Actualité Alès · 6 juin 2026
Violence par arme à feu à Alès : quels recours pour les victimes et leurs proches ?

Ce qu'il s'est passé dans le quartier des Prés Saint-Jean à Alès Midi Libre — Gard
Un drame s’est produit ce mercredi 3 juin 2026 vers 19 h 15 dans le quartier des Prés Saint-Jean à Alès, dans le Gard. Un jeune homme a été tué par balles, et les enquêteurs envisagent la piste du règlement de comptes entre gangs ennemis. Les forces de l’ordre locales, renforcées par une équipe de Nîmes, mènent actuellement des investigations pour identifier les auteurs et comprendre les circonstances exactes de l’incident. Cet événement rappelle la réalité des violences urbaines dans certaines zones du département et soulève des questions sur les recours possibles pour les victimes et leurs proches.
Si vous êtes directement concerné par une situation similaire ou si vous souhaitez comprendre les démarches à suivre en cas d’agression par arme à feu, cet article détaille les étapes clés pour porter plainte, constituer un dossier solide et obtenir une indemnisation. Vous y trouverez également des informations sur le rôle des avocats pénalistes spécialisés dans les violences urbaines et les règlements de comptes.
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Comprendre les violences par arme à feu dans le Gard : contexte et enjeux
Les violences par arme à feu, bien que moins fréquentes que d’autres formes de criminalité, représentent un enjeu majeur de sécurité publique dans certaines communes du Gard. Selon les données disponibles, les règlements de comptes entre groupes organisés ou les agressions ciblées surviennent principalement dans des quartiers spécifiques, souvent marqués par des tensions sociales ou des trafics.
Une problématique locale récurrente
Le Gard, comme d’autres départements du sud de la France, n’est pas épargné par les violences urbaines. Les quartiers prioritaires de la politique de la ville (QPV) ou les zones en reconversion urbaine sont particulièrement exposés à ces phénomènes. Les enquêtes menées par les services de police et de gendarmerie ciblent régulièrement des réseaux criminels impliqués dans des trafics d’armes ou de stupéfiants, pouvant dégénérer en règlements de comptes.
Les conséquences pour les victimes et leur entourage
Au-delà de l’impact immédiat sur la santé physique des victimes, les agressions par arme à feu ont des répercussions psychologiques, sociales et financières profondes. Les proches des victimes peuvent se retrouver confrontés à des difficultés matérielles, des frais médicaux ou des pertes de revenus, sans compter la souffrance morale liée à l’événement.
Pour les témoins ou les victimes indirectes, ces situations génèrent souvent un sentiment d’insécurité durable, pouvant aller jusqu’à une modification des habitudes de vie (évitement de certains lieux, changement de quartier, etc.).
Le rôle des autorités locales
Les collectivités locales, en collaboration avec l’État, mettent en place des dispositifs pour lutter contre ces violences. Cela inclut des opérations de police renforcées, des programmes de médiation sociale ou des actions de prévention dans les établissements scolaires. Cependant, la complexité des réseaux criminels et la rapidité des échanges d’armes rendent la tâche ardue.
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Vaut-il mieux prévenir un problème que devoir le réparer dans l'urgence ?
Porter plainte après une agression par arme à feu : les démarches à suivre
Porter plainte est la première étape pour faire reconnaître les faits et engager des poursuites contre les auteurs. Cette démarche est essentielle pour bénéficier d’une indemnisation et pour que l’État engage sa responsabilité dans la protection des citoyens.
Où et comment déposer une plainte ?
La plainte peut être déposée auprès des services de police ou de gendarmerie, selon la nature des faits. Dans le cas d’une agression par arme à feu, il est recommandé de se rendre dans un commissariat ou une brigade de gendarmerie dans les 24 à 48 heures suivant l’incident, afin de préserver les preuves et faciliter l’enquête.
- En ligne : Depuis 2020, il est possible de porter plainte en ligne via la plateforme pre-plainte-en-ligne.interieur.gouv.fr, notamment pour les infractions punies d’une peine d’emprisonnement ou d’une amende. Cette option permet de gagner du temps et d’éviter un déplacement inutile. - Sur place : Si l’agression a eu lieu dans le Gard, vous pouvez vous rendre dans l’un des commissariats ou brigades de gendarmerie du département. Une liste des points de contact est disponible sur le site de la préfecture du Gard.
Les éléments à fournir lors du dépôt de plainte
Pour que votre plainte soit recevable et efficace, il est crucial de fournir un maximum d’informations et de preuves. Voici les éléments généralement demandés :
- Vos coordonnées (nom, prénom, adresse, numéro de téléphone) pour permettre aux enquêteurs de vous contacter. - Une description précise des faits : heure, lieu, circonstances de l’agression, description des auteurs (si possible), armes utilisées, etc. - Les preuves disponibles : photos, vidéos (issues de caméras de surveillance ou de téléphones), témoignages, messages ou enregistrements. - Les conséquences subies : certificats médicaux, arrêts de travail, frais engagés (soins, réparations, etc.).
Le dépôt de plainte pour homicide involontaire ou meurtre
Dans le cas d’un décès consécutif à une agression par arme à feu, comme celui survenu à Alès, la plainte peut être déposée par les proches de la victime. Cette démarche permet d’engager des poursuites pénales contre les responsables et de demander réparation pour le préjudice subi.
- Qualification des faits : Les faits peuvent être qualifiés de meurtre (article 221-1 du Code pénal) ou d’homicide involontaire (article 221-6 du Code pénal), selon les circonstances. - Rôle du procureur de la République : C’est lui qui décide des suites à donner à la plainte, en fonction des éléments recueillis par les enquêteurs.
Les délais pour porter plainte
En matière pénale, les délais de prescription varient selon la gravité des faits :
- Pour les violences ayant entraîné une ITT (Incapacité Totale de Travail) inférieure à 8 jours : 6 ans à compter des faits. - Pour les violences ayant entraîné une ITT supérieure à 8 jours ou un meurtre : 20 ans à compter des faits.
Il est donc essentiel d’agir rapidement pour ne pas perdre le droit de porter plainte.
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Constituer un dossier solide : preuves, témoignages et certificats médicaux
Une fois la plainte déposée, la constitution d’un dossier solide est déterminante pour obtenir une indemnisation et faire condamner les responsables. Cette étape repose sur la collecte de preuves, de témoignages et de documents médicaux.
Recueillir des preuves matérielles
Les preuves matérielles sont souvent déterminantes pour faire avancer l’enquête et étayer votre demande d’indemnisation. Voici les types de preuves à privilégier :
- Photos et vidéos : Captures d’écran de vidéosurveillance, photos des blessures, de l’arme utilisée (si visible), ou du lieu des faits. - Témoignages : Déclarations écrites ou orales de personnes ayant assisté à l’agression ou ayant des informations utiles (voisins, passants, etc.). - Messages ou enregistrements : SMS, enregistrements audio ou vidéo (légalement obtenus) pouvant établir un lien entre les auteurs et les faits. - Objets liés aux faits : Vêtements tachés de sang, douilles, ou tout autre élément pouvant servir de preuve.
Obtenir des certificats médicaux
Les certificats médicaux sont indispensables pour attester des blessures subies et évaluer leur gravité. Ils doivent être établis par un médecin, de préférence dans les 48 heures suivant l’agression, pour garantir leur validité.
- Certificat initial : Décrit les blessures, leur localisation, et l’ITT (Incapacité Totale de Travail) éventuelle. - Certificats de suivi : Permettent de suivre l’évolution des blessures et d’évaluer les séquelles à long terme. - Certificat final : Résume l’ensemble des séquelles physiques et psychologiques (douleurs chroniques, troubles anxieux, etc.).
Ces documents sont essentiels pour demander une indemnisation auprès des instances compétentes.
Faire appel à un médecin légiste ou à un expert
Dans les cas les plus graves (blessures graves, décès), il peut être utile de faire appel à un médecin légiste ou à un expert indépendant pour évaluer les préjudices subis. Ces professionnels peuvent fournir des rapports détaillés sur les séquelles physiques et psychologiques, utiles pour les procédures judiciaires et les demandes d’indemnisation.
Conserver tous les justificatifs de frais
Les agressions par arme à feu entraînent souvent des dépenses imprévues. Il est donc important de conserver tous les justificatifs liés à :
- Les soins médicaux : Factures de médecins, pharmacies, kinésithérapeutes, etc. - Les frais de transport : Billets de train, frais de taxi ou d’ambulance. - Les réparations : Frais de remplacement de vêtements endommagés, réparations de biens cassés, etc. - Les pertes de revenus : Bulletins de salaire, attestations de l’employeur, etc.
Ces documents seront nécessaires pour demander une indemnisation auprès des organismes compétents.
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Demander une indemnisation : SARVI, CIVI et autres dispositifs
Les victimes d’infractions pénales, y compris les agressions par arme à feu, peuvent prétendre à une indemnisation pour couvrir tout ou partie de leurs préjudices. Plusieurs dispositifs existent, selon la nature des faits et la situation de la victime.
Le Service d’Aide au Recouvrement des Victimes d’Infractions (SARVI)
Le SARVI est un dispositif public qui permet aux victimes d’obtenir une indemnisation rapide, même si les auteurs des faits ne sont pas identifiés ou solvables. Cette aide est versée par l’État et couvre les préjudices matériels et corporels.
- Conditions d’éligibilité : - Être victime d’une infraction pénale (violences, agressions, etc.) ayant entraîné un préjudice. - Avoir subi une ITT (Incapacité Totale de Travail) d’au moins 1 mois ou des séquelles permanentes. - Avoir déposé plainte dans un délai raisonnable. - Montant de l’indemnisation : - Jusqu’à 4 500 € pour les préjudices matériels. - Jusqu’à 10 000 € pour les préjudices corporels (selon la gravité des blessures). - Démarches : - Faire une demande en ligne sur le site indemnisation-victimes.justice.gouv.fr. - Fournir les preuves des préjudices subis (certificats médicaux, justificatifs de frais, etc.).
La Commission d’Indemnisation des Victimes d’Infractions (CIVI)
La CIVI est une commission départementale qui examine les demandes d’indemnisation des victimes d’infractions pénales. Elle peut accorder une indemnisation complémentaire au SARVI, notamment pour les préjudices non couverts ou les cas les plus graves.
- Conditions d’éligibilité : - Être victime d’une infraction pénale (meurtre, violences, etc.) ayant entraîné un préjudice. - Avoir subi une ITT d’au moins 1 mois ou des séquelles permanentes. - Avoir déposé plainte. - Montant de l’indemnisation : - Variable selon la gravité des préjudices (jusqu’à plusieurs dizaines de milliers d’euros pour les cas les plus graves). - Démarches : - Faire une demande auprès de la CIVI du département où l’infraction a été commise. Une liste des CIVI est disponible sur justice.gouv.fr.
L’assurance habitation ou responsabilité civile
Certaines assurances (habitation, responsabilité civile) peuvent couvrir les préjudices subis lors d’une agression par arme à feu. Il est conseillé de vérifier les garanties de son contrat ou de contacter son assureur pour connaître les modalités d’indemnisation.
- Exemples de garanties : - Frais médicaux non couverts par la Sécurité sociale. - Préjudices matériels (vêtements endommagés, biens cassés). - Soutien psychologique. - Démarches : - Contacter son assureur dans les 5 jours suivant l’agression. - Fournir les justificatifs nécessaires (certificats médicaux, factures, etc.).
Les fonds d’indemnisation spécifiques
Dans certains cas, des fonds spécifiques peuvent être mobilisés pour indemniser les victimes, notamment en cas de décès ou de blessures graves. Ces fonds sont souvent gérés par des associations ou des fondations spécialisées dans l’aide aux victimes.
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Quand la sécurité de ses proches est en jeu, mieux vaut bien faire les choses, non ?
Choisir un avocat pénaliste spécialisé : quand et pourquoi ?
Faire appel à un avocat pénaliste spécialisé dans les violences urbaines et les règlements de comptes peut faire une différence significative dans le traitement de votre dossier. Voici les situations où un avocat est particulièrement utile et les critères pour bien le choisir.
Dans quels cas consulter un avocat pénaliste ?
Un avocat pénaliste peut intervenir à différentes étapes de la procédure, selon la complexité de votre situation :
- Dès le dépôt de plainte : Pour s’assurer que votre plainte est correctement rédigée et que tous les éléments utiles sont inclus. - Pendant l’enquête : Pour accompagner la victime ou ses proches dans leurs échanges avec les enquêteurs et veiller à ce que leurs droits soient respectés. - Lors du procès : Pour plaider en faveur de la victime et demander une indemnisation adaptée. - Pour contester une décision : Si la plainte est classée sans suite ou si l’indemnisation proposée est insuffisante.
Les critères pour choisir un bon avocat pénaliste
Tous les avocats ne sont pas spécialisés dans les violences urbaines ou les règlements de comptes. Voici les critères à privilégier :
- Spécialisation : Privilégiez un avocat inscrit au barreau du Gard et ayant une expérience avérée dans les affaires de violences par arme à feu ou de règlements de comptes. - Expérience : Vérifiez son parcours et ses réussites dans des affaires similaires. Les avocats spécialisés publient souvent des articles ou interviennent dans les médias pour partager leur expertise. - Approche humaine : Une agression par arme à feu est un traumatisme. Choisissez un avocat à l’écoute, capable de vous accompagner avec empathie et professionnalisme. - Honoraires : Les tarifs varient selon la complexité du dossier. Certains avocats proposent un premier rendez-vous gratuit pour évaluer votre situation. Renseignez-vous sur les modalités de facturation (forfait, honoraires horaires, etc.).
Comment trouver un avocat pénaliste dans le Gard ?
Plusieurs ressources permettent de trouver un avocat spécialisé :
- Le barreau de Nîmes : Le site avocat-nimes.fr propose un annuaire des avocats inscrits au barreau, avec leurs spécialisations. - Les plateformes en ligne : Des sites comme avocat.fr ou justice.fr permettent de rechercher des avocats par spécialité et par localisation. - Les associations d’aide aux victimes : Des structures comme l’INAVEM (Institut National d’Aide aux Victimes et de Médiation) ou les Points d’Accès au Droit (PAD) peuvent orienter vers des avocats compétents.
Le rôle de l’avocat dans la procédure
L’avocat pénaliste joue un rôle clé à chaque étape de la procédure :
- Conseil juridique : Il explique vos droits et les démarches à suivre. - Représentation : Il vous représente devant les autorités judiciaires (police, gendarmerie, tribunal). - Négociation : Il peut négocier avec le procureur ou les parties adverses pour obtenir une indemnisation ou une peine adaptée. - Plaidoirie : Il défend vos intérêts lors du procès et demande une indemnisation pour les préjudices subis.
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Les recours en cas de classement sans suite ou d’insuffisance d’indemnisation
Il arrive que les plaintes déposées aboutissent à un classement sans suite ou que les indemnités proposées soient jugées insuffisantes. Dans ces cas, plusieurs recours sont possibles pour faire valoir vos droits.
Contester un classement sans suite
Si votre plainte est classée sans suite par le procureur de la République, vous pouvez :
- Demander un recours gracieux : Écrire au procureur pour lui demander de reconsidérer sa décision, en fournissant des éléments supplémentaires. - Saisir le Défenseur des droits : Le Défenseur des droits peut intervenir pour faire réexaminer votre dossier. - Faire un recours hiérarchique : Contacter le procureur général près la cour d’appel pour demander un réexamen.
Contester une indemnisation insuffisante
Si l’indemnisation proposée par le SARVI ou la CIVI est insuffisante, vous pouvez :
- Demander un complément : Fournir des éléments supplémentaires (certificats médicaux, justificatifs de frais) pour justifier une augmentation. - Saisir le tribunal judiciaire : Engager une procédure devant le tribunal pour demander une indemnisation plus élevée. Un avocat pénaliste peut vous accompagner dans cette démarche.
Les délais pour agir
Les recours doivent être engagés dans des délais stricts :
- Recours gracieux ou hiérarchique : 2 mois à compter de la notification du classement sans suite. - Saisine du Défenseur des droits : Dans un délai de 2 mois à compter de la notification de la décision. - Recours devant le tribunal : Variable selon les cas, mais généralement dans un délai de 2 à 5 ans à compter des faits.
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Être accompagné par quelqu'un de compétent, ça rassure toujours, non ?
Prévenir les violences par arme à feu : dispositifs et ressources utiles
Face à la recrudescence des violences par arme à feu dans certaines zones, des dispositifs de prévention et de sensibilisation sont mis en place par les autorités locales et les associations. Voici les principales ressources disponibles dans le Gard.
Les dispositifs de médiation sociale
La médiation sociale vise à apaiser les tensions et à prévenir les conflits pouvant dégénérer en violences. Plusieurs structures interviennent dans le Gard :
- Les Points d’Accès au Droit (PAD) : Ces structures offrent un accompagnement juridique et social aux habitants des quartiers sensibles. Elles organisent également des ateliers de prévention. - Les associations locales : Des associations comme la Ligue des Droits de l’Homme (LDH) ou le Secours Catholique interviennent pour soutenir les victimes et sensibiliser les jeunes aux risques des violences.
Les programmes de désarmement
Pour réduire la circulation des armes illégales, des opérations de désarmement sont régulièrement menées dans le Gard. Ces actions ciblent les trafics et les détentions illégales d’armes.
- Les opérations "Tranquillité Vacances" : Pendant les périodes de vacances, des contrôles renforcés sont effectués pour limiter les risques de violences. - Les dispositifs "Arme en main" : Permettent aux détenteurs d’armes de les déclarer anonymement pour éviter des sanctions.
Les numéros utiles en cas d’urgence ou de prévention
En cas de menace ou de situation à risque, plusieurs numéros sont à votre disposition :
- 17 : Numéro d’urgence de la police ou de la gendarmerie. - 114 : Numéro d’urgence pour les sourds et malentendants. - 3919 : Numéro d’écoute et d’orientation pour les victimes de violences. - 0 800 05 11 11 : Numéro vert pour signaler des violences ou des trafics.
Les ressources en ligne pour s’informer
Plusieurs sites officiels proposent des informations utiles sur les violences par arme à feu et les recours possibles :
- Service-Public.fr – Victimes d’infractions - Ministère de la Justice – Indemnisation des victimes - INAVEM – Aide aux victimes
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FAQ : Vos questions sur les violences par arme à feu et vos droits
Que faire immédiatement après une agression par arme à feu ?
Après une agression par arme à feu, il est crucial d’agir rapidement pour préserver les preuves et protéger vos droits. Voici les étapes à suivre :
1. Assurez votre sécurité : Si vous n’êtes pas en danger immédiat, éloignez-vous du lieu de l’agression pour éviter tout risque supplémentaire. 2. Appelez les secours : Composez le 15 (SAMU) ou le 17 (police/gendarmerie) pour signaler l’agression et obtenir une assistance médicale si nécessaire. 3. Préservez les preuves : Ne touchez à rien sur les lieux (douilles, objets, traces) et évitez de nettoyer les blessures pour permettre aux enquêteurs de recueillir des éléments. 4. Déposez plainte : Rendez-vous dans un commissariat ou une brigade de gendarmerie dans les 24 à 48 heures pour porter plainte. Vous pouvez également utiliser la pré-plainte en ligne. 5. Consultez un médecin : Faites établir un certificat médical dans les 48 heures pour attester de vos blessures.
Comment obtenir une indemnisation si l’auteur de l’agression n’est pas identifié ?
Même si l’auteur de l’agression n’est pas identifié ou solvable, vous pouvez bénéficier d’une indemnisation via le SARVI (Service d’Aide au Recouvrement des Victimes d’Infractions). Ce dispositif public permet aux victimes d’obtenir une aide financière pour couvrir leurs préjudices matériels et corporels.
- Conditions : Avoir subi une ITT d’au moins 1 mois ou des séquelles permanentes, et avoir déposé plainte. - Montant : Jusqu’à 4 500 € pour les préjudices matériels et 10 000 € pour les préjudices corporels. - Démarches : Faire une demande en ligne sur indemnisation-victimes.justice.gouv.fr.
Quels sont les délais pour porter plainte après une agression par arme à feu ?
En matière pénale, les délais de prescription varient selon la gravité des faits :
- Violences avec ITT inférieure à 8 jours : 6 ans à compter des faits. - Violences avec ITT supérieure à 8 jours ou meurtre : 20 ans à compter des faits.
Il est donc essentiel d’agir rapidement pour ne pas perdre votre droit de porter plainte. Dans tous les cas, il est recommandé de déposer plainte dans les 24 à 48 heures pour préserver les preuves et faciliter l’enquête.
Comment choisir un bon avocat pénaliste dans le Gard ?
Pour choisir un avocat pénaliste spécialisé dans les violences par arme à feu ou les règlements de comptes, voici les critères à privilégier :
- Spécialisation : Vérifiez qu’il est inscrit au barreau du Gard et qu’il a une expérience avérée dans les affaires de violences urbaines. - Expérience : Consultez son parcours et ses réussites dans des affaires similaires. Les avocats spécialisés publient souvent des articles ou interviennent dans les médias. - Approche humaine : Une agression par arme à feu est un traumatisme. Choisissez un avocat à l’écoute, capable de vous accompagner avec empathie. - Honoraires : Renseignez-vous sur les modalités de facturation (forfait, honoraires horaires, etc.). Certains avocats proposent un premier rendez-vous gratuit.
Vous pouvez trouver un avocat via le site du barreau de Nîmes ou des plateformes comme avocat.fr.
Que faire si ma plainte est classée sans suite ?
Si votre plainte est classée sans suite par le procureur de la République, vous avez plusieurs recours pour faire réexaminer votre dossier :
1. Demander un recours gracieux : Écrivez au procureur pour lui demander de reconsidérer sa décision, en fournissant des éléments supplémentaires. 2. Saisir le Défenseur des droits : Le Défenseur des droits peut intervenir pour faire réexaminer votre dossier. 3. Faire un recours hiérarchique : Contactez le procureur général près la cour d’appel pour demander un réexamen.
Ces recours doivent être engagés dans un délai de 2 mois à compter de la notification du classement sans suite.
Existe-t-il des aides psychologiques pour les victimes de violences par arme à feu ?
Oui, plusieurs dispositifs d’aide psychologique sont disponibles pour les victimes de violences par arme à feu et leurs proches :
- Les cellules d’urgence médico-psychologique (CUMP) : Mobilisées en cas d’événements graves, elles proposent un soutien psychologique immédiat. - Les associations d’aide aux victimes : Comme l’INAVEM ou le Secours Psychologique Français, qui offrent un accompagnement gratuit ou à tarif réduit. - Les psychologues libéraux : Certains professionnels proposent des séances remboursées partiellement ou totalement par la Sécurité sociale. - Les groupes de parole : Organisés par des associations ou des centres hospitaliers, ils permettent aux victimes d’échanger avec d’autres personnes ayant vécu des situations similaires.
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CTA Magalie : Besoin d’aide ou d’informations complémentaires ?
Si vous êtes victime ou témoin d’une agression par arme à feu, ou si vous souhaitez obtenir des informations sur vos droits et les démarches à suivre, notre équipe est à votre disposition pour vous accompagner. N’hésitez pas à utiliser notre chatbot ou à contacter nos experts pour une réponse personnalisée et adaptée à votre situation.
Questions fréquentes
Que faire immédiatement après une agression par arme à feu ?
Après une agression par arme à feu, assurez votre sécurité, appelez les secours (15 ou 17), préservez les preuves, déposez plainte dans les 24-48h et consultez un médecin pour un certificat médical.
Comment obtenir une indemnisation si l’auteur n’est pas identifié ?
Vous pouvez demander une indemnisation via le SARVI (Service d’Aide au Recouvrement des Victimes d’Infractions), qui couvre les préjudices matériels et corporels même si l’auteur n’est pas identifié ou solvable.
Quels sont les délais pour porter plainte après une agression par arme à feu ?
Les délais varient : 6 ans pour les violences avec ITT < 8 jours, et 20 ans pour les violences avec ITT > 8 jours ou un meurtre. Il est recommandé d’agir rapidement pour préserver les preuves.
Comment choisir un avocat pénaliste spécialisé dans le Gard ?
Privilégiez un avocat inscrit au barreau du Gard, avec une expérience avérée dans les violences urbaines. Vérifiez ses références et son approche humaine. Certains proposent un premier rendez-vous gratuit.
Que faire si ma plainte est classée sans suite ?
Vous pouvez demander un recours gracieux auprès du procureur, saisir le Défenseur des droits ou faire un recours hiérarchique auprès du procureur général. Ces recours doivent être engagés dans un délai de 2 mois.
Existe-t-il des aides psychologiques pour les victimes ?
Oui, plusieurs dispositifs existent : cellules d’urgence médico-psychologique (CUMP), associations comme l’INAVEM, psychologues libéraux (partiellement remboursés) et groupes de parole organisés par des associations ou centres hospitaliers.
