transmission au conjoint, surtout s'ils possèdent un bien immobilier unique (maison, appartement).
  • Inadapté si enfants d'une précédente union (risque de déshéritement).

Le choix du régime se fait avec un notaire du Doubs. Comptez 300 à 500 € pour un contrat simple. Une consultation préalable est souvent gratuite ou peu coûteuse (environ 100 €) dans la plupart des études notariales de Besançon, Montbéliard ou Pontarlier. À faire au moins 15 jours avant le mariage pour éviter le régime légal par défaut.


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Magalie

Ça vous parle, ces différences après un décès ?

Les deux régimes du PACS

Plus simple que le mariage, le PACS offre deux options, à choisir en fonction de votre situation patrimoniale dans le Doubs.

La séparation des patrimoines (régime par défaut) : chaque partenaire garde la propriété de ses biens, avant et pendant le PACS. Les achats communs (par exemple, une maison à Audincourt ou Valentigney) se font en indivision (généralement par moitié sauf mention contraire). C'est l'équivalent PACS de la séparation de biens du mariage, sans la solidarité fiscale. Idéal pour :

  • Les jeunes couples qui achètent leur premier logement (souvent à Besançon ou Montbéliard).
  • Les couples où l'un des deux a déjà un patrimoine (maison, entreprise).
  • Les travailleurs frontaliers suisses, pour éviter les complications transfrontalières.

L'indivision (sur option) : les biens acquis pendant le PACS deviennent communs à parts égales, sauf exceptions (biens reçus par donation/succession, biens à caractère personnel). Proche de la communauté réduite aux acquêts du mariage. Adapté aux couples qui veulent une mise en commun progressive de leurs biens, par exemple pour acheter une résidence principale dans le Doubs.

Le choix se fait dans la convention de PACS, rédigée avant l'enregistrement. Des modèles gratuits sont disponibles sur service-public.fr. Pour les patrimoines significatifs (maison, exploitation agricole, entreprise), une rédaction notariale est recommandée (coût : 200-500 € dans le Doubs). Les notaires de Besançon, Montbéliard ou Pontarlier sont habitués à ces démarches et peuvent vous conseiller sur les clauses spécifiques (par exemple, pour une exploitation fromagère ou une entreprise horlogère).


Les démarches en pratique

Pour se marier dans le Doubs

Le dossier se dépose obligatoirement à la mairie du domicile de l'un des deux futurs époux (Besançon, Montbéliard, Pontarlier, ou toute autre commune du Doubs), ou à celle de leur résidence stable depuis plus de trente jours. Les pièces à fournir incluent :

  • Pièces d'identité des deux partenaires.
  • Actes de naissance datant de moins de trois mois (à demander à la mairie de naissance, ou en ligne via service-public.fr).
  • Justificatifs de domicile récents (facture EDF, quittance de loyer).
  • Deux à quatre témoins majeurs (amis ou famille, résidant de préférence dans le Doubs).
  • Contrat de mariage (si vous optez pour un régime autre que la communauté réduite aux acquêts), établi chez un notaire du Doubs.

La publication des bans (affichage en mairie) est obligatoire et intervient au moins dix jours avant la cérémonie. La célébration civile est gratuite dans toutes les mairies du Doubs. Seuls les frais liés à un éventuel contrat de mariage notarié restent à votre charge (300-500 €).

À Besançon, la mairie propose des créneaux pour les mariages civils dans la salle des mariages de l'Hôtel de Ville, avec une ambiance solennelle. À Montbéliard, les cérémonies ont souvent lieu dans le château des ducs de Wurtemberg, un cadre historique apprécié. Dans les petites communes (Ornans, Morteau, Pontarlier), les mariages se déroulent généralement dans une salle dédiée de la mairie, avec une ambiance plus intimiste.

Pour se pacser dans le Doubs

  1. Rédaction d'une convention (par les partenaires eux-mêmes, par un avocat, ou par un notaire du Doubs).
  2. Dépôt du dossier :
    • En mairie (gratuit) : à la mairie du domicile commun (Besançon, Montbéliard, etc.).
    • Chez un notaire (200-500 €) : utile si vous avez un patrimoine important (maison, exploitation agricole).
  3. Pièces à fournir :
    • Identités (CNI ou passeport).
    • Actes de naissance de moins de trois mois.
    • Attestation sur l'honneur de vie commune et d'absence de lien de parenté.
  4. Enregistrement : inscription automatique en marge des actes de naissance.

À Besançon, le service d'état civil de la mairie (place de la Révolution) traite les PACS rapidement, avec des rendez-vous disponibles sous 15 jours en moyenne. À Montbéliard, la mairie propose aussi un accompagnement simplifié. Pour les couples des zones rurales (Haut-Doubs, plateau de Maîche), il est conseillé de prendre rendez-vous à la mairie de Pontarlier ou Morteau, où les services sont habitués aux démarches des agriculteurs et artisans locaux.

Pour faire reconnaître un concubinage dans le Doubs

Aucune signature n'est obligatoire, mais un certificat de concubinage (ou attestation de vie commune) peut être demandé gratuitement à votre mairie (Besançon, Montbéliard, etc.). Ce document sert de preuve pour :

  • Les mutuelles (par exemple, la Mutuelle du Doubs ou les complémentaires santé des entreprises locales comme Stellantis).
  • Les banques (Crédit Agricole Franche-Comté, CIC Est, Banque Populaire Bourgogne Franche-Comté).
  • Les allocations (CAF du Doubs, MSA Bourgogne-Franche-Comté pour les agriculteurs).

Attention : ce certificat n'a aucune valeur juridique substantielle. Il ne protège pas en cas de séparation ou de décès. Pour les couples concubins du Doubs qui possèdent un bien immobilier (maison, ferme), une consultation chez un notaire (100-150 €) est fortement recommandée pour rédiger un testament ou une convention d'indivision.


Comment choisir, concrètement

Dans le Doubs, où les patrimoines immobiliers et familiaux jouent un rôle majeur, le choix entre mariage, PACS et concubinage dépend de votre situation patrimoniale, familiale et professionnelle. Voici les lignes directrices adaptées au département :

Le mariage s'impose si :

  • Vous possédez (ou allez posséder) un bien immobilier important (maison à Besançon, ferme dans le Haut-Doubs, exploitation fromagère).
  • Vous avez des enfants (ou prévoyez d'en avoir), surtout si l'un de vous est artisan, agriculteur ou indépendant (horloger, viticulteur).
  • Vous souhaitez la protection maximale en cas de décès (pension de réversion, succession automatique), cruciale dans un département où les patrimoines se transmettent souvent en famille.
  • Votre engagement mutuel est fort symboliquement (cérémonie en mairie de Besançon, Montbéliard, ou dans un village classé comme Lods).
  • Vous êtes travailleurs frontaliers suisses et voulez simplifier les démarches transfrontalières (retraite, assurance maladie).

Où se marier dans le Doubs ?

  • Besançon : mairie centrale (Hôtel de Ville) ou mairies de quartier (Planoise, Battant).
  • Montbéliard : château des ducs de Wurtemberg (cadre historique).
  • Pontarlier : mairie ou salle des fêtes pour les cérémonies laïques.
  • Villages classés : Lods, Ornans (mairie dans un cadre pittoresque).

Le PACS est optimal si :

  • Vous voulez une fiscalité commune sans l'engagement symbolique du mariage.
  • Vous souhaitez une protection en cas de maladie (droits à l'hôpital de Besançon ou Montbéliard, décisions médicales).
  • Vous prévoyez une transmission patrimoniale (avec testament), par exemple pour une maison à Audincourt ou Valentigney.
  • Vous êtes un couple jeune (étudiants à l'université de Franche-Comté, jeunes actifs à Sochaux ou Besançon) ou un couple d'une seconde union (fréquent dans les zones rurales).
  • Vous êtes travailleurs frontaliers et voulez éviter les complications juridiques entre la France et la Suisse.

Où enregistrer votre PACS dans le Doubs ?

  • Mairie de Besançon (place de la Révolution) : service rapide, rendez-vous sous 15 jours.
  • Mairie de Montbéliard : accompagnement simplifié pour les couples locaux.
  • Notaires du Doubs : si vous avez un patrimoine (maison, exploitation), surtout à Besançon, Pontarlier ou Morteau.

Le concubinage est défendable uniquement si :

  • Vous n'avez pas de biens communs (ni maison, ni exploitation, ni entreprise).
  • Vous ne dépendez pas financièrement l'un de l'autre (revenus stables, pas de déséquilibre).
  • Vous avez anticipé la transmission par :
    • Testament (réalisé chez un notaire du Doubs, 150-250 €).
    • Assurance-vie avec clause bénéficiaire (pour contourner les droits de succession).
    • Donation (si vous possédez un bien immobilier dans le Haut-Doubs).

Attention : sans ces anticipations, le concubinage est la formule la plus fragile juridiquement dans le Doubs, surtout si vous possédez un bien immobilier (maison, ferme, chalet). Les droits de succession à 60 % peuvent obliger à vendre la maison familiale en cas de décès.


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Magalie

C'est rassurant, ces protections, non ?

Les pièges qui reviennent souvent dans le Doubs

  1. Oublier de faire un testament pour un partenaire pacsé : sans testament, le partenaire pacsé n'hérite de rien, même après 30 ans de vie commune. Dans le Doubs, où les maisons de famille et les exploitations agricoles ont une forte valeur sentimentale, cela peut entraîner des conflits familiaux douloureux.

  2. Ne pas anticiper la transmission d'une exploitation agricole ou fromagère : les règles de succession sont complexes pour les agriculteurs et artisans (horlogers, fromagers). Un contrat de mariage ou un PACS avec convention adaptée est indispensable.

  3. Sous-estimer les droits de succession pour les concubins : 60 % de droits sur une maison de 200 000 € à Ornans ou Morteau, c'est 119 000 € à payer — souvent impossible sans vendre le bien.

  4. Ne pas vérifier les conventions franco-suisses : les travailleurs frontaliers (nombreux autour de Montbéliard et Pontarlier) doivent vérifier les règles de retraite et de succession entre la France et la Suisse.

  5. Oublier de mettre à jour son contrat de mariage ou sa convention de PACS après un achat immobilier (maison, ferme) ou la création d'une entreprise.


Pour aller plus loin dans le Doubs

Où trouver un notaire spécialisé ?

Dans le Doubs, les notaires sont nombreux et compétents en droit familial. Voici quelques adresses utiles :

  • Besançon : Chambre des Notaires du Doubs (site officiel).
  • Montbéliard : études notariales spécialisées en droit rural (pour les agriculteurs et viticulteurs).
  • Pontarlier : notaires habitués aux successions complexes (maisons de famille, exploitations fromagères).

Où obtenir des conseils gratuits ou peu coûteux ?

  • Points Conseil Budget (Besançon, Montbéliard) : pour les questions fiscales et sociales.
  • Chambre des Métiers et de l'Artisanat du Doubs (site officiel) : pour les artisans (horlogers, fromagers).
  • Chambre d'Agriculture du Doubs (site officiel) : pour les agriculteurs et viticulteurs.
  • Mission Locale du Doubs : pour les jeunes couples (aides, logement).

Aides locales pour les jeunes couples

La Carte Avantages Jeunes Bourgogne-Franche-Comté (10 €/an) offre des réductions sur les loisirs, la culture et le sport dans le Doubs, y compris pour les parcs de loisirs et les stations de ski (Métabief). Plus d'infos sur bourgognefranchecomte.fr.


Sources :

  • Service-public.fr – Mariage, PACS, concubinage (2026)
  • Notaires de France – Régimes matrimoniaux (2026)
  • Conseil régional Bourgogne-Franche-Comté – Carte Avantages Jeunes
  • Chambre des Notaires du Doubs (Besançon)
  • Chambre de Métiers et de l'Artisanat du Doubs – Artisanat BFC
  • Chambre d'Agriculture du Doubs – Succession des exploitations
  • Ville de Besançon – Service état civil
  • Ville de Montbéliard – Mariages et PACS
  • CAF du Doubs – Aides aux couples
  • MSA Bourgogne-Franche-Comté – Protection sociale des agriculteurs
  • ADEME – Aides à la rénovation (pour les biens immobiliers communs)

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