Ferronnerie d'art en Seine-Saint-Denis : les savoir-faire ancestraux toujours en activité
La ferronnerie d'art séquano-dionysienne, héritière d’un patrimoine métallurgique industriel et artisanal, continue de marquer l’architecture du département. Entre les façades ouvrières de Saint-Denis, les hôtels particuliers de Montreuil et les friches reconverties de la Plaine Saint-Denis, les pièces forgées à la main témoignent d’un savoir-faire où la rigueur technique le dispute à l’audace créative. Ce guide explore les ateliers encore actifs, les techniques préservées et les défis d’une filière qui réinvente la tradition au cœur d’un territoire en pleine mutation.
Histoire de la ferronnerie d'art en Seine-Saint-Denis
Dès la Révolution industrielle, la Seine-Saint-Denis s’impose comme un haut lieu de la métallurgie française. Les forges de Saint-Denis, alimentées par les canaux de l’Ourcq et de Saint-Denis, approvisionnaient les chantiers parisiens en éléments de serrurerie et en structures métalliques. Les ateliers locaux, souvent liés aux grandes usines (comme les anciennes fonderies de Pantin ou d’Aubervilliers), produisaient des grilles, des garde-corps et des enseignes pour les habitations ouvrières et les bâtiments publics.
Au XIXe siècle, l’essor des villes industrielles – Saint-Denis, Aubervilliers, Pantin – a stimulé la demande en ferronnerie utilitaire et décorative. Les maîtres ferronniers, formés dans les écoles techniques de la région, réalisaient des balcons en fer forgé pour les immeubles de rapport, des portails pour les usines, et des mobilier urbain pour les nouvelles communes. L’influence des ateliers parisiens se mêlait aux techniques locales, comme le martelage à chaud ou le repoussé, pour créer un style hybride, à la fois robuste et orné.
Le XXe siècle a vu la ferronnerie d’art séquano-dionysienne s’adapter aux mutations du territoire. Les friches industrielles de la Plaine Saint-Denis, aujourd’hui reconverties en pôles tertiaires, conservent des traces de ce passé : grilles d’usine, escaliers métalliques, ou enseignes en fer forgé. Les archives de la Chambre de Métiers et de l’Artisanat d’Île-de-France et du Conseil départemental documentent cette évolution, des réalisations Art déco des années 1930 aux créations contemporaines intégrant le métal recyclé.
Les techniques traditionnelles encore utilisées aujourd’hui
Le forgeage à chaud demeure le cœur de métier des ferronniers séquano-dionysiens.
Les artisans chauffent le fer entre 900 °C et 1 200 °C dans des foyers au gaz ou au charbon de bois, jusqu’à ce que le métal devienne malléable comme de la pâte à modeler. Le martelage sur enclume, rythmé par les coups de marteau-pilon ou de masse, permet de façonner volutes, rosaces ou motifs géométriques. Les outils, comme les bigornes (pour courber) ou les tas (pour percer), sont souvent hérités de générations précédentes et adaptés aux besoins spécifiques du territoire – par exemple, des matrices pour reproduire les motifs Art déco typiques des immeubles des années 1920.
Le repoussé, technique de mise en forme à froid, est encore pratiqué pour les pièces décoratives. Les ferronniers utilisent des maillets en bois dur (buis, hêtre) et des poinçons pour sculpter des reliefs inspirés du patrimoine local : feuilles de platane (arbre emblématique des boulevards parisiens), motifs industriels (rouages, engrenages), ou formes abstraites contemporaines. Cette technique, exigeante en temps, est souvent réservée aux commandes sur mesure pour des particuliers ou des collectivités.
L’assemblage repose sur des méthodes éprouvées :
- Rivetage à chaud pour les structures lourdes (portails, escaliers),
- Soudure à la forge (sans apport de métal extérieur) pour les pièces fines,
- Tenons et mortaises pour les assemblages invisibles, typiques des garde-corps anciens.
Les finitions incluent le brunissage (traitement à l’acide pour noircir le métal et le protéger), la patine à la cire (pour un effet vieilli), ou les peintures époxy résistantes aux intempéries – un impératif dans un département soumis aux pluies acides et aux variations thermiques marquées.
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Ça serait dommage que ces savoir-faire se perdent, vous trouvez pas ?
Les ateliers emblématiques de Saint-Denis et Montreuil
Saint-Denis, ville historique de la métallurgie, abrite plusieurs ateliers réputés. Certains sont installés dans d’anciennes usines reconverties, comme dans le quartier de la Plaine, où des ferronniers collaborent avec des architectes pour restaurer des éléments patrimoniaux (grilles de la basilique, garde-corps des immeubles Haussmanniens) ou créer des pièces contemporaines pour les nouveaux bureaux. Leurs réalisations allient souvent réhabilitation du patrimoine (comme les grilles des anciens abattoirs, aujourd’hui reconvertis en lieux culturels) et innovation, avec des structures en métal recyclé pour des espaces publics.
À Montreuil, les ateliers se concentrent autour des Murs à pêches et du quartier de la Boissière. Les artisans y développent un style mêlant tradition (balcons en fer forgé pour les maisons ouvrières) et création artistique (sculptures métalliques pour les jardins partagés). Certains, comme ceux du collectif "Métal en Seine", organisent des expositions-ventes dans les ateliers ouverts au public, où l’on peut voir des démonstrations de forgeage en direct.
Dans l’est du département, Aubervilliers et Pantin abritent des ateliers spécialisés dans les grandes structures : portails monumentaux pour les centres commerciaux (comme Aulnay 2 ou O’Parinor), escaliers métalliques pour les lofts industriels, ou mobilier urbain pour les nouvelles zones piétonnes. Ces ferronniers travaillent souvent en partenariat avec les Bâtiments de France pour restaurer des éléments classés, comme les grilles du cimetière de Pantin ou les garde-corps des ponts sur le canal de l’Ourcq.
À Noisy-le-Grand et Le Blanc-Mesnil, des ateliers familiaux se transmettent de père en fils des savoir-faire pointus, comme la restoration de serrures anciennes ou la fabrication de ferronneries liturgiques pour les églises locales. Certains se sont même spécialisés dans la réplication de pièces historiques, comme les enseignes en fer forgé des anciennes guinguettes du canal de l’Ourcq.
Les réalisations locales : portails, rampes et mobilier métallique
Les portails en fer forgé sont une signature des ferronniers séquano-dionysiens.
Dans les quartiers résidentiels de Montreuil ou du Raincy, les portails sur mesure, souvent ornés de motifs géométriques ou de monogrammes, marquent l’entrée des propriétés bourgeoises. Les artisans locaux utilisent des techniques de forgeage à chaud pour créer des pièces uniques, parfois associées à des systèmes de motorisation discrète. Les portails des domaines industriels reconvertis (comme ceux de la Plaine Saint-Denis) allient robustesse et design contemporain, avec des lignes épurées et des finitions anti-corrosion adaptées aux zones urbaines polluées.
Les rampes d’escalier constituent un autre champ d’expression privilégié. À Saint-Denis, les hôtels particuliers du centre-ville arbore des garde-corps en fer forgé aux volutes complexes, souvent rehaussés de dorures. Dans les immeubles Art déco de Pantin ou Drancy, les rampes, plus sobres, intègrent des motifs stylisés (fleurs, vagues) typiques des années 1930. Les artisans restaurent aussi les rampes des escaliers extérieurs des maisons ouvrières, en reproduisant à l’identique les modèles d’origine.
Le mobilier métallique séduit de plus en plus les collectivités et les particuliers. Les bancs publics de la coulée verte de Bobigny ou des parcs de la Courneuve sont conçus par des ferronniers locaux en collaboration avec des designers. Les tables de jardin et luminaires extérieurs, en fer forgé ou en acier Corten, résistent aux intempéries tout en s’intégrant au patrimoine urbain. Certains ateliers proposent même des pièces d’intérieur – têtes de lit, miroirs, étagères – qui marient le métal brut à des matériaux nobles comme le bois ou le verre.
Les défis de la transmission du savoir-faire
La relève des ferronniers d’art en Seine-Saint-Denis se heurte à plusieurs défis majeurs.
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La durée de la formation : Un apprenti met 7 à 10 ans à maîtriser l’ensemble des techniques, du dessin technique à la forge, en passant par la lecture des plans anciens. Les centres de formation, comme le lycée professionnel Alfred Nobel à Clichy-sous-Bois ou les CFP de la Chambre de Métiers d’Île-de-France, peinent à recruter, malgré des partenariats avec les Mission Locales du territoire (Plaine Commune, Est Ensemble).
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Le coût des matières premières : Le fer forgé, plus onéreux que l’acier standard, et les outils spécialisés (enclumes, presses hydrauliques) représentent un investissement lourd pour les jeunes artisans. Certains ateliers mutualisent leurs achats via des coopératives, comme "Métal Solidaire 93", soutenue par le Conseil départemental.
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La concurrence des produits industrialisés : Les portails et garde-corps importés d’Europe de l’Est ou d’Asie, vendus à bas prix, captent une partie du marché. Pour y faire face, les ferronniers locaux misent sur :
- La personnalisation (pièces uniques adaptées au bâti ancien),
- La durabilité (garanties décennales sur les réalisations),
- La traçabilité (métal recyclé, circuits courts).
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L’adaptation aux normes contemporaines : Les artisans doivent se former aux exigences thermiques (pour les menuiseries métalliques) et aux règles d’accessibilité (garde-corps normés PMR), tout en préservant les techniques traditionnelles. Des formations continues, comme celles proposées par la CMA Île-de-France, les aident à concilier patrimoine et innovation.
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C'est important de bien entretenir ces pièces, hein ?
Comment reconnaître un travail de ferronnerie d'art de qualité
Un travail de ferronnerie d’art de qualité se distingue par plusieurs critères :
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Précision des assemblages :
- Les soudures doivent être discrètes, voire invisibles (soudure à la forge plutôt qu’à l’arc électrique).
- Les rivets sont parfaitement alignés, sans jeu ni déformation.
- Les angles sont nets, sans bavure ni surplus de métal.
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Symétrie et finition des motifs :
- Les volutes, rosaces ou motifs géométriques présentent une régularité impeccable, même sur les pièces courbes.
- Les bords sont ébavurés et lissés, y compris dans les zones difficiles d’accès.
- Les surfaces ne présentent ni aspérité ni trace de limaille résiduelle.
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Résistance et durabilité :
- Le fer forgé ne doit pas se déformer sous l’effet des variations thermiques (froid hivernal, chaleur estivale) ou des chocs.
- Les finitions (peinture époxy, patine à la cire) résistent aux intempéries et à la pollution urbaine sans s’écailler.
- Les pièces exposées en extérieur (portails, garde-corps) sont traitées contre la corrosion (brunissage, galvanisation à chaud).
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Authenticité des matériaux :
- Le fer forgé (et non de l’acier doux) est identifiable à sa texture et à sa patine.
- Les alliages (laiton, bronze) sont utilisés à bon escient, pour les pièces nécessitant une résistance accrue (serrures, appliques).
Les artisans sérieux proposent systématiquement une garantie décennale sur leurs réalisations, couvrant à la fois la solidité structurelle et l’esthétique.
Les matériaux privilégiés par les artisans séquano-dionysiens
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Fer forgé :
- Matériau roi des ferronniers locaux, issu de la filière sidérurgique européenne.
- Prisé pour sa tenue à la corrosion et sa capacité à vieillir avec élégance (patine naturelle).
- Utilisé sous forme de barres carrées, rondes ou plates, selon les besoins du projet.
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Laiton et bronze :
- Réservés aux pièces haut de gamme (serrures, appliques murales, éléments de décoration).
- Leur couleur dorée ou rosée apporte une touche luxueuse aux réalisations.
- Plus coûteux, mais insensibles à l’oxydation, idéaux pour les milieux humides (bords de canal, jardins).
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Acier Corten :
- De plus en plus utilisé pour le mobilier urbain et les sculptures extérieures.
- Sa patine rouillée stabilisée séduit les architectes pour les projets contemporains.
- Nécessite un traitement de surface spécifique pour éviter les coulures en milieu urbain pollué.
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Aluminium :
- Employé pour les structures légères (enseignes, éléments de décoration intérieure).
- Facile à travailler, mais moins durable que le fer : nécessite des traitements anti-UV et anti-corrosion.
- Souvent associé à d’autres matériaux (verre, bois) pour des créations hybrides.
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Métal recyclé :
- De plus en plus plébiscité pour les projets écoresponsables (portails, bancs publics).
- Provenant des friches industrielles locales (Plaine Saint-Denis, anciennes usines de Pantin).
- Traité et retravaillé pour offrir une seconde vie sans compromettre la solidité.
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C'est impressionnant, ces techniques ancestrales, non ?
Entretien et restauration des pièces en fer forgé
L’entretien d’une pièce en fer forgé dépend de son exposition et de sa finition :
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Nettoyage régulier :
- Extérieur : Un nettoyage annuel à l’eau savonneuse (sans javel) suffit pour éliminer poussière et dépôts polluants. Les pièces proches des axes routiers (comme à Aubervilliers ou Saint-Denis) nécessitent un rinçage plus fréquent pour éviter l’accumulation de particules acides.
- Intérieur : Un chiffon microfibre humide permet d’enlever la poussière sans rayer le métal.
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Protection contre la corrosion :
- Peinture : Inspecter annuellement les pièces peintes pour repérer les éclats. Poncer localement et appliquer une peinture antirouille (glycéro ou époxy) en retouche.
- Patine naturelle : Pour les pièces brunies ou cirées, appliquer une cire microcristalline tous les 2 ans pour nourrir le métal.
- Acier Corten : Aucune intervention n’est nécessaire – la patine rouillée est autoprotégeante.
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Restauration des pièces anciennes :
- Décapage : Les couches de peinture superposées sont retirées au chalumeau ou à la brosse métallique, avec précaution pour ne pas altérer le métal.
- Redressage : Les déformations sont corrigées à froid (pour les pièces fines) ou à chaud (pour les éléments épais), en utilisant des outils traditionnels (maillets, tas).
- Remplacement partiel : Les éléments trop corrodés sont reproduits à l’identique, avec des soudures discrètes et des finitions adaptées (brunissage, patine à l’acide).
- Traitement final : Application d’une protection adaptée (cire, peinture, ou traitement galvanique pour les pièces très exposées).
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Cas particuliers :
- Pièces proches des canaux (Ourcq, Saint-Denis) : Risque accru de corrosion dû à l’humidité. Prévoir un entretien biannuel avec application d’un inhibiteur de rouille.
- Œuvres d’art public : Les sculptures ou fontaines en métal (comme celles du parc de la Courneuve) font l’objet de contrats d’entretien avec les collectivités, incluant un nettoyage professionnel tous les 3 ans.
Où voir des exemples de ferronnerie d'art en Seine-Saint-Denis
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Saint-Denis :
- Basilique cathédrale : Grilles du chœur et garde-corps des chapelles (XIXe siècle), restaurés par des artisans locaux.
- Plaine Saint-Denis : Anciennes grilles d’usine (années 1920) conservées dans les friches reconverties (ex : Les Docks de Saint-Denis).
- Rues du centre-ville : Balcons en fer forgé des immeubles Haussmanniens (rue de la République, rue Gabriel Péri).
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Montreuil :
- Murs à pêches : Enseignes et portails en fer forgé des anciennes propriétés maraîchères.
- Cimetière du Père-Lachaise (proche) : Bien que situé à Paris, il abrite des tombes et grilles réalisées par des ferronniers de Montreuil au XIXe siècle.
- Ateliers d’artistes : Certains ferronniers ouvrent leurs portes lors des Journées du Patrimoine ou des Parcours des Ateliers.
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Pantin et Aubervilliers :
- Canal de l’Ourcq : Garde-corps et passerelles métalliques des anciennes écluses.
- Fort d’Aubervilliers : Grilles et portails militaires (XIXe siècle), partiellement restaurés.
- Parc départemental de la Courneuve : Mobilier urbain et sculptures en métal contemporain.
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Noisy-le-Grand et Le Blanc-Mesnil :
- Anciennes guinguettes : Enseignes en fer forgé des établissements des bords de Marne (comme le Balajo).
- Églises locales : Grilles de chœur et chandeliers en métal (église Saint-Pierre de Noisy-le-Grand).
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Projets contemporains :
- Stade de France (Saint-Denis) : Structures métalliques des accès, réalisées par des artisans locaux.
- Coulée verte de Bobigny : Bancs et garde-corps en fer forgé, commandés par le Conseil départemental.
- Écoquartiers (comme Les Lumières Pleyel à Saint-Denis) : Intégration de ferronnerie d’art dans les nouveaux espaces publics.
Pour une immersion pratique, les ateliers ouverts (comme ceux du collectif "Métal en Seine") organisent régulièrement des démonstrations de forgeage et des expositions-ventes. Renseignez-vous auprès de la Chambre de Métiers d’Île-de-France ou des offices de tourisme locaux pour les dates.
Sources :
- Chambre de Métiers et de l’Artisanat d’Île-de-France
- Conseil départemental de Seine-Saint-Denis
- Institut National des Métiers d’Art
- Direction Régionale des Affaires Culturelles Île-de-France
- Service-Public.fr – Artisanat d’art
- ADEME – Éco-conception en métallurgie
- France Rénov’ – Aides à la restauration du patrimoine
- Archives municipales de Saint-Denis, Montreuil et Pantin
- Patrimoine industriel en Seine-Saint-Denis, Éditions du Patrimoine (2021)
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