Actualité Landerneau · 6 juin 2026
Fermeture de restaurant à Landerneau : quelles solutions pour les salariés du secteur ?

Fermeture de restaurant à Landerneau : quelles solutions pour les salariés du secteur ?
Ce qu'il s'est passé à Landerneau Le Télégramme
Le restaurant Chez Adamo, emblématique de la restauration rapide à Landerneau, fermera définitivement ses portes le 13 juin 2026. Cette annonce, qui intervient dans un contexte économique déjà fragilisé par les crises successives (inflation, hausse des coûts énergétiques, pénurie de main-d'œuvre), soulève des questions sur l'avenir des 12 salariés employés sur place. Pour ces professionnels, souvent issus de parcours variés et parfois peu qualifiés, cette fermeture représente un choc professionnel et financier.
La restauration, secteur déjà marqué par une rotation importante des effectifs et des conditions de travail exigeantes, voit ses marges se réduire sous la pression des charges. Les salariés concernés, qu'ils soient cuisiniers, serveurs ou employés polyvalents, doivent désormais envisager une reconversion professionnelle ou une mobilité vers d'autres établissements. Mais quelles sont les solutions concrètes pour rebondir ? Quels dispositifs existent pour les accompagner dans cette transition ?
Cet article explore les pistes de reconversion, les formations certifiantes accessibles, les aides financières disponibles et les secteurs porteurs à privilégier. Une lecture indispensable pour anticiper et transformer cette épreuve en opportunité.
---
Répondez à la question pour continuer votre lecture

Vaut-il mieux poser ses questions à un expert que rester dans le doute ?
Pourquoi la restauration est-elle si vulnérable aux fermetures ?
Le secteur de la restauration, en particulier celui de la restauration rapide et traditionnelle, est l'un des plus exposés aux fermetures d'entreprises. Plusieurs facteurs structurels expliquent cette vulnérabilité :
Des marges financières de plus en plus serrées
Les restaurants, surtout les petites structures comme Chez Adamo, fonctionnent souvent avec des marges bénéficiaires faibles (entre 3 % et 8 % en moyenne). Ces marges sont aujourd'hui mises à mal par plusieurs éléments :
- L'augmentation des coûts des matières premières : la crise ukrainienne, les aléas climatiques et les tensions géopolitiques ont fait flamber les prix des produits alimentaires de base (viande, farine, légumes). - La hausse des charges fixes : loyers, électricité, gaz et eau ont connu des hausses significatives depuis 2022, réduisant d'autant la capacité d'investissement des établissements. - La pression fiscale et sociale : cotisations patronales, taxes locales et normes sanitaires (HACCP, accessibilité) pèsent sur les trésoreries.
Selon les données de la Fédération Nationale de l'Hôtellerie de Plein Air (FNHPA), près de 1 restaurant sur 5 en France a fermé entre 2020 et 2024, un chiffre qui s'accélère depuis 2023.
Une main-d'œuvre en tension et des conditions de travail difficiles
La restauration souffre d'un manque criant de personnel qualifié, aggravé par :
- Des horaires contraignants : travail en soirée, week-ends et jours fériés, avec des amplitudes horaires souvent supérieures à 10 heures par jour. - Des salaires peu attractifs : le SMIC reste la rémunération de base pour de nombreux postes, malgré des responsabilités importantes. - Un turnover élevé : les salariés quittent massivement le secteur pour des métiers moins exigeants physiquement et mieux rémunérés (logistique, BTP, etc.).
Une étude de l'INSEE révèle que 40 % des salariés de la restauration ont moins de 30 ans, et que 60 % d'entre eux envisagent de quitter le secteur dans les 5 ans.
L'impact des nouvelles habitudes de consommation
La crise sanitaire a accéléré les changements de comportement des consommateurs :
- Baisse de la fréquentation des restaurants traditionnels au profit des livraisons à domicile et des dark kitchens (restaurants virtuels). - Augmentation de la concurrence : plateformes comme Uber Eats, Deliveroo ou Just Eat ont capté une partie de la clientèle, réduisant les revenus des établissements physiques. - Exigence accrue en matière de qualité et de transparence : les clients recherchent des produits locaux, bio ou issus du commerce équitable, ce qui augmente les coûts pour les restaurateurs.
Ces tendances, couplées à une inflation persistante, rendent le modèle économique de nombreux restaurants insoutenable.
---
Reconversion professionnelle : par où commencer ?
Pour les salariés de Chez Adamo, la reconversion professionnelle est une option majeure, mais elle nécessite une bonne préparation et une stratégie claire. Voici les étapes à suivre pour maximiser ses chances de réussite.
1. Faire un bilan de compétences pour identifier ses atouts
Avant de se lancer dans une nouvelle voie, il est essentiel de faire le point sur ses compétences, ses motivations et ses aspirations. Le bilan de compétences est un dispositif gratuit et confidentiel qui permet de :
- Analyser ses savoir-faire (gestion, service, cuisine, etc.). - Identifier ses soft skills (relation client, travail en équipe, résistance au stress). - Définir un projet professionnel réaliste en fonction de son profil et du marché du travail.
Ce bilan peut être réalisé dans le cadre d'un compte personnel de formation (CPF) ou via un organisme agréé par l'État (Pôle Emploi, missions locales, OPCO).
Où s'adresser ? - Service-Public.fr - Bilan de compétences - France Compétences
2. Se former pour acquérir de nouvelles qualifications
La restauration offre des compétences transférables vers d'autres secteurs, mais certaines formations peuvent ouvrir des portes dans des métiers porteurs. Voici les options les plus pertinentes :
#### a. Formations certifiantes dans la restauration
Même si les salariés souhaitent quitter le secteur, leurs expériences en cuisine, service ou gestion sont valorisables. Plusieurs certifications peuvent être obtenues rapidement :
- HACCP (Hygiène Alimentaire) : obligatoire pour travailler dans la restauration, cette formation est souvent proposée en 2 jours et permet de valider des compétences en sécurité alimentaire. - Certificat de Sauveteur Secouriste du Travail (SST) : utile pour tous les secteurs, cette formation de 2 jours est très demandée. - Certificat de Prévention des Risques Professionnels (PRAP) : axé sur la prévention des TMS (troubles musculo-squelettiques), ce diplôme est apprécié dans les métiers manuels.
#### b. Formations pour une reconversion vers d'autres secteurs
Plusieurs métiers en tension offrent des perspectives d'embauche rapides et des salaires attractifs :
- Métiers de la logistique et du transport : cariste, préparateur de commandes, chauffeur-livreur. Ces métiers recrutent massivement et proposent des formations financées par Pôle Emploi ou les OPCO. - BTP et travaux publics : maçon, électricien, plombier. Les CAP en alternance sont accessibles sans diplôme préalable et offrent des contrats d'apprentissage rémunérés. - Numérique et digital : développeur web, community manager, technicien helpdesk. Des formations courtes (3 à 6 mois) existent via des organismes comme Simplon.co ou Wild Code School. - Santé et social : aide-soignant, auxiliaire de puériculture, agent de service hospitalier. Ces métiers, très demandés, proposent des formations financées et des emplois stables.
Où trouver des formations ? - Mon Compte Formation (CPF) - Pôle Emploi - Formations - OPCO (Opérateurs de Compétences)
#### c. Validation des Acquis de l'Expérience (VAE)
Pour les salariés ayant plusieurs années d'expérience, la VAE permet d'obtenir un diplôme ou une certification sans suivre de formation. Cette démarche est gratuite et peut être réalisée en quelques mois.
Exemples de diplômes accessibles via VAE : - CAP Cuisine - BP Responsable de restaurant - Titre professionnel Gestionnaire de petite entreprise
Où s'informer ? - VAE - Service-Public.fr
---
Répondez à la question pour continuer votre lecture

Quand se renseigner ne coûte rien, autant le faire, non ?
Quelles aides financières pour les salariés en reconversion ?
La reconversion professionnelle peut représenter un coût (formation, perte de salaire pendant la transition). Plusieurs dispositifs existent pour soutenir financièrement les salariés en reconversion.
1. Le Compte Personnel de Formation (CPF)
Le CPF permet de financer des formations certifiantes sans avance de frais. Chaque salarié dispose d'un compte crédité en euros (500 € par an pour un temps plein, avec un plafond de 5 000 €).
Comment l'utiliser ? - Consulter son solde sur Mon Compte Formation. - Choisir une formation éligible (HACCP, SST, CAP, etc.). - Le montant de la formation est déduit directement du compte.
Exemple : Une formation HACCP coûte environ 300 €, entièrement couverte par le CPF.
2. L'Aide Individuelle à la Formation (AIF) de Pôle Emploi
Pour les salariés inscrits comme demandeurs d'emploi, Pôle Emploi propose l'AIF, une aide financière pour suivre une formation. Son montant varie selon la formation et la situation du demandeur.
Conditions : - Être inscrit à Pôle Emploi. - La formation doit être éligible (liste disponible sur le site de Pôle Emploi). - Le demandeur doit avoir un projet professionnel validé.
Montant : Jusqu'à 1 500 € pour certaines formations.
3. Le Projet de Transition Professionnelle (PTP)
Le PTP (anciennement CIF) permet aux salariés en CDI de quitter leur emploi pour suivre une formation longue (jusqu'à 1 an) tout en percevant une rémunération.
Conditions : - Avoir 2 ans d'ancienneté dans l'entreprise. - La formation doit être certifiante et reconnue par l'État. - L'employeur doit donner son accord (ou l'accord de l'OPCO).
Rémunération : Variable selon l'ancienneté (de 60 % à 100 % du salaire brut).
Où s'informer ? - Pôle Emploi - PTP
4. Les aides locales et régionales
Plusieurs collectivités proposent des aides spécifiques pour les salariés en reconversion :
- Région Bretagne : dispositifs comme Bretagne Formation ou Chèque Formation pour financer des formations. - Département du Finistère : aides pour les demandeurs d'emploi ou les travailleurs précaires. - Communautés de communes : certaines proposent des subventions pour les formations dans les métiers en tension.
Où trouver ces aides ? - Site de la Région Bretagne - Site du Département du Finistère
5. Les dispositifs pour les travailleurs précaires
Pour les salariés en CDD, intérim ou temps partiel, des dispositifs spécifiques existent :
- Le Contrat de Professionnalisation : permet de se former en alternance avec un contrat de travail. - Le Contrat d'Apprentissage : accessible jusqu'à 30 ans, il combine formation et emploi rémunéré. - Les missions locales : accompagnement personnalisé pour les jeunes de moins de 26 ans.
Où s'adresser ? - Mission Locale - Pôle Emploi
---
Répondez à la question pour continuer votre lecture

Un travail bien fait par un pro vaut mieux qu'une fausse économie, non ?
Quels secteurs recrutent en 2026 ?
Pour les salariés de Chez Adamo, se reconvertir dans un secteur porteur est une stratégie gagnante. Voici les domaines qui recrutent le plus en 2026, avec des perspectives d'embauche rapides et des formations accessibles.
1. La logistique et le transport
Avec l'essor du e-commerce, la logistique est en pleine expansion. Les métiers suivants recrutent massivement :
- Cariste : gestion des stocks, préparation de commandes. - Préparateur de commandes : tri, emballage, expédition. - Chauffeur-livreur : permis B ou C nécessaire.
Salaire moyen : 1 800 € à 2 500 € brut/mois.
Formations : - CACES (Certificat d'Aptitude à la Conduite En Sécurité) : 3 à 5 jours. - Titre professionnel Logisticien : 3 à 6 mois.
2. Le BTP et les travaux publics
Le secteur du BTP manque cruellement de main-d'œuvre qualifiée. Les métiers suivants sont très recherchés :
- Maçon : construction, rénovation. - Électricien : installations électriques, dépannage. - Plombier-chauffagiste : entretien et installation.
Salaire moyen : 2 000 € à 3 000 € brut/mois.
Formations : - CAP en alternance : 2 ans, rémunéré. - Titre professionnel : 6 à 12 mois.
3. Le numérique et le digital
Avec la digitalisation des entreprises, les métiers du numérique recrutent, même sans diplôme initial :
- Développeur web : création de sites internet. - Technicien helpdesk : support informatique. - Community manager : gestion des réseaux sociaux.
Salaire moyen : 2 200 € à 3 500 € brut/mois.
Formations : - Bootcamp intensif (3 à 6 mois) : 5 000 € à 8 000 € (finançable via CPF ou OPCO). - Titre professionnel : 6 à 12 mois.
4. La santé et le social
Les métiers de la santé et du social sont en tension permanente et offrent des emplois stables :
- Aide-soignant : soins aux patients. - Auxiliaire de puériculture : garde et éducation des enfants. - Agent de service hospitalier : entretien et logistique.
Salaire moyen : 1 800 € à 2 300 € brut/mois.
Formations : - DEAS (Diplôme d'État d'Aide-Soignant) : 10 à 12 mois. - DEAP (Diplôme d'État d'Auxiliaire de Puériculture) : 10 à 12 mois.
5. L'agriculture et les métiers verts
Avec la transition écologique, les métiers de l'agriculture et des énergies renouvelables recrutent :
- Agriculteur : polyculture, élevage. - Technicien en énergies renouvelables : solaire, éolien. - Jardinier-paysagiste : entretien des espaces verts.
Salaire moyen : 1 700 € à 2 500 € brut/mois.
Formations : - CAPA (Certificat d'Aptitude Professionnelle Agricole) : 2 ans. - Titre professionnel : 6 à 12 mois.
---
Comment rebondir après une fermeture de restaurant ?
La fermeture d'un restaurant est une épreuve, mais elle peut aussi être l'occasion de se réinventer. Voici une méthode en 5 étapes pour réussir sa reconversion.
1. Prendre le temps de la réflexion
Avant de se lancer, il est crucial de prendre du recul et de clarifier ses objectifs :
- Quelles sont mes compétences transférables ? (gestion, service, cuisine, etc.) - Quels sont mes centres d'intérêt ? (numérique, social, manuel, etc.) - Quels sont mes contraintes ? (famille, mobilité, budget)
Outils utiles : - Tests de personnalité (MBTI, RIASEC). - Entretiens avec des conseillers en orientation (Pôle Emploi, missions locales).
2. Se former rapidement et efficacement
Une fois le projet défini, il faut acquérir les compétences nécessaires :
- Choisir une formation courte et certifiante (3 à 6 mois max). - Privilégier les formations en alternance pour allier théorie et pratique. - Vérifier l'éligibilité au CPF ou aux aides locales.
Exemple : Un salarié de Chez Adamo souhaitant devenir cariste peut suivre un CACES en 5 jours et être opérationnel rapidement.
3. Trouver un emploi ou créer son activité
Une fois formé, plusieurs options s'offrent :
- Trouver un emploi : consulter les offres sur Pôle Emploi, Indeed, ou les sites spécialisés (ex : JobTeaser pour les jeunes diplômés). - Créer son entreprise : si le projet le permet, des dispositifs comme l'ACRE (exonération partielle de charges) ou le NACRE (accompagnement) peuvent aider. - Travailler en intérim : les agences d'intérim (Adecco, Randstad, Manpower) proposent des missions courtes dans de nombreux secteurs.
4. Bénéficier d'un accompagnement personnalisé
Plusieurs structures proposent un soutien gratuit pour les salariés en reconversion :
- Pôle Emploi : suivi personnalisé, ateliers CV, simulations d'entretiens. - Mission Locale : pour les moins de 26 ans. - Chambre des Métiers et de l'Artisanat : accompagnement pour les projets de création d'entreprise. - Associations locales : certaines proposent des parcours d'insertion (ex : Emmaüs, Restos du Cœur).
5. Anticiper les difficultés
La reconversion peut rencontrer des obstacles :
- Manque d'expérience : compenser par des stages ou du bénévolat. - Concurrence : se différencier par un CV percutant et un réseau solide (LinkedIn, salons professionnels). - Doute et stress : en parler à un psychologue du travail ou à un conseiller en orientation.
---
FAQ : Réponses à vos questions sur la reconversion après une fermeture de restaurant
1. Puis-je bénéficier du chômage après une fermeture de restaurant ?
Réponse : Oui, si vous étiez en CDI ou CDD avant la fermeture, vous pouvez prétendre aux allocations chômage (ARE) de Pôle Emploi. Les conditions sont : - Avoir travaillé au moins 6 mois (130 jours ou 910 heures) sur les 24 derniers mois. - Être inscrit comme demandeur d'emploi. - Ne pas avoir refusé 2 offres d'emploi jugées "raisonnables" par Pôle Emploi.
Montant : Environ 57 % de votre ancien salaire brut, dans la limite d'un plafond.
Où s'informer ? - Pôle Emploi - Allocations chômage
2. Quelles formations sont éligibles au CPF pour une reconversion ?
Réponse : Le CPF finance des formations certifiantes et reconnues par l'État, dans tous les secteurs. Voici quelques exemples pertinents pour une reconversion :
- HACCP (hygiène alimentaire) : 300 €. - SST (Sauveteur Secouriste du Travail) : 200 €. - CACES (cariste, chariot élévateur) : 500 € à 1 000 €. - CAP Cuisine ou BP Responsable de restaurant : jusqu'à 3 000 €. - Titre professionnel Logisticien : 2 500 €. - Formation développeur web : 5 000 € à 8 000 €.
Comment vérifier l'éligibilité ? - Consulter le catalogue sur Mon Compte Formation. - Vérifier que la formation est certifiante (diplôme, titre RNCP, CQP).
3. Puis-je cumuler chômage et formation ?
Réponse : Oui, il est possible de cumuler l'ARE (chômage) et une formation sous certaines conditions :
- La formation doit être éligible au CPF ou financée par Pôle Emploi (AIF). - Vous devez rester inscrit comme demandeur d'emploi. - La formation doit être compatible avec votre projet professionnel (validé par Pôle Emploi).
Montant : Votre allocation chômage n'est pas réduite pendant la formation, mais elle peut être suspendue si vous touchez une rémunération (ex : alternance).
Où s'informer ? - Pôle Emploi - Cumuler chômage et formation
4. Comment trouver un emploi rapidement après une reconversion ?
Réponse : Pour maximiser ses chances, voici une stratégie en 3 étapes :
1. Optimiser son CV et sa lettre de motivation : - Mettre en avant ses compétences transférables (gestion, service, cuisine). - Ajouter une **section
