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Actualité Feurs · 6 juin 2026

Fermeture d’Ehpad à Feurs : quelles solutions pour les salariés en reconversion ?

Fermeture d’Ehpad à Feurs : quelles solutions pour les salariés en reconversion ?

Fermeture d’un Ehpad à Feurs : quelles solutions pour les salariés en reconversion ?

Une situation incertaine à Feurs Le Progrès

La fermeture d’un établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) à Feurs, dans la Loire, plonge les salariés dans une période d’incertitude. Alors que l’Agence régionale de santé (ARS) doit rendre sa décision sur une éventuelle reprise, les rumeurs concernant un projet privé alimentent les inquiétudes. Les équipes, majoritairement en CDI ou en intérim, se retrouvent face à un avenir professionnel flou. Dans ce contexte, quelles solutions de reconversion s’offrent à elles ?

Un secteur en tension, des métiers en mutation

Les Ehpad emploient des profils variés : infirmiers, aides-soignants, agents de service, cuisiniers, mais aussi personnel administratif ou technique. Ces métiers, souvent exercés en horaires décalés, sont marqués par une forte demande dans le secteur médico-social. Cependant, la fermeture d’un établissement peut entraîner des licenciements économiques, surtout si aucune reprise n’est actée rapidement.

Selon les données de la DREETS Auvergne-Rhône-Alpes, les métiers du soin et de l’accompagnement représentent près de 15 % des emplois locaux dans le secteur social et médico-social. Une reconversion vers d’autres domaines de la santé ou du social peut donc sembler naturelle pour certains salariés.

Les premières étapes : évaluer ses compétences et ses aspirations

Face à une telle situation, la première étape consiste à faire un bilan de compétences. Ce dispositif, financé en partie par le Compte Personnel de Formation (CPF), permet d’identifier ses atouts, ses centres d’intérêt et les métiers porteurs. Il est accessible à tous les salariés, y compris ceux en CDI ou en intérim, sous réserve de justifier d’une ancienneté minimale de 5 ans dans les 10 dernières années.

Le bilan de compétences peut être réalisé auprès d’un centre agréé Qualiopi, garantissant la qualité de l’accompagnement. Plusieurs organismes proposent ce service dans la Loire, notamment via des partenariats avec Pôle Emploi ou les OPCO (Opérateurs de Compétences).

Se former pour rebondir : quelles options ?

Une fois les compétences évaluées, la formation professionnelle devient une solution privilégiée pour se reconvertir. Plusieurs dispositifs existent pour financer ces parcours :

#### 1. Le CPF : un budget à utiliser sans attendre

Le Compte Personnel de Formation (CPF) permet de financer des formations certifiantes ou qualifiantes. Chaque salarié dispose d’un budget annuel, calculé en fonction de son temps de travail. Pour les salariés en CDI, ce budget est alimenté automatiquement chaque année. En 2024, le montant moyen du CPF s’élève à 500 € par an, avec un plafond de 5 000 € pour les salariés qualifiés et 8 000 € pour les non-qualifiés.

Les formations éligibles au CPF sont répertoriées sur le site Mon Compte Formation. Parmi les parcours les plus adaptés aux anciens salariés d’Ehpad, on trouve : - Certificat d’Aptitude aux Fonctions d’Aide-Soignant (CAFAS) - Titre Professionnel d’Agent de Service Médico-Social (ASMS) - Formations en gestion administrative ou logistique - Certifications en numérique (bureautique, cybersécurité, etc.)

#### 2. Les dispositifs régionaux : des aides locales pour se former

La Région Auvergne-Rhône-Alpes propose des aides complémentaires pour les salariés en reconversion. Le Pass’Compétences permet de financer jusqu’à 80 % du coût d’une formation, dans la limite de 2 000 €. Ce dispositif s’adresse aux demandeurs d’emploi et aux salariés en situation de licenciement économique.

De plus, la Région subventionne des formations dans des secteurs en tension, comme le médico-social, le bâtiment ou les métiers du numérique. Les listes des formations éligibles sont disponibles sur le site Auvergne-Rhône-Alpes Formation.

#### 3. Les OPCO : un accompagnement sur mesure

Les Opérateurs de Compétences (OPCO) jouent un rôle clé dans l’accompagnement des salariés en reconversion. Chaque secteur d’activité dispose de son propre OPCO, qui peut financer des formations ou des bilans de compétences. Pour les anciens salariés d’Ehpad, l’OPCO Santé ou l’OPCO Mobilités (selon le métier exercé) sont les interlocuteurs privilégiés.

Les OPCO proposent également des actions de formation collective, organisées en partenariat avec des branches professionnelles. Ces parcours, souvent courts et ciblés, permettent d’acquérir des compétences rapidement.

Se reconvertir vers d’autres secteurs porteurs

Si la reconversion vers un métier du médico-social reste une option logique pour certains, d’autres secteurs offrent des opportunités intéressantes. Voici quelques pistes à explorer :

#### 1. Les métiers de la santé et du social

Les besoins en personnel soignant restent élevés dans la région. Les formations pour devenir infirmier, ergothérapeute ou psychomotricien sont accessibles via des écoles spécialisées, souvent en alternance. Les IFSI (Instituts de Formation en Soins Infirmiers) proposent des parcours adaptés aux adultes en reconversion.

Pour les profils moins techniques, les métiers d’agent de service hospitalier (ASH) ou de coordinateur de soins sont également en tension. Ces formations, souvent courtes, peuvent être financées via le CPF ou les OPCO.

#### 2. Les métiers du bâtiment et de la rénovation

Le secteur du bâtiment connaît une pénurie de main-d’œuvre, notamment pour les métiers de la rénovation énergétique. Les formations en isolation thermique, installation de pompes à chaleur ou menuiserie sont particulièrement recherchées. Ces parcours, souvent éligibles au CPF ou aux aides de l’ADEME, permettent d’accéder rapidement à un emploi stable.

La Région Auvergne-Rhône-Alpes soutient ces formations via son dispositif Qualification Régionale des Métiers (QRM), qui prend en charge jusqu’à 100 % des coûts pour les demandeurs d’emploi.

#### 3. Les métiers du numérique et de la logistique

Le numérique offre des opportunités pour les profils souhaitant se reconvertir dans des métiers moins physiques. Les formations en développement web, cybersécurité ou gestion de projet digital sont accessibles via des bootcamps ou des écoles en ligne. Plusieurs organismes, comme Simplon.co ou Le Wagon, proposent des parcours intensifs financés par le CPF.

Pour les profils logistiques, les métiers de chauffeur-livreur, préparateur de commandes ou gestionnaire de stock sont en tension. Ces formations, souvent courtes, permettent d’accéder à des emplois locaux.

Accompagnement personnalisé : Pôle Emploi et missions locales

En cas de licenciement économique, les salariés peuvent bénéficier d’un accompagnement renforcé via Pôle Emploi. Le dispositif Conseil en Évolution Professionnelle (CEP) permet d’être suivi par un conseiller dédié, qui aide à construire un projet de reconversion adapté.

Les missions locales proposent également un accompagnement pour les jeunes de moins de 26 ans, avec des parcours de formation et des aides financières. Ces structures peuvent orienter vers des dispositifs comme le Garantie Jeunes ou les contrats d’apprentissage.

Financer sa reconversion : les aides disponibles

Plusieurs dispositifs permettent de financer une reconversion professionnelle :

| Dispositif | Public concerné | Montant | Lien officiel | |------------|-----------------|---------|--------------| | CPF | Salariés (CDI, intérim) | Jusqu’à 5 000 € | Mon Compte Formation | | Pass’Compétences | Demandeurs d’emploi et salariés en licenciement économique | Jusqu’à 2 000 € | Auvergne-Rhône-Alpes Formation | | Aide individuelle à la formation (AIF) | Demandeurs d’emploi | Variable | Pôle Emploi | | Projet de transition professionnelle (PTP) | Salariés en CDI | Jusqu’à 100 % du coût | Service-Public.fr | | Contrat de professionnalisation | Jeunes et adultes en reconversion | Variable | Service-Public.fr |

Les étapes clés pour organiser sa reconversion

1. Faire un bilan de compétences : Pour identifier ses forces et ses aspirations. 2. Consulter un conseiller Pôle Emploi ou une mission locale : Pour bénéficier d’un accompagnement personnalisé. 3. Choisir une formation adaptée : En vérifiant son éligibilité au CPF ou aux aides régionales. 4. Se former rapidement : En privilégiant les parcours courts et certifiants. 5. Postuler aux offres d’emploi : Via les plateformes dédiées (Pôle Emploi, LinkedIn, etc.) ou en contactant directement les employeurs locaux.

Les secteurs porteurs en 2024 dans la Loire

D’après les données de la DREETS Auvergne-Rhône-Alpes, les secteurs les plus dynamiques dans la Loire sont : - Santé et social (besoin de 1 200 recrutements par an) - Bâtiment et rénovation énergétique (besoin de 800 recrutements par an) - Numérique (besoin de 500 recrutements par an) - Logistique et transport (besoin de 600 recrutements par an)

Ces secteurs offrent des opportunités pour les salariés en reconversion, avec des formations accessibles et des aides financières.

Témoignages : des parcours inspirants

Plusieurs anciens salariés d’Ehpad ont réussi leur reconversion grâce à des dispositifs adaptés. Par exemple, une aide-soignante a suivi une formation en gestion administrative via son CPF, lui permettant de devenir assistante de direction dans une PME locale. Un agent de service a quant à lui opté pour une formation en isolation thermique, financée par l’ADEME, et travaille désormais dans une entreprise spécialisée dans la rénovation énergétique.

Ces parcours montrent que la reconversion est possible, à condition de bien s’informer et de se faire accompagner.

Les pièges à éviter

- Se lancer sans bilan de compétences : Risque de choisir une formation inadaptée à ses aspirations. - Négliger les aides financières : Certaines formations peuvent être coûteuses sans financement. - Sous-estimer la durée de la formation : Certaines certifications nécessitent plusieurs mois de formation. - Ne pas anticiper les délais : Les dispositifs comme le CPF ou les OPCO peuvent avoir des délais d’instruction.

Ressources utiles

- Mon Compte Formation : Pour consulter son CPF et choisir une formation. - Pôle Emploi : Pour bénéficier d’un accompagnement personnalisé. - Auvergne-Rhône-Alpes Formation : Pour découvrir les aides régionales. - ADEME : Pour les formations en rénovation énergétique. - Service-Public.fr : Pour les dispositifs légaux (PTP, contrat de professionnalisation, etc.).

Conclusion : rebondir malgré l’incertitude

La fermeture d’un Ehpad à Feurs est une épreuve pour les salariés, mais elle peut aussi être l’occasion de se réinventer. Grâce aux dispositifs de formation, aux aides financières et à l’accompagnement personnalisé, une reconversion professionnelle est à portée de main. L’important est d’agir rapidement, de se faire accompagner et de choisir une voie adaptée à ses aspirations et à ses compétences.

Pour les salariés concernés, il est essentiel de se renseigner auprès des organismes locaux (Pôle Emploi, missions locales, OPCO) et de consulter les ressources en ligne pour construire un projet solide. La transition professionnelle peut être un défi, mais elle ouvre aussi la porte à de nouvelles opportunités.

Questions fréquentes

Quels sont les premiers pas à faire en cas de fermeture d’un Ehpad ?

En cas de fermeture d’un Ehpad, les salariés doivent d’abord se rapprocher de leur employeur pour connaître leurs droits (licenciement économique, reclassement, etc.). Ensuite, il est conseillé de faire un **bilan de compétences** pour évaluer ses atouts et ses aspirations. Ce dispositif, financé en partie par le CPF, permet d’identifier des pistes de reconversion adaptées. Enfin, il est recommandé de consulter un conseiller **Pôle Emploi** ou une **mission locale** pour bénéficier d’un accompagnement personnalisé.

Comment financer une formation de reconversion ?

Plusieurs dispositifs permettent de financer une formation de reconversion : le **Compte Personnel de Formation (CPF)**, qui utilise les droits acquis par le salarié ; le **Pass’Compétences** en Auvergne-Rhône-Alpes, qui prend en charge jusqu’à 80 % du coût ; ou encore l’**Aide Individuelle à la Formation (AIF)** pour les demandeurs d’emploi. Les **OPCO** (Opérateurs de Compétences) peuvent également financer des formations dans le cadre d’un projet de reconversion. Il est conseillé de consulter le site [Mon Compte Formation](https://www.moncompteformation.gouv.fr/) pour vérifier l’éligibilité de la formation choisie.

Quelles formations sont les plus adaptées après un emploi en Ehpad ?

Les formations les plus adaptées dépendent des compétences acquises et des aspirations du salarié. Pour les métiers du soin, les parcours comme le **Certificat d’Aptitude aux Fonctions d’Aide-Soignant (CAFAS)** ou le **Titre Professionnel d’Agent de Service Médico-Social (ASMS)** sont des options naturelles. Pour une reconversion vers d’autres secteurs, les formations en **rénovation énergétique**, **numérique** ou **logistique** sont également porteuses. Ces parcours sont souvent courts et éligibles au CPF ou aux aides régionales.

Puis-je bénéficier d’un accompagnement personnalisé pour ma reconversion ?

Oui, plusieurs dispositifs offrent un accompagnement personnalisé. **Pôle Emploi** propose le **Conseil en Évolution Professionnelle (CEP)**, qui permet d’être suivi par un conseiller dédié. Les **missions locales** accompagnent les jeunes de moins de 26 ans, tandis que les **OPCO** (Opérateurs de Compétences) proposent des parcours adaptés aux salariés en reconversion. Enfin, les **centres agréés Qualiopi** peuvent réaliser un bilan de compétences pour affiner le projet professionnel.

Quels secteurs recrutent le plus dans la Loire en 2024 ?

Selon les données de la **DREETS Auvergne-Rhône-Alpes**, les secteurs les plus dynamiques dans la Loire en 2024 sont : le **médico-social** (besoin de 1 200 recrutements par an), le **bâtiment et la rénovation énergétique** (800 recrutements), le **numérique** (500 recrutements) et la **logistique** (600 recrutements). Ces secteurs offrent des opportunités pour les salariés en reconversion, avec des formations accessibles et des aides financières.

Comment éviter les pièges lors d’une reconversion professionnelle ?

Pour éviter les pièges, il est essentiel de ne pas se lancer sans avoir réalisé un **bilan de compétences** pour identifier ses forces et ses aspirations. Il faut également vérifier l’éligibilité des formations aux dispositifs de financement (CPF, Pass’Compétences, OPCO) et anticiper les délais d’instruction. Enfin, il est recommandé de consulter un conseiller **Pôle Emploi** ou une **mission locale** pour bénéficier d’un accompagnement personnalisé et éviter de choisir une formation inadaptée.