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Actualité Lunel · 6 juin 2026

Crise viticole : les viticulteurs de Lansargues peuvent-ils se reconvertir ?

Crise viticole : les viticulteurs de Lansargues peuvent-ils se reconvertir ?

Ce qu'il s'est passé à Lansargues ICI/France Bleu — Hérault

Le gouvernement français a autorisé l'arrachage de 30 000 hectares de vignes dans tout le pays pour faire face à la crise du marché viticole. À Lansargues, un viticulteur a déjà arraché 25 hectares, illustrant l'ampleur des difficultés rencontrées par les professionnels du secteur. Cette décision s'inscrit dans une stratégie plus large visant à réguler l'offre et à soutenir les revenus des viticulteurs. Face à cette situation, de nombreux acteurs locaux et nationaux proposent des solutions pour accompagner les professionnels vers une reconversion ou une diversification de leurs activités.

Pourquoi l'arrachage des vignes est-il autorisé en 2026 ?

L'autorisation d'arrachage des vignes s'appuie sur plusieurs textes réglementaires et décisions gouvernementales. En 2026, le ministère de l'Agriculture a acté cette mesure dans le cadre du Plan de régulation du marché viticole, visant à réduire la surproduction et à stabiliser les prix. Cette décision s'inscrit dans la continuité des politiques agricoles européennes, notamment des Organisations communes de marché (OCM) en viticulture, qui permettent aux États membres d'adapter leur production aux besoins du marché.

Les critères d'éligibilité à l'arrachage sont stricts et encadrés par les arrêtés préfectoraux. Les viticulteurs doivent notamment justifier d'une situation économique difficile et prouver que l'arrachage est nécessaire pour assurer la viabilité de leur exploitation. Les primes allouées pour l'arrachage sont versées dans le cadre du Fonds européen agricole pour le développement rural (FEADER) et du Plan stratégique national (PSN) de la France.

Les aides financières pour l'arrachage sont calculées en fonction de la surface arrachée et du rendement historique de la parcelle. Elles visent à compenser partiellement la perte de revenus pour les viticulteurs. Cependant, cette mesure reste temporaire et ne constitue pas une solution durable face à la crise structurelle du secteur.

Pour en savoir plus : - Plan stratégique national (PSN) — Ministère de l'Agriculture - Fonds européen agricole pour le développement rural (FEADER)

Les viticulteurs de Lansargues face à l'urgence de la reconversion

À Lansargues, comme dans de nombreuses communes du bassin de Lunel, la crise viticole a des répercussions directes sur l'emploi et l'économie locale. Les viticulteurs, souvent issus de familles ayant exercé ce métier depuis plusieurs générations, se retrouvent confrontés à un choix difficile : maintenir une activité non rentable ou se reconvertir dans un autre secteur.

Cette situation n'est pas isolée. Selon les données de la Chambre d'agriculture de l'Hérault, près de 40 % des exploitations viticoles du département sont en difficulté financière, avec un endettement moyen de 150 000 euros par exploitation. Face à cette réalité, les dispositifs d'accompagnement à la reconversion professionnelle prennent une importance cruciale.

Les viticulteurs concernés peuvent bénéficier d'un bilan de compétences, financé par le Compte Personnel de Formation (CPF) ou via des dispositifs régionaux. Ce bilan permet d'identifier leurs compétences transférables et de définir un projet professionnel adapté à leur profil. Les organismes agréés Qualiopi, comme Pôle Emploi, les Chambres de commerce et d'industrie (CCI) ou les Chambres de métiers et de l'artisanat (CMA), proposent des accompagnements personnalisés.

À noter : Les viticulteurs en activité ou en préretraite peuvent également prétendre à des aides spécifiques, comme le Contrat de transition professionnelle (CTP), qui finance des formations certifiantes dans des secteurs porteurs.

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Magalie

Vaut-il mieux confier ça à quelqu'un de qualifié qu'à un travail bâclé ?

Quelles formations pour une reconversion réussie après l'arrachage des vignes ?

Plusieurs types de formations s'offrent aux viticulteurs souhaitant se reconvertir. Ces formations, souvent éligibles au CPF, permettent d'acquérir de nouvelles compétences dans des secteurs en tension ou porteurs.

Formations certifiantes dans l'agroalimentaire

L'agroalimentaire est un secteur naturel pour les viticulteurs, compte tenu de leur expertise en gestion de cultures et en transformation de produits agricoles. Plusieurs certifications sont accessibles, comme le Certificat de Qualification Professionnelle (CQP) Conducteur de ligne de production alimentaire ou le Titre professionnel Technicien de maintenance en agroéquipement. Ces formations, d'une durée de 6 à 12 mois, sont dispensées par des organismes agréés Qualiopi, tels que les Greta ou les Chambres d'agriculture.

Les compétences acquises permettent de travailler dans des coopératives agricoles, des industries de transformation ou des entreprises de logistique agroalimentaire. Les salaires dans ce secteur varient entre 1 800 et 2 500 euros brut par mois, selon l'expérience et la région.

Formations en gestion et management

Pour ceux qui souhaitent se lancer dans l'entrepreneuriat ou prendre des responsabilités dans une entreprise, des formations en gestion et management sont particulièrement adaptées. Le Titre professionnel Manager d'unité commerciale ou le Brevet de Technicien Supérieur (BTS) Gestion de la PME sont des options pertinentes. Ces formations, accessibles en alternance, permettent d'acquérir des compétences en gestion financière, marketing et management d'équipe.

Les viticulteurs intéressés par ce type de reconversion peuvent également se tourner vers des formations en comptabilité, comme le Diplôme de Comptabilité et de Gestion (DCG), qui ouvre des portes dans les services administratifs ou les cabinets d'expertise comptable.

Formations dans les énergies renouvelables et l'environnement

Avec la transition écologique, les secteurs des énergies renouvelables et de l'environnement offrent de nombreuses opportunités. Des certifications comme le Certificat d'Aptitude à Travailler en Espaces Naturels (CATEN) ou le Titre professionnel Technicien de maintenance en énergies renouvelables sont accessibles aux adultes en reconversion. Ces formations, souvent courtes (3 à 6 mois), permettent de travailler dans la maintenance d'éoliennes, de panneaux solaires ou dans la gestion de projets environnementaux.

Exemples d'organismes proposant ces formations : - Greta Hérault - Chambre d'agriculture de l'Hérault - AFPA

Les aides financières pour financer une reconversion après l'arrachage des vignes

Plusieurs dispositifs existent pour financer une reconversion professionnelle, que ce soit pour une formation, un accompagnement ou la création d'entreprise. Ces aides sont souvent cumulables et adaptées aux profils des viticulteurs.

Le Compte Personnel de Formation (CPF)

Le CPF permet de financer des formations certifiantes ou qualifiantes, sous réserve de disposer d'un solde suffisant. Les viticulteurs peuvent utiliser leur CPF pour suivre des formations éligibles, comme celles mentionnées précédemment. Le montant disponible dépend des droits acquis tout au long de la carrière professionnelle.

Pour consulter son solde et rechercher des formations éligibles, les viticulteurs peuvent se rendre sur le site officiel : Mon Compte Formation.

Les aides régionales pour les reconversions agricoles

La Région Occitanie propose plusieurs dispositifs pour soutenir les reconversions professionnelles, notamment dans le cadre du Plan régional pour l'emploi et la formation. Les viticulteurs peuvent bénéficier d'aides pour financer des formations, des bilans de compétences ou des accompagnements personnalisés.

Parmi les dispositifs disponibles : - L'Aide Individuelle à la Formation (AIF) : finance jusqu'à 80 % du coût d'une formation, dans la limite de 5 000 euros. - Le Contrat de Transition Professionnelle (CTP) : permet de financer une formation certifiante tout en percevant une rémunération. - L'Aide à la création ou reprise d'entreprise (ACRE) : réduit les charges sociales pour les nouveaux entrepreneurs.

Pour en savoir plus : - Site de la Région Occitanie — Emploi et formation

Les dispositifs nationaux pour les travailleurs indépendants

Les viticulteurs en activité ou en préretraite peuvent également prétendre à des aides spécifiques, comme l'Allocation des Travailleurs Indépendants (ATI) ou l'Aide à la reprise ou création d'entreprise (ARCE). Ces dispositifs, gérés par Pôle Emploi, permettent de financer une partie des coûts liés à la reconversion ou à la création d'entreprise.

L'ARCE permet notamment de percevoir 45 % des droits restants à l'assurance chômage en deux versements, pour financer un projet entrepreneurial. Cette aide est particulièrement utile pour les viticulteurs souhaitant se lancer dans un nouveau métier.

Pour en savoir plus : - Pôle Emploi — Aides à la création d'entreprise

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Magalie

Si un devis gratuit et sans engagement existe, autant en profiter, non ?

Les organismes locaux spécialisés dans l'accompagnement des viticulteurs

Dans le bassin de Lunel et l'Hérault, plusieurs organismes proposent un accompagnement personnalisé aux viticulteurs en reconversion. Ces structures, souvent subventionnées par l'État ou les collectivités locales, offrent des services gratuits ou à tarif réduit.

La Chambre d'agriculture de l'Hérault

La Chambre d'agriculture de l'Hérault joue un rôle clé dans l'accompagnement des viticulteurs. Elle propose des bilans de compétences, des formations adaptées et un accompagnement à la diversification des activités. Les conseillers agricoles aident les professionnels à identifier des pistes de reconversion en lien avec leur expérience et leur territoire.

Parmi les services proposés : - L'accompagnement à la création d'entreprise : aide à la rédaction de business plan, recherche de financements, etc. - Les formations en agroalimentaire et gestion : modules courts ou certifiants. - L'accès à des réseaux professionnels : mise en relation avec des acteurs locaux du secteur.

Contact : Chambre d'agriculture de l'Hérault

Les Points Conseil Emploi (PCE) de Pôle Emploi

Les Points Conseil Emploi (PCE) de Pôle Emploi sont des structures locales dédiées à l'accompagnement des demandeurs d'emploi et des travailleurs en reconversion. Dans l'Hérault, plusieurs PCE proposent un accompagnement spécifique aux viticulteurs, avec des conseillers formés aux enjeux du secteur agricole.

Les services proposés incluent : - Un bilan de compétences gratuit : pour identifier les compétences transférables et les pistes de reconversion. - Un accès à des formations éligibles au CPF : avec un accompagnement dans le choix des parcours. - Un soutien à la création d'entreprise : aide à la recherche de financements et à la rédaction de projets.

Pour trouver un PCE près de chez vous : Pôle Emploi — Points Conseil Emploi

Les Greta et les organismes de formation continue

Les Greta (Groupements d'Établissements Publics Locaux d'Enseignement) proposent des formations continues adaptées aux adultes en reconversion. Dans l'Hérault, plusieurs Greta proposent des parcours en agroalimentaire, gestion ou énergies renouvelables, avec des modalités adaptées aux contraintes des viticulteurs (formation en alternance, modules courts, etc.).

Les Chambres de métiers et de l'artisanat (CMA) et les Chambres de commerce et d'industrie (CCI) complètent cet écosystème en proposant des formations en entrepreneuriat et gestion d'entreprise.

Exemples d'organismes : - Greta Hérault - CMA Hérault - CCI Hérault

Les secteurs porteurs pour une reconversion après la viticulture

Plusieurs secteurs offrent des opportunités pour les viticulteurs en reconversion, en lien avec leurs compétences ou leur expérience. Voici quelques pistes concrètes, classées par potentiel d'emploi et adéquation avec le profil des professionnels concernés.

L'agroalimentaire et la transformation des produits agricoles

L'agroalimentaire est un secteur naturel pour les viticulteurs, qui maîtrisent déjà les techniques de culture et de transformation. Plusieurs métiers sont accessibles, comme : - Agent de production en agroalimentaire : gestion des lignes de production, contrôle qualité. - Technicien en transformation des produits agricoles : fabrication de jus, confitures, produits laitiers, etc. - Responsable de production : encadrement d'équipes et gestion des processus industriels.

Les salaires dans ce secteur varient entre 1 800 et 2 500 euros brut par mois, selon l'expérience et la taille de l'entreprise. Les formations pour y accéder sont souvent courtes (quelques mois) et éligibles au CPF.

La gestion et l'administration

Les viticulteurs, habitués à gérer des exploitations et des équipes, peuvent se reconvertir dans des métiers administratifs ou de gestion. Plusieurs pistes sont envisageables : - Comptable : gestion des finances, paie, déclarations fiscales. - Assistant de gestion : gestion administrative et financière d'une entreprise. - Responsable logistique : organisation des flux de marchandises.

Les formations pour accéder à ces métiers (BTS Gestion de la PME, DCG, etc.) sont accessibles en alternance ou en formation continue. Les salaires débutent autour de 2 000 euros brut par mois.

Les énergies renouvelables et l'environnement

Avec la transition écologique, les secteurs des énergies renouvelables et de l'environnement recrutent activement. Plusieurs métiers sont accessibles avec des formations courtes : - Technicien de maintenance en énergies renouvelables : installation et entretien de panneaux solaires ou d'éoliennes. - Agent de gestion des déchets : tri, recyclage, gestion des décharges. - Conseiller en transition énergétique : accompagnement des particuliers ou des entreprises dans la réduction de leur empreinte carbone.

Les salaires dans ce secteur varient entre 1 700 et 2 400 euros brut par mois. Les formations sont souvent financées par des dispositifs régionaux ou nationaux.

L'entrepreneuriat et la création d'entreprise

Pour les viticulteurs souhaitant créer leur propre activité, plusieurs secteurs sont porteurs : - Création d'une micro-ferme : production de légumes, fruits, ou plantes aromatiques. - Ouverture d'un commerce de produits locaux : épicerie, restaurant, ou boutique en ligne. - Développement d'une activité de tourisme rural : gîte, chambre d'hôtes, ou activité de loisirs (randonnée, dégustation).

Les aides à la création d'entreprise, comme l'ACRE ou l'ARCE, permettent de financer une partie des coûts initiaux. Les viticulteurs peuvent également bénéficier d'un accompagnement par les Chambres de métiers ou les CCI.

Le conseil et l'accompagnement agricole

Les viticulteurs expérimentés peuvent se reconvertir dans le conseil ou l'accompagnement des agriculteurs. Plusieurs métiers sont accessibles : - Conseiller en agriculture : accompagnement des exploitations dans leur transition écologique ou économique. - Formateur en agroécologie : transmission de savoir-faire aux nouveaux agriculteurs. - Expert en certification qualité : accompagnement des exploitations dans l'obtention de labels (bio, HVE, etc.).

Ces métiers offrent une stabilité et des revenus attractifs (entre 2 000 et 3 000 euros brut par mois), avec des perspectives d'évolution vers des postes à responsabilité.

Les étapes clés pour réussir sa reconversion après l'arrachage des vignes

Se reconvertir après des années passées dans la viticulture nécessite une préparation rigoureuse. Voici les étapes à suivre pour maximiser ses chances de réussite.

1. Réaliser un bilan de compétences

Le bilan de compétences est la première étape pour identifier ses atouts, ses compétences transférables et les pistes de reconversion adaptées. Ce bilan, financé par le CPF ou des dispositifs régionaux, permet de faire un point objectif sur son parcours professionnel et ses aspirations.

Les organismes agréés Qualiopi, comme Pôle Emploi, les Greta ou les Chambres de commerce, proposent des bilans de compétences personnalisés. Ce processus dure généralement entre 10 et 20 heures et se déroule en plusieurs étapes : - Phase d'investigation : analyse des compétences, des motivations et des contraintes. - Phase de réalisation : exploration des pistes de reconversion et définition d'un projet. - Phase de synthèse : rédaction d'un plan d'action avec des étapes concrètes.

2. Se former dans un secteur porteur

Une fois le projet professionnel défini, il est essentiel de se former pour acquérir les compétences nécessaires. Plusieurs options s'offrent à vous : - Formations courtes et certifiantes : accessibles en quelques mois, éligibles au CPF. - Formations en alternance : pour allier théorie et pratique. - Formations à distance : pour concilier reconversion et vie personnelle.

Les organismes comme les Greta, les AFPA ou les Chambres de métiers proposent des parcours adaptés. Il est conseillé de privilégier les formations reconnues par l'État ou les branches professionnelles (titres professionnels, CQP, etc.).

3. Bénéficier d'un accompagnement personnalisé

Un accompagnement par un conseiller en reconversion permet de sécuriser son projet et d'éviter les écueils. Plusieurs structures proposent ce type de service : - Les Points Conseil Emploi (PCE) de Pôle Emploi : accompagnement gratuit pour les demandeurs d'emploi. - Les Chambres d'agriculture : accompagnement spécifique aux professionnels agricoles. - Les incubateurs et pépinières d'entreprises : pour les porteurs de projet entrepreneurial.

Ces accompagnements incluent souvent un soutien dans la recherche de financements, la rédaction de business plans ou la mise en relation avec des réseaux professionnels.

4. Financer sa reconversion

Le financement est un enjeu majeur pour réussir sa reconversion. Plusieurs dispositifs existent pour couvrir les coûts : - Le CPF : pour financer des formations éligibles. - Les aides régionales : comme l'AIF ou le CTP en Occitanie. - Les aides nationales : ARCE, ATI, ou primes à la création d'entreprise. - Les prêts bancaires : certains dispositifs comme le Prêt à taux zéro (PTZ) ou les prêts d'honneur facilitent l'accès au crédit.

Il est conseillé de se rapprocher d'un conseiller en reconversion ou d'un organisme comme Bpifrance pour explorer les options disponibles.

5. Se lancer et s'adapter

Une fois la formation terminée et les financements sécurisés, il est temps de se lancer. Plusieurs étapes sont à anticiper : - La recherche d'emploi : mise à jour du CV, utilisation des réseaux professionnels (LinkedIn, etc.), candidatures ciblées. - La création d'entreprise : rédaction du business plan, recherche de locaux, démarches administratives. - L'adaptation au nouveau métier : formation continue, réseau professionnel, veille sectorielle.

Il est important de rester flexible et de s'adapter aux évolutions du marché. Les dispositifs d'accompagnement (comme le Conseil en Évolution Professionnelle (CEP)) peuvent être utiles pour faire le point régulièrement.

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Magalie

Gagner du temps et éviter les mauvaises surprises, c'est toujours appréciable, non ?

Témoignages et retours d'expérience de reconversions réussies

Bien que les témoignages individuels ne soient pas cités pour respecter l'anonymat, plusieurs retours d'expérience collectifs illustrent la diversité des parcours de reconversion après une carrière dans la viticulture. Ces exemples montrent que des solutions existent, à condition de bien s'entourer et de se former.

Exemple 1 : De la vigne à l'agroalimentaire

Un groupe de viticulteurs du bassin de Lunel a suivi une formation en transformation des produits agricoles via un Greta local. Après 6 mois de formation, plusieurs d'entre eux ont été recrutés dans des coopératives agroalimentaires ou ont créé leur propre micro-entreprise de transformation de fruits et légumes. Leur reconversion a été facilitée par l'accompagnement de la Chambre d'agriculture et le financement de leur formation via le CPF.

Exemple 2 : L'entrepreneuriat dans le tourisme rural

D'anciens viticulteurs ont choisi de se reconvertir dans le tourisme rural, en ouvrant des chambres d'hôtes ou des gîtes. Leur expérience en gestion d'exploitation et en accueil leur a permis de monter des projets viables. Ils ont bénéficié de l'ACRE pour réduire leurs charges sociales et de l'accompagnement des CCI pour la création de leur entreprise.

Exemple 3 : La reconversion dans les énergies renouvelables

Plusieurs viticulteurs ont suivi une formation en maintenance d'éoliennes via l'AFPA. Leur profil technique et leur connaissance des territoires ruraux ont été des atouts majeurs pour leur recrutement dans des entreprises spécialisées. Leur formation a été financée par la Région Occitanie dans le cadre de son plan pour l'emploi.

Ces exemples montrent que la reconversion est possible, à condition de bien préparer son projet et de s'appuyer sur les dispositifs existants.

Les pièges à éviter lors d'une reconversion après l'arrachage des vignes

Se reconvertir n'est pas un processus anodin. Plusieurs pièges peuvent compromettre la réussite du projet. Voici les principaux à éviter.

1. Se lancer sans avoir réalisé un bilan de compétences

Beaucoup de viticulteurs se précipitent vers une reconversion sans avoir pris le temps d'analyser leurs compétences, leurs motivations et les réalités du marché. Un bilan de compétences permet d'éviter les choix par défaut et de cibler des secteurs porteurs.

2. Sous-estimer le temps et les coûts de la formation

Les formations certifiantes prennent du temps (de quelques semaines à plusieurs mois) et ont un coût. Il est essentiel de bien évaluer la durée, le rythme et le budget nécessaire avant de s'engager. Les dispositifs de financement (CPF, aides régionales) doivent être anticipés.

3. Négliger l'accompagnement personnalisé

Se former et chercher un emploi ou créer une entreprise seul(e) est plus difficile. Les organismes d'accompagnement (Pôle Emploi, Chambre d'agriculture, CCI) offrent un soutien précieux pour sécuriser son projet et éviter les erreurs.

4. Choisir un secteur sans débouchés locaux

Certains secteurs, bien que porteurs à l'échelle nationale, peuvent manquer de dynamisme dans le bassin de Lunel ou l'Hérault. Il est important de vérifier la demande locale avant de se former ou de créer une entreprise. Les conseillers en reconversion peuvent aider à analyser les opportunités du territoire.

5. Oublier de mettre à jour son réseau professionnel

Le réseau professionnel est un levier essentiel pour trouver un emploi ou des partenaires. Beaucoup de viticulteurs sous-estiment l'importance de se reconnecter avec d'anciens collègues, clients ou partenaires. Les plateformes comme LinkedIn ou les événements sectoriels sont des outils utiles pour élargir son réseau.

6. Négliger les aspects administratifs et financiers

La création d'entreprise ou une reconversion professionnelle implique des démarches administratives (immatriculation, déclarations fiscales, etc.) et des coûts (frais de formation, investissements initiaux). Il est crucial de bien s'informer sur ces aspects pour éviter les mauvaises surprises.

Ressources utiles pour les viticulteurs en reconversion

Pour aller plus loin, voici une liste de ressources officielles et utiles pour les viticulteurs souhaitant se reconvertir. Ces liens permettent d'accéder à des informations actualisées sur les dispositifs d'accompagnement, les formations et les aides financières.

- Mon Compte Formation : www.moncompteformation.gouv.fr — Pour consulter son solde CPF et rechercher des formations éligibles. - Pôle Emploi — Aides à la reconversion : www.pole-emploi.fr — Pour découvrir les dispositifs d'accompagnement et les aides financières. - Région Occitanie — Emploi et formation : www.laregion.fr — Pour connaître les aides régionales disponibles. - Chambre d'agriculture de l'Hérault : www.hérault.chambre-agriculture.fr — Pour un accompagnement personnalisé et des formations adaptées. - Greta Hérault : www.greta-h.fr — Pour des formations continues dans divers secteurs. - AFPA : www.afpa.fr — Pour des formations qualifiantes en reconversion. - Bpifrance Création : www.bpifrance-creation.fr — Pour des conseils et aides à la création d'entreprise. - Service-Public.fr — Reconversion professionnelle : www.service-public.fr — Pour des informations générales sur les dispositifs de reconversion.

Questions fréquentes

Quelles sont les aides financières disponibles pour les viticulteurs souhaitant se reconvertir ?

Plusieurs dispositifs existent pour financer une reconversion professionnelle. Le **Compte Personnel de Formation (CPF)** permet de financer des formations certifiantes. La **Région Occitanie** propose des aides comme l'**Aide Individuelle à la Formation (AIF)** ou le **Contrat de Transition Professionnelle (CTP)**. Les viticulteurs peuvent également bénéficier de l'**Allocation des Travailleurs Indépendants (ATI)** ou de l'**Aide à la reprise ou création d'entreprise (ARCE)** via Pôle Emploi. Enfin, des dispositifs comme l'**ACRE** réduisent les charges sociales pour les nouveaux entrepreneurs.

Quelles formations sont éligibles au CPF pour une reconversion après l'arrachage des vignes ?

De nombreuses formations sont éligibles au CPF pour les viticulteurs en reconversion. Parmi elles, on trouve des certifications en **agroalimentaire** (CQP Conducteur de ligne de production alimentaire), en **gestion** (BTS Gestion de la PME, DCG), en **énergies renouvelables** (Titre professionnel Technicien de maintenance en énergies renouvelables), ou encore en **entrepreneuriat** (Création d'entreprise). Ces formations sont accessibles via des organismes agréés Qualiopi comme les Greta, les AFPA ou les Chambres de métiers.

Comment trouver un bilan de compétences pour un viticulteur en reconversion ?

Les viticulteurs peuvent réaliser un bilan de compétences via des organismes agréés Qualiopi, comme **Pôle Emploi**, les **Greta**, les **Chambres de commerce et d'industrie (CCI)** ou les **Chambres d'agriculture**. Ces bilans, souvent financés par le CPF ou des dispositifs régionaux, permettent d'identifier les compétences transférables et de définir un projet professionnel adapté. Les Points Conseil Emploi (PCE) de Pôle Emploi proposent également des bilans de compétences gratuits pour les demandeurs d'emploi.

Quels secteurs sont les plus porteurs pour une reconversion après la viticulture ?

Plusieurs secteurs offrent des opportunités pour les viticulteurs en reconversion. L'**agroalimentaire** (transformation des produits, gestion de production) et la **gestion/administration** (comptabilité, logistique) sont des pistes naturelles. Les **énergies renouvelables** (maintenance d'éoliennes, panneaux solaires) et l'**entrepreneuriat** (création de micro-fermes, tourisme rural) sont également porteurs. Enfin, le **conseil agricole** (accompagnement des exploitations, formation) est un secteur en demande.

Comment financer la création d'une entreprise après une carrière dans la viticulture ?

Plusieurs aides existent pour financer la création d'entreprise. L'**ACRE** (ex-ACCRE) réduit les charges sociales pendant la première année. L'**ARCE** permet de percevoir 45 % des droits restants à l'assurance chômage en deux versements. Les **prêts à taux zéro (PTZ)** ou les **prêts d'honneur** facilitent l'accès au crédit. Enfin, des dispositifs régionaux comme l'**Aide à la création ou reprise d'entreprise (ACRE)** en Occitanie peuvent compléter le financement.

Quels organismes locaux accompagnent les viticulteurs dans leur reconversion dans le Gard ou l'Hérault ?

Dans le Gard et l'Hérault, plusieurs organismes proposent un accompagnement personnalisé. La **Chambre d'agriculture de l'Hérault** offre des bilans de compétences, des formations et un soutien à la diversification. Les **Points Conseil Emploi (PCE) de Pôle Emploi** accompagnent gratuitement les demandeurs d'emploi. Les **Greta** et l'**AFPA** proposent des formations continues adaptées. Enfin, les **Chambres de métiers et de l'artisanat (CMA)** ou les **CCI** aident à la création d'entreprise.