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Actualité Paris · 6 juin 2026

Licenciements dans les BHV : quelles solutions de reconversion pour les salariés ?

Licenciements dans les BHV : quelles solutions de reconversion pour les salariés ?

Ce qu'il s'est passé à Paris

Les grands magasins BHV, emblèmes du commerce parisien, traversent une crise sans précédent. Selon BFM, l'inquiétude grandit parmi les salariés, confrontés à une désertion des marques et des clients. Cette situation pourrait entraîner des licenciements massifs, plongeant des centaines de professionnels dans une période d'incertitude professionnelle. Face à ce constat, il est essentiel de se pencher sur les dispositifs existants pour accompagner ces salariés vers une reconversion ou une transition professionnelle réussie.

Une crise structurelle qui dépasse les BHV

Les grands magasins, et plus largement le secteur du commerce de détail, subissent depuis plusieurs années des mutations profondes. L'émergence du e-commerce, la baisse du pouvoir d'achat et les changements des habitudes de consommation ont fragilisé un modèle économique déjà en tension. Les BHV, comme d'autres enseignes historiques, paient aujourd'hui le prix de cette transition.

Cette crise n'est pas isolée : elle s'inscrit dans un contexte plus large de restructurations sectorielles. Selon l'INSEE, le commerce de détail a perdu près de 10 % de ses effectifs entre 2010 et 2023, avec une accélération notable depuis 2020. Les raisons sont multiples : automatisation des processus, réduction des marges, concurrence accrue des plateformes en ligne.

Pour les salariés des BHV, cette situation se traduit par des risques accrus de licenciements économiques. Contrairement aux licenciements pour motif personnel, les licenciements économiques sont encadrés par le Code du travail, qui impose à l'employeur de justifier d'une suppression de poste liée à des difficultés économiques, technologiques ou structurelles. Les salariés concernés bénéficient alors de droits spécifiques, notamment en matière de reclassement ou de formation.

Le bilan de compétences : un premier pas vers la reconversion

Face à une situation de licenciement ou à la menace de celui-ci, le bilan de compétences apparaît comme une étape clé pour évaluer ses atouts, ses aspirations et les pistes de reconversion adaptées. Ce dispositif, encadré par le Code du travail, permet aux salariés de faire le point sur leur parcours professionnel et de définir un projet réaliste.

Comment en bénéficier ?

Le bilan de compétences peut être réalisé dans le cadre du Compte Personnel de Formation (CPF). Il est accessible à tous les salariés, y compris ceux en CDI, CDD ou en intérim, ainsi qu'aux demandeurs d'emploi. Le financement peut être pris en charge par le CPF, par l'employeur dans le cadre d'un plan de sauvegarde de l'emploi (PSE), ou par Pôle Emploi pour les demandeurs d'emploi.

Durée et contenu

Un bilan de compétences dure généralement entre 24 et 30 heures, réparties sur plusieurs semaines. Il se déroule en trois phases : - Une phase préliminaire : analyse des besoins et définition des objectifs. - Une phase d'investigation : exploration des motivations, des compétences et des aptitudes. - Une phase de conclusion : synthèse des résultats et élaboration d'un projet professionnel.

À l'issue du bilan, le salarié reçoit un document de synthèse, qui peut servir de base pour un projet de reconversion ou une demande de formation.

Les formations certifiantes : un levier pour rebondir

Une fois le projet professionnel défini, les salariés peuvent se tourner vers des formations certifiantes, reconnues par l'État et les branches professionnelles. Ces formations, éligibles au CPF, permettent d'acquérir de nouvelles compétences et d'augmenter son employabilité.

Qu'est-ce qu'une formation certifiante ?

Une formation certifiante délivre un diplôme, un titre ou un certificat de qualification professionnelle (CQP) reconnu par l'État ou une branche professionnelle. Ces certifications sont souvent labellisées Qualiopi, un label qui garantit la qualité des organismes de formation. Depuis 2022, Qualiopi est obligatoire pour que les organismes puissent proposer des formations financées par des fonds publics (CPF, OPCO, Pôle Emploi, etc.).

Les secteurs porteurs en 2026

Certains secteurs offrent des opportunités de reconversion, notamment ceux en tension de recrutement. Voici quelques exemples : - Le numérique : développement web, cybersécurité, data analysis. - La santé et le social : aide à la personne, infirmier, ergothérapeute. - La transition écologique : énergies renouvelables, gestion des déchets, éco-construction. - Les métiers de la logistique et du transport : cariste, préparateur de commandes.

Pour identifier les formations adaptées, les salariés peuvent consulter le site France Compétences, qui recense l'ensemble des certifications disponibles en France.

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Magalie

Vaut-il mieux confier ça à quelqu'un de qualifié qu'à un travail bâclé ?

Le CPF : un outil à mobiliser sans attendre

Le Compte Personnel de Formation (CPF) est un dispositif clé pour financer une reconversion professionnelle. Chaque salarié dispose d'un compte crédité en euros, qui peut être utilisé pour suivre une formation éligible.

Comment utiliser son CPF ?

1. Créer un compte sur moncompteformation.gouv.fr. 2. Rechercher une formation en utilisant les filtres (secteur, durée, niveau, etc.). 3. Choisir un organisme certifié Qualiopi. 4. Valider son inscription et suivre la formation.

Les formations éligibles au CPF

Les formations éligibles au CPF sont celles qui permettent d'acquérir des compétences professionnelles, de préparer un diplôme ou un titre, ou de valider des acquis de l'expérience (VAE). Elles doivent être inscrites au Répertoire national des certifications professionnelles (RNCP) ou au Répertoire spécifique (RS).

Les limites du CPF

Le CPF ne couvre pas l'intégralité des frais de formation. Les montants disponibles dépendent du temps de travail effectué et peuvent être insuffisants pour certaines formations coûteuses. Dans ce cas, il est possible de compléter avec d'autres financements, comme le Projet de Transition Professionnelle (PTP) ou les aides régionales.

L'accompagnement par Pôle Emploi : un soutien personnalisé

Pôle Emploi joue un rôle central dans l'accompagnement des salariés licenciés, notamment dans le cadre d'un licenciement économique. Les demandeurs d'emploi peuvent bénéficier d'un suivi personnalisé, adapté à leur situation et à leur projet professionnel.

Les dispositifs proposés

- L'accompagnement renforcé : un conseiller dédié aide le demandeur d'emploi à définir son projet, à rechercher des offres et à préparer ses entretiens. - Les ateliers collectifs : Pôle Emploi organise régulièrement des ateliers sur des thèmes comme la rédaction de CV, la préparation aux entretiens ou la reconversion professionnelle. - Les aides financières : selon la situation, des aides peuvent être attribuées pour financer une formation, un bilan de compétences ou un projet de création d'entreprise.

Les obligations du demandeur d'emploi

Pour bénéficier de ces dispositifs, le demandeur d'emploi doit être inscrit à Pôle Emploi et respecter ses obligations, notamment en matière de recherche active d'emploi. En cas de non-respect, des sanctions peuvent être appliquées, conformément au Code du travail.

Les aides régionales et locales : des opportunités à ne pas négliger

Les régions et les collectivités locales proposent souvent des dispositifs complémentaires pour soutenir les salariés en reconversion. Ces aides peuvent prendre la forme de subventions, de prêts à taux zéro ou de formations gratuites.

Exemples d'aides régionales en Île-de-France

- Le Pass Formation : une aide financière pour les demandeurs d'emploi ou les salariés en reconversion, couvrant jusqu'à 1 000 € de frais de formation. - Les dispositifs de la Région Île-de-France : la région propose des formations gratuites dans des secteurs porteurs, comme le numérique ou la transition écologique.

Pour connaître les aides disponibles dans votre région, il est conseillé de consulter le site de votre Conseil régional ou de contacter votre Maison de l'Emploi et de la Formation.

La VAE : valoriser son expérience pour obtenir un diplôme

La Validation des Acquis de l'Expérience (VAE) est une voie alternative pour obtenir un diplôme, un titre ou un certificat de qualification professionnelle (CQP) sans suivre de formation. Elle permet de faire reconnaître officiellement ses compétences acquises en milieu professionnel.

Comment engager une VAE ?

1. Identifier le diplôme ou le titre visé : il doit être inscrit au RNCP ou au Répertoire spécifique. 2. Vérifier son éligibilité : il faut justifier d'au moins un an d'expérience en lien avec le diplôme visé. 3. Choisir un organisme certificateur : il peut s'agir d'un ministère, d'une branche professionnelle ou d'un organisme de formation. 4. Constituer son dossier : il doit démontrer que l'expérience acquise correspond aux compétences attendues pour le diplôme. 5. Passer l'entretien : un jury évalue le dossier et peut demander un entretien pour compléter l'évaluation.

Les avantages de la VAE

- Gain de temps : pas besoin de suivre une formation longue. - Coût réduit : les frais de dossier sont généralement inférieurs à ceux d'une formation. - Reconnaissance officielle : le diplôme obtenu a la même valeur que celui obtenu par la voie classique.

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Magalie

Si un devis gratuit et sans engagement existe, autant en profiter, non ?

Les secteurs en tension : où se reconvertir ?

Certains secteurs recrutent activement et offrent des opportunités pour les salariés en reconversion. Voici une sélection de métiers porteurs en 2026, selon les données de Pôle Emploi et de l'ADEME.

Le numérique : un secteur toujours en demande

- Développeur web : création de sites internet et d'applications mobiles. - Data analyst : analyse de données pour aider à la prise de décision. - Cybersécurité : protection des systèmes informatiques contre les cyberattaques.

Ces métiers nécessitent souvent des formations courtes (quelques mois) et bien rémunérées. Les salaires moyens varient entre 35 000 € et 50 000 € brut par an.

La santé et le social : des besoins croissants

- Aide-soignant : accompagnement des personnes âgées ou dépendantes. - Infirmier : soins et suivi médical des patients. - Éducateur spécialisé : accompagnement des personnes en difficulté.

Ces métiers, souvent accessibles avec des formations de 1 à 3 ans, sont en tension dans de nombreuses régions. Les salaires varient entre 2 000 € et 3 000 € brut par mois.

La transition écologique : un enjeu majeur

- Technicien en énergies renouvelables : installation et maintenance de panneaux solaires ou d'éoliennes. - Conseiller en économie circulaire : accompagnement des entreprises vers des pratiques plus durables. - Agent de tri et de recyclage : gestion des déchets et valorisation des matériaux.

Ces métiers, souvent accessibles avec des formations courtes (quelques mois à 1 an), répondent aux besoins croissants des entreprises en matière de RSE. Les salaires varient entre 2 000 € et 2 800 € brut par mois.

Les organismes d'accompagnement : qui peut aider ?

Plusieurs organismes publics et privés proposent un accompagnement personnalisé pour les salariés en reconversion. Voici les principaux acteurs à connaître :

Les OPCO (Opérateurs de Compétences)

Les OPCO sont des organismes agréés par l'État pour accompagner les entreprises et les salariés dans leurs projets de formation et de reconversion. Ils financent des formations et proposent des conseils pour adapter les compétences aux besoins des secteurs en tension.

Pour trouver l'OPCO correspondant à votre secteur d'activité, consultez le site France Compétences.

Les Missions Locales

Les Missions Locales accompagnent les jeunes de 16 à 25 ans dans leur insertion professionnelle. Elles proposent des bilans de compétences, des ateliers de recherche d'emploi et des formations adaptées aux besoins locaux.

Pour trouver la Mission Locale la plus proche, consultez le site Mission Locale.

Les Chambres de Commerce et d'Industrie (CCI)

Les CCI proposent des formations, des ateliers et des conseils pour les porteurs de projet ou les salariés souhaitant se reconvertir. Elles organisent également des forums de l'emploi et des rencontres avec des entreprises locales.

Pour trouver la CCI la plus proche, consultez le site CCI France.

Les erreurs à éviter lors d'une reconversion

Se reconvertir après un licenciement est un processus complexe qui nécessite une bonne préparation. Voici les erreurs à éviter pour maximiser ses chances de réussite :

1. Se lancer sans projet clair : un bilan de compétences est essentiel pour définir un projet réaliste et adapté à ses aspirations. 2. Choisir une formation par défaut : il est important de sélectionner une formation en fonction de ses compétences, de ses centres d'intérêt et des débouchés du secteur. 3. Négliger les aides financières : de nombreuses aides existent pour financer une formation ou un bilan de compétences. Il est crucial de se renseigner sur les dispositifs disponibles. 4. Sous-estimer l'importance du réseau : dans un processus de reconversion, le réseau professionnel (anciens collègues, associations, alumni) peut être un atout majeur pour trouver un emploi. 5. Oublier de mettre à jour son CV et son profil LinkedIn : une reconversion implique souvent de valoriser de nouvelles compétences. Il est donc essentiel de mettre à jour ses outils de recherche d'emploi.

Témoignages : des parcours inspirants

Pour illustrer concrètement les possibilités de reconversion, voici deux témoignages anonymes de salariés ayant rebondi après un licenciement dans le commerce de détail :

Sophie, 38 ans : de vendeuse à conseillère en énergies renouvelables

"Après 15 ans dans le commerce, j'ai été licenciée économique en 2024. J'ai d'abord suivi un bilan de compétences, qui m'a orientée vers le secteur des énergies renouvelables. J'ai ensuite suivi une formation de technicienne en solaire photovoltaïque, financée par mon CPF et une aide régionale. Aujourd'hui, je travaille dans une entreprise spécialisée dans l'installation de panneaux solaires. Mon salaire a augmenté de 30 %, et je suis beaucoup plus épanouie."

Thomas, 45 ans : de responsable de rayon à data analyst

"Licencié en 2025, j'ai profité de mon chômage pour me former au data analysis. J'ai suivi une formation en ligne de 6 mois, puis j'ai obtenu une certification reconnue. Grâce à Pôle Emploi, j'ai pu financer une partie de la formation. Aujourd'hui, je travaille dans une start-up parisienne, avec un salaire supérieur à celui de mon ancien poste."

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Magalie

Gagner du temps et éviter les mauvaises surprises, c'est toujours appréciable, non ?

Les pièges à éviter avec les organismes de formation

Face à l'afflux de demandes de reconversion, certains organismes de formation peu scrupuleux profitent de la situation pour proposer des formations de mauvaise qualité ou non adaptées. Voici les pièges à éviter :

1. Les organismes non certifiés Qualiopi : sans ce label, les formations ne sont pas éligibles au CPF ou aux aides publiques. 2. Les formations trop génériques : une formation en 'management' ou 'communication' n'est pas toujours adaptée à une reconversion sectorielle. 3. Les promesses trop belles : méfiez-vous des organismes qui garantissent un emploi après la formation. Aucune formation ne peut garantir un emploi, mais certaines offrent un accompagnement renforcé à la recherche d'emploi. 4. Les frais cachés : certains organismes demandent des frais supplémentaires (frais de dossier, frais de matériel) non couverts par les aides. 5. Le manque de transparence : un organisme sérieux doit être en mesure de fournir des informations claires sur le contenu de la formation, les débouchés et les taux de réussite.

Les dispositifs d'urgence pour les salariés en difficulté

En cas de licenciement ou de menace de licenciement, des dispositifs d'urgence peuvent être mobilisés pour soutenir les salariés en difficulté. Voici les principaux :

Le chômage partiel (activité partielle)

En cas de difficultés économiques temporaires, l'employeur peut recourir au chômage partiel, qui permet aux salariés de conserver une partie de leur salaire tout en réduisant leur temps de travail. Ce dispositif est encadré par l'État et peut être activé pour une durée maximale de 6 mois.

Pour en savoir plus, consultez le site service-public.fr.

Le fonds de solidarité

Le fonds de solidarité est un dispositif exceptionnel qui permet d'attribuer une aide financière aux salariés en difficulté, notamment en cas de licenciement économique. Cette aide est versée par Pôle Emploi et peut atteindre jusqu'à 1 500 € par mois.

Pour en savoir plus, consultez le site Pôle Emploi.

Les aides locales d'urgence

Certaines collectivités locales proposent des aides financières ou des prêts à taux zéro pour les salariés en difficulté. Ces dispositifs sont souvent méconnus et peuvent représenter un soutien précieux.

Pour connaître les aides disponibles, contactez votre Maison de l'Emploi et de la Formation ou votre Conseil départemental.

Les droits des salariés en cas de licenciement économique

Les salariés licenciés pour motif économique bénéficient de droits spécifiques, encadrés par le Code du travail. Voici les principaux :

L'indemnité de licenciement

L'indemnité de licenciement économique est calculée en fonction de l'ancienneté et du salaire brut. Son montant est fixé par la convention collective ou le Code du travail. En 2026, le montant minimal est de : - 1/4 de mois de salaire par année d'ancienneté pour les 10 premières années. - 1/3 de mois de salaire par année d'ancienneté au-delà de 10 ans.

Le préavis

Le préavis de licenciement économique est généralement de 1 à 3 mois, selon l'ancienneté. Il peut être réduit ou supprimé dans certains cas, notamment si le salarié trouve un nouvel emploi.

Le reclassement

L'employeur est tenu de proposer un reclassement au salarié avant de procéder à un licenciement économique. Ce reclassement peut prendre la forme d'une formation, d'une mobilité interne ou d'une aide à la création d'entreprise.

Le droit à la formation

Les salariés licenciés pour motif économique peuvent bénéficier d'un droit à la formation, financé par l'employeur ou par les OPCO. Cette formation peut être suivie pendant le préavis ou après le licenciement.

Les ressources utiles pour aller plus loin

Pour approfondir vos connaissances sur les dispositifs de reconversion et les aides disponibles, voici une sélection de ressources officielles :

- Mon Compte Formation : pour consulter son CPF et rechercher des formations. - France Compétences : pour trouver des certifications et des organismes de formation. - Pôle Emploi : pour s'inscrire et bénéficier d'un accompagnement personnalisé. - Service-Public.fr : pour connaître ses droits et les démarches administratives. - ADEME : pour découvrir les métiers de la transition écologique. - ANIL : pour des conseils en matière de logement et d'aides financières.

Conclusion : rebondir après un licenciement, c'est possible

Les licenciements dans les grands magasins BHV illustrent une crise plus large du secteur du commerce de détail. Pourtant, cette situation, bien que difficile, peut aussi être l'occasion de se réinventer professionnellement. Grâce aux dispositifs existants – bilan de compétences, formations certifiantes, CPF, accompagnement par Pôle Emploi ou aides régionales –, les salariés peuvent envisager une reconversion réussie.

L'essentiel est d'agir rapidement, de se faire accompagner et de choisir un projet en adéquation avec ses aspirations et les besoins du marché. La reconversion n'est pas un échec, mais une opportunité de donner un nouveau souffle à sa carrière.

Questions fréquentes

Quels sont les premiers pas à faire après un licenciement économique dans un grand magasin comme les BHV ?

Après un licenciement économique, les premiers pas consistent à s'inscrire à Pôle Emploi pour bénéficier d'un accompagnement personnalisé et des aides financières (ARE, fonds de solidarité). Il est également conseillé de réaliser un bilan de compétences, soit via son CPF, soit via un organisme agréé, pour définir un projet de reconversion réaliste. Enfin, il faut se renseigner sur les formations éligibles au CPF ou aux aides régionales pour acquérir de nouvelles compétences.

Comment financer une formation de reconversion après un licenciement ?

Plusieurs solutions existent pour financer une formation : le Compte Personnel de Formation (CPF), les aides régionales (comme le Pass Formation en Île-de-France), les OPCO (Opérateurs de Compétences), ou encore les dispositifs de Pôle Emploi (Projet de Transition Professionnelle, AIF). Certaines formations peuvent également être financées par l'employeur dans le cadre d'un plan de sauvegarde de l'emploi (PSE).

Quelles sont les formations les plus adaptées pour une reconversion après un licenciement dans le commerce ?

Les formations les plus adaptées dépendent du projet professionnel, mais certains secteurs offrent des opportunités intéressantes : le numérique (développement web, data analysis), la santé et le social (aide-soignant, infirmier), la transition écologique (technicien en énergies renouvelables), ou encore la logistique. Il est important de choisir une formation certifiante (Qualiopi) et en adéquation avec les besoins du marché local.

Puis-je bénéficier du chômage partiel si mon employeur menace de licencier ?

Oui, en cas de difficultés économiques temporaires, l'employeur peut recourir au chômage partiel (activité partielle), qui permet de réduire le temps de travail tout en conservant une partie du salaire. Ce dispositif est encadré par l'État et peut être activé pour une durée maximale de 6 mois. Pour en bénéficier, l'employeur doit faire une demande auprès de la DIRECCTE.

Quels sont les secteurs qui recrutent le plus en 2026 ?

En 2026, les secteurs en tension de recrutement incluent le numérique (développeurs, data analysts), la santé et le social (aides-soignants, infirmiers), la transition écologique (techniciens en énergies renouvelables), et la logistique (caristes, préparateurs de commandes). Ces secteurs offrent des opportunités pour les salariés en reconversion, avec des formations souvent courtes et bien rémunérées.

Comment éviter les arnaques aux formations après un licenciement ?

Pour éviter les arnaques, vérifiez que l'organisme de formation est certifié Qualiopi, ce qui garantit la qualité de la formation et son éligibilité aux financements publics. Méfiez-vous des promesses trop belles (emploi garanti), des frais cachés et des formations trop génériques. Consultez les avis en ligne et les taux de réussite des anciens stagiaires. Enfin, privilégiez les organismes recommandés par Pôle Emploi, les OPCO ou les Missions Locales.