mag-info.fr

Actualité Laval · 6 juin 2026

Féminicide à Laval : comment agir après un crime conjugal ?

Féminicide à Laval : comment agir après un crime conjugal ?

Ce qu'il s'est passé à Laval

Un féminicide a été commis à Laval, où l'ex-conjoint de la victime a reconnu avoir étranglé la victime. Source : Actu locale Laval

Ce drame rappelle l'urgence de mieux protéger les victimes de violences conjugales et de faciliter leur accès à la justice. Voici les démarches à suivre pour les proches ou les victimes elles-mêmes.

---

Comprendre la procédure pénale après un féminicide

1. Porter plainte ou déposer une main courante

Dès qu'un féminicide est commis, les proches ou la victime (si elle survit) doivent porter plainte auprès des services de police ou de gendarmerie. Cette plainte déclenche une enquête judiciaire. En cas d'urgence, composez le 17 pour alerter les forces de l'ordre.

La plainte peut être déposée : - Au commissariat ou à la gendarmerie du lieu des faits ou du domicile de la victime. - Par écrit, adressée au procureur de la République du tribunal judiciaire compétent.

Un certificat médical est essentiel pour établir la réalité des violences. Il doit être établi par un médecin, de préférence dans un centre hospitalier ou un centre de santé, et transmis aux autorités.

> À noter : Une main courante peut être déposée pour signaler des violences répétées, mais elle n'a pas la même valeur qu'une plainte. Elle peut cependant servir de preuve en cas de récidive.

2. Constituer un dossier solide avec des preuves

Pour étayer une plainte ou une demande de réparation, il est crucial de constituer un dossier solide avec des preuves tangibles. Ces éléments peuvent inclure : - Messages écrits (SMS, emails, réseaux sociaux) ou enregistrements audio (si légaux, c'est-à-dire avec l'accord de la victime). - Témoignages de proches, voisins ou collègues. - Photos ou vidéos des blessures ou des dégradations matérielles. - Certificats médicaux décrivant les violences subies. - Plainte ou main courante déjà déposée pour des faits similaires.

Ces preuves peuvent être transmises au procureur de la République ou à l'avocat chargé du dossier.

3. Demander une ordonnance de protection ou une mesure d'éloignement

Dans l'urgence, il est possible de solliciter une ordonnance de protection auprès du juge aux affaires familiales (JAF). Cette ordonnance peut imposer à l'auteur des violences : - De quitter le domicile conjugal. - De ne pas entrer en contact avec la victime. - De respecter une distance minimale.

Pour l'obtenir, la victime doit se rendre au tribunal judiciaire ou être accompagnée par une association agréée. Une audience est organisée rapidement pour statuer.

> Ressource utile : Le site Service-Public.fr détaille les conditions et la procédure pour obtenir une ordonnance de protection.

---

Répondez à la question pour continuer votre lecture

Magalie

Vaut-il mieux une solution durable qu'un bricolage qui ne tient pas ?

Obtenir réparation : SARVI et CIVI, deux dispositifs complémentaires

4. Saisir le SARVI pour une indemnisation rapide

Le Service d'Aide au Recouvrement des Victimes d'Infractions (SARVI) permet aux victimes de violences conjugales d'obtenir une indemnisation rapide (jusqu'à 3 000 €) pour les préjudices subis. Cette aide est versée par l'État, avant même qu'un jugement ne soit rendu.

Conditions d'éligibilité : - Être victime d'une infraction pénale (violences conjugales, féminicide, etc.). - Avoir porté plainte ou déposé une main courante. - Avoir subi un préjudice matériel ou moral.

Montant de l'indemnisation : - Jusqu'à 3 000 € pour les violences conjugales. - Jusqu'à 1 500 € pour les autres infractions.

Délai : La demande doit être déposée dans les 3 mois suivant la plainte ou la main courante.

> À savoir : Le SARVI peut se retourner contre l'auteur des violences pour récupérer les sommes versées, une fois la condamnation prononcée.

5. Demander une indemnisation via la CIVI pour les préjudices graves

La Commission d'Indemnisation des Victimes d'Infractions (CIVI) permet d'obtenir une indemnisation plus importante pour les préjudices graves (physiques, psychologiques, matériels). Cette commission est saisie après la condamnation de l'auteur des violences.

Conditions d'éligibilité : - Être victime d'une infraction pénale (violences conjugales, féminicide, etc.). - Avoir subi un préjudice grave (blessures, traumatismes, perte de revenus, etc.). - Avoir porté plainte et obtenu une condamnation de l'auteur.

Montant de l'indemnisation : - Jusqu'à 6 000 € pour les violences conjugales. - Jusqu'à 10 000 € pour les autres infractions.

Délai : La demande doit être déposée dans les 3 ans suivant la condamnation.

> Ressource utile : Le site Service-Public.fr explique la procédure de saisine de la CIVI.

---

Le rôle clé de l'avocat pénaliste dans les affaires de féminicide

6. Choisir un avocat pénaliste spécialisé en violences conjugales

Un avocat pénaliste spécialisé en violences conjugales joue un rôle central dans la défense des droits des victimes. Ses missions incluent : - Conseiller la victime ou ses proches sur les démarches à suivre. - Constituer un dossier solide avec des preuves et des témoignages. - Représenter la victime devant le procureur, le juge ou le tribunal. - Demander des mesures d'urgence (ordonnance de protection, éloignement). - Plaider pour une indemnisation via le SARVI ou la CIVI. - Accompagner la victime tout au long de la procédure judiciaire.

> Critères de choix : > - Expérience en matière de violences conjugales. > - Connaissance des dispositifs d'indemnisation (SARVI, CIVI). > - Capacité à travailler en collaboration avec les associations d'aide aux victimes.

7. Les associations d'aide aux victimes : un soutien indispensable

En parallèle des démarches judiciaires, les victimes ou leurs proches peuvent se tourner vers des associations d'aide aux victimes, qui offrent un accompagnement gratuit et confidentiel. Ces structures proposent : - Un soutien psychologique. - Une aide juridique pour comprendre les procédures. - Une assistance pour monter un dossier de réparation.

Associations locales en Mayenne : - France Victimes 53 (Mayenne) : www.france-victimes.fr - CIDFF de la Mayenne : www.cidff-mayenne.fr

> À noter : Ces associations peuvent orienter vers des avocats spécialisés et des dispositifs d'urgence.

---

Répondez à la question pour continuer votre lecture

Magalie

Comparer avant de choisir, c'est juste du bon sens, non ?

Les dispositifs d'urgence et d'accompagnement en Mayenne

8. Le 3919 : numéro national d'écoute et d'orientation

Le 3919 est un numéro gratuit et anonyme qui permet aux victimes de violences conjugales d'obtenir : - Un écoute par des professionnels. - Une orientation vers les structures locales (associations, services sociaux, etc.). - Des conseils sur les démarches à suivre.

Ce service est accessible 7 jours sur 7, 24h/24.

> Site officiel : www.arretonslesviolences.gouv.fr

9. Les centres d'accueil pour femmes victimes de violences

En Mayenne, plusieurs centres proposent un accueil sécurisé pour les femmes victimes de violences conjugales. Ces structures offrent : - Un hébergement d'urgence. - Un soutien psychologique. - Une aide à la reconstruction (emploi, logement, etc.).

Centres en Mayenne : - Centre d'Hébergement et de Réinsertion Sociale (CHRS) de Laval : www.chrs-laval.fr - Association Solidarité Femmes Mayenne : www.solidarite-femmes.org

10. Le rôle des services sociaux et des mairies

Les services sociaux des mairies et des départements jouent un rôle dans l'accompagnement des victimes. Ils peuvent : - Orienter vers des dispositifs d'urgence (hébergement, aides financières). - Proposer un soutien administratif (aides sociales, logement). - Collaborer avec les associations pour un accompagnement global.

> Contact utile : Le CCAS (Centre Communal d'Action Sociale) de Laval peut orienter vers les structures adaptées.

---

Les sanctions pénales encourues par l'auteur des violences

11. Les peines prévues par le Code pénal pour les violences conjugales

Les violences conjugales, y compris les féminicides, sont sévèrement réprimées par le Code pénal. Les peines encourues dépendent de la gravité des faits :

- Violences légères (sans ITT) : Jusqu'à 3 ans de prison et 45 000 € d'amende. - Violences avec ITT (Incapacité Totale de Travail) : Jusqu'à 5 ans de prison et 75 000 € d'amende. - Violences ayant entraîné la mort (féminicide) : Perpétuité (article 221-1 du Code pénal).

> Article 221-1 du Code pénal : Légifrance

12. L'aggravation des peines en cas de circonstances aggravantes

Les peines sont alourdies si les violences sont commises : - Sur un mineur. - Sur une personne vulnérable (handicap, grossesse). - En présence d'enfants. - Avec préméditation ou guet-apens.

> Article 222-8 du Code pénal : Légifrance

---

Répondez à la question pour continuer votre lecture

Magalie

Mieux vaut payer le juste prix pour du sérieux que regretter après, non ?

Prévenir les violences conjugales : dispositifs et ressources

13. Les outils de prévention et de signalement

Pour prévenir les violences conjugales, plusieurs dispositifs existent : - Le 3919 : Numéro national d'écoute et d'orientation. - Les bracelets anti-rapprochement : Pour éloigner l'auteur des violences de la victime. - Les ordonnances de protection : Pour imposer des mesures d'éloignement. - Les formations : Sensibilisation des professionnels (police, justice, santé) aux violences conjugales.

> Site officiel : www.arretonslesviolences.gouv.fr

14. Les campagnes de sensibilisation en Mayenne

En Mayenne, des campagnes de sensibilisation sont organisées pour informer le public sur les violences conjugales et les dispositifs d'aide. Ces actions sont menées par : - Les associations locales (Solidarité Femmes Mayenne, CIDFF). - Les services de l'État (préfecture, ARS). - Les collectivités territoriales (mairie, département).

> Exemple : La Journée internationale pour l'élimination des violences à l'égard des femmes (25 novembre) est marquée par des événements en Mayenne.

---

FAQ : Vos questions sur les féminicides et les violences conjugales

1. Que faire si je suis témoin de violences conjugales ?

Si vous êtes témoin de violences conjugales, vous pouvez : - Alerter les forces de l'ordre en composant le 17 ou en utilisant l'application 114 (pour les sourds et malentendants). - Signaler les faits en ligne via la plateforme arretonslesviolences.gouv.fr. - Contacter une association (comme France Victimes 53) pour obtenir des conseils.

> À noter : En tant que témoin, vous pouvez également porter plainte pour non-assistance à personne en danger (article 223-6 du Code pénal).

2. Comment obtenir une ordonnance de protection rapidement ?

Pour obtenir une ordonnance de protection rapidement : 1. Portez plainte ou déposez une main courante. 2. Contactez une association (CIDFF, France Victimes) pour être accompagné. 3. Déposez une demande auprès du juge aux affaires familiales (JAF) du tribunal judiciaire de Laval. 4. Préparez un dossier avec des preuves (certificats médicaux, témoignages, messages).

> Délai : L'audience est organisée sous 48 heures en cas d'urgence.

3. Puis-je obtenir une indemnisation si l'auteur des violences n'est pas condamné ?

Oui, vous pouvez demander une indemnisation via le SARVI même si l'auteur n'est pas condamné. Le SARVI verse une somme forfaitaire (jusqu'à 3 000 €) pour couvrir les préjudices subis, dans un délai de 3 mois après le dépôt de plainte.

> À savoir : Si l'auteur est condamné, le SARVI peut se retourner contre lui pour récupérer les sommes versées.

4. Comment choisir un avocat pénaliste spécialisé en violences conjugales ?

Pour choisir un avocat pénaliste spécialisé : - Vérifiez son expérience en matière de violences conjugales. - Consultez les avis en ligne ou demandez des recommandations à une association. - Privilégiez un avocat local pour faciliter les échanges. - Assurez-vous qu'il connaît les dispositifs d'indemnisation (SARVI, CIVI).

> Ressource utile : Le Barreau de Laval peut vous orienter vers des avocats spécialisés : www.cnb.avocat.fr

5. Quels sont les délais pour déposer une plainte après un féminicide ?

Il n'y a pas de délai pour déposer une plainte après un féminicide. Vous pouvez porter plainte à tout moment, même des années après les faits. Cependant, plus la plainte est déposée rapidement, plus les preuves sont faciles à recueillir.

> À noter : Pour les violences conjugales répétées, chaque fait peut faire l'objet d'une plainte distincte.

6. Comment protéger mes enfants en cas de violences conjugales ?

Pour protéger vos enfants en cas de violences conjugales : - Déposez une plainte et demandez une ordonnance de protection. - Saisissez le juge aux affaires familiales (JAF) pour obtenir la garde des enfants. - Contactez les services sociaux (ASE, CCAS) pour un accompagnement. - Hébergez-vous dans un centre d'accueil pour femmes victimes de violences.

> Ressource utile : Le 119 (Enfance en danger) peut vous orienter vers des solutions adaptées.

---

Pour aller plus loin : ressources utiles

Sites officiels

- Service-Public.fr – Violences conjugales - arretonslesviolences.gouv.fr - Légifrance – Code pénal

Numéros utiles

- 3919 : Numéro national d'écoute et d'orientation. - 114 : Numéro d'urgence pour les sourds et malentendants. - 119 : Enfance en danger. - 17 : Police/Gendarmerie.

Associations locales en Mayenne

- France Victimes 53 - CIDFF de la Mayenne - Solidarité Femmes Mayenne

---

*Cet article est destiné à informer et à orienter les victimes ou leurs proches. Pour un accompagnement personnalisé, consultez un professionnel du droit ou une association spécialisée.*

Questions fréquentes

Que faire si je suis témoin de violences conjugales ?

Si vous êtes témoin de violences conjugales, alertez immédiatement les forces de l'ordre en composant le 17 ou via l'application 114 (pour les sourds et malentendants). Vous pouvez également signaler les faits en ligne sur la plateforme [arretonslesviolences.gouv.fr](https://arretonslesviolences.gouv.fr) ou contacter une association comme France Victimes 53 pour obtenir des conseils. En tant que témoin, vous avez également la possibilité de porter plainte pour non-assistance à personne en danger (article 223-6 du Code pénal).

Comment obtenir une ordonnance de protection rapidement ?

Pour obtenir une ordonnance de protection rapidement, portez d'abord plainte ou déposez une main courante. Contactez ensuite une association comme le CIDFF ou France Victimes pour être accompagné. Déposez une demande auprès du juge aux affaires familiales (JAF) du tribunal judiciaire de Laval en préparant un dossier avec des preuves (certificats médicaux, témoignages, messages). L'audience est organisée sous 48 heures en cas d'urgence.

Puis-je obtenir une indemnisation si l'auteur des violences n'est pas condamné ?

Oui, vous pouvez demander une indemnisation via le SARVI même si l'auteur n'est pas condamné. Le SARVI verse une somme forfaitaire (jusqu'à 3 000 €) pour couvrir les préjudices subis, dans un délai de 3 mois après le dépôt de plainte. Si l'auteur est condamné, le SARVI peut se retourner contre lui pour récupérer les sommes versées.

Comment choisir un avocat pénaliste spécialisé en violences conjugales ?

Pour choisir un avocat pénaliste spécialisé, vérifiez son expérience en matière de violences conjugales, consultez les avis en ligne ou demandez des recommandations à une association. Privilégiez un avocat local pour faciliter les échanges et assurez-vous qu'il connaît les dispositifs d'indemnisation (SARVI, CIVI). Le Barreau de Laval peut vous orienter vers des avocats spécialisés via [www.cnb.avocat.fr](https://www.cnb.avocat.fr).

Quels sont les délais pour déposer une plainte après un féminicide ?

Il n'y a pas de délai pour déposer une plainte après un féminicide. Vous pouvez porter plainte à tout moment, même des années après les faits. Cependant, plus la plainte est déposée rapidement, plus les preuves sont faciles à recueillir. Pour les violences conjugales répétées, chaque fait peut faire l'objet d'une plainte distincte.

Comment protéger mes enfants en cas de violences conjugales ?

Pour protéger vos enfants en cas de violences conjugales, déposez une plainte et demandez une ordonnance de protection. Saisissez le juge aux affaires familiales (JAF) pour obtenir la garde des enfants et contactez les services sociaux (ASE, CCAS) pour un accompagnement. Vous pouvez également vous héberger dans un centre d'accueil pour femmes victimes de violences. Le 119 (Enfance en danger) peut vous orienter vers des solutions adaptées.