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Actualité L'Aigle · 6 juin 2026

Violences en rixe : vos droits, démarches et recours après une agression

Violences en rixe : vos droits, démarches et recours après une agression

Ce qu'il s'est passé près de L'Aigle

Un homme de 25 ans a comparu devant le tribunal pour des violences commises lors d’une rixe survenue dans la commune de L'Aigle. L’incident, rapporté par Actu.fr, illustre la gravité des conséquences juridiques et humaines que peuvent engendrer ce type de conflits.

Les rixes, souvent liées à des tensions locales ou à des altercations spontanées, donnent lieu à des poursuites pénales et à des demandes d’indemnisation de la part des victimes. Si vous êtes confronté à une situation similaire, il est essentiel de connaître vos droits et les démarches à suivre pour obtenir réparation. Cet article vous guide à travers les étapes clés : du dépôt de plainte à la constitution d’un dossier solide, en passant par les recours possibles.

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Pourquoi une rixe peut-elle entraîner des poursuites pénales et civiles ?

Une rixe est définie comme une altercation violente impliquant plusieurs personnes, souvent de manière imprévisible. Même si elle peut sembler spontanée, elle relève généralement des infractions prévues par le Code pénal, notamment :

- Les violences volontaires (article 222-7 et suivants du Code pénal) : ces infractions sont caractérisées par l’intention de porter atteinte à l’intégrité physique d’autrui. La gravité des violences est évaluée en fonction des blessures infligées (ITT – Incapacité Totale de Travail). - Les violences ayant entraîné une ITT de plus de 8 jours : ces faits sont punis plus sévèrement, avec des peines pouvant aller jusqu’à 3 ans d’emprisonnement et 45 000 € d’amende. - Les violences ayant entraîné une ITT de moins de 8 jours : les peines sont moins lourdes, mais restent significatives (jusqu’à 3 ans d’emprisonnement et 45 000 € d’amende). - Les violences avec arme : l’utilisation d’un objet dangereux aggrave la qualification pénale et les sanctions.

En parallèle, la victime peut engager une action civile pour obtenir réparation du préjudice subi (douleurs, frais médicaux, préjudice moral, etc.).

> À noter : Le Code civil (articles 1240 et suivants) prévoit que toute personne ayant causé un dommage à autrui doit le réparer. Cela s’applique aussi bien aux auteurs des violences qu’à leurs complices éventuels.

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Porter plainte rapidement : la première étape cruciale

Si vous êtes victime d’une rixe, le dépôt de plainte est une démarche prioritaire. Voici les étapes à suivre :

1. Se rendre au commissariat ou à la gendarmerie

Vous pouvez déposer plainte : - Au commissariat de police : pour les communes dotées d’un commissariat. - À la gendarmerie nationale : pour les zones rurales ou les petites communes. - Directement auprès du procureur de la République : si vous préférez éviter le contact avec les forces de l’ordre, vous pouvez envoyer une plainte par écrit au procureur. Cette procédure est moins courante mais reste valable.

> Conseil : Privilégiez le dépôt de plainte en personne pour bénéficier des conseils des enquêteurs et maximiser les chances de constitution d’un dossier solide.

2. Fournir des preuves et des témoignages

Pour étayer votre plainte, il est essentiel de rassembler des éléments concrets : - Certificat médical : consultez un médecin dans les 24 à 48 heures suivant l’agression pour établir un constat des blessures. Ce document est indispensable pour évaluer l’ITT et justifier votre préjudice. - Photos et vidéos : si des témoins ont filmé l’incident ou si vous avez des clichés de vos blessures, conservez-les. - Témoignages : recueillez les coordonnées de témoins qui pourraient confirmer les faits. - Objets ou traces : conservez les vêtements tachés de sang ou tout autre élément pouvant servir de preuve.

3. Respecter les délais légaux

Le dépôt de plainte doit intervenir dans un délai de 6 ans à compter des faits (article 8 du Code de procédure pénale). Passé ce délai, les poursuites pénales ne sont plus possibles. Cependant, l’action civile pour obtenir réparation peut être engagée même après ce délai.

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Constituer un dossier solide pour une indemnisation

Une fois la plainte déposée, votre avocat pénaliste ou vous-même pouvez constituer un dossier pour demander une indemnisation. Plusieurs voies s’offrent à vous :

1. La demande d’indemnisation via le SARVI

Le Service d’Aide au Recouvrement des Victimes d’Infractions (SARVI) est un dispositif public qui permet aux victimes d’obtenir une indemnisation rapide, même si l’auteur des violences n’a pas été identifié ou est insolvable.

Conditions d’éligibilité : - Avoir subi une ITT de plus de 1 mois (30 jours). - Avoir déposé plainte dans les délais. - Ne pas avoir déjà été indemnisé par une autre voie (assurance, etc.).

Montant de l’indemnisation : - Jusqu’à 3 000 € pour les victimes majeures. - Jusqu’à 5 000 € pour les victimes mineures ou en cas de violences particulièrement graves.

Démarches : 1. Remplir le formulaire de demande disponible sur le site du ministère de la Justice. 2. Fournir les pièces justificatives (certificat médical, plainte, etc.). 3. Envoyer le dossier au SARVI.

> À noter : Le SARVI intervient en complément des autres recours (assurance, action civile). Il ne couvre pas les préjudices moraux ou les frais non justifiés.

2. La demande d’indemnisation via la CIVI

La Commission d’Indemnisation des Victimes d’Infractions (CIVI) est une juridiction spécialisée qui permet d’obtenir une indemnisation pour les préjudices subis, même en l’absence de condamnation pénale de l’auteur.

Conditions d’éligibilité : - Avoir subi une ITT de plus de 1 mois (30 jours). - Avoir déposé plainte dans les délais. - Ne pas avoir déjà été indemnisé par une autre voie.

Montant de l’indemnisation : - Jusqu’à 6 000 € pour les victimes majeures. - Jusqu’à 10 000 € pour les victimes mineures ou en cas de violences particulièrement graves.

Démarches : 1. Remplir le formulaire de demande disponible sur le site du ministère de la Justice. 2. Fournir les pièces justificatives (certificat médical, plainte, etc.). 3. Envoyer le dossier à la CIVI compétente.

> À noter : La CIVI peut également indemniser les proches d’une victime décédée des suites d’une rixe.

3. L’action civile contre l’auteur des violences

Si l’auteur des violences a été identifié, vous pouvez engager une action civile pour obtenir réparation de votre préjudice. Cette démarche se fait généralement devant le tribunal judiciaire et peut être combinée avec l’action pénale.

Types de préjudices indemnisables : - Préjudice physique : frais médicaux, perte de revenus, ITT. - Préjudice moral : souffrance psychologique, atteinte à l’image. - Préjudice matériel : destruction d’objets personnels.

Démarches : 1. Consulter un avocat pénaliste pour évaluer le montant du préjudice. 2. Envoyer une lettre de mise en demeure à l’auteur des violences. 3. Engager une action devant le tribunal judiciaire si nécessaire.

> À noter : L’auteur peut être condamné à verser des dommages et intérêts, mais il peut aussi être insolvable. Dans ce cas, le SARVI ou la CIVI peuvent intervenir.

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Choisir un avocat pénaliste : les critères à privilégier

Face à une rixe, le choix d’un avocat pénaliste expérimenté est déterminant pour maximiser vos chances d’obtenir réparation. Voici les critères à privilégier :

1. L’expérience dans les affaires de violences et rixes

Un avocat pénaliste spécialisé dans les violences volontaires et les rixes aura une connaissance approfondie des procédures et des stratégies à adopter. Il pourra : - Vous conseiller sur les démarches à suivre. - Vous représenter devant le tribunal. - Négocier avec le parquet pour obtenir une indemnisation.

2. La proximité géographique

Privilégiez un avocat situé près de votre domicile ou du lieu des faits. Cela facilite les échanges et les rendez-vous. Pour trouver un avocat pénaliste, vous pouvez consulter l’annuaire du Conseil national des barreaux.

3. Les honoraires et la transparence

Les honoraires d’un avocat pénaliste varient en fonction de la complexité du dossier. Voici les modes de facturation possibles : - Honoraires au forfait : un montant fixe pour l’ensemble de la procédure. - Honoraires horaires : facturation à l’heure, avec un budget à prévoir. - Honoraires de résultat : une partie des honoraires est conditionnée à l’obtention d’une indemnisation.

> Conseil : Demandez un devis écrit avant de vous engager et vérifiez si votre assurance protection juridique peut prendre en charge tout ou partie des frais.

4. La disponibilité et l’écoute

Un bon avocat pénaliste doit être à votre écoute et disponible pour répondre à vos questions. Il doit vous expliquer clairement les étapes de la procédure et les chances de succès.

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Magalie

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Les délais à respecter pour une indemnisation

Les délais légaux sont stricts et doivent être respectés pour éviter de perdre vos droits. Voici les principaux échéances à connaître :

1. Délai pour porter plainte

Vous disposez de 6 ans à compter des faits pour déposer plainte (article 8 du Code de procédure pénale). Passé ce délai, les poursuites pénales ne sont plus possibles, mais vous pouvez toujours engager une action civile.

2. Délai pour demander une indemnisation via le SARVI

Vous devez envoyer votre demande au SARVI dans un délai de 3 ans à compter de la date des faits ou de la condamnation de l’auteur.

3. Délai pour demander une indemnisation via la CIVI

Vous devez envoyer votre demande à la CIVI dans un délai de 3 ans à compter de la date des faits ou de la condamnation de l’auteur.

4. Délai pour engager une action civile

Si vous souhaitez engager une action civile contre l’auteur des violences, vous disposez de 5 ans à compter de la date des faits (article 2226 du Code civil).

> À noter : Ces délais peuvent être suspendus ou interrompus dans certains cas (par exemple, si vous êtes mineur au moment des faits). Consultez un avocat pour vérifier votre situation.

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Que faire en tant que témoin d’une rixe ?

Si vous êtes témoin d’une rixe, votre rôle est crucial pour aider les victimes et contribuer à l’enquête. Voici les démarches à suivre :

1. Appeler les secours si nécessaire

Si la situation est dangereuse ou si des personnes sont blessées, appelez immédiatement le 17 (police/gendarmerie) ou le 15 (SAMU).

2. Rester sur place pour témoigner

Si vous êtes en sécurité, restez sur place pour : - Identifier les protagonistes : notez leurs caractéristiques (vêtements, taille, signes distinctifs). - Recueillir des témoignages : interrogez d’autres témoins et notez leurs coordonnées. - Prendre des photos ou vidéos : si possible, filmez la scène sans intervenir directement.

3. Déposer plainte ou faire un signalement

Vous pouvez : - Déposer plainte en tant que témoin si vous avez été victime de violences indirectes (menaces, intimidation). - Faire un signalement auprès des forces de l’ordre pour les informer de l’incident.

> À noter : En tant que témoin, vous avez le droit de refuser de témoigner, mais votre témoignage peut être précieux pour faire avancer l’enquête.

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Les recours en cas de non-condamnation de l’auteur

Si l’auteur des violences n’est pas condamné (par exemple, en cas de classement sans suite ou d’acquittement), vous pouvez tout de même obtenir une indemnisation via le SARVI ou la CIVI. Voici les démarches à suivre :

1. Demander une indemnisation via le SARVI

Même si l’auteur n’est pas condamné, vous pouvez demander une indemnisation via le SARVI si vous remplissez les conditions d’éligibilité (ITT de plus de 1 mois, plainte déposée dans les délais).

2. Demander une indemnisation via la CIVI

La CIVI peut également indemniser les victimes même en l’absence de condamnation pénale, à condition que les faits soient établis (par exemple, via un certificat médical ou des témoignages).

3. Engager une action civile

Si l’auteur est identifié mais non condamné, vous pouvez engager une action civile pour obtenir réparation de votre préjudice. Cette démarche se fait devant le tribunal judiciaire et peut aboutir à une condamnation à des dommages et intérêts.

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Les aides financières pour les victimes de violences

En plus des dispositifs publics comme le SARVI et la CIVI, d’autres aides financières peuvent vous aider à faire face aux conséquences d’une rixe :

1. L’aide médicale de l’État (AME)

Si vous n’avez pas de couverture maladie, l’Aide médicale de l’État (AME) peut prendre en charge vos frais médicaux. Cette aide est accessible sous conditions de ressources.

> Plus d’informations : Site de l’Assurance Maladie

2. La protection universelle maladie (PUMA)

Si vous êtes affilié à la Sécurité sociale, la PUMA couvre vos frais de santé. Vous pouvez demander une prise en charge à 100 % pour les soins liés à l’agression.

3. Les assurances privées

Si vous avez une assurance habitation ou une assurance protection juridique, vérifiez si elles couvrent les frais liés à une agression. Certaines assurances proposent des garanties spécifiques pour les victimes de violences.

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Magalie

Si un devis gratuit et sans engagement existe, autant en profiter, non ?

Comment prévenir les rixes et se protéger ?

Les rixes sont souvent imprévisibles, mais certaines précautions peuvent limiter les risques :

1. Éviter les situations à risque

- Limitez les déplacements dans les zones connues pour leur insécurité. - Évitez les conflits inutiles et les altercations. - En cas de tension, quittez les lieux rapidement.

2. Renforcer la sécurité de son domicile

- Installez des systèmes de vidéosurveillance ou des alarmes. - Renforcez les portes et fenêtres. - Évitez de laisser des objets de valeur visibles depuis l’extérieur.

3. Se former aux gestes de premiers secours

En cas d’agression, connaître les gestes de premiers secours peut sauver des vies. Des formations sont proposées par la Croix-Rouge ou les Sapeurs-Pompiers.

> Plus d’informations : Site de la Croix-Rouge

4. Signaler les comportements suspects

Si vous êtes témoin de comportements violents ou de tensions, n’hésitez pas à alerter les forces de l’ordre. Vous pouvez également signaler les faits via la plateforme Pharos pour les violences en ligne.

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Les recours en cas de récidive ou de menaces

Si vous êtes victime de récidive ou de menaces après une rixe, des recours spécifiques existent :

1. Le dépôt de plainte pour menaces ou harcèlement

Les menaces ou le harcèlement sont punis par le Code pénal (articles 222-33 et suivants). Vous pouvez déposer plainte pour ces faits et demander une ordonnance de protection auprès du juge aux affaires familiales.

2. La demande d’une ordonnance de protection

Si vous êtes en danger, vous pouvez demander une ordonnance de protection au juge aux affaires familiales. Cette mesure peut interdire à l’auteur des violences de vous approcher ou de vous contacter.

> Plus d’informations : Service-Public.fr

3. Le signalement aux services sociaux

Si vous craignez pour votre sécurité ou celle de vos proches, vous pouvez signaler la situation aux services sociaux ou à la plateforme de signalement des violences sexistes et sexuelles (3919).

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Les conséquences psychologiques d’une rixe

Les violences physiques ne sont pas les seules conséquences d’une rixe. Les séquelles psychologiques peuvent être tout aussi graves :

1. Le syndrome de stress post-traumatique (SSPT)

Les victimes de violences peuvent développer un syndrome de stress post-traumatique, caractérisé par des flashbacks, des cauchemars ou une anxiété persistante. Ce trouble peut nécessiter un suivi psychologique.

2. La dépression et l’anxiété

Les agressions peuvent entraîner une dépression ou une anxiété généralisée, surtout si les violences ont été particulièrement violentes ou répétées.

3. Les troubles du sommeil et de l’appétit

Les troubles du sommeil (insomnies, cauchemars) et les troubles de l’appétit sont fréquents après une agression. Ces symptômes peuvent persister pendant plusieurs mois.

4. Les groupes de parole et les thérapies

Pour surmonter ces difficultés, des groupes de parole ou des thérapies (TCC, EMDR) peuvent être proposés par des associations ou des professionnels de santé. Vous pouvez consulter un médecin ou un psychologue pour obtenir une orientation.

> Plus d’informations : Site de l’INSERM

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Les associations d’aide aux victimes

Plusieurs associations proposent un accompagnement gratuit ou à moindre coût pour les victimes de violences :

1. L’Institut national d’aide aux victimes et de médiation (INAVEM)

L’INAVEM est une fédération d’associations qui accompagnent les victimes de violences. Elle propose un soutien juridique, psychologique et social.

> Site : www.inavem.org

2. La Fédération nationale des victimes d’infractions (FNVI)

La FNVI défend les droits des victimes et propose des ressources pour obtenir réparation. Elle organise également des groupes de parole.

> Site : www.fnvi.fr

3. Les points d’accès au droit (PAD)

Les points d’accès au droit (PAD) offrent un accompagnement juridique gratuit pour les victimes. Vous pouvez trouver le PAD le plus proche de chez vous sur le site du ministère de la Justice.

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Les erreurs à éviter après une rixe

Pour préserver vos droits et maximiser vos chances d’obtenir réparation, évitez ces erreurs courantes :

1. Ne pas porter plainte rapidement

Plus vous attendez, plus il sera difficile de recueillir des preuves et de faire avancer l’enquête. Déposez plainte dans les 48 heures si possible.

2. Ne pas consulter un médecin

Même si vos blessures semblent légères, consultez un médecin pour établir un certificat médical. Ce document est indispensable pour évaluer votre ITT et justifier votre préjudice.

3. Ne pas conserver les preuves

Photos, vidéos, témoignages, objets tachés de sang… Conservez toutes les preuves qui pourraient servir dans votre dossier.

4. Ne pas consulter un avocat pénaliste

Un avocat pénaliste peut vous conseiller sur les démarches à suivre et vous représenter devant le tribunal. Ne restez pas seul face à une procédure complexe.

5. Ne pas signaler les menaces ou récidives

Si l’auteur des violences vous menace ou récidive, signalez-le immédiatement aux forces de l’ordre ou à un avocat. Ces faits peuvent aggraver la qualification pénale.

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Magalie

Gagner du temps et éviter les mauvaises surprises, c'est toujours appréciable, non ?

Les recours en cas de décès d’un proche dans une rixe

Si un proche décède des suites d’une rixe, ses proches peuvent engager des recours pour obtenir réparation. Voici les démarches à suivre :

1. Le dépôt de plainte pour homicide involontaire ou volontaire

Si le décès est dû à une négligence ou à une intention de tuer, les proches peuvent déposer plainte pour homicide involontaire (article 221-6 du Code pénal) ou homicide volontaire (article 221-1 du Code pénal).

2. La demande d’indemnisation via la CIVI

La CIVI peut indemniser les proches d’une victime décédée des suites d’une rixe. Le montant de l’indemnisation dépend du préjudice subi (perte de revenus, préjudice moral, etc.).

3. L’action civile contre l’auteur des violences

Les proches peuvent engager une action civile pour obtenir réparation du préjudice subi. Cette démarche se fait devant le tribunal judiciaire.

> À noter : En cas de décès, les délais pour engager une action civile sont de 10 ans à compter de la date du décès.

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Les alternatives aux poursuites pénales : la médiation pénale

Dans certains cas, une médiation pénale peut être proposée pour éviter un procès. Cette alternative permet à la victime et à l’auteur des violences de trouver un accord à l’amiable, sous l’égide d’un médiateur.

1. Les conditions de la médiation pénale

La médiation pénale est possible si : - Les faits sont peu graves. - L’auteur reconnaît sa responsabilité. - La victime accepte cette procédure.

2. Les avantages de la médiation pénale

- Rapidité : la procédure est plus rapide qu’un procès. - Réparation : l’auteur peut être condamné à indemniser la victime. - Apaisement : la médiation permet de tourner la page sans rancœur.

3. Les limites de la médiation pénale

La médiation pénale n’est pas possible si : - Les faits sont graves (violences avec ITT de plus de 8 jours). - L’auteur nie les faits. - La victime refuse cette procédure.

> Plus d’informations : Site du ministère de la Justice

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Les recours en cas de classement sans suite de la plainte

Si votre plainte est classée sans suite, vous pouvez contester cette décision ou engager d’autres recours :

1. Contester le classement sans suite

Vous pouvez demander au procureur de la République de réexaminer votre plainte. Pour cela, envoyez un courrier expliquant les raisons pour lesquelles vous contestez le classement sans suite.

2. Engager une action civile

Même en cas de classement sans suite, vous pouvez engager une action civile pour obtenir réparation de votre préjudice. Cette démarche se fait devant le tribunal judiciaire.

3. Demander une indemnisation via le SARVI ou la CIVI

Si vous remplissez les conditions d’éligibilité, vous pouvez demander une indemnisation via le SARVI ou la CIVI, même en l’absence de condamnation pénale.

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Les spécificités des violences en milieu scolaire ou professionnel

Les rixes peuvent survenir dans des contextes spécifiques, comme les milieux scolaires ou professionnels. Les recours et les démarches diffèrent légèrement :

1. Les violences en milieu scolaire

Si la rixe a lieu dans un établissement scolaire, l’établissement doit signaler les faits aux autorités compétentes. Les victimes ou leurs parents peuvent : - Déposer plainte auprès des forces de l’ordre. - Saisir le défenseur des droits pour les cas de harcèlement ou de violences répétées. - Demander une indemnisation via le SARVI ou la CIVI.

> Plus d’informations : Site du ministère de l’Éducation nationale

2. Les violences en milieu professionnel

Si la rixe a lieu sur votre lieu de travail, vous pouvez : - Déposer plainte auprès des forces de l’ordre. - Saisir l’inspection du travail si les violences sont liées à des tensions professionnelles. - Demander une indemnisation via le SARVI ou la CIVI.

> Plus d’informations : Site de l’inspection du travail

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Les recours en cas de diffamation ou de désinformation après une rixe

Si vous êtes victime de diffamation ou de désinformation après une rixe (par exemple, des rumeurs sur les réseaux sociaux), vous pouvez engager des recours :

1. Le dépôt de plainte pour diffamation

La diffamation (article 29 de la loi sur la presse) est punie par la loi. Vous pouvez déposer plainte pour faire cesser ces agissements et obtenir réparation.

2. La demande de suppression des contenus diffamatoires

Sur les réseaux sociaux, vous pouvez demander la suppression des contenus diffamatoires via les outils de signalement proposés par les plateformes (Facebook, Twitter, etc.).

3. L’action en justice pour obtenir réparation

Si les propos diffamatoires ont causé un préjudice, vous pouvez engager une action en justice pour obtenir réparation.

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Questions fréquentes

Quels sont les délais pour porter plainte après une rixe ?

Vous disposez de **6 ans** à compter des faits pour déposer plainte (article 8 du Code de procédure pénale). Passé ce délai, les poursuites pénales ne sont plus possibles, mais vous pouvez toujours engager une action civile pour obtenir réparation.

Comment obtenir une indemnisation si l’auteur des violences n’est pas condamné ?

Même en l’absence de condamnation pénale, vous pouvez demander une indemnisation via le **SARVI** (Service d’Aide au Recouvrement des Victimes d’Infractions) ou la **CIVI** (Commission d’Indemnisation des Victimes d’Infractions), à condition de remplir les conditions d’éligibilité (ITT de plus de 1 mois, plainte déposée dans les délais).

Quels documents sont nécessaires pour demander une indemnisation via le SARVI ?

Pour faire une demande via le SARVI, vous devez fournir : - Une copie de votre plainte. - Un **certificat médical** attestant de votre ITT (Incapacité Totale de Travail). - Tout document justifiant votre préjudice (factures médicales, témoignages, etc.). Le formulaire de demande est disponible sur le site du [ministère de la Justice](https://www.justice.gouv.fr/).

Comment choisir un avocat pénaliste expérimenté dans les affaires de rixes ?

Pour choisir un avocat pénaliste, privilégiez : - **Son expérience** dans les affaires de violences et de rixes. - **Sa proximité géographique** pour faciliter les échanges. - **La transparence de ses honoraires** (forfait, horaire ou résultat). - **Sa disponibilité et son écoute**. Vous pouvez consulter l’annuaire du [Conseil national des barreaux](https://www.cnb.avocat.fr/) pour trouver un avocat près de chez vous.

Quelles sont les aides financières disponibles pour les victimes de violences ?

Plusieurs aides financières peuvent vous aider à faire face aux conséquences d’une rixe : - **L’Aide médicale de l’État (AME)** : pour les personnes sans couverture maladie. - **La Protection universelle maladie (PUMA)** : pour une prise en charge à 100 % des soins liés à l’agression. - **Les assurances privées** : vérifiez si votre assurance habitation ou protection juridique couvre les frais liés à une agression. - **Le SARVI et la CIVI** : pour une indemnisation rapide, même en l’absence de condamnation pénale.

Que faire si ma plainte est classée sans suite ?

Si votre plainte est classée sans suite, vous pouvez : - **Contester le classement sans suite** en envoyant un courrier au procureur de la République. - **Engager une action civile** pour obtenir réparation de votre préjudice. - **Demander une indemnisation via le SARVI ou la CIVI** si vous remplissez les conditions d’éligibilité.