Actualité Ugine · 6 juin 2026
Menaces, incendies criminels : comment se défendre et obtenir réparation après un acte violent ?

Ce qu'il s'est passé à Ugine
Le 28 mai 2026, un incendie criminel a ravagé une partie du centre-ville d’Ugine, après qu’un individu ait menacé de « cramer tout Ugine » en représailles à une tentative de saisie de son chien. Condamné à 33 mois de prison ferme, cet acte illustre la gravité des menaces et des violences pouvant conduire à des infractions pénales graves. Source : Le Dauphiné — Savoie
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Comprendre l’infraction : menaces et incendies criminels dans le Code pénal
Les menaces et les incendies criminels sont des infractions graves encadrées par le Code pénal, notamment aux articles 222-17 (menaces de mort ou de violences) et 322-6 (incendie volontaire). Ces actes peuvent entraîner des peines pouvant aller jusqu’à 10 ans d’emprisonnement et 150 000 € d’amende, selon la gravité des faits et les circonstances aggravantes (usage d’une arme, préméditation, etc.).
Pour qu’une menace soit constitutive d’une infraction, elle doit être explicite, crédible et susceptible de provoquer un trouble grave à l’ordre public. Un incendie criminel, quant à lui, est caractérisé par l’intention de détruire ou d’endommager un bien, même si aucun dégât matériel n’est constaté. La jurisprudence rappelle que la simple tentative d’incendie est punissable.
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Porter plainte : les étapes clés pour une action judiciaire efficace
1. Déposer plainte dans les délais légaux
La plainte doit être déposée dans un délai de 6 ans à compter de la commission des faits, conformément à l’article 7-1 du Code de procédure pénale. En cas de menaces répétées ou continues, le délai court à partir du dernier acte. Il est recommandé de se rendre au commissariat ou à la gendarmerie de votre domicile ou du lieu des faits pour déposer plainte, ou d’adresser une plainte en ligne via la plateforme Pre-plainte en ligne du ministère de l’Intérieur.
2. Fournir des preuves solides
Pour étayer votre plainte, rassemblez tous les éléments de preuve disponibles : - Messages écrits (SMS, emails, réseaux sociaux) ou enregistrements audio/vidéo (sous réserve du respect de la vie privée). - Témoignages de proches ou de voisins ayant assisté aux faits. - Constats d’huissier ou photos/vidéos des dégâts (incendie, dégradations). - Rapports médicaux en cas de blessures ou de troubles psychologiques.
Ces éléments permettront aux enquêteurs de qualifier précisément les infractions et d’engager des poursuites.
3. Obtenir un récépissé de dépôt de plainte
Un récépissé vous sera remis après le dépôt de plainte. Ce document est essentiel pour engager d’éventuelles démarches civiles (indemnisation) ou pour justifier de votre statut de victime auprès d’autres administrations. Conservez-le précieusement.
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Vaut-il mieux prévenir un problème que devoir le réparer dans l'urgence ?
Constituer un dossier solide : conseils pour maximiser vos chances
1. Documenter chaque étape
- Conservez une trace écrite de toutes les menaces ou actes violents subis, en notant les dates, heures et circonstances. - Signalez les faits aux autorités locales (mairie, police municipale) si les incidents se produisent dans un contexte communautaire (copropriété, quartier). - Demandez un certificat médical en cas de blessures ou de stress post-traumatique, même léger.
2. Utiliser les dispositifs de signalement en ligne
La plateforme Pharos permet de signaler des contenus illicites en ligne (menaces sur les réseaux sociaux, cyberharcèlement). Pour les incendies criminels, le portail de signalement des atteintes à l’environnement (via Service-Public.fr) peut également être utile si l’acte a des conséquences environnementales.
3. Se faire accompagner par un avocat pénaliste
Un avocat spécialisé en droit pénal peut vous aider à : - Qualifier juridiquement les faits (menaces, incendie, etc.). - Négocier avec le parquet pour une médiation pénale ou une composition pénale. - Demander une indemnisation dans le cadre de la procédure pénale.
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Demander une indemnisation : SARVI et CIVI, deux dispositifs complémentaires
1. Le Service d’Aide au Recouvrement des Victimes d’Infractions (SARVI)
Le SARVI, géré par le ministère de la Justice, permet aux victimes d’infractions pénales (dont les incendies criminels et les menaces) de demander une indemnisation forfaitaire pour les préjudices subis. Les montants varient selon la gravité des faits : - Jusqu’à 3 000 € pour les violences physiques ou psychologiques. - Jusqu’à 1 500 € pour les dégradations matérielles (incendie, vandalisme).
Conditions : - Avoir porté plainte dans les délais. - Ne pas avoir été indemnisé par une assurance ou un autre dispositif. - Faire la demande dans un délai de 1 an à compter de la condamnation du coupable.
Lien utile : Demande d’indemnisation via le SARVI
2. La Commission d’Indemnisation des Victimes d’Infractions (CIVI)
La CIVI est une juridiction civile qui peut accorder une indemnisation complémentaire au SARVI, notamment pour les préjudices non couverts (perte de revenus, frais médicaux, etc.). Elle intervient lorsque : - Le coupable est insolvable ou inconnu. - Les dommages dépassent les plafonds du SARVI.
Procédure : - Déposer un dossier auprès du tribunal judiciaire de votre domicile. - Fournir des justificatifs (factures, certificats médicaux, etc.).
Lien utile : Procédure CIVI sur Service-Public.fr
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Les recours civils : obtenir réparation devant les tribunaux
1. Agir en responsabilité civile
Même si l’auteur des faits est condamné pénalement, vous pouvez engager une action en responsabilité civile pour obtenir réparation des préjudices subis (matériels, moraux, corporels). Cette action se fait devant le tribunal judiciaire et nécessite : - Un avocat (obligatoire pour les litiges supérieurs à 10 000 €). - Des preuves (constats, témoignages, expertises).
2. Saisir le Fonds de Garantie des Victimes (FGTI)
Le Fonds de Garantie des Victimes (FGTI) peut intervenir pour indemniser les victimes d’infractions graves (dont les incendies criminels) lorsque l’auteur est inconnu ou insolvable. Le montant des indemnités dépend de la nature des préjudices.
Lien utile : Site du FGTI
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Se protéger au quotidien : mesures préventives et accompagnement
1. Renforcer la sécurité de son domicile
- Installer des caméras de surveillance (dans le respect de la législation RGPD et de la vie privée). - Poser des serrures renforcées et des grilles de protection aux fenêtres. - Souscrire une assurance habitation couvrant les actes de vandalisme et les incendies criminels.
2. Bénéficier d’un accompagnement psychologique
Les menaces et les actes violents peuvent laisser des séquelles psychologiques. Des dispositifs d’aide existent : - Cellules d’urgence médico-psychologique (CUMP) : accessibles via le 15 (SAMU) ou le 112 (urgence européenne). - Associations d’aide aux victimes : comme l’INAVEM (Institut National d’Aide aux Victimes et de Médiation).
3. Signaler les faits aux autorités locales
- Police municipale : pour les incidents dans les communes équipées. - Gendarmerie nationale : pour les zones rurales ou périurbaines. - Plateforme de signalement des violences sexistes et sexuelles : 3919 (pour les menaces liées à des violences conjugales).
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Quand la sécurité de ses proches est en jeu, mieux vaut bien faire les choses, non ?
Que faire si l’auteur des faits est un proche ou un voisin ?
Les menaces ou les actes violents commis par un proche (conjoint, membre de la famille, voisin) relèvent souvent du droit de la famille ou du droit pénal. Voici les démarches à suivre :
1. Demander une ordonnance de protection
En cas de violences conjugales ou de menaces répétées, vous pouvez demander une ordonnance de protection au juge aux affaires familiales (JAF). Cette mesure peut inclure : - L’interdiction de contact avec la victime. - L’expulsion du domicile conjugal pour l’auteur. - Une aide financière pour la victime.
Lien utile : Demande d’ordonnance de protection sur Service-Public.fr
2. Engager une procédure de divorce ou de séparation
Si l’auteur est un conjoint, une procédure de divorce pour altération définitive du lien conjugal ou une séparation de corps peut être engagée pour mettre fin à la cohabitation.
3. Saisir le procureur de la République
Le procureur peut ordonner des mesures d’éloignement (interdiction de paraître, obligation de soins) ou engager des poursuites pénales pour violences conjugales (article 222-13 du Code pénal).
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Les recours en cas de non-lieu ou de classement sans suite
Un classement sans suite ou un non-lieu ne signifie pas que les faits n’ont pas eu lieu. Plusieurs recours sont possibles :
1. Contester le classement sans suite
Vous pouvez demander au procureur de la République de réexaminer le dossier en fournissant des éléments nouveaux (témoignages, preuves supplémentaires). Si le procureur maintient sa décision, vous pouvez saisir le docteur en droit ou le médiateur de la République.
2. Engager une action civile directe
Même sans condamnation pénale, vous pouvez engager une action en responsabilité civile devant le tribunal judiciaire pour obtenir réparation. Cette action repose sur la preuve des préjudices (matériels, moraux, corporels) et non sur la culpabilité de l’auteur.
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Les aides financières et juridiques pour les victimes
1. L’aide juridictionnelle
Si vos ressources sont limitées, vous pouvez bénéficier de l’aide juridictionnelle pour couvrir tout ou partie des frais d’avocat et des frais de justice. La demande se fait auprès du bureau d’aide juridictionnelle du tribunal judiciaire.
Lien utile : Aide juridictionnelle sur Service-Public.fr
2. Les associations d’aide aux victimes
Plusieurs associations proposent un accompagnement gratuit pour les victimes d’infractions : - INAVEM : www.inavem.org - France Victimes : www.france-victimes.fr - Croix-Rouge Écoute : [0 800 858 858](tel:0800858858)
3. Les dispositifs locaux
Certaines communes ou départements proposent des aides spécifiques pour les victimes de violences ou d’incendies criminels. Renseignez-vous auprès de votre mairie ou de votre conseil départemental.
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Être accompagné par quelqu'un de compétent, ça rassure toujours, non ?
Que dit la loi sur les menaces et les incendies criminels ?
1. Les menaces (Article 222-17 du Code pénal)
- Menace de mort ou de violences : punie de 3 ans d’emprisonnement et 45 000 € d’amende. - Menace avec arme ou préméditation : peines pouvant aller jusqu’à 5 ans d’emprisonnement et 75 000 € d’amende. - Menace par écrit ou image : punie de 1 an d’emprisonnement et 15 000 € d’amende.
2. Les incendies criminels (Article 322-6 du Code pénal)
- Incendie volontaire : puni de 10 ans d’emprisonnement et 150 000 € d’amende. - Tentative d’incendie : punie de 5 ans d’emprisonnement et 75 000 € d’amende. - Circonstances aggravantes (incendie dans un lieu habité, usage d’explosifs) : peines pouvant aller jusqu’à 20 ans de réclusion criminelle.
3. Les peines complémentaires
Les condamnations peuvent également entraîner : - L’interdiction d’exercer une activité professionnelle en lien avec les faits. - L’obligation de soins (pour les auteurs de violences conjugales). - La confiscation des biens utilisés pour commettre l’infraction.
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FAQ : Vos questions sur les menaces et incendies criminels
1. Je reçois des menaces par SMS. Que faire ?
Conservez les messages et déposez plainte immédiatement au commissariat ou en ligne via Pre-plainte en ligne. Signalez également les faits à votre opérateur téléphonique pour bloquer le numéro.
2. Mon voisin a mis le feu à ma voiture. Puis-je demander une indemnisation ?
Oui. Portez plainte pour incendie volontaire et demandez une indemnisation via le SARVI ou la CIVI. Conservez les preuves (photos, témoignages, constat d’assurance).
3. L’auteur des faits est inconnu. Puis-je quand même être indemnisé ?
Oui, via le Fonds de Garantie des Victimes (FGTI) ou la CIVI, qui interviennent même si l’auteur n’est pas identifié. Le montant dépend de la gravité des préjudices.
4. Je suis victime de menaces répétées de la part de mon ex-conjoint. Quels sont mes recours ?
Demandez une ordonnance de protection au juge aux affaires familiales (JAF) et portez plainte pour violences conjugales. Vous pouvez également saisir le procureur pour engager des poursuites pénales.
5. Combien de temps ai-je pour porter plainte après un incendie criminel ?
Vous avez 6 ans à compter de la commission des faits pour déposer plainte, conformément à l’article 7-1 du Code de procédure pénale. En cas de menaces continues, le délai court à partir du dernier acte.
6. Puis-je être indemnisé si l’auteur est condamné mais insolvable ?
Oui, via le SARVI (pour les préjudices légers) ou le FGTI (pour les préjudices graves). Ces dispositifs permettent une indemnisation même si l’auteur ne peut pas payer.
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En résumé : vos droits et démarches en 5 étapes
1. Portez plainte dans les délais légaux (6 ans) et constituez un dossier solide avec des preuves. 2. Demandez une indemnisation via le SARVI ou la CIVI pour couvrir vos préjudices. 3. Engagez une action civile si nécessaire pour obtenir réparation devant le tribunal. 4. Renforcez votre sécurité (caméras, serrures, assurances) et bénéficiez d’un accompagnement psychologique. 5. Consultez un avocat pénaliste pour maximiser vos chances de succès et obtenir une indemnisation adaptée.
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Ressources utiles
- Pre-plainte en ligne - SARVI : demande d’indemnisation - CIVI : procédure et contacts - Fonds de Garantie des Victimes (FGTI) - Ordonnance de protection pour violences conjugales - Aide juridictionnelle - Plateforme Pharos (signalement en ligne) - INAVEM : aide aux victimes
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*Cet article est conçu pour vous informer et vous guider dans vos démarches. Pour une assistance personnalisée, consultez un professionnel du droit ou une association d’aide aux victimes.*
Questions fréquentes
Je reçois des menaces par SMS. Que faire ?
Conservez les messages et déposez plainte immédiatement au commissariat ou en ligne via la plateforme [Pre-plainte en ligne](https://www.pre-plainte-en-ligne.interieur.gouv.fr/). Signalez également les faits à votre opérateur téléphonique pour bloquer le numéro. Un avocat pénaliste peut vous aider à qualifier juridiquement les menaces et engager des poursuites.
Mon voisin a mis le feu à ma voiture. Puis-je demander une indemnisation ?
Oui. Portez plainte pour incendie volontaire et constituez un dossier avec des preuves (photos, témoignages, constat d’assurance). Demandez une indemnisation via le SARVI (jusqu’à 1 500 €) ou la CIVI pour les préjudices non couverts. Le Fonds de Garantie des Victimes (FGTI) peut également intervenir si l’auteur est insolvable.
L’auteur des faits est inconnu. Puis-je quand même être indemnisé ?
Oui, via le Fonds de Garantie des Victimes (FGTI) ou la Commission d’Indemnisation des Victimes d’Infractions (CIVI), qui interviennent même si l’auteur n’est pas identifié. Le montant dépend de la gravité des préjudices subis (matériels, moraux, corporels).
Je suis victime de menaces répétées de la part de mon ex-conjoint. Quels sont mes recours ?
Demandez une ordonnance de protection au juge aux affaires familiales (JAF) et portez plainte pour violences conjugales. Vous pouvez également saisir le procureur pour engager des poursuites pénales. Des associations comme l’INAVEM ou France Victimes peuvent vous accompagner gratuitement.
Combien de temps ai-je pour porter plainte après un incendie criminel ?
Vous avez 6 ans à compter de la commission des faits pour déposer plainte, conformément à l’article 7-1 du Code de procédure pénale. En cas de menaces continues, le délai court à partir du dernier acte. Conservez toutes les preuves pour étayer votre plainte.
Puis-je être indemnisé si l’auteur est condamné mais insolvable ?
Oui, via le SARVI (pour les préjudices légers) ou le Fonds de Garantie des Victimes (FGTI) (pour les préjudices graves). Ces dispositifs permettent une indemnisation même si l’auteur ne peut pas payer. La CIVI peut également compléter l’indemnisation pour les préjudices non couverts.
