Actualité Amboise · 6 juin 2026
Affaire Delphine Pinto : comment se défendre devant la cour d’assises et anticiper les conséquences juridiques

Ce qu’il s’est passé à Amboise
Le 5 juin 2026, Le Parisien rapportait qu’une fille de Delphine Pinto avait porté plainte contre sa mère devant la cour d’assises. L’affaire, qui implique des enjeux familiaux et pénaux, soulève des questions sur la procédure criminelle et les recours possibles pour les parties impliquées. Cette situation met en lumière l’importance de bien s’entourer juridiquement et de comprendre les étapes d’un procès devant la cour d’assises.
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Comprendre la procédure devant la cour d’assises : étapes clés et droits de la défense
La cour d’assises est compétente pour juger les crimes, c’est-à-dire les infractions les plus graves du Code pénal, passibles de peines de réclusion criminelle. Dans une affaire familiale comme celle-ci, la procédure suit des étapes précises, encadrées par le Code de procédure pénale.
L’instruction et le renvoi devant la cour d’assises
Avant tout procès, une phase d’instruction est ouverte par le parquet ou sur requête du juge d’instruction. Cette étape permet de rassembler les preuves, d’entendre les témoins et de déterminer si les charges sont suffisantes pour renvoyer l’affaire devant la cour d’assises. Le renvoi est décidé par une ordonnance de mise en accusation, qui précise les chefs d’accusation retenus contre la personne mise en examen.
Pour les parties civiles, comme la fille de Delphine Pinto dans cette affaire, cette phase est cruciale : elles peuvent demander des actes d’instruction supplémentaires ou contester les décisions du juge. Les victimes ou leurs ayants droit ont également le droit d’être assistés par un avocat dès cette étape.
Le déroulement du procès devant la cour d’assises
Le procès devant la cour d’assises se déroule en public et est composé de trois magistrats professionnels et de six jurés (neuf en appel). Les débats sont oraux et contradictoires, ce qui signifie que chaque partie (accusation, défense, partie civile) peut présenter ses arguments et contester ceux de l’autre.
Les étapes clés incluent :
- L’interrogatoire du prévenu : la personne mise en examen est entendue sur les faits qui lui sont reprochés. - Les dépositions des témoins : les personnes appelées à témoigner sont entendues sous serment. - Les plaidoiries : les avocats de la défense et de la partie civile présentent leurs arguments. - Le réquisitoire du parquet : le procureur de la République expose sa position sur la culpabilité et la peine éventuelle. - Les dernières déclarations du prévenu : la personne jugée peut s’exprimer avant le délibéré.
La décision est prise à la majorité des voix. En cas de condamnation, la peine peut aller jusqu’à la réclusion criminelle à perpétuité, selon la gravité des faits.
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Choisir un avocat pénaliste spécialisé : critères et bonnes pratiques
Dans une affaire judiciaire familiale portée devant la cour d’assises, le choix d’un avocat pénaliste spécialisé est déterminant. Les compétences requises dépassent le cadre du droit pénal général : elles incluent une expertise en droit familial et en procédure criminelle.
Les critères de sélection d’un avocat pénaliste
1. Spécialisation en droit pénal et procédure criminelle : L’avocat doit être inscrit au barreau et justifier d’une expérience avérée dans les affaires jugées devant la cour d’assises. Les avocats spécialisés en droit pénal familial sont particulièrement adaptés pour traiter des conflits intra-familiaux.
2. Expérience des affaires familiales complexes : Les litiges familiaux impliquant des infractions pénales (violences, harcèlement, etc.) nécessitent une connaissance approfondie du droit de la famille et du droit pénal. Un avocat expérimenté saura articuler ces deux branches du droit.
3. Disponibilité et réactivité : Une affaire devant la cour d’assises impose des délais serrés. L’avocat doit être en mesure de consacrer le temps nécessaire à la préparation du dossier et d’assurer un suivi régulier.
4. Transparence sur les honoraires : Les frais d’un avocat pénaliste peuvent varier considérablement. Il est recommandé de demander un devis écrit et de vérifier si l’avocat propose un mode de rémunération adapté (forfait, honoraires horaires, etc.).
Où trouver un avocat pénaliste spécialisé ?
Plusieurs ressources permettent de trouver un avocat compétent :
- Le barreau local : Chaque tribunal judiciaire dispose d’un ordre des avocats qui peut orienter vers des professionnels spécialisés. Par exemple, le Barreau d’Indre-et-Loire propose un annuaire en ligne.
- Les plateformes spécialisées : Des sites comme Avocat.fr ou Justifit permettent de rechercher des avocats par spécialité et par localisation.
- Les associations d’aide juridique : Certaines associations, comme le Mouvement des Avocats, proposent des consultations gratuites ou à tarif réduit pour les justiciables aux revenus modestes.
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Anticiper les conséquences juridiques et financières d’un procès devant la cour d’assises
Un procès devant la cour d’assises peut avoir des répercussions majeures, tant sur le plan juridique que financier. Il est essentiel de bien évaluer ces conséquences avant de s’engager dans une procédure.
Les conséquences juridiques possibles
1. Condamnation pénale : En cas de condamnation, la personne jugée peut écoper d’une peine de prison, d’une amende, ou de mesures complémentaires (interdiction de contact, obligation de soins, etc.). Ces condamnations sont inscrites au casier judiciaire et peuvent avoir des répercussions sur la vie professionnelle et personnelle.
2. Responsabilité civile : La partie civile peut demander réparation du préjudice subi. Si la condamnation est prononcée, le tribunal peut ordonner le versement de dommages et intérêts. Ces sommes peuvent être importantes, surtout en cas de préjudice moral ou matériel grave.
3. Mesures de protection : Dans les affaires familiales, le tribunal peut ordonner des mesures de protection, comme l’éloignement du domicile familial ou l’interdiction de contact avec la victime.
Les conséquences financières : coûts et aides possibles
1. Frais d’avocat : Les honoraires d’un avocat pénaliste peuvent représenter un coût élevé, surtout pour une affaire complexe comme celle jugée devant la cour d’assises. Les tarifs varient généralement entre 150 € et 500 € de l’heure, selon l’expérience de l’avocat et la complexité du dossier.
2. Frais de procédure : Les frais liés à l’instruction, aux expertises ou aux actes de procédure (huissier, greffe, etc.) s’ajoutent aux honoraires d’avocat. Ces coûts peuvent atteindre plusieurs milliers d’euros.
3. Aides juridiques et recours possibles : Pour couvrir ces frais, plusieurs dispositifs existent : - L’aide juridictionnelle : Cette aide de l’État permet de prendre en charge tout ou partie des frais de justice, sous conditions de ressources. Elle est attribuée par décision du bureau d’aide juridictionnelle. Les plafonds de ressources sont fixés par l’article 3 de la loi n°91-647 du 10 juillet 1991. - La protection juridique : Certaines assurances (habitation, automobile, etc.) incluent une garantie protection juridique qui peut couvrir les frais de procédure. Il est conseillé de vérifier les conditions de son contrat. - Les associations d’aide juridique : Des structures comme les Points d’accès au droit (PAD) ou les Maisons de la justice et du droit (MJD) proposent des consultations gratuites ou à tarif réduit.
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Comparer avant de choisir, c'est juste du bon sens, non ?
Les recours possibles en cas de condamnation ou de désaccord avec la décision
Une décision rendue par la cour d’assises peut être contestée si l’une des parties estime qu’elle est injuste ou entachée d’irrégularités. Plusieurs voies de recours sont possibles, encadrées par le Code de procédure pénale.
L’appel de la décision
En France, les décisions de la cour d’assises peuvent faire l’objet d’un appel depuis 2000. L’appel est ouvert à la fois à la personne condamnée et au parquet. Il permet de rejuger l’affaire devant une nouvelle cour d’assises, composée de magistrats professionnels et de jurés.
Les délais pour faire appel sont stricts : - 10 jours pour la personne condamnée à compter de la notification du jugement. - 24 heures pour le parquet.
L’appel suspend l’exécution de la peine, sauf en cas de condamnation à une peine de sûreté.
Le pourvoi en cassation
Le pourvoi en cassation est un recours extraordinaire qui permet de contester la légalité de la décision rendue. Il ne porte pas sur le fond de l’affaire, mais sur la bonne application de la loi ou le respect des procédures. Le pourvoi doit être formé dans un délai de 5 jours à compter de la notification du jugement.
Le pourvoi est examiné par la Cour de cassation, qui peut : - Rejeter le pourvoi et confirmer la décision. - Casser la décision et renvoyer l’affaire devant une nouvelle cour d’assises. - Casser sans renvoi si l’affaire est en état d’être jugée.
Les recours en révision
La révision est un recours exceptionnel qui permet de demander l’annulation d’une condamnation définitive si de nouveaux éléments de preuve apparaissent. Elle est encadrée par les articles 622 à 626 du Code de procédure pénale.
Les conditions pour engager une révision sont strictes : - La découverte de faits nouveaux ou de preuves inconnues au moment du procès. - Une décision de justice définitive. - Une demande présentée par le condamné, ses proches ou le parquet.
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Mieux vaut payer le juste prix pour du sérieux que regretter après, non ?
Les aides locales pour les justiciables en Indre-et-Loire : services et contacts utiles
En Indre-et-Loire, plusieurs structures locales offrent un accompagnement juridique et administratif aux justiciables, notamment dans le cadre d’affaires familiales ou pénales. Voici les principaux services disponibles à Amboise et ses alentours.
Les Points d’accès au droit (PAD)
Les PAD sont des structures gratuites qui proposent des consultations juridiques avec des avocats, des notaires ou des huissiers. Elles sont destinées aux personnes aux revenus modestes ou en situation de précarité. En Indre-et-Loire, le PAD d’Amboise est situé au Maison de la justice et du droit.
Les consultations portent sur : - Le droit de la famille (divorce, garde d’enfants, etc.). - Le droit pénal (plainte, défense, etc.). - Le droit du logement (expulsion, loyers, etc.).
Les Maisons de la justice et du droit (MJD)
Les MJD offrent un accompagnement global aux justiciables, incluant des consultations juridiques, des médiations et des informations sur les procédures. En Indre-et-Loire, la MJD d’Amboise est située au Tribunal judiciaire d’Amboise.
Les services proposés incluent : - Des permanences d’avocats. - Des ateliers sur les droits et devoirs. - Un accompagnement dans les démarches administratives.
Les associations d’aide juridique
Plusieurs associations locales proposent un soutien aux justiciables, notamment en matière de droit pénal et familial. Parmi elles :
- L’Association d’aide aux victimes (AAV) : Cette association offre un accompagnement psychologique et juridique aux victimes d’infractions pénales. Elle peut orienter vers des avocats spécialisés et aider à constituer un dossier de demande d’indemnisation. - Le Secours Catholique : Cette association propose des consultations juridiques gratuites pour les personnes en difficulté. Elle intervient notamment sur les questions de droit de la famille et de droit au logement.
Les dispositifs de médiation familiale
En cas de conflit familial, la médiation peut être une alternative au procès. Elle permet de trouver un accord à l’amiable avec l’aide d’un médiateur familial. En Indre-et-Loire, les médiateurs familiaux sont agréés par le Conseil départemental.
La médiation est encadrée par le Code civil et peut être proposée par un juge ou demandée directement par les parties. Elle est particulièrement adaptée aux conflits intra-familiaux, comme ceux impliquant des infractions pénales.
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FAQ : Vos questions sur les procédures devant la cour d’assises et les recours possibles
1. Quelles sont les différences entre un tribunal correctionnel et une cour d’assises ?
Le tribunal correctionnel juge les délits, qui sont des infractions moins graves que les crimes (passibles de peines de prison inférieures à 10 ans ou d’amendes). La cour d’assises, en revanche, est compétente pour les crimes (passibles de peines de réclusion criminelle). Les procédures diffèrent également : devant la cour d’assises, les jurés participent au jugement, tandis que le tribunal correctionnel est composé uniquement de magistrats professionnels.
2. Comment obtenir l’aide juridictionnelle pour financer son avocat ?
L’aide juridictionnelle est attribuée sous conditions de ressources. Pour en faire la demande, il faut remplir un formulaire disponible sur service-public.fr et fournir les pièces justificatives (avis d’imposition, justificatifs de revenus, etc.). La demande est examinée par le bureau d’aide juridictionnelle du tribunal judiciaire. Les plafonds de ressources sont fixés par l’article 3 de la loi n°91-647 du 10 juillet 1991.
3. Peut-on changer d’avocat en cours de procédure ?
Oui, il est possible de changer d’avocat à tout moment de la procédure. Pour cela, il faut informer l’avocat actuel et son successeur par écrit. Les honoraires déjà engagés restent dus, sauf accord contraire. Il est recommandé de bien vérifier les conditions de résiliation du contrat avec l’avocat initial.
4. Quels sont les délais pour faire appel d’une décision de la cour d’assises ?
Le délai pour faire appel d’une décision de la cour d’assises est de 10 jours pour la personne condamnée, à compter de la notification du jugement. Pour le parquet, le délai est de 24 heures. L’appel suspend l’exécution de la peine, sauf en cas de condamnation à une peine de sûreté.
5. Comment contester une décision de la cour d’assises ?
Plusieurs recours sont possibles : - L’appel : pour rejuger l’affaire devant une nouvelle cour d’assises. - Le pourvoi en cassation : pour contester la légalité de la décision. - La révision : pour demander l’annulation d’une condamnation définitive en cas de nouveaux éléments de preuve.
Chaque recours a ses propres délais et conditions. Il est conseillé de consulter un avocat pénaliste pour évaluer la meilleure stratégie.
6. Quels sont les risques si je ne me présente pas à mon procès devant la cour d’assises ?
Si vous êtes convoqué devant la cour d’assises et que vous ne vous présentez pas sans motif valable, le tribunal peut : - Rendre un jugement par défaut. - Ordonner votre arrestation pour vous présenter devant la cour. - Prononcer une peine d’emprisonnement pour non-comparution.
Il est donc essentiel de se présenter à son procès ou de se faire représenter par un avocat si vous ne pouvez pas vous déplacer.
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Pour aller plus loin : ressources officielles et contacts utiles
- Code de procédure pénale : Legifrance - Aide juridictionnelle : Service-Public.fr - Barreau d’Indre-et-Loire : Conseil National des Barreaux - Maisons de la justice et du droit (MJD) : Justice.fr - Points d’accès au droit (PAD) : Service-Public.fr - Association d’aide aux victimes (AAV) : Contacter la MJD d’Amboise pour orientation. - Médiation familiale : Conseil départemental d’Indre-et-Loire
Questions fréquentes
Quelles sont les différences entre un tribunal correctionnel et une cour d’assises ?
Le tribunal correctionnel juge les délits (infractions passibles de peines de prison inférieures à 10 ans ou d’amendes), tandis que la cour d’assises est compétente pour les crimes (passibles de réclusion criminelle). Les procédures diffèrent également : devant la cour d’assises, des jurés participent au jugement, alors que le tribunal correctionnel est composé uniquement de magistrats professionnels.
Comment obtenir l’aide juridictionnelle pour financer son avocat ?
L’aide juridictionnelle est attribuée sous conditions de ressources. Pour en faire la demande, il faut remplir un formulaire disponible sur [service-public.fr](https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/F1986) et fournir les pièces justificatives (avis d’imposition, justificatifs de revenus, etc.). La demande est examinée par le bureau d’aide juridictionnelle du tribunal judiciaire. Les plafonds de ressources sont fixés par [l’article 3 de la loi n°91-647 du 10 juillet 1991](https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000000362353).
Peut-on changer d’avocat en cours de procédure ?
Oui, il est possible de changer d’avocat à tout moment de la procédure. Pour cela, il faut informer l’avocat actuel et son successeur par écrit. Les honoraires déjà engagés restent dus, sauf accord contraire. Il est recommandé de bien vérifier les conditions de résiliation du contrat avec l’avocat initial.
Quels sont les délais pour faire appel d’une décision de la cour d’assises ?
Le délai pour faire appel d’une décision de la cour d’assises est de **10 jours** pour la personne condamnée, à compter de la notification du jugement. Pour le parquet, le délai est de **24 heures**. L’appel suspend l’exécution de la peine, sauf en cas de condamnation à une peine de sûreté.
Comment contester une décision de la cour d’assises ?
Plusieurs recours sont possibles : l’appel pour rejuger l’affaire, le pourvoi en cassation pour contester la légalité de la décision, ou la révision pour demander l’annulation d’une condamnation définitive en cas de nouveaux éléments de preuve. Chaque recours a ses propres délais et conditions. Il est conseillé de consulter un avocat pénaliste pour évaluer la meilleure stratégie.
Quels sont les risques si je ne me présente pas à mon procès devant la cour d’assises ?
Si vous êtes convoqué devant la cour d’assises et que vous ne vous présentez pas sans motif valable, le tribunal peut rendre un jugement par défaut, ordonner votre arrestation pour vous présenter devant la cour, ou prononcer une peine d’emprisonnement pour non-comparution. Il est donc essentiel de se présenter à son procès ou de se faire représenter par un avocat.
