Actualité Laval · 6 juin 2026
Féminicide à Laval : comment agir après un drame conjugal ?

Ce qu'il s'est passé à Laval
Le 5 juin 2026, une marche blanche a été organisée à Laval après le féminicide d’une mère de famille de 39 ans. Source : Actu locale Laval
Ce drame rappelle l’urgence d’agir face aux violences conjugales et aux féminicides. Si vous êtes victime ou proche d’une victime, voici les démarches à suivre pour protéger vos droits et obtenir justice.
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Comprendre le féminicide et les violences conjugales : définitions et cadre légal
Qu’est-ce qu’un féminicide ?
Un féminicide désigne le meurtre d’une femme ou d’une fille en raison de son genre. En France, ce terme est souvent utilisé pour qualifier les homicides commis par un partenaire ou un ex-partenaire, bien que la loi ne le définisse pas explicitement comme une infraction distincte. Les violences conjugales, quant à elles, englobent toutes les formes de maltraitance physique, psychologique, sexuelle ou économique infligées par un partenaire ou un ex-partenaire.
Le cadre légal en France
Les violences conjugales et les féminicides sont sévèrement réprimés par le Code pénal. Plusieurs articles du Code pénal s’appliquent selon la nature des violences :
- Article 222-7 à 222-14-1 : Violences ayant entraîné la mort sans intention de la donner. - Article 222-8 à 222-10 : Violences ayant entraîné une mutilation ou une infirmité permanente. - Article 222-12 à 222-13-1 : Violences légères ou modérées. - Article 222-23 à 222-30 : Violences sexuelles, dont le viol conjugal. - Article 222-33-2-2 : Harcèlement moral au sein du couple.
Le féminicide peut être qualifié de meurtre (Article 221-1) ou d’assassinat (Article 221-3) selon les circonstances. La peine encourue peut aller jusqu’à la réclusion criminelle à perpétuité.
Les spécificités du droit pénal et civil
En plus des poursuites pénales, les victimes ou leurs proches peuvent engager des actions en droit civil pour obtenir réparation du préjudice subi. Le Code civil (notamment les articles 1240 et suivants) permet de demander des dommages et intérêts pour le préjudice moral, matériel ou corporel.
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Porter plainte : les étapes clés pour une victime ou un proche
Pourquoi porter plainte ?
Porter plainte est une étape essentielle pour : - Stopper les violences : La plainte peut entraîner l’éloignement du conjoint violent (via une ordonnance de protection ou un placement en garde à vue). - Obtenir une protection : Les forces de l’ordre peuvent mettre en place des mesures de protection immédiates (bracelet anti-rapprochement, interdiction de contact). - Constituer un dossier solide : La plainte permet de recueillir des preuves et de faciliter les poursuites judiciaires. - Demander réparation : La plainte ouvre la voie à des demandes d’indemnisation (SARVI, CIVI, etc.).
Comment porter plainte ?
1. Déposer une plainte au commissariat ou à la gendarmerie
Vous pouvez vous rendre dans un commissariat ou une brigade de gendarmerie pour déposer plainte. Les forces de l’ordre sont tenues de prendre votre plainte, même si vous n’avez pas de preuves immédiates. Elles peuvent également vous orienter vers des associations d’aide aux victimes.
2. Déposer une plainte en ligne
Depuis 2020, il est possible de déposer une plainte en ligne via le site pre-plainte-en-ligne.interieur.gouv.fr. Cette démarche est anonyme et sécurisée. Vous recevrez un numéro de dossier et serez contacté par les forces de l’ordre pour finaliser votre plainte.
3. Faire constater les violences par un médecin
Si vous avez subi des violences physiques, consultez rapidement un médecin (médecin traitant, service des urgences, unité médico-judiciaire). Le certificat médical décrivant les blessures est une preuve essentielle pour votre dossier. Les unités médico-judiciaires (UMJ) sont présentes dans les hôpitaux et peuvent établir un certificat détaillé.
4. Conserver toutes les preuves
- Messages, emails, enregistrements : Sauvegardez les SMS, emails ou enregistrements audio/vidéo qui attestent des violences ou des menaces. - Témoignages : Notez les noms et coordonnées de témoins (voisins, amis, famille) qui pourraient confirmer les faits. - Photos : Prenez des photos des blessures ou des dégradations (meubles, objets cassés).
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Monter un dossier solide : preuves, témoignages et expertises
Les preuves à rassembler
Pour monter un dossier solide, il est crucial de rassembler des preuves tangibles. Voici les éléments à collecter :
- Certificats médicaux : Ils décrivent les blessures et leur lien avec les violences subies. - Plainte déposée : La plainte officielle constitue une preuve de votre démarche. - Messages et enregistrements : Les SMS, emails ou enregistrements audio/vidéo peuvent prouver les menaces ou les violences. - Photos et vidéos : Les images des blessures, des dégradations ou des scènes de violence sont des preuves irréfutables. - Témoignages : Les déclarations de témoins (voisins, amis, famille) peuvent étayer votre récit.
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Vaut-il mieux confier ça à quelqu'un de qualifié qu'à un travail bâclé ?
L’importance des témoignages
Les témoignages sont souvent déterminants dans les affaires de violences conjugales. Ils permettent de confirmer les faits et de renforcer la crédibilité de votre version. Voici quelques conseils pour obtenir des témoignages utiles :
- Demandez à des proches : Famille, amis ou collègues peuvent attester des changements de comportement ou des violences subies. - Contactez des voisins : Les voisins peuvent avoir entendu ou vu des scènes de violence. - Consultez des associations : Certaines associations d’aide aux victimes peuvent recueillir des témoignages ou vous orienter vers des témoins potentiels.
Les expertises judiciaires
Dans certains cas, le juge peut ordonner des expertises pour évaluer la crédibilité des parties ou le préjudice subi. Ces expertises peuvent porter sur :
- L’état psychologique : Un psychologue ou un psychiatre peut évaluer l’impact des violences sur la victime. - L’état physique : Un médecin légiste peut confirmer les blessures et leur lien avec les violences. - La crédibilité des parties : Un expert peut analyser les déclarations pour détecter d’éventuelles incohérences.
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Demander réparation : SARVI, CIVI et autres dispositifs
Le Service d’Aide aux Victimes et d’Indemnisation (SARVI)
Le SARVI est un dispositif national qui permet aux victimes de violences volontaires (dont les violences conjugales) d’obtenir une indemnisation rapide et simplifiée. Voici comment en bénéficier :
1. Déposer une plainte : Le SARVI ne peut être activé qu’après le dépôt d’une plainte. 2. Faire une demande d’indemnisation : Vous pouvez faire une demande en ligne via le site service-public.fr. 3. Fournir les justificatifs : Joignez votre plainte, votre certificat médical et tout autre document prouvant les violences. 4. Attendre la décision : Le SARVI examine votre demande et vous informe sous 2 à 3 mois. L’indemnisation peut couvrir les frais médicaux, les pertes de revenus ou le préjudice moral.
Le montant de l’indemnisation dépend de la gravité des violences et des préjudices subis. Le plafond est fixé à 5 000 € pour les violences légères et à 10 000 € pour les violences graves.
La Commission d’Indemnisation des Victimes d’Infraction (CIVI)
La CIVI est une commission indépendante qui indemnise les victimes d’infractions pénales, y compris les violences conjugales et les féminicides. Contrairement au SARVI, la CIVI peut indemniser même si l’auteur des violences n’a pas été identifié ou condamné.
Comment faire une demande ?
1. Remplir un formulaire : Téléchargez le formulaire sur service-public.fr. 2. Joindre les justificatifs : Fournissez votre plainte, votre certificat médical, vos factures (frais médicaux, perte de revenus) et tout autre document prouvant le préjudice. 3. Envoyer le dossier : Adressez-le à la CIVI compétente (celle du département où l’infraction a été commise). 4. Attendre la décision : La CIVI examine votre demande et vous informe sous 6 à 12 mois. L’indemnisation peut couvrir les frais médicaux, les pertes de revenus, le préjudice moral et les frais d’avocat.
Le montant de l’indemnisation dépend de la gravité des violences et des préjudices subis. Il n’y a pas de plafond fixe, mais les montants sont généralement plus élevés que ceux du SARVI.
Autres dispositifs d’indemnisation
L’aide aux victimes de l’État
L’État peut accorder une aide financière exceptionnelle aux victimes de violences conjugales ou de féminicides, sous conditions de ressources. Cette aide est versée par les services du ministère de l’Intérieur et peut couvrir des dépenses urgentes (frais d’hébergement, frais médicaux, etc.).
Les assurances
Certaines assurances (habitation, automobile) peuvent couvrir les dommages subis lors d’un féminicide ou de violences conjugales. Vérifiez les garanties de votre contrat ou contactez votre assureur pour connaître les démarches à suivre.
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Choisir un avocat pénaliste spécialisé : violences conjugales et féminicides
Pourquoi faire appel à un avocat pénaliste ?
Un avocat pénaliste spécialisé en violences conjugales ou en féminicides peut vous accompagner à plusieurs niveaux :
- Conseil juridique : Il vous explique vos droits et les démarches à suivre. - Représentation en justice : Il défend vos intérêts devant le tribunal et plaide pour obtenir une condamnation de l’auteur des violences. - Demande de réparation : Il vous aide à monter un dossier solide pour demander des dommages et intérêts. - Protection des proches : Il peut représenter les proches de la victime pour obtenir réparation ou engager des poursuites.
Comment choisir un avocat pénaliste ?
1. Vérifier les spécialisations
Privilégiez un avocat qui a une expérience avérée dans les affaires de violences conjugales ou de féminicides. Vous pouvez consulter son site web, ses publications ou demander des recommandations à des associations d’aide aux victimes.
2. Consulter les avis et les références
Les plateformes comme avocat.fr ou lebarreau.fr permettent de consulter les avis des clients et les références des avocats. Vous pouvez également demander des recommandations à des associations locales.
3. Rencontrer plusieurs avocats
Il est conseillé de rencontrer plusieurs avocats avant de faire votre choix. Cette étape vous permet de comparer leurs approches, leurs honoraires et leur disponibilité. La première consultation est souvent gratuite.
4. Vérifier les honoraires
Les honoraires des avocats pénalistes varient en fonction de leur expérience et de la complexité du dossier. Certains avocats proposent des forfaits ou des honoraires conditionnels (paiement uniquement en cas de succès). N’hésitez pas à demander un devis détaillé.
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Si un devis gratuit et sans engagement existe, autant en profiter, non ?
Où trouver un avocat pénaliste à Laval et en Mayenne ?
Plusieurs ressources peuvent vous aider à trouver un avocat pénaliste spécialisé dans la région de Laval :
- Le barreau de Laval : Le site du barreau de Laval propose un annuaire des avocats inscrits au barreau. Vous pouvez filtrer par spécialisation. - Les associations d’aide aux victimes : Des associations comme l’Association d’Aide aux Victimes d’Infraction (AAVI) ou la Fédération Nationale d’Aide aux Victimes (FNAVI) peuvent vous orienter vers des avocats spécialisés. - Les plateformes en ligne : Des sites comme avocat.fr ou justice.fr permettent de rechercher des avocats par localisation et par spécialisation.
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Les ressources locales et nationales pour les victimes et leurs proches
Les associations d’aide aux victimes
Plusieurs associations locales et nationales accompagnent les victimes de violences conjugales et de féminicides. Elles offrent un soutien juridique, psychologique et social. Voici quelques ressources utiles :
- France Victimes : Ce réseau national d’associations d’aide aux victimes propose un accompagnement gratuit et confidentiel. Vous pouvez contacter le 3919 (numéro national) ou consulter leur site france-victimes.fr. - Le 3919 : Ce numéro national est dédié aux victimes de violences conjugales. Il est gratuit, anonyme et accessible 24h/24. Les écoutants peuvent vous orienter vers des structures locales. - Les CIDFF : Les Centres d’Information sur les Droits des Femmes et des Familles (CIDFF) offrent un accompagnement juridique et social. Vous pouvez consulter leur site cidff.info pour trouver le CIDFF le plus proche. - Les associations locales : En Mayenne, des associations comme l’Association pour la Prévention des Violences Conjugales (APVC) ou le Collectif Féministe contre les Violences (CFV) proposent un soutien adapté.
Les dispositifs de protection
L’ordonnance de protection
L’ordonnance de protection est une mesure judiciaire qui permet de protéger une victime de violences conjugales. Elle peut imposer à l’auteur des violences de :
- Quitter le domicile conjugal. - Respecter une distance minimale avec la victime. - Porter un bracelet anti-rapprochement. - Interdire tout contact avec la victime.
Pour obtenir une ordonnance de protection, vous devez déposer une demande auprès du juge aux affaires familiales (JAF). Un avocat n’est pas obligatoire, mais il est fortement recommandé.
Le bracelet anti-rapprochement
Le bracelet anti-rapprochement est un dispositif électronique qui permet de localiser l’auteur des violences et d’alerter les forces de l’ordre en cas de violation de la zone d’exclusion. Ce bracelet est souvent utilisé dans le cadre d’une ordonnance de protection ou d’un contrôle judiciaire.
Les hébergements d’urgence
Si vous êtes en danger, des solutions d’hébergement d’urgence sont disponibles :
- Les centres d’hébergement d’urgence (CHU) : Ils proposent un hébergement temporaire et un accompagnement social. Vous pouvez contacter le 115 pour être orienté. - Les maisons d’accueil pour femmes victimes de violences : Ces structures offrent un hébergement sécurisé et un accompagnement spécialisé. En Mayenne, la Maison d’Accueil pour Femmes Victimes de Violences (MAFVV) est une ressource clé. - Les hôtels partenaires : Certaines associations ou services sociaux peuvent prendre en charge des nuits en hôtel pour assurer votre sécurité.
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Les démarches après un féminicide : accompagner les proches
Soutenir les proches de la victime
Les proches d’une victime de féminicide sont souvent dévastés et ont besoin d’un accompagnement spécifique. Voici les démarches à suivre pour les soutenir :
1. Porter plainte pour homicide
Les proches peuvent déposer une plainte pour homicide volontaire ou involontaire, selon les circonstances. Cette plainte permet d’engager des poursuites contre l’auteur des violences et d’obtenir réparation.
2. Demander une indemnisation
Les proches peuvent demander une indemnisation via le SARVI ou la CIVI pour couvrir les frais funéraires, les pertes de revenus ou le préjudice moral. Ils peuvent également engager une action en droit civil pour obtenir des dommages et intérêts.
3. Obtenir un accompagnement psychologique
Le deuil après un féminicide est un processus complexe. Les proches peuvent bénéficier d’un accompagnement psychologique via :
- Les associations d’aide aux victimes : France Victimes ou les CIDFF proposent un soutien psychologique gratuit. - Les psychologues spécialisés : Certains professionnels sont formés pour accompagner les proches de victimes de féminicides. - Les groupes de parole : Des associations locales organisent des groupes de parole pour échanger avec d’autres proches.
4. Organiser les obsèques
Les proches peuvent contacter une entreprise de pompes funèbres pour organiser les obsèques. Certaines associations ou services sociaux peuvent prendre en charge les frais funéraires sous conditions de ressources.
Les démarches administratives après un féminicide
Après un féminicide, plusieurs démarches administratives doivent être effectuées :
- Déclaration de décès : La déclaration doit être faite dans les 24 heures suivant le décès à la mairie du lieu du décès. - Demande de certificat de décès : Ce document est nécessaire pour les formalités administratives (banque, assurance, etc.). - Ouverture d’une succession : Si la victime avait des biens, il est nécessaire d’ouvrir une succession et de désigner un notaire. - Demande de pension de réversion : Si la victime était retraitée ou bénéficiait d’une pension, ses proches peuvent demander une pension de réversion.
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Prévenir les violences conjugales : les dispositifs d’alerte et de signalement
Les numéros d’urgence
En cas de danger immédiat, composez le 17 (police/gendarmerie) ou le 112 (numéro d’urgence européen). Si vous ne pouvez pas parler, composez le 114 (numéro d’urgence pour les sourds et malentendants).
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Gagner du temps et éviter les mauvaises surprises, c'est toujours appréciable, non ?
Les applications d’alerte
Plusieurs applications permettent de signaler des violences conjugales ou d’alerter les secours en cas de danger :
- App-Elles : Cette application permet d’envoyer un signalement discret à des proches ou aux forces de l’ordre en cas de danger. - Alertes Violences Conjugales : Cette application, développée par le ministère de l’Intérieur, permet de signaler des violences et d’obtenir une aide immédiate. - 114 : Ce numéro permet d’envoyer un SMS ou un message vocal en cas d’urgence.
Les dispositifs de prévention
Les ordonnances de protection anticipées
Depuis 2020, il est possible de demander une ordonnance de protection anticipée avant même que les violences ne surviennent. Cette mesure permet de protéger une personne en danger, même si les violences n’ont pas encore eu lieu.
Les stages de responsabilisation pour auteurs de violences
Les auteurs de violences conjugales peuvent être condamnés à suivre un stage de responsabilisation. Ce stage vise à les sensibiliser aux conséquences de leurs actes et à prévenir la récidive. En Mayenne, des stages sont proposés par des associations partenaires.
Les campagnes de sensibilisation
Des campagnes nationales et locales sont régulièrement organisées pour sensibiliser le public aux violences conjugales et aux féminicides. Ces campagnes visent à :
- Informer sur les signes de violences conjugales. - Encourager les témoins à signaler les violences. - Soutenir les victimes dans leur démarche de protection.
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FAQ : Vos questions sur les violences conjugales et les féminicides
1. Que faire si je suis victime de violences conjugales mais que je n’ai pas de preuves ?
Même sans preuves immédiates, vous pouvez déposer plainte. Les forces de l’ordre sont tenues de prendre votre plainte et d’enregistrer votre déclaration. Elles peuvent également vous orienter vers des associations d’aide aux victimes ou vers un médecin pour établir un certificat médical. Conservez tout élément qui pourrait servir de preuve plus tard (messages, photos, témoignages).
2. Puis-je porter plainte anonymement ?
Oui, vous pouvez déposer une plainte en ligne via le site pre-plainte-en-ligne.interieur.gouv.fr. Cette démarche est anonyme et sécurisée. Vous recevrez un numéro de dossier et serez contacté par les forces de l’ordre pour finaliser votre plainte.
3. Comment obtenir une ordonnance de protection ?
Pour obtenir une ordonnance de protection, vous devez déposer une demande auprès du juge aux affaires familiales (JAF). Vous pouvez faire cette demande avec ou sans avocat. Un avocat est fortement recommandé pour maximiser vos chances d’obtenir une ordonnance favorable. Vous pouvez trouver un avocat spécialisé via le barreau de Laval.
4. Quels sont les délais pour demander une indemnisation via le SARVI ou la CIVI ?
Pour le SARVI, vous devez déposer votre demande dans un délai de 3 ans à compter de la date des violences. Pour la CIVI, le délai est de 10 ans à compter de la date de l’infraction. Passé ces délais, votre demande sera irrecevable.
5. Puis-je obtenir une aide financière pour quitter mon domicile en urgence ?
Oui, des aides financières existent pour les victimes de violences conjugales qui souhaitent quitter leur domicile en urgence. Vous pouvez contacter le 115 pour être orienté vers un hébergement d’urgence ou une association qui peut prendre en charge vos frais. Certaines associations locales, comme la MAFVV, proposent également des aides spécifiques.
6. Comment signaler des violences conjugales si je suis témoin ?
Si vous êtes témoin de violences conjugales, vous pouvez : - Appeler le 17 ou le 114 pour alerter les forces de l’ordre. - Contacter le 3919 pour obtenir des conseils sur la manière d’agir. - Signaler les violences en ligne via le site arretonslesviolences.gouv.fr. - Contacter une association d’aide aux victimes pour obtenir un accompagnement.
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Conclusion : Agir pour briser le silence
Le féminicide survenu à Laval rappelle l’urgence d’agir face aux violences conjugales. Si vous êtes victime ou proche d’une victime, vous n’êtes pas seul(e). Plusieurs dispositifs existent pour vous protéger, obtenir justice et obtenir réparation. N’hésitez pas à solliciter l’aide des associations, des avocats spécialisés et des services publics pour vous accompagner dans cette épreuve.
Pour aller plus loin, consultez les ressources suivantes : - Service-Public.fr – Violences conjugales - France Victimes - 3919 – Violences conjugales - Barreau de Laval
Votre sécurité et vos droits sont prioritaires. Brisez le silence et agissez.
Questions fréquentes
Que faire si je suis victime de violences conjugales mais que je n’ai pas de preuves ?
Même sans preuves immédiates, vous pouvez déposer plainte. Les forces de l’ordre sont tenues de prendre votre plainte et d’enregistrer votre déclaration. Elles peuvent également vous orienter vers des associations d’aide aux victimes ou vers un médecin pour établir un certificat médical. Conservez tout élément qui pourrait servir de preuve plus tard (messages, photos, témoignages).
Puis-je porter plainte anonymement ?
Oui, vous pouvez déposer une plainte en ligne via le site [pre-plainte-en-ligne.interieur.gouv.fr](https://www.pre-plainte-en-ligne.interieur.gouv.fr/). Cette démarche est anonyme et sécurisée. Vous recevrez un numéro de dossier et serez contacté par les forces de l’ordre pour finaliser votre plainte.
Comment obtenir une ordonnance de protection ?
Pour obtenir une ordonnance de protection, vous devez déposer une demande auprès du **juge aux affaires familiales (JAF)**. Vous pouvez faire cette demande avec ou sans avocat. Un avocat est fortement recommandé pour maximiser vos chances d’obtenir une ordonnance favorable. Vous pouvez trouver un avocat spécialisé via le [barreau de Laval](https://www.cnb.avocat.fr/).
Quels sont les délais pour demander une indemnisation via le SARVI ou la CIVI ?
Pour le **SARVI**, vous devez déposer votre demande dans un délai de **3 ans** à compter de la date des violences. Pour la **CIVI**, le délai est de **10 ans** à compter de la date de l’infraction. Passé ces délais, votre demande sera irrecevable.
Puis-je obtenir une aide financière pour quitter mon domicile en urgence ?
Oui, des aides financières existent pour les victimes de violences conjugales qui souhaitent quitter leur domicile en urgence. Vous pouvez contacter le **115** pour être orienté vers un hébergement d’urgence ou une association qui peut prendre en charge vos frais. Certaines associations locales, comme la [MAFVV](https://www.mafvv.fr/), proposent également des aides spécifiques.
Comment signaler des violences conjugales si je suis témoin ?
Si vous êtes témoin de violences conjugales, vous pouvez : appeler le 17 ou le 114 pour alerter les forces de l’ordre, contacter le 3919 pour obtenir des conseils, signaler les violences en ligne via [arretonslesviolences.gouv.fr](https://arretonslesviolences.gouv.fr/), ou contacter une association d’aide aux victimes pour obtenir un accompagnement.
