mag-info.fr

Actualité Nîmes · 6 juin 2026

Agression violente à Nîmes : démarches pour victimes et rôle de l’avocat pénaliste

Agression violente à Nîmes : démarches pour victimes et rôle de l’avocat pénaliste

Ce qu'il s'est passé à Nîmes Source

Le 23 janvier 2017, dans la ville de Nîmes, une famille a été victime d’une intrusion violente à son domicile. Trois individus cagoulés et armés ont pénétré dans la maison alors que le père de famille s’apprêtait à accompagner ses enfants à l’école et à l’Esat. Cette agression, qui a marqué durablement les esprits, a donné lieu à une procédure judiciaire toujours en cours. Si l’accusé nie toute participation à ces faits, l’affaire soulève des questions essentielles sur la protection des victimes et les recours possibles en cas d’agression violente.

Pour les victimes et leurs proches, une telle situation génère un choc émotionnel, physique et juridique. Cet article vise à éclairer les démarches à suivre après une agression violente, en s’appuyant sur les dispositifs légaux français et les conseils d’experts en droit pénal. Il aborde notamment les étapes pour porter plainte, constituer un dossier solide, et obtenir réparation via des mécanismes comme le SARVI ou la CIVI. Enfin, il met en lumière le rôle crucial d’un avocat pénaliste dans l’accompagnement des victimes.

---

Comprendre les faits : une agression violente au domicile

Une intrusion armée dans un domicile est une violation grave de l’intimité et de la sécurité des personnes. Selon le Code pénal, une agression violente peut être qualifiée de violences volontaires (articles 222-7 et suivants) ou de violation de domicile (article 226-4), selon les circonstances. Dans le cas de l’agression de Nîmes, les faits pourraient relever de plusieurs qualifications pénales, notamment en raison de l’usage d’armes et de la violence exercée contre les occupants.

Les violences volontaires sont punies plus sévèrement lorsqu’elles entraînent une incapacité totale de travail (ITT). En France, l’ITT est évaluée par un médecin et sert de référence pour déterminer la gravité des blessures. Une ITT de plus de 8 jours peut entraîner des peines de prison plus lourdes pour l’agresseur. Dans le cas présent, si les victimes ont subi des blessures graves, les poursuites pourraient être engagées pour violences ayant entraîné une ITT supérieure à 8 jours (article 222-10 du Code pénal).

La violation de domicile, quant à elle, est un délit puni d’un an d’emprisonnement et de 15 000 euros d’amende (article 226-4 du Code pénal). Cette infraction est caractérisée dès lors qu’une personne pénètre dans un lieu habité sans le consentement de ses occupants. Dans le cadre de l’agression de Nîmes, cette qualification pourrait s’appliquer si les individus sont entrés sans autorisation, même en l’absence de vol ou de dégradation.

Pour les victimes, il est crucial de faire constater les faits par les forces de l’ordre et de consulter un médecin pour établir un certificat médical des blessures. Ces éléments seront déterminants pour la suite de la procédure judiciaire.

---

Porter plainte après une agression violente : les étapes clés

Porter plainte est la première étape pour faire reconnaître les faits et engager des poursuites contre les auteurs. En France, une plainte peut être déposée dans un commissariat, une gendarmerie ou directement auprès du procureur de la République. Voici les démarches à suivre :

1. Se rendre dans un commissariat ou une gendarmerie

La plainte doit être déposée dans les meilleurs délais après l’agression, idéalement dans les 24 à 48 heures. Les forces de l’ordre rédigeront un procès-verbal de plainte, qui constituera le point de départ de l’enquête. Il est important de décrire avec précision les faits, les circonstances, et les éventuels témoins. Si des objets ont été volés ou endommagés, il faut les mentionner dans la plainte.

2. Consulter un médecin pour un certificat médical

Un certificat médical est indispensable pour attester des blessures subies. Ce document, établi par un médecin généraliste ou aux urgences, précise la nature des blessures, leur gravité (ITT), et leur lien avec l’agression. Ce certificat sera joint à la plainte et pourra être utilisé comme preuve dans le cadre de la procédure judiciaire.

3. Conserver des preuves matérielles

Si possible, il est recommandé de photographier les lieux (dégâts, traces d’effraction) et de conserver les vêtements portés lors de l’agression (pour d’éventuelles analyses). Ces éléments pourront être utiles pour étayer la plainte et identifier les auteurs.

4. Déposer plainte auprès du procureur de la République

Si vous préférez ne pas vous rendre en commissariat ou en gendarmerie, vous pouvez adresser une plainte écrite directement au procureur de la République. Cette plainte doit être envoyée par lettre recommandée avec accusé de réception et doit contenir les mêmes informations que celles demandées dans un procès-verbal. Le procureur décidera ensuite des suites à donner (classement sans suite, enquête, etc.).

5. Suivre l’évolution de l’enquête

Une fois la plainte déposée, les forces de l’ordre mènent une enquête pour identifier et interpeller les auteurs. Si des suspects sont identifiés, ils pourront être placés en garde à vue, puis déférés devant un juge d’instruction ou directement devant le tribunal correctionnel. En tant que victime, vous serez informé de l’avancée de l’enquête et pourrez, si nécessaire, vous constituer partie civile pour demander réparation.

---

Répondez à la question pour continuer votre lecture

Magalie

Vaut-il mieux choisir en confiance qu'au hasard ?

Constituer un dossier solide : preuves et témoignages

Pour maximiser vos chances d’obtenir justice et réparation, il est essentiel de constituer un dossier solide dès le dépôt de plainte. Voici les éléments clés à rassembler :

1. Les preuves matérielles

- Traces d’effraction : photographiez les portes ou fenêtres forcées, les serrures endommagées, ou tout autre indice permettant de prouver l’intrusion. - Objets volés ou endommagés : listez les biens disparus ou détériorés, avec leur valeur estimative. Si possible, fournissez des factures ou des photos des objets concernés. - Vêtements portés lors de l’agression : conservez-les dans un sac plastique, car ils pourraient contenir des traces exploitables par les enquêteurs (ADN, fibres, etc.).

2. Les témoignages

Si des voisins, des passants ou des proches ont été témoins de l’agression ou ont entendu des cris, leurs déclarations peuvent être déterminantes. Les forces de l’ordre peuvent recueillir ces témoignages lors de leur enquête. En tant que victime, vous pouvez également demander à vos proches de rédiger une attestation sur l’honneur décrivant ce qu’ils ont vu ou entendu.

3. Les enregistrements (si disponibles)

Si votre domicile est équipé d’un système de vidéosurveillance, les images pourraient être récupérées par les enquêteurs. De même, si des appels téléphoniques ont été passés pendant ou après l’agression, les relevés d’appels pourraient être utiles pour retracer les événements.

4. Le certificat médical

Comme mentionné précédemment, le certificat médical est un document central. Il doit être détaillé et mentionner explicitement le lien entre les blessures et l’agression. Ce certificat pourra être utilisé pour demander une indemnisation ou pour appuyer une demande de réparation devant les tribunaux.

5. Les échanges écrits ou oraux

Si vous avez reçu des menaces avant l’agression ou si vous avez des échanges (messages, appels) avec les auteurs présumés, conservez ces éléments. Ils pourraient servir de preuve dans le cadre de l’enquête.

---

Obtenir réparation : le SARVI et la CIVI, deux dispositifs pour les victimes

En France, les victimes d’infractions pénales peuvent demander une indemnisation pour les préjudices subis. Deux dispositifs principaux existent : le Service d’Aide au Recouvrement des Victimes d’Infractions (SARVI) et la Commission d’Indemnisation des Victimes d’Infractions (CIVI). Voici comment en bénéficier :

1. Le SARVI : une aide rapide pour les victimes

Le SARVI est un service public qui permet aux victimes d’obtenir une avance sur indemnisation dans les meilleurs délais. Il s’adresse aux personnes dont les revenus sont modestes et dont l’infraction a entraîné un préjudice corporel ou matériel.

#### Conditions d’éligibilité

- L’infraction doit être reconnue par une décision de justice (condamnation, composition pénale, etc.) ou faire l’objet d’une plainte avec constitution de partie civile. - Les revenus du foyer ne doivent pas dépasser un certain plafond (fixé en fonction de la composition familiale). - Le préjudice doit être directement lié à l’infraction (blessures, vol, dégradations, etc.).

#### Montant de l’indemnisation

Le SARVI peut verser une avance sur indemnisation pouvant aller jusqu’à 3 000 euros pour les préjudices corporels et 1 500 euros pour les préjudices matériels. Cette somme est ensuite récupérée sur les condamnations pécuniaires prononcées contre l’auteur des faits.

#### Comment faire la demande ?

La demande se fait en ligne sur le site service-public.fr. Il faut fournir : - Une copie de la plainte ou de la décision de justice. - Un certificat médical attestant des blessures. - Un justificatif de revenus. - Une estimation du préjudice subi.

Le SARVI examine la demande et verse l’avance sous quelques semaines si la demande est acceptée.

2. La CIVI : une indemnisation complémentaire

La CIVI est une commission indépendante qui peut accorder une indemnisation complémentaire aux victimes, notamment lorsque l’auteur des faits est insolvable ou introuvable. Elle intervient en complément du SARVI ou en l’absence de condamnation.

#### Conditions d’éligibilité

- L’infraction doit être reconnue par une décision de justice ou faire l’objet d’une plainte avec constitution de partie civile. - Le préjudice doit être grave (blessures graves, ITT supérieure à 1 mois, préjudice moral important). - Les revenus du foyer ne doivent pas dépasser un certain plafond (plus élevé que pour le SARVI).

#### Montant de l’indemnisation

La CIVI peut accorder une indemnisation allant jusqu’à 4 500 euros pour les préjudices corporels et 1 500 euros pour les préjudices matériels. Pour les préjudices plus graves (handicap, décès), les montants peuvent être plus élevés.

#### Comment faire la demande ?

La demande se fait en ligne sur le site service-public.fr. Il faut fournir : - Une copie de la plainte ou de la décision de justice. - Un certificat médical détaillé. - Un justificatif de revenus. - Une estimation des préjudices (physiques, moraux, matériels).

La CIVI examine la demande et rend une décision sous plusieurs mois. Si la demande est acceptée, l’indemnisation est versée directement à la victime.

3. La constitution de partie civile

En tant que victime, vous avez la possibilité de vous constituer partie civile dans le cadre de la procédure pénale. Cela vous permet de : - Demander réparation pour les préjudices subis (corporels, matériels, moraux). - Participer aux débats lors du procès. - Obtenir une indemnisation si l’auteur est condamné.

Pour vous constituer partie civile, vous devez : 1. Faire une demande écrite au juge d’instruction ou au tribunal correctionnel. 2. Fournir un mémoire détaillant vos demandes d’indemnisation. 3. Justifier de vos préjudices (certificats médicaux, factures, témoignages).

Si l’auteur est condamné, le tribunal peut ordonner une indemnisation en votre faveur. Cette somme sera alors récupérée sur les biens de l’auteur ou via une assurance responsabilité civile si celle-ci couvre l’infraction.

---

Le rôle de l’avocat pénaliste dans l’accompagnement des victimes

Face à une agression violente, l’accompagnement par un avocat pénaliste est souvent indispensable pour défendre ses droits et obtenir réparation. Voici comment un avocat spécialisé peut vous aider :

1. Conseiller et orienter dès le dépôt de plainte

Un avocat pénaliste peut vous conseiller sur les démarches à engager dès le dépôt de plainte. Il peut notamment : - Vous aider à rédiger une plainte claire et précise. - Vous expliquer les délais et les procédures à respecter. - Vous orienter vers les services d’urgence (médical, psychologique) si nécessaire.

2. Constituer un dossier solide pour l’enquête

L’avocat peut vous assister dans la constitution de votre dossier en veillant à ce que toutes les preuves soient correctement recueillies et présentées. Il peut notamment : - Analyser les certificats médicaux pour s’assurer qu’ils reflètent bien l’étendue de vos blessures. - Recueillir des témoignages ou des attestations utiles. - Demander des expertises (médicales, techniques) pour étayer votre dossier.

3. Se constituer partie civile et demander réparation

Si vous souhaitez obtenir une indemnisation, un avocat pénaliste peut vous aider à : - Rédiger un mémoire de constitution de partie civile. - Calculer le montant de votre préjudice (corporel, moral, matériel). - Négocier avec l’auteur ou son assurance pour obtenir une indemnisation amiable. - Représenter vos intérêts devant le tribunal si l’affaire va en jugement.

4. Vous accompagner tout au long de la procédure

Une procédure judiciaire peut être longue et complexe. Un avocat pénaliste vous accompagne à chaque étape : - Il vous informe des avancées de l’enquête. - Il vous représente lors des auditions ou confrontations. - Il vous défend lors du procès si l’affaire est jugée.

5. Vous aider à obtenir une indemnisation via le SARVI ou la CIVI

Un avocat peut vous aider à monter votre dossier pour le SARVI ou la CIVI en veillant à ce que toutes les pièces justificatives soient fournies. Il peut également vous représenter devant ces instances si nécessaire.

6. Vous soutenir sur le plan psychologique

Au-delà de l’aspect juridique, une agression violente peut laisser des séquelles psychologiques (stress post-traumatique, anxiété, dépression). Un avocat pénaliste peut vous orienter vers des professionnels de santé (psychologues, psychiatres) spécialisés dans l’accompagnement des victimes.

---

Répondez à la question pour continuer votre lecture

Magalie

Quand on peut éviter une arnaque en se renseignant, ça change tout, non ?

Que faire après une agression violente ? Les étapes à suivre

Une agression violente laisse des traces durables, tant sur le plan physique que psychologique. Voici les étapes à suivre immédiatement après les faits pour préserver vos droits et votre santé :

1. Assurer votre sécurité et celle de vos proches

- Ne touchez à rien sur les lieux de l’agression pour ne pas altérer les preuves. - Verrouillez votre domicile et changez les serrures si nécessaire. - Contactez les forces de l’ordre (17 ou 112) pour signaler l’agression.

2. Consulter un médecin sans délai

- Rendez-vous aux urgences ou consultez un médecin généraliste pour faire constater vos blessures. - Demandez un certificat médical détaillant vos blessures et leur lien avec l’agression. - Faites évaluer votre ITT si nécessaire.

3. Déposer plainte rapidement

- Rendez-vous en commissariat ou en gendarmerie pour déposer plainte. - Décrivez précisément les faits et mentionnez les éventuels témoins. - Conservez une copie du procès-verbal.

4. Contacter un avocat pénaliste

- Prenez rendez-vous rapidement avec un avocat spécialisé en droit des victimes. - Faites-lui part de tous les détails de l’agression. - Demandez-lui de vous accompagner dans les démarches (plainte, constitution de partie civile, etc.).

5. Vous entourer de soutien psychologique

- Consultez un psychologue ou un psychiatre spécialisé dans l’accompagnement des victimes. - Parlez à vos proches de ce que vous ressentez. - Évitez l’isolement et privilégiez les échanges avec des personnes de confiance.

6. Suivre l’évolution de l’enquête

- Restez en contact avec les forces de l’ordre pour connaître l’avancée de l’enquête. - Demandez à votre avocat de vous tenir informé des développements. - Préparez-vous éventuellement à un procès si l’affaire est jugée.

7. Demander une indemnisation

- Faites une demande auprès du SARVI si vos revenus sont modestes. - Déposez un dossier à la CIVI si vous avez subi un préjudice grave. - Constituez-vous partie civile pour demander réparation devant le tribunal.

---

Les recours possibles en cas de classement sans suite

Il arrive que les forces de l’ordre classent sans suite une plainte, notamment lorsque les preuves sont insuffisantes ou que les auteurs ne sont pas identifiés. Dans ce cas, plusieurs recours sont possibles :

1. Contester le classement sans suite

Vous pouvez demander au procureur de la République de reconsidérer sa décision. Pour cela, envoyez une lettre recommandée avec accusé de réception au procureur, en expliquant pourquoi vous contestez le classement et en fournissant des éléments supplémentaires (nouvelles preuves, témoignages, etc.).

2. Saisir le Défenseur des droits

Le Défenseur des droits peut être saisi pour examiner votre situation et, le cas échéant, recommander au procureur de reprendre l’enquête. La saisine se fait en ligne sur le site defenseurdesdroits.fr.

3. Engager une action civile

Même en l’absence de condamnation pénale, vous pouvez engager une action civile pour obtenir réparation. Pour cela, vous devez : - Saisir le tribunal judiciaire (TJ) en constituant partie civile. - Fournir des preuves de votre préjudice (certificats médicaux, factures, témoignages). - Demander une indemnisation pour les préjudices subis.

4. Faire appel à un avocat pour relancer l’enquête

Un avocat pénaliste peut relancer l’enquête en sollicitant des expertises complémentaires, en interrogeant de nouveaux témoins, ou en demandant des investigations supplémentaires. Il peut également saisir le juge d’instruction si l’affaire est complexe.

---

Répondez à la question pour continuer votre lecture

Magalie

Mieux vaut un interlocuteur sérieux qu'une promesse en l'air, non ?

Prévenir les agressions violentes : conseils de sécurité

Bien qu’il soit impossible de prévenir totalement une agression violente, certaines mesures de sécurité peuvent réduire les risques ou limiter les conséquences d’une intrusion :

1. Sécuriser son domicile

- Installez des serrures multipoints et des bloque-portes. - Placez des caméras de surveillance (en respectant la législation sur la vie privée). - Éclairez bien les abords de votre logement (détecteurs de mouvement, lampes solaires). - Ne laissez pas d’objets de valeur visibles depuis l’extérieur.

2. Adopter des réflexes au quotidien

- Ne laissez pas traîner de clés sous le paillasson ou dans la boîte aux lettres. - Vérifiez les identités avant d’ouvrir la porte (interphone, judas). - Évitez de donner des informations personnelles (adresse, horaires) sur les réseaux sociaux. - Privilégiez les trajets en groupe la nuit ou dans des zones peu sûres.

3. Se former aux gestes de premiers secours

- Apprenez les gestes de base (massage cardiaque, position latérale de sécurité) via des formations comme celles proposées par la Croix-Rouge ou les Sapeurs-Pompiers. - Ayez toujours une trousse de premiers secours à portée de main.

4. Connaître les numéros d’urgence

- 17 : Police/Gendarmerie. - 112 : Numéro d’urgence européen. - 15 : SAMU (urgences médicales). - 3919 : Violences femmes info (écoute et orientation).

5. Signaler les comportements suspects

- Ne restez pas passif face à des comportements inquiétants (menaces, harcèlement). - Signalez-les aux forces de l’ordre pour qu’elles puissent agir préventivement.

---

Ressources utiles pour les victimes d’agression violente

En cas d’agression violente, plusieurs ressources sont disponibles pour vous accompagner :

| Ressource | Description | Lien | |-----------|------------|------| | Service-public.fr | Informations sur les démarches à suivre, les droits des victimes et les dispositifs d’indemnisation. | https://www.service-public.fr | | SARVI | Service d’Aide au Recouvrement des Victimes d’Infractions pour une avance sur indemnisation. | https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/F1986 | | CIVI | Commission d’Indemnisation des Victimes d’Infractions pour une indemnisation complémentaire. | https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/F1985 | | Défenseur des droits | Saisine pour contester un classement sans suite ou obtenir un accompagnement. | https://www.defenseurdesdroits.fr | | France Victimes | Association d’aide aux victimes avec des antennes locales. | https://www.france-victimes.fr | | 3919 | Numéro d’écoute pour les victimes de violences (gratuit et anonyme). | https://arretonslesviolences.gouv.fr | | Ordre des avocats | Annuaire des avocats pénalistes en France. | https://www.cnb.avocat.fr |

---

FAQ : Vos questions sur les agressions violentes et les recours

Puis-je porter plainte plusieurs mois après une agression violente ?

Oui, vous pouvez porter plainte à tout moment, même plusieurs mois ou années après les faits. Cependant, plus vous attendez, plus il sera difficile de rassembler des preuves (témoignages, traces matérielles). Il est donc conseillé d’agir rapidement après l’agression. Si l’auteur est identifié, la prescription (généralement de 6 ans pour les violences volontaires) peut être interrompue par le dépôt de plainte.

Comment obtenir un certificat médical après une agression ?

Pour obtenir un certificat médical, rendez-vous aux urgences ou consultez un médecin généraliste dans les plus brefs délais. Décrivez-lui précisément les blessures subies et leur lien avec l’agression. Le certificat doit mentionner : - La nature des blessures. - Leur gravité (ITT si applicable). - Leur lien avec l’agression.

Ce document sera essentiel pour votre plainte et vos demandes d’indemnisation.

Quelle est la différence entre le SARVI et la CIVI ?

Le SARVI est un service public qui accorde une avance sur indemnisation aux victimes dont les revenus sont modestes. La CIVI est une commission indépendante qui peut accorder une indemnisation complémentaire pour les préjudices graves, même si l’auteur est insolvable. Les deux dispositifs peuvent être cumulés.

Puis-je me constituer partie civile sans avocat ?

Oui, il est possible de vous constituer partie civile sans avocat, mais cela complique la procédure. Un avocat pénaliste peut vous aider à : - Rédiger votre demande. - Calculer le montant de votre préjudice. - Vous représenter devant le tribunal.

Si vous choisissez de le faire seul, vous devrez envoyer une lettre recommandée avec accusé de réception au juge d’instruction ou au tribunal correctionnel, en joignant vos preuves (certificat médical, factures, témoignages).

Que faire si l’auteur de l’agression n’est pas identifié ?

Si l’auteur n’est pas identifié, vous pouvez : - Demander au procureur de relancer l’enquête en fournissant de nouvelles preuves. - Saisir le Défenseur des droits pour contester un éventuel classement sans suite. - Engager une action civile pour obtenir réparation (tribunal judiciaire). - Demander une indemnisation via le SARVI ou la CIVI si vous remplissez les conditions.

Comment trouver un avocat pénaliste spécialisé en droit des victimes ?

Pour trouver un avocat pénaliste, vous pouvez : - Consulter l’annuaire de l’Ordre des avocats (cnb.avocat.fr). - Demander des recommandations à des associations d’aide aux victimes (France Victimes). - Contacter un commissariat ou une gendarmerie pour obtenir une liste d’avocats locaux.

Privilégiez un avocat expérimenté en droit des victimes et spécialisé dans les agressions violentes.

---

CTA Magalie : Votre avocat pénaliste à Nîmes

Vous avez été victime d’une agression violente à Nîmes ou dans le Gard ? Vous ne savez pas par où commencer pour faire valoir vos droits et obtenir réparation ? Magalie, notre chatbot dédié, est là pour vous guider. Décrivez-nous votre situation en quelques mots, et nous vous orienterons vers les démarches à suivre, les ressources locales, et un avocat pénaliste expérimenté pour vous accompagner. Ne restez pas seul face à cette épreuve.

Questions fréquentes

Puis-je porter plainte plusieurs mois après une agression violente ?

Oui, vous pouvez porter plainte à tout moment, même plusieurs mois ou années après les faits. Cependant, plus vous attendez, plus il sera difficile de rassembler des preuves. Il est donc conseillé d’agir rapidement. Si l’auteur est identifié, la prescription (généralement de 6 ans pour les violences volontaires) peut être interrompue par le dépôt de plainte.

Comment obtenir un certificat médical après une agression ?

Rendez-vous aux urgences ou consultez un médecin généraliste dans les plus brefs délais. Décrivez-lui précisément les blessures subies et leur lien avec l’agression. Le certificat doit mentionner la nature des blessures, leur gravité (ITT si applicable), et leur lien avec l’agression. Ce document sera essentiel pour votre plainte et vos demandes d’indemnisation.

Quelle est la différence entre le SARVI et la CIVI ?

Le SARVI est un service public qui accorde une avance sur indemnisation aux victimes dont les revenus sont modestes. La CIVI est une commission indépendante qui peut accorder une indemnisation complémentaire pour les préjudices graves, même si l’auteur est insolvable. Les deux dispositifs peuvent être cumulés.

Puis-je me constituer partie civile sans avocat ?

Oui, il est possible de vous constituer partie civile sans avocat, mais cela complique la procédure. Un avocat pénaliste peut vous aider à rédiger votre demande, calculer le montant de votre préjudice, et vous représenter devant le tribunal. Si vous choisissez de le faire seul, envoyez une lettre recommandée avec accusé de réception au juge d’instruction ou au tribunal correctionnel, en joignant vos preuves.

Que faire si l’auteur de l’agression n’est pas identifié ?

Si l’auteur n’est pas identifié, vous pouvez demander au procureur de relancer l’enquête, saisir le Défenseur des droits pour contester un classement sans suite, engager une action civile pour obtenir réparation, ou demander une indemnisation via le SARVI ou la CIVI si vous remplissez les conditions.

Comment trouver un avocat pénaliste spécialisé en droit des victimes ?

Consultez l’annuaire de l’Ordre des avocats ([cnb.avocat.fr](https://www.cnb.avocat.fr)), demandez des recommandations à des associations d’aide aux victimes (France Victimes), ou contactez un commissariat ou une gendarmerie pour obtenir une liste d’avocats locaux. Privilégiez un avocat expérimenté en droit des victimes et spécialisé dans les agressions violentes.