Actualité Mulhouse · 6 juin 2026
Charcuterie Maurer Tempé : comment rebondir après un licenciement massif ?

Ce qu'il s'est passé à Kingersheim
La chambre commerciale du tribunal judiciaire de Mulhouse a prononcé, ce mercredi 3 juin 2026, la liquidation judiciaire de la charcuterie alsacienne Maurer Tempé, installée à Kingersheim dans le Haut-Rhin. Cette décision, rendue publique en début de matinée, entraîne la perte d’emploi pour une centaine de salariés. Une situation qui plonge les équipes concernées dans une période de transition professionnelle et personnelle difficile.
Source : ICI/France Bleu — Alsace
Cette fermeture marque la fin d’une entreprise emblématique de la région, dont l’histoire s’étendait sur plusieurs décennies. Pour les salariés licenciés, l’enjeu est désormais de se repositionner sur le marché du travail dans un contexte économique local déjà marqué par des tensions structurelles. Les dispositifs d’accompagnement et de formation disponibles en Alsace, notamment via les acteurs du service public de l’emploi, deviennent alors essentiels pour envisager une reconversion professionnelle.
Comprendre la liquidation judiciaire et ses conséquences pour les salariés
La liquidation judiciaire est une procédure collective ouverte par un tribunal lorsque l’entreprise est en cessation de paiements et que son redressement est manifestement impossible. Contrairement à une sauvegarde ou à un redressement judiciaire, cette procédure vise à mettre fin à l’activité de l’entreprise et à vendre ses actifs pour rembourser les créanciers. Pour les salariés, cela signifie la fin immédiate de leur contrat de travail, avec des conséquences sur leurs droits sociaux et financiers.
Les droits des salariés en cas de liquidation judiciaire
Les salariés bénéficient de plusieurs protections en cas de liquidation judiciaire :
- Indemnités de licenciement : calculées selon l’ancienneté et le salaire brut, elles sont versées par l’employeur ou, en cas d’insuffisance de fonds, par l’Association pour la gestion du régime de garantie des créances des salariés (AGS). Cette association, financée par les entreprises, couvre les salaires impayés et les indemnités légales. - Droit au chômage : les salariés peuvent s’inscrire à Pôle Emploi pour bénéficier de l’allocation chômage (ARE), sous réserve d’avoir cotisé suffisamment. Le montant et la durée dépendent de la durée de cotisation et du salaire antérieur. - Priorité de réembauche : si une partie de l’activité est reprise par un repreneur, les salariés licenciés peuvent bénéficier d’une priorité de réembauche pendant une période de 12 mois.
Pour engager ces démarches, les salariés doivent se rapprocher des services sociaux de l’entreprise ou des représentants du personnel (CSE) s’ils en disposaient. En l’absence de ces interlocuteurs, les services de la DIRECCTE (Direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l’emploi) peuvent orienter les salariés vers les dispositifs adaptés.
En savoir plus sur les droits des salariés en liquidation judiciaire (Service-Public.fr)
Bilan de compétences : un outil pour identifier un nouveau projet professionnel
Face à une situation de licenciement, le bilan de compétences constitue une étape clé pour faire le point sur ses compétences, ses aspirations et les opportunités du marché du travail. Ce dispositif, pris en charge financièrement sous conditions, permet d’élaborer un projet professionnel réaliste et adapté.
Comment accéder à un bilan de compétences ?
Le bilan de compétences peut être réalisé dans le cadre :
- Du Compte Personnel de Formation (CPF) : les salariés licenciés disposent d’un CPF crédité en euros, utilisable pour financer un bilan de compétences. Le montant disponible dépend de l’ancienneté et des droits accumulés. Il est possible de consulter son solde sur le site Mon Compte Formation. - D’un financement par l’OPCO (Opérateur de Compétences) : certains OPCO, en lien avec les branches professionnelles, proposent des financements pour des bilans de compétences dans le cadre de reconversions sectorielles. - D’un accompagnement par Pôle Emploi : les conseillers Pôle Emploi peuvent orienter les demandeurs d’emploi vers des prestataires agréés et financer partiellement ou totalement le bilan.
Le déroulement d’un bilan de compétences
Un bilan de compétences se déroule généralement en trois phases :
1. Phase préliminaire : définition des objectifs et des attentes du salarié. 2. Phase d’investigation : analyse des compétences professionnelles et personnelles, tests psychométriques, exploration des métiers et secteurs porteurs. 3. Phase de conclusion : synthèse des résultats et élaboration d’un projet professionnel ou de formation.
À l’issue du bilan, le salarié reçoit un document de synthèse qu’il peut utiliser pour orienter ses démarches de reconversion.
En savoir plus sur le bilan de compétences (Service-Public.fr)
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Se former pour rebondir : les dispositifs accessibles aux salariés licenciés
La formation professionnelle est un levier essentiel pour se repositionner sur le marché du travail, notamment dans un contexte de mutation des métiers. Plusieurs dispositifs permettent aux salariés licenciés de financer une formation certifiante ou qualifiante.
Le Compte Personnel de Formation (CPF)
Le CPF est un compte individuel crédité en euros, accessible à tous les actifs, y compris les demandeurs d’emploi. Les salariés licenciés peuvent utiliser leur CPF pour financer une formation éligible, sous réserve de disposer d’un solde suffisant. Les formations éligibles sont listées sur le site Mon Compte Formation.
#### Exemples de formations accessibles via le CPF
- Formations certifiantes : titres professionnels, certifications de branches, diplômes d’État (CAP, Bac Pro, etc.). - Formations en compétences transversales : bureautique, langues étrangères, gestion de projet. - Formations sectorielles : métiers de la transition écologique, numérique, santé, etc.
Les aides régionales et locales en Alsace
En Alsace, plusieurs dispositifs complémentaires au CPF existent pour soutenir la reconversion des salariés licenciés :
- Les Régions : la Collectivité européenne d’Alsace propose des aides pour financer des formations dans des secteurs prioritaires (industrie, transition écologique, numérique). Ces aides peuvent couvrir jusqu’à 100 % des coûts de formation pour les demandeurs d’emploi. - Les OPCO : les Opérateurs de Compétences, en partenariat avec les branches professionnelles, financent des formations pour les salariés en reconversion. Par exemple, l’OPCO 2i (Industrie) ou l’OPCO EP (Éco-PTZ) proposent des parcours adaptés. - Les missions locales : pour les jeunes de moins de 26 ans, les missions locales offrent un accompagnement personnalisé et des financements pour des formations.
Les formations Qualiopi : un gage de qualité
Les formations éligibles au CPF ou financées par les OPCO doivent être certifiées Qualiopi. Cette certification, délivrée par des organismes indépendants, garantit la qualité des processus de formation (pédagogie, encadrement, résultats). Pour les salariés licenciés, privilégier une formation Qualiopi est un gage de sérieux et d’efficacité.
Consulter la liste des formations Qualiopi (France Compétences)
Accompagnement personnalisé : les acteurs clés pour une reconversion réussie
En Alsace, plusieurs structures accompagnent les salariés licenciés dans leur projet de reconversion. Ces acteurs proposent un suivi individualisé, des ateliers collectifs et des mises en relation avec des employeurs.
Pôle Emploi : un accompagnement de proximité
Pôle Emploi joue un rôle central dans l’accompagnement des demandeurs d’emploi, y compris ceux issus d’une liquidation judiciaire. Les conseillers proposent :
- Un diagnostic personnalisé pour identifier les compétences transférables et les secteurs porteurs. - Un accès à des offres d’emploi adaptées, y compris en alternance ou en contrat court. - Un financement de formations via le CPF ou des dispositifs régionaux. - Un suivi post-formation pour évaluer l’insertion professionnelle.
Les demandeurs d’emploi peuvent prendre rendez-vous avec un conseiller via leur espace personnel sur Pôle Emploi.
Les missions locales : un soutien pour les moins de 26 ans
Pour les salariés licenciés de moins de 26 ans, les missions locales offrent un accompagnement gratuit et personnalisé. Ces structures proposent :
- Des ateliers d’orientation pour explorer les métiers et secteurs en tension. - Un soutien à la création d’entreprise (étude de marché, business plan). - Des aides financières pour le permis de conduire, les transports ou l’hébergement. - Un accès à des formations qualifiantes en partenariat avec les lycées professionnels ou les centres de formation.
Les OPCO : des partenaires pour les reconversions sectorielles
Les OPCO (Opérateurs de Compétences) accompagnent les salariés en reconversion vers des secteurs en tension ou en mutation. Par exemple :
- OPCO 2i (Industrie) : formations dans les métiers de l’industrie, de la maintenance ou de la production. - OPCO EP (Éco-PTZ) : formations dans les métiers de la transition écologique (isolation, énergies renouvelables). - OPCO AKTO (Commerce et distribution) : formations pour les métiers du commerce et de la vente.
Les salariés peuvent se rapprocher de leur OPCO via leur employeur ou directement en ligne.
Les aides financières pour les salariés licenciés
En plus des indemnités de licenciement et de l’allocation chômage, plusieurs aides financières peuvent soutenir les salariés dans leur reconversion. Ces aides sont souvent conditionnées à des critères de ressources ou de projet.
L’Aide Individuelle à la Formation (AIF)
L’AIF est une aide financière versée par Pôle Emploi pour couvrir tout ou partie des frais de formation. Elle est accessible aux demandeurs d’emploi inscrits, sous réserve que la formation soit éligible et que le projet soit validé par un conseiller. Le montant varie selon la durée et le coût de la formation.
Les aides régionales en Alsace
La Collectivité européenne d’Alsace propose plusieurs dispositifs pour soutenir la reconversion :
- L’Aide Régionale à la Formation (ARF) : une subvention pour financer des formations dans des secteurs prioritaires (industrie, numérique, transition écologique). - Le Pass Compétences : un chèque formation de 500 à 2 000 € pour les demandeurs d’emploi, utilisable auprès de centres de formation agréés. - Les aides à la mobilité : prise en charge partielle des frais de transport ou d’hébergement pour les formations hors de la région.
Le Chèque Formation Alsace
Ce dispositif permet aux demandeurs d’emploi de bénéficier d’un financement pour des formations courtes et qualifiantes. Le montant du chèque varie selon la durée et le type de formation, et peut être cumulé avec d’autres aides.
En savoir plus sur les aides régionales (Collectivité européenne d’Alsace)
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Se reconvertir dans la transition écologique : une opportunité en Alsace
L’Alsace, comme d’autres régions, mise sur la transition écologique pour créer des emplois durables. Les secteurs porteurs incluent :
- Les énergies renouvelables : installation de panneaux solaires, maintenance d’éoliennes. - L’efficacité énergétique : isolation des bâtiments, rénovation thermique. - La mobilité durable : vélo, covoiturage, transports en commun. - L’économie circulaire : recyclage, réparation, upcycling.
Les formations disponibles dans ces secteurs
Plusieurs organismes proposent des formations certifiantes dans ces domaines, éligibles au CPF ou financées par les OPCO :
- Certificat de Qualification Professionnelle (CQP) Installateur de systèmes solaires thermiques ou photovoltaïques. - Titre Professionnel Technicien de Maintenance en Énergies Renouvelables. - Formation en éco-construction ou rénovation énergétique.
Ces formations permettent d’accéder à des métiers en tension, avec des perspectives d’embauche importantes dans les années à venir.
Créer son entreprise après un licenciement : les étapes clés
Pour certains salariés licenciés, la création d’entreprise peut représenter une opportunité de rebond. Plusieurs dispositifs existent pour accompagner ce projet.
Les étapes pour monter son entreprise
1. Valider son idée : étudier la faisabilité du projet via un business plan et une étude de marché. 2. Se former : suivre des modules en gestion, comptabilité ou marketing (éligibles au CPF). 3. Choisir le statut juridique : auto-entrepreneur, SARL, SAS, etc. 4. Obtenir des financements : prêt bancaire, aides à la création (ACRE, ARCE), crowdfunding. 5. Se faire accompagner : par une couveuse d’entreprise, une pépinière ou un réseau comme BGE.
Les aides à la création d’entreprise
- L’ACRE (Aide à la Création ou Reprise d’Entreprise) : exonération partielle de charges sociales pendant la première année. - L’ARCE (Aide à la Reprise ou Création d’Entreprise) : versement de 45 % des droits restants à Pôle Emploi en deux fois. - Les prêts d’honneur : prêts à taux zéro ou bonifiés, accordés par des réseaux comme France Active ou Initiative France.
En savoir plus sur la création d’entreprise (Service-Public.fr)
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Témoignages et retours d’expérience : comment d’autres salariés ont rebondi
Plusieurs salariés licenciés dans des contextes similaires ont réussi leur reconversion grâce à des dispositifs adaptés. Voici quelques exemples concrets :
- Un ancien opérateur de production a suivi une formation en maintenance industrielle via son OPCO, puis a été embauché dans une entreprise locale. - Une salariée du secteur agroalimentaire a utilisé son CPF pour obtenir un titre professionnel en comptabilité, lui permettant de se reconvertir dans la gestion. - Un jeune licencié a bénéficié d’un accompagnement par une mission locale pour créer son entreprise dans le numérique.
Ces retours d’expérience montrent que, malgré les difficultés, une reconversion professionnelle réussie est possible avec un accompagnement adapté et une volonté de se former.
FAQ : Réponses à vos questions sur la reconversion après un licenciement
Quels sont les premiers gestes à faire après un licenciement pour liquidation judiciaire ?
Les premiers gestes consistent à : 1. Vérifier ses droits : indemnités de licenciement, allocation chômage (ARE), priorité de réembauche. 2. S’inscrire à Pôle Emploi : pour bénéficier de l’accompagnement et des aides. 3. Consulter son CPF : pour identifier les formations éligibles. 4. Contacter les acteurs locaux : missions locales, OPCO, ou services sociaux de l’entreprise.
En savoir plus sur les démarches après un licenciement (Service-Public.fr)
Comment financer une formation après un licenciement ?
Plusieurs options existent : - Le CPF : pour les formations éligibles. - L’Aide Individuelle à la Formation (AIF) de Pôle Emploi. - Les aides régionales (Pass Compétences, ARF en Alsace). - Les OPCO : pour les formations sectorielles.
Il est conseillé de se rapprocher d’un conseiller Pôle Emploi ou d’un OPCO pour évaluer les meilleures options.
Quels secteurs offrent le plus d’opportunités en Alsace ?
Les secteurs porteurs en Alsace incluent : - L’industrie et la maintenance (OPCO 2i). - La transition écologique (isolation, énergies renouvelables). - Le numérique et la cybersécurité. - La santé et le social. - Le commerce et la logistique (OPCO EP).
Ces secteurs bénéficient de formations adaptées et d’un fort taux d’embauche.
Peut-on cumuler allocation chômage et formation ?
Oui, il est possible de cumuler l’allocation chômage (ARE) avec une formation, sous réserve que : - La formation soit éligible (inscrite au RNCP ou certifiante). - La formation soit compatible avec les horaires de recherche d’emploi (formation à temps partiel ou en alternance). - Le projet soit validé par Pôle Emploi.
Ce cumul permet de maintenir un revenu tout en se formant.
Quelles sont les aides pour les moins de 26 ans ?
Les moins de 26 ans peuvent bénéficier : - D’un accompagnement personnalisé par les missions locales. - D’un financement de formations via le CPF ou les aides régionales. - D’aides à la mobilité (transports, hébergement). - D’un soutien à la création d’entreprise (ACRE, ARCE).
En savoir plus sur les aides pour les jeunes (Mission Locale)
Comment choisir une formation Qualiopi ?
Pour choisir une formation Qualiopi, il est recommandé de : 1. Vérifier l’éligibilité au CPF sur Mon Compte Formation. 2. Consulter les avis et taux de réussite des organismes de formation. 3. Privilégier les formations en lien avec les secteurs porteurs (transition écologique, numérique, etc.). 4. Se faire accompagner par un conseiller (Pôle Emploi, OPCO, mission locale).
Consulter la liste des formations Qualiopi (France Compétences)
Que faire si la formation souhaitée n’est pas éligible au CPF ?
Si la formation souhaitée n’est pas éligible au CPF, plusieurs alternatives existent : - Demander un financement via Pôle Emploi (AIF). - Se tourner vers les aides régionales (Pass Compétences en Alsace). - Contacter son OPCO pour une prise en charge partielle ou totale. - Étudier les possibilités de financement par l’employeur (si une partie de l’activité est reprise).
Il est conseillé de discuter de ces options avec un conseiller Pôle Emploi ou un OPCO.
Ressources utiles pour aller plus loin
- Mon Compte Formation : pour consulter son CPF et s’inscrire à une formation. - Pôle Emploi : pour s’inscrire comme demandeur d’emploi et bénéficier d’un accompagnement. - France Compétences : pour vérifier la certification Qualiopi d’une formation. - Collectivité européenne d’Alsace : pour découvrir les aides régionales. - ADEME : pour explorer les formations en transition écologique. - Service-Public.fr : pour comprendre ses droits et démarches après un licenciement.
Conclusion : rebondir après un licenciement, c’est possible
La liquidation judiciaire de Maurer Tempé à Kingersheim rappelle que les aléas économiques peuvent impacter durablement les salariés. Cependant, des dispositifs concrets existent pour transformer cette épreuve en opportunité : bilan de compétences, formations certifiantes via le CPF ou les OPCO, accompagnement par Pôle Emploi ou les missions locales, et aides financières régionales.
Pour les salariés concernés, l’enjeu est de se faire accompagner rapidement et de saisir les opportunités offertes par les secteurs en tension, comme la transition écologique ou le numérique. En Alsace, les acteurs publics et privés sont mobilisés pour faciliter cette reconversion, avec un accent particulier sur la qualité des formations (Qualiopi) et l’insertion professionnelle.
N’hésitez pas à solliciter les structures locales pour bénéficier d’un suivi personnalisé et construire un projet adapté à vos aspirations et aux besoins du marché du travail.
Questions fréquentes
Quelles sont les premières démarches à effectuer après un licenciement pour liquidation judiciaire ?
Après un licenciement pour liquidation judiciaire, les premières démarches consistent à vérifier vos droits (indemnités de licenciement, allocation chômage ARE, priorité de réembauche), à vous inscrire à Pôle Emploi pour bénéficier de l’accompagnement et des aides, à consulter votre CPF pour identifier les formations éligibles, et à contacter les acteurs locaux comme les missions locales, les OPCO ou les services sociaux de l’entreprise. Ces étapes permettent de sécuriser vos droits et d’engager une reconversion adaptée.
Comment financer une formation après un licenciement ?
Plusieurs options de financement existent : le CPF pour les formations éligibles, l’Aide Individuelle à la Formation (AIF) de Pôle Emploi, les aides régionales comme le Pass Compétences ou l’Aide Régionale à la Formation (ARF) en Alsace, et les OPCO pour les formations sectorielles. Il est conseillé de se rapprocher d’un conseiller Pôle Emploi ou d’un OPCO pour évaluer les meilleures solutions en fonction de votre projet.
Quels secteurs offrent le plus d’opportunités en Alsace après un licenciement ?
En Alsace, les secteurs porteurs incluent l’industrie et la maintenance (via l’OPCO 2i), la transition écologique (isolation, énergies renouvelables), le numérique et la cybersécurité, la santé et le social, ainsi que le commerce et la logistique (via l’OPCO EP). Ces secteurs bénéficient de formations adaptées et d’un fort taux d’embauche, avec des dispositifs de financement dédiés.
Peut-on cumuler allocation chômage et formation ?
Oui, il est possible de cumuler l’allocation chômage (ARE) avec une formation sous réserve que celle-ci soit éligible (inscrite au RNCP ou certifiante), compatible avec les horaires de recherche d’emploi (temps partiel ou alternance), et validée par Pôle Emploi. Ce cumul permet de maintenir un revenu tout en se formant pour une reconversion professionnelle.
Quelles aides spécifiques existent pour les moins de 26 ans après un licenciement ?
Les moins de 26 ans peuvent bénéficier d’un accompagnement personnalisé par les missions locales, d’un financement de formations via le CPF ou les aides régionales (comme le Pass Compétences en Alsace), d’aides à la mobilité (transports, hébergement), et d’un soutien à la création d’entreprise (ACRE, ARCE). Ces dispositifs visent à faciliter leur insertion professionnelle ou leur projet entrepreneurial.
Comment vérifier qu’une formation est bien certifiée Qualiopi ?
Pour vérifier qu’une formation est certifiée Qualiopi, consultez la liste des formations éligibles sur [Mon Compte Formation](https://www.moncompteformation.gouv.fr/) ou sur [France Compétences](https://www.francecompetences.fr/). Vous pouvez également demander à l’organisme de formation de vous fournir son certificat Qualiopi. Cette certification garantit la qualité des processus de formation et est souvent exigée pour un financement via le CPF ou les OPCO.
