Conseils œnologiques en Saône-et-Loire : comment bien acheter et déguster le vin ?
La Saône-et-Loire, terre de vignobles bourguignons et de crus emblématiques, produit des vins aux profils variés, des blancs minéraux de Pouilly-Fuissé aux rouges charpentés de Mercurey. Entre les coteaux de la Côte chalonnaise et les vallons du Mâconnais, les amateurs comme les néophytes cherchent à affiner leur palais et à maîtriser les subtilités de l’achat, de la dégustation et de la conservation. Voici un guide pratique pour naviguer dans l’univers viticole de Saône-et-Loire, des critères de sélection aux accords mets-vins, en passant par les spécificités des vins bio et les pièges à éviter.
Pourquoi se former à l’œnologie ? Enjeux et bénéfices
Se former à l’œnologie permet d’acquérir des compétences pratiques pour apprécier et comprendre le vin.
Se former à l’œnologie ne se limite pas à acquérir des connaissances théoriques sur le vin. Dans un département comme la Saône-et-Loire, où la viticulture façonne les paysages et l’économie, comprendre les mécanismes de la dégustation permet d’apprécier pleinement la diversité des terroirs. Les formations, proposées par des organismes locaux ou des cavistes, abordent des thèmes comme la reconnaissance des arômes, l’influence du climat continental nuancé sur les cépages, ou encore les techniques de vinification. Ces compétences sont utiles tant pour les particuliers que pour les professionnels de la restauration, nombreux à Mâcon, Chalon-sur-Saône ou Tournus, où les cartes des vins reflètent souvent les richesses du territoire.
Au-delà du plaisir sensoriel, l’œnologie offre des outils pour faire des choix éclairés lors de l’achat. Savoir décrypter une étiquette, identifier les appellations de Saône-et-Loire (Pouilly-Fuissé, Saint-Véran, Mercurey, Givry, etc.) ou distinguer les méthodes de culture (conventionnelle, bio, biodynamique) évite les erreurs coûteuses. Les ateliers pratiques, souvent organisés dans des domaines viticoles ou des caves coopératives, permettent aussi de comparer des vins issus de sols différents, comme les calcaires de Pouilly-Fuissé ou les argiles de Mercurey. Ces expériences aident à développer une mémoire olfactive et gustative, essentielle pour reconnaître les caractéristiques d’un vin.
Enfin, se former à l’œnologie renforce le lien avec le territoire. La Saône-et-Loire compte des centaines de vignerons, des coteaux de la Côte chalonnaise aux vallons du Mâconnais, dont les pratiques varient selon les générations et les convictions. Comprendre les enjeux de la viticulture locale – variations climatiques entre le nord et le sud, gestion des sols, préservation des cépages traditionnels – donne une dimension supplémentaire à la dégustation. Les formations incluent parfois des visites de domaines, où l’on découvre les défis techniques, comme la gestion des gelées printanières ou le choix des levures, qui influencent directement le profil des vins.
Comment choisir un vin en Saône-et-Loire ? Critères et astuces
Choisir un vin en Saône-et-Loire repose d’abord sur l’appellation, déterminante pour le style. Le département compte des AOC (Appellations d’Origine Contrôlée) et des IGP (Indications Géographiques Protégées) aux profils variés. Les AOC comme Pouilly-Fuissé, Saint-Véran ou Mercurey proposent des blancs minéraux et des rouges structurés, tandis que les vins de l’AOC Mâcon-Villages séduisent par leur accessibilité et leur fraîcheur. Côté IGP, l’appellation Bourgogne autorise une grande diversité, avec des vins souvent plus abordables et aux arômes fruités. Pour un premier achat, opter pour une appellation reconnue garantit un niveau de qualité constant.
Le cépage est un autre élément clé. En Saône-et-Loire, les blancs reposent souvent sur le chardonnay, cépage roi de la Bourgogne, tandis que les rouges mettent en avant le pinot noir et le gamay. Le chardonnay, par exemple, apporte des notes de fruits blancs, d’agrumes et de noisette, typiques des vins de Pouilly-Fuissé, tandis que le pinot noir confère des arômes de cerise et d’épices, appréciés dans les vins de Mercurey. Pour les rosés, moins répandus que dans le sud, les cépages gamay et pinot noir dominent, offrant des profils frais et fruités. Les étiquettes mentionnent généralement les cépages, ce qui facilite le choix en fonction de ses préférences.
L’année de récolte, ou millésime, joue également un rôle. Dans un climat continental nuancé comme celui de la Saône-et-Loire, les variations entre millésimes peuvent être marquées. Une année chaude et ensoleillée, fréquente dans le Mâconnais, donnera des vins plus concentrés et généreux, tandis qu’une année plus fraîche produira des vins plus équilibrés et aromatiques. Les cavistes et les vignerons locaux sont des ressources précieuses pour obtenir des conseils sur les millésimes récents. Certains domaines proposent des fiches techniques détaillant les conditions climatiques de l’année, ce qui aide à anticiper le style du vin.
Enfin, le prix ne doit pas être le seul critère de sélection. Un vin à bas coût peut cacher des défauts (oxydation, réduction, déséquilibre), tandis qu’un vin trop cher n’est pas toujours gage de qualité. En Saône-et-Loire, il est possible de trouver des bouteilles de qualité à des tarifs raisonnables, notamment parmi les vins en AOC ou les cuvées d’entrée de gamme des domaines. Les foires aux vins, organisées à Mâcon, Chalon-sur-Saône ou Paray-le-Monial, sont des occasions idéales pour découvrir des références à des prix attractifs. Les cavistes indépendants, présents dans la plupart des villes du département, offrent aussi des conseils personnalisés et des dégustations pour affiner son choix.
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C'est utile, de mieux comprendre le vin, non ?
Dégustation de vin : les étapes pour bien apprécier une bouteille
La dégustation de vin repose sur une méthode structurée en trois étapes : visuelle, olfactive et gustative.
La dégustation de vin suit une méthode structurée, qui permet d’analyser ses caractéristiques visuelles, olfactives et gustatives. La première étape, l’examen visuel, révèle des informations sur l’âge, la concentration et l’état du vin. Incliner le verre sur un fond blanc (une nappe ou une feuille) permet d’observer la robe. Un vin rouge jeune présente des reflets violacés, tandis qu’un vin plus âgé tire vers le tuilé ou l’acajou. Les blancs évoluent du jaune pâle au doré, voire à l’ambré pour les vins oxydatifs comme certains vins liquoreux. La limpidité et la brillance sont aussi des indicateurs : un vin trouble peut signaler un défaut ou une absence de filtration.
L’étape olfactive se divise en deux phases : le premier nez, où l’on hume le vin sans agiter le verre, et le second nez, après avoir fait tourner le vin pour libérer ses arômes. En Saône-et-Loire, les vins rouges développent souvent des notes de fruits rouges (cerise, framboise), d’épices (cannelle, clou de girofle) ou de sous-bois, typiques des terroirs bourguignons. Les blancs, comme ceux de l’AOC Pouilly-Fuissé, exhalent des arômes d’agrumes, de fleurs blanches ou de beurre frais. Les rosés, moins répandus, se caractérisent par des notes de fruits rouges et de bonbons anglais. Identifier ces arômes demande de l’entraînement, mais des outils comme les roues des arômes, disponibles chez les cavistes, peuvent aider.
La dégustation en bouche permet d’évaluer l’équilibre du vin, entre acidité, tanins, alcool et sucres résiduels. Pour les vins rouges, les tanins, présents dans les cépages comme le pinot noir, donnent une sensation d’astringence. Un vin bien structuré présente des tanins souples et fondus, tandis qu’un vin jeune peut avoir des tanins plus fermes. L’acidité, plus marquée dans les blancs, apporte de la fraîcheur et de la vivacité. Les vins de Saône-et-Loire, souvent équilibrés en raison du climat tempéré, doivent trouver un juste milieu pour ne pas paraître trop acides ou trop lourds. La longueur en bouche, ou persistance aromatique, est un critère de qualité : plus un vin laisse une empreinte longue et complexe, plus il est considéré comme réussi.
Enfin, la dégustation se conclut par une synthèse des impressions. Un vin harmonieux allie intensité aromatique, équilibre en bouche et longueur. En Saône-et-Loire, les vins issus de terroirs comme les calcaires de Pouilly-Fuissé ou les marnes de Mercurey offrent souvent une belle minéralité, qui se traduit par une sensation saline ou crayeuse en fin de bouche. Pour affiner sa technique, participer à des ateliers de dégustation, organisés par des cavistes ou des domaines viticoles, permet de comparer plusieurs vins côte à côte et d’échanger avec des professionnels. Ces sessions sont aussi l’occasion de découvrir des vins méconnus, comme les vins jaunes du Jura voisin ou les vins de pays du Charolais-Brionnais.
Conservation du vin : température, humidité et cave idéale
La conservation du vin exige une température stable entre 10 et 14°C pour préserver ses arômes.
La conservation du vin est un enjeu majeur pour préserver ses qualités organoleptiques. En Saône-et-Loire, où les hivers sont froids et les étés parfois chauds, les conditions de stockage doivent être particulièrement maîtrisées. La température idéale se situe entre 10 et 14°C, avec une stabilité essentielle : les variations brutales accélèrent le vieillissement et altèrent les arômes. Une cave enterrée, comme on en trouve dans les maisons anciennes de Mâcon ou de Chalon-sur-Saône, offre naturellement ces conditions. À défaut, un cellier ou une pièce fraîche, à l’abri des variations saisonnières, peut convenir. Les caves électriques, disponibles chez les spécialistes en électroménager, permettent de réguler température et humidité, mais leur coût varie selon le prestataire.
L’humidité est un autre paramètre crucial. Un taux d’hygrométrie compris entre 70 et 80 % évite le dessèchement des bouchons, qui pourrait laisser passer l’air et oxyder le vin. Dans un climat continental, où l’air peut être sec en hiver, il peut être nécessaire d’humidifier la cave avec des humidificateurs ou des bacs d’eau. À l’inverse, une humidité trop élevée favorise le développement de moisissures sur les étiquettes et les bouchons. Les caves en pierre, fréquentes dans les villages de la Côte chalonnaise, régulent naturellement l’humidité, mais nécessitent un entretien régulier pour éviter les excès.
La lumière, en particulier les UV, est l’ennemi du vin. Elle provoque des réactions chimiques qui altèrent les arômes et la couleur, un phénomène appelé "goût de lumière". Les bouteilles doivent donc être stockées à l’abri de la lumière directe, dans des casiers en bois ou en métal, ou dans des cartons opaques. Les caves vitrées, esthétiques mais peu adaptées, doivent être équipées de vitres traitées anti-UV. En Saône-et-Loire, où l’ensoleillement est modéré, cette précaution reste nécessaire, surtout pour les vins blancs et rosés, plus sensibles. Les vins avec des bouchons synthétiques ou des capsules à vis peuvent être stockés debout, mais cette position n’est pas recommandée pour un vieillissement prolongé.
Enfin, les vibrations, causées par des appareils électroménagers ou des passages fréquents, perturbent l’évolution du vin. Une cave doit donc être située dans un endroit calme, loin des sources de bruit et de mouvement. Pour les amateurs ne disposant pas d’une cave adaptée, les services de garde de vin proposés par certains cavistes ou domaines viticoles offrent une solution pratique. À Mâcon ou Chalon-sur-Saône, plusieurs enseignes proposent des espaces de stockage sécurisés et climatisés, idéaux pour les collections de vins de garde.
Accords mets-vins : quelles associations pour les vins de Saône-et-Loire ?
Les accords mets-vins en Saône-et-Loire privilégient les produits locaux et la diversité des vins du département.
Les rouges charpentés, comme ceux de Mercurey ou de Givry, se marient parfaitement avec les viandes rouges grillées ou en sauce, typiques de la cuisine bourguignonne. Un bœuf charolais, grillé ou en bourguignon, un coq au vin ou un magret de canard trouvent leur équilibre avec des vins aux tanins souples et aux notes épicées. Les vins de Mercurey, aux arômes de cerise et de réglisse, accompagnent aussi les plats en sauce, comme un civet de lièvre ou un filet de bœuf aux morilles.
Les blancs de Saône-et-Loire, souvent vifs et minéraux, sont idéaux avec les produits de la terre et de la rivière. L’AOC Pouilly-Fuissé, près de Mâcon, est réputé pour son alliance avec les poissons de rivière (sandre, brochet) ou les crustacés. Les vins de Saint-Véran, aux notes d’agrumes et de fleurs blanches, s’accordent parfaitement avec les fromages de chèvre locaux, comme le Charolais ou le Mâconnais, ou encore avec des plats à base de volaille, comme une poularde de Bresse aux morilles. Les vins de Mâcon-Villages, plus accessibles, se marient bien avec les quiches, les tartes salées ou les salades composées.
Les fromages de Saône-et-Loire, comme l’Époisses, le Soumaintrain ou le Brillat-Savarin, trouvent leur complément dans les vins blancs moelleux ou les rouges fruités. Un Époisses, fromage fort et crémeux, s’accorde avec un vin rouge de Mercurey, tandis qu’un Soumaintrain, plus doux, se marie avec un Pouilly-Fuissé. Les vins jaunes du Jura voisin, parfois disponibles chez les cavistes de Saône-et-Loire, offrent aussi des accords surprenants avec les fromages à pâte persillée ou les plats au comté.
Enfin, les desserts locaux, comme la tarte aux pralines roses ou les bugnes, s’associent avec des vins liquoreux ou des crémants de Bourgogne. Un vin blanc moelleux de Pouilly-Vinzelles, aux arômes de miel et d’abricot, accompagne à merveille une tarte aux fruits, tandis qu’un crémant de Bourgogne, frais et pétillant, se marie avec les pâtisseries légères. Les vins de paille, plus rares, offrent une belle complexité avec les desserts à base de noix ou de caramel.
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C'est important, de bien conserver son vin, hein ?
Vins bio, naturels et biodynamiques : quelles différences ?
Les vins bio, naturels et biodynamiques gagnent en popularité en Saône-et-Loire, où de nombreux domaines s’engagent dans des pratiques respectueuses de l’environnement.
Les vins bio sont issus de raisins cultivés sans pesticides ni engrais chimiques de synthèse. En Saône-et-Loire, plusieurs domaines sont certifiés par des organismes comme Ecocert ou Nature & Progrès. Ces vins, souvent reconnaissables à leur étiquette verte ou au logo AB, garantissent une production respectueuse des sols et de la biodiversité. Les vins bio de Pouilly-Fuissé ou de Mercurey se distinguent par leur pureté aromatique et leur expression plus précise du terroir. Les prix peuvent être légèrement plus élevés en raison des coûts de certification et des rendements souvent plus faibles.
Les vins naturels vont plus loin en limitant les intrants non seulement à la vigne, mais aussi lors de la vinification. Aucun sulfite (ou très peu) n’est ajouté, et les levures indigènes sont privilégiées. Ces vins, souvent plus fragiles et instables, sont appréciés pour leur authenticité et leur caractère unique. En Saône-et-Loire, des vignerons comme ceux de l’appellation Saint-Véran ou de la Côte chalonnaise expérimentent ces méthodes, produisant des vins aux profils parfois surprenants, avec des arômes plus sauvages et des textures plus vivantes. Les cavistes spécialisés, comme ceux de Mâcon ou Chalon-sur-Saône, proposent souvent une sélection de vins naturels, à déguster rapidement après achat.
Les vins biodynamiques suivent les principes de l’agriculture biodynamique, qui considère la vigne comme un organisme vivant en harmonie avec les cycles lunaires et planétaires. Les préparations à base de plantes (comme la bouse de corne) et les calendriers de traitement rythment le travail de la vigne. En Saône-et-Loire, des domaines comme ceux de Pouilly-Fuissé ou de Mercurey adoptent cette approche, produisant des vins souvent plus complexes et équilibrés. La certification Demeter ou Biodyvin atteste de cette démarche. Ces vins, souvent plus chers, séduisent par leur profondeur aromatique et leur capacité de garde.
Pour les consommateurs, le choix entre bio, naturel ou biodynamique dépend des valeurs et des préférences gustatives. Les vins bio offrent une garantie environnementale, tandis que les vins naturels et biodynamiques proposent une expérience plus artisanale et parfois plus risquée. En Saône-et-Loire, les salons comme les Rencontres des Vins Naturels à Mâcon ou les Portes Ouvertes des Vignerons Bio permettent de découvrir ces vins et d’échanger avec les producteurs. Les cavistes et les restaurants engagés, comme ceux de la région de Cluny ou de Tournus, proposent aussi des dégustations pour explorer ces différentes approches.
Conseils pour acheter du vin en ligne ou chez un caviste
Acheter du vin en Saône-et-Loire, que ce soit en ligne ou chez un caviste, nécessite quelques précautions pour éviter les déceptions.
Chez un caviste, le choix dépend de la réputation de l’enseigne et de la compétence du personnel. À Mâcon, Chalon-sur-Saône ou Paray-le-Monial, les cavistes indépendants offrent souvent un conseil personnalisé et une sélection pointue de vins locaux et d’ailleurs. Poser des questions sur les appellations, les millésimes et les accords mets-vins permet de bénéficier de recommandations adaptées. Les cavistes proposent aussi des dégustations, idéales pour découvrir de nouveaux vins avant d’acheter. Certains, comme ceux de la région de Tournus, organisent des ateliers thématiques (vins bio, vins de garde, etc.), qui aident à affiner ses choix.
En ligne, l’achat de vin exige de vérifier la réputation du site et les conditions de livraison. Les plateformes spécialisées, comme celles des domaines de Pouilly-Fuissé ou de Mercurey, offrent souvent des garanties de traçabilité et des fiches techniques détaillées. Les avis clients et les notes des guides (comme le Guide Hachette ou le Bettane+Desseauve) sont des indicateurs utiles. Attention aux frais de port, qui peuvent rendre l’achat moins intéressant pour les petites commandes. Certains sites proposent des coffrets découverte, idéaux pour explorer les vins de Saône-et-Loire sans prendre de risques.
Les foires aux vins et les salons sont aussi des occasions d’acheter des vins à des prix avantageux. À Mâcon, la Foire aux Vins de Mâcon ou le Salon des Vins de Bourgogne permettent de rencontrer des vignerons et de déguster avant d’acheter. Les caves coopératives, comme celles de la Côte chalonnaise, proposent aussi des tarifs attractifs pour les achats en gros. Enfin, les ventes directes à la propriété offrent souvent les meilleurs rapports qualité-prix, avec la possibilité de visiter les caves et de discuter avec les vignerons.
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C'est rassurant, d'avoir des conseils pour acheter du vin, non ?
Événements œnologiques en Saône-et-Loire : salons, ateliers et dégustations
La Saône-et-Loire propose tout au long de l’année des événements œnologiques pour découvrir ses vins et rencontrer les vignerons.
Les salons et foires sont des incontournables pour les amateurs de vin. La Foire aux Vins de Mâcon, organisée chaque année, rassemble des dizaines de vignerons et permet de déguster des vins de toutes les appellations du département. Le Salon des Vins de Bourgogne, à Chalon-sur-Saône, met en avant les crus de la région, avec des animations et des ateliers de dégustation. Ces événements sont l’occasion de comparer des vins, de rencontrer les producteurs et de bénéficier de tarifs préférentiels.
Les ateliers et stages de dégustation sont proposés par des cavistes, des écoles œnologiques ou des domaines viticoles. À Mâcon, des formations d’initiation ou de perfectionnement permettent d’apprendre à reconnaître les arômes, à décrypter les étiquettes ou à maîtriser les accords mets-vins. Certains ateliers se concentrent sur des thématiques précises, comme les vins bio, les vins de garde ou les vins effervescents. Les domaines de Pouilly-Fuissé ou de Mercurey organisent aussi des visites suivies de dégustations, idéales pour comprendre les spécificités des terroirs.
Les dégustations chez les vignerons offrent une immersion dans le monde viticole. De nombreux domaines de Saône-et-Loire ouvrent leurs portes pour des dégustations commentées, souvent accompagnées de visites des vignobles et des chais. Ces rencontres permettent de découvrir les méthodes de vinification, les particularités des millésimes et les projets des vignerons. Certains domaines proposent aussi des repas vignobles, où les vins sont associés à des plats locaux, préparés par des chefs ou des traiteurs.
Enfin, les événements culturels liés au vin rythment l’année en Saône-et-Loire. Les Hospices de Mâcon, inspirés des Hospices de Beaune, organisent des ventes de charité où des vins rares sont mis aux enchères. Les fêtes des vins, comme celle de Cluny ou de Tournus, mêlent dégustations, animations musicales et découvertes gastronomiques. Ces événements sont l’occasion de vivre le vin autrement, en le reliant à l’histoire et à la culture locales.
Erreurs à éviter lors de l’achat ou de la dégustation de vin
Acheter ou déguster du vin peut réserver des surprises, surtout pour les néophytes. Voici les erreurs les plus courantes à éviter.
Ne pas tenir compte du millésime : En Saône-et-Loire, où les variations climatiques sont marquées, un millésime peut radicalement changer le profil d’un vin. Un vin de Mercurey issu d’une année froide sera plus acide et moins concentré qu’un vin de la même appellation issu d’une année chaude. Renseignez-vous sur les millésimes avant d’acheter, surtout pour les vins de garde.
Ignorer les conditions de conservation : Un vin mal conservé, même de grande qualité, peut être gâché. Évitez d’acheter des bouteilles exposées à la lumière ou à la chaleur, comme celles des présentoirs en tête de gondole dans les supermarchés. Privilégiez les cavistes ou les caves où les vins sont stockés dans de bonnes conditions.
Se fier uniquement au prix : Un vin cher n’est pas forcément meilleur, et un vin bon marché peut réserver de belles surprises. En Saône-et-Loire, des appellations comme Mâcon-Villages ou Saint-Véran offrent d’excellents rapports qualité-prix. À l’inverse, certains vins de prestige peuvent décevoir s’ils ne correspondent pas à vos goûts.
Négliger l’accord mets-vins : Un vin excellent seul peut se révéler désagréable avec un plat mal choisi. Par exemple, un Pouilly-Fuissé, vin blanc sec et minéral, ne s’accorde pas avec un dessert sucré. Pensez à l’équilibre entre le vin et le plat : un vin tannique avec une viande grasse, un vin acide avec un plat riche, etc.
Ne pas goûter avant d’acheter : Lorsque c’est possible, comme en cave ou lors de salons, déguster avant d’acheter évite les mauvaises surprises. Les descriptions sur les étiquettes ou les sites internet peuvent être subjectives. Votre perception du vin est personnelle : ce qui plaît à un expert ne vous plaira pas forcément.
Oublier de vérifier l’état de la bouteille : Avant d’acheter, surtout en ligne ou en occasion, vérifiez que la bouteille n’a pas de défauts (étiquette tachée, bouchon qui fuit, dépôts suspects). Un vin oxydé ou "bouchonné" (altéré par un bouchon défectueux) est irréparable.
Stocker le vin n’importe comment : Une fois acheté, le vin doit être conservé dans de bonnes conditions (température stable, humidité contrôlée, obscurité). Évitez les placards de cuisine ou les garages, où les variations de température sont importantes.
Sources :
- Conseil régional Bourgogne-Franche-Comté - Guide des aides viticoles
- Chambre d’Agriculture de Saône-et-Loire - Filière viticole
- BIVB (Bureau Interprofessionnel des Vins de Bourgogne) - Appellations et terroirs
- Office de Tourisme de Mâcon - Événements œnologiques
- Service-Public.fr - Réglementation sur les vins bio
- ADEME - Guide des bonnes pratiques de conservation du vin
- FranceAgriMer - Chiffres clés de la viticulture en Saône-et-Loire
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