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Récupération d'eau de pluie pour l'arrosage dans les Yvelines : guide pratique

Dans les Yvelines, où les étés peuvent être secs et les restrictions d’eau de plus en plus fréquentes, la récupération d’eau de pluie s’impose comme une solution écologique et économique pour l’arrosage des jardins, potagers et espaces verts. Entre les zones urbaines de Versailles ou Sartrouville et les espaces ruraux de la vallée de Chevreuse ou de la forêt de Rambouillet, les particuliers et professionnels cherchent à optimiser cette ressource gratuite, tout en respectant les spécificités climatiques locales – des hivers frais, des étés parfois secs, et des pluies irrégulières. Ce guide détaille les enjeux, les techniques et les bonnes pratiques pour installer et exploiter un système de récupération adapté au territoire yvelinois.


Pourquoi récupérer l'eau de pluie dans les Yvelines ? Enjeux écologiques et économiques

Les Yvelines, département francilien au climat océanique dégradé, subissent des tensions croissantes sur leurs ressources en eau. Les nappes phréatiques, sollicitées par l’urbanisation et l’agriculture, peinent à se recharger, tandis que les épisodes pluvieux, parfois intenses, ne suffisent pas à compenser les périodes de sécheresse estivale. Récupérer l’eau de pluie permet de réduire la dépendance au réseau d’eau potable, dont le coût ne cesse d’augmenter, notamment dans les zones densément peuplées comme Versailles ou Saint-Germain-en-Laye.

Sur le plan écologique, cette pratique limite les prélèvements dans les milieux naturels, préservant ainsi les écosystèmes locaux, comme les forêts de Rambouillet ou de Saint-Germain, ou les boucles de la Seine. Dans les zones rurales, autour de Montfort-l’Amaury ou de Chevreuse, où les sols argileux ou calcaires absorbent difficilement les eaux de ruissellement, la récupération contribue à atténuer les risques d’inondation en stockant temporairement les eaux pluviales. Enfin, l’eau de pluie, dépourvue de calcaire et de chlore, est idéale pour l’arrosage des plantes locales – rosiers, hortensias, ou arbres fruitiers –, qui prospèrent mieux sans les résidus des traitements chimiques présents dans l’eau du robinet.

Économiquement, les gains sont significatifs. Dans un département où les factures d’eau peuvent peser sur le budget des ménages, notamment dans les zones périurbaines de Poissy ou des Mureaux, la récupération d’eau de pluie réduit la consommation d’eau potable pour des usages non alimentaires. Les collectivités encouragent cette démarche via des aides financières, bien que leur montant et leurs conditions varient selon les territoires. À Mantes-la-Jolie ou dans les villages de la vallée de Chevreuse, où les réseaux d’assainissement sont parfois saturés lors des fortes pluies, les systèmes de récupération soulagent également les infrastructures publiques.


Les différents systèmes de récupération : cuves aériennes, citernes enterrées...

Les systèmes de récupération d’eau de pluie varient selon les contraintes techniques et géographiques des Yvelines.

Plusieurs solutions techniques existent pour capter et stocker l’eau de pluie, chacune adaptée à des contraintes spécifiques – espace disponible, budget, volume nécessaire, ou type de toiture. Le choix dépend aussi de la localisation : en zone urbaine dense, comme à Versailles ou Sartrouville, où les surfaces au sol sont limitées, les cuves aériennes ou les citernes enterrées compactes sont privilégiées, tandis que dans les zones rurales, autour de Rambouillet ou de Montfort-l’Amaury, les grands réservoirs enterrés ou les bassins de rétention trouvent plus facilement leur place.

Cuves aériennes

Les cuves aériennes, souvent en polyéthylène ou en métal, sont les plus simples à installer et les moins coûteuses. Elles se placent directement sous une gouttière, sans nécessiter de travaux de terrassement. Leur capacité varie généralement entre quelques centaines de litres et plusieurs milliers, mais leur volume reste limité par leur encombrement et leur exposition aux variations de température. Dans les Yvelines, où les hivers peuvent être froids, ces cuves doivent être résistantes au gel et placées de préférence à l’abri des vents dominants. Leur principal avantage réside dans leur mobilité : elles peuvent être déplacées ou retirées si nécessaire, ce qui les rend idéales pour les locations ou les jardins temporaires.

Citernes enterrées

Les citernes enterrées, en béton, en polyéthylène ou en fibre de verre, offrent une capacité de stockage bien supérieure, allant de quelques mètres cubes à plusieurs dizaines. Elles sont discrètes, protégées des UV et des variations thermiques, et permettent une meilleure conservation de l’eau. Leur installation nécessite cependant des travaux de terrassement, ce qui implique un coût plus élevé et une étude préalable du sol – particulièrement important dans les Yvelines, où les terrains peuvent être argileux (vallée de la Seine) ou calcaires (plateau de Saclay). Ces citernes sont souvent équipées d’un système de pompage pour redistribuer l’eau vers les points d’arrosage, ce qui en fait une solution adaptée aux grands jardins ou aux exploitations agricoles.

Récupérateurs souples

Moins courants mais pratiques pour les espaces réduits, les récupérateurs souples, en toile imperméable, se déploient au sol ou contre un mur. Leur capacité peut atteindre plusieurs milliers de litres, et leur installation ne nécessite pas de fondations. Ils sont particulièrement utiles dans les zones où les sols sont instables ou difficiles à creuser, comme les terrains en pente de la vallée de Chevreuse ou les zones humides près des boucles de la Seine. Leur durée de vie est cependant plus limitée que celle des cuves rigides, et ils nécessitent un entretien régulier pour éviter les perforations.

Systèmes intégrés aux bâtiments

Pour les constructions neuves ou les rénovations lourdes, des systèmes plus élaborés peuvent être intégrés dès la conception du bâti. Il s’agit par exemple de toitures végétalisées couplées à des citernes, ou de réseaux de gouttières redirigeant l’eau vers des réservoirs enterrés. À Saint-Quentin-en-Yvelines ou dans les éco-quartiers de Versailles, ces solutions sont de plus en plus adoptées, notamment pour les immeubles collectifs. Elles permettent une gestion centralisée de l’eau de pluie, avec des usages mutualisés pour l’arrosage des espaces verts ou le nettoyage des parties communes.


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Magalie

Ça semble nécessaire de bien préparer l'installation, hein ?

Choisir la bonne capacité : calculer ses besoins en eau pour l'arrosage

Déterminer la capacité idéale d’un système de récupération d’eau de pluie repose sur une estimation précise des besoins en arrosage.

Déterminer la capacité idéale d’un système de récupération d’eau de pluie repose sur une estimation précise des besoins en arrosage, qui varient selon la surface à irriguer, le type de végétation, le climat local et la fréquence des pluies. Dans les Yvelines, où les précipitations sont modérées mais irrégulières, cette étape est cruciale pour éviter les surcoûts inutiles ou, à l’inverse, les pénuries en période de sécheresse.

Estimer la surface à arroser

La première donnée à prendre en compte est la superficie des espaces verts à entretenir. Un jardin potager de 100 m² n’aura pas les mêmes besoins qu’un verger ou qu’une pelouse. À Rambouillet ou dans les villages de la vallée de Chevreuse, où les jardins sont souvent généreux, les besoins peuvent rapidement atteindre plusieurs mètres cubes par semaine en été. Pour les balcons ou les petites cours urbaines, comme à Versailles ou Sartrouville, une cuve de quelques centaines de litres peut suffire.

Calculer les besoins en eau des plantes

Les plantes adaptées au climat des Yvelines, comme les rosiers, les hortensias ou les arbres fruitiers, nécessitent moins d’eau que les espèces exotiques ou les pelouses classiques. Par exemple, un arbre fruitier adulte se contente de 20 à 30 litres par semaine en été, tandis qu’un gazon demande environ 5 litres par mètre carré et par jour. Les légumes du potager, comme les tomates ou les courgettes, ont des besoins plus élevés, de l’ordre de 3 à 5 litres par pied et par jour en période de croissance. Les pépiniéristes locaux ou les chambres d’agriculture proposent des guides spécifiques pour adapter l’arrosage aux espèces cultivées dans la région.

Prendre en compte la pluviométrie locale

Les Yvelines présentent des disparités importantes en matière de pluviométrie. Dans la plaine de Versailles, les précipitations annuelles avoisinent les 650 mm, tandis que dans la forêt de Rambouillet ou la vallée de Chevreuse, elles peuvent atteindre 750 mm. Cependant, ces chiffres masquent une réalité plus contrastée : les pluies sont souvent concentrées sur l’automne et l’hiver, avec des étés parfois secs. Pour dimensionner une cuve, il est donc essentiel de se baser sur les données mensuelles, en ciblant les périodes de besoin maximal (juin à septembre). Des outils en ligne, comme ceux proposés par Météo France ou la Chambre d’Agriculture des Yvelines, permettent d’obtenir des historiques précis par commune.

Intégrer le coefficient de ruissellement

Toutes les eaux de pluie qui tombent sur un toit ne sont pas récupérables. Une partie s’évapore, une autre est absorbée par les matériaux, et une dernière ruisselle sans être captée. Le coefficient de ruissellement, qui dépend du type de toiture, permet d’estimer la quantité d’eau effectivement récupérable. Pour une toiture en tuiles, ce coefficient est généralement de 0,8 à 0,9, tandis que pour une toiture végétalisée, il peut descendre à 0,3. Dans les Yvelines, où les toitures en ardoise ou en tuiles dominent, ce paramètre est favorable à la récupération.

Exemple de calcul pour un jardin yvelinois

Prenons l’exemple d’un jardin de 200 m² à Saint-Germain-en-Laye, composé d’une pelouse (100 m²), d’un potager (50 m²) et d’arbustes (50 m²). En été, les besoins en eau sont estimés à :

  • Pelouse : 100 m² × 5 L/m²/jour × 30 jours = 15 000 L/mois
  • Potager : 50 m² × 3 L/m²/jour × 30 jours = 4 500 L/mois
  • Arbustes : 50 m² × 1 L/m²/jour × 30 jours = 1 500 L/mois Soit un total de 21 000 L/mois. Avec une pluviométrie estivale faible (environ 50 mm en juillet-août, soit 50 L/m²), la toiture de 100 m² ne fournira que 4 000 à 4 500 L/mois (en tenant compte d’un coefficient de ruissellement de 0,9). Une cuve de 5 000 L permettra donc de couvrir environ 25 % des besoins, tandis qu’une cuve de 10 000 L offrira une autonomie plus confortable, en stockant l’eau des pluies printanières pour l’été.

Installation d'une cuve de récupération : étapes et précautions

Installer une cuve de récupération d’eau dans les Yvelines exige une préparation minutieuse, adaptée aux particularités climatiques et géologiques locales. Que l’on choisisse une cuve aérienne ou une citerne enterrée, plusieurs étapes essentielles doivent être scrupuleusement suivies pour assurer l’efficacité et la pérennité du système.

Étude préalable du site

Avant toute installation, une analyse du site est indispensable. Elle comprend :

  • L’évaluation de la toiture : la surface, la pente et le matériau de couverture influencent la quantité d’eau récupérable. Les toitures en ardoise ou en tuiles, courantes dans les Yvelines, sont idéales, tandis que les toitures en fibrociment (interdites pour les bâtiments construits après 1997) peuvent libérer des fibres d’amiante et nécessitent des précautions particulières.
  • L’analyse du sol : pour les citernes enterrées, un sol stable et bien drainé est préférable. Dans les zones argileuses, comme la vallée de la Seine, des risques de gonflement ou de tassement doivent être anticipés. À l’inverse, sur les terrains calcaires du plateau de Saclay, le terrassement peut s’avérer coûteux.
  • La localisation des réseaux : il est impératif de vérifier l’absence de canalisations (eau, électricité, gaz) ou de fosses septiques à proximité du lieu d’installation. Les services techniques des mairies ou les gestionnaires de réseaux (comme Veolia ou Suez dans certaines communes) fournissent des plans pour éviter les accidents.

Choix des matériaux et des équipements

Le système de récupération se compose de plusieurs éléments, dont le choix impacte la performance et la longévité :

  • Les gouttières et descentes pluviales : elles doivent être dimensionnées pour évacuer les fortes pluies, fréquentes en automne dans les Yvelines. Les matériaux résistants à la corrosion, comme l’aluminium ou le zinc, sont recommandés. Un filtre à feuilles, placé en amont de la cuve, évite l’obstruction des canalisations.
  • La cuve ou citerne : son matériau (polyéthylène, béton, fibre de verre) doit être adapté au climat. Dans les Yvelines, où les hivers peuvent être froids, les cuves aériennes doivent être résistantes au gel. Pour les citernes enterrées, le béton offre une bonne inertie thermique, limitant les variations de température.
  • Le système de pompage : une pompe immergée ou de surface est nécessaire pour redistribuer l’eau vers les points d’arrosage. Son débit doit être adapté à la pression requise (par exemple, 1,5 bar pour un arrosage goutte-à-goutte). Un surpresseur peut être ajouté pour les installations complexes, comme les jardins en terrasses de la vallée de Chevreuse.

Travaux d’installation

Pour une cuve aérienne, l’installation est relativement simple :

  1. Préparation du sol : une dalle en béton ou un lit de graviers stabilisés est coulé pour supporter le poids de la cuve pleine. Dans les Yvelines, où les sols peuvent être argileux ou instables, cette étape est cruciale pour éviter les affaissements.
  2. Pose de la cuve : la cuve est positionnée sur la dalle, en veillant à ce qu’elle soit parfaitement de niveau. Un trop-plein doit être installé pour évacuer l’excédent d’eau en cas de pluie intense.
  3. Raccordement aux gouttières : les descentes pluviales sont redirigées vers la cuve via un collecteur équipé d’un filtre. Dans les zones boisées, comme autour de Rambouillet, un filtre plus fin peut être nécessaire pour retenir les feuilles et les aiguilles de pin.

Pour une citerne enterrée, les étapes sont plus complexes :

  1. Terrassement : un trou est creusé, avec une marge de sécurité pour faciliter l’installation. Dans les zones humides, comme près des boucles de la Seine, un drainage périphérique peut être nécessaire.
  2. Pose de la citerne : la citerne est descendue dans le trou, puis ancrée pour éviter les mouvements dus à la pression de l’eau ou du sol. Un lit de sable ou de gravier est souvent utilisé pour répartir les charges.
  3. Raccordement et remblaiement : les tuyaux d’arrivée et de sortie sont connectés, puis le trou est comblé avec du sable ou de la terre, en tassant par couches successives pour éviter les poches d’air.

Filtration et traitement de l'eau : éviter les problèmes de qualité

L’eau de pluie, bien que naturelle, peut contenir des impuretés (feuilles, poussière, pollens, fientes d’oiseaux) ou des micro-organismes, notamment si elle stagne. Dans les Yvelines, où les arbres sont nombreux (forêts de Rambouillet, de Saint-Germain, ou de Marly), la filtration est une étape clé pour préserver la qualité de l’eau et éviter l’obstruction des systèmes d’arrosage.

Les différents types de filtres

Plusieurs niveaux de filtration peuvent être mis en place :

  • Filtres à feuilles : placés dans les gouttières ou en amont de la cuve, ils retiennent les gros débris. Ils sont indispensables dans les zones boisées, comme à Maisons-Laffitte ou dans la vallée de Chevreuse.
  • Filtres à mailles fines : installés avant l’entrée dans la cuve, ils bloquent les particules plus petites (pollens, insectes). Ils sont particulièrement utiles dans les zones urbaines, où la pollution atmosphérique peut déposer des particules fines sur les toitures.
  • Filtres à charbon actif : optionnels, ils éliminent les odeurs et certains produits chimiques (comme les résidus de pollution atmosphérique, fréquents dans les zones industrielles des Mureaux ou de Poissy).

Traitement contre les bactéries et les algues

Dans les cuves aériennes, l’exposition à la lumière peut favoriser le développement d’algues. Pour y remédier :

  • Couvercles opaques : ils limitent la pénétration de la lumière et réduisent la prolifération d’algues.
  • Traitements naturels : des produits à base de cuivre ou de peroxyde d’hydrogène peuvent être ajoutés pour désinfecter l’eau, sans danger pour les plantes.
  • Systèmes de circulation : une pompe de brassage évite la stagnation et limite la formation de dépôts.

Entretien régulier

Un entretien annuel est recommandé :

  • Nettoyage des filtres : à effectuer au moins deux fois par an, avant et après la saison des pluies.
  • Vidange et nettoyage de la cuve : tous les 2 à 3 ans, pour éliminer les sédiments accumulés au fond. Dans les Yvelines, où les eaux peuvent être riches en calcaire, un détartrage peut être nécessaire.
  • Vérification des joints et des raccords : pour éviter les fuites, surtout avant l’hiver, où le gel peut endommager les installations.

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Magalie

C'est rassurant d'avoir des règles claires, non ?

Utilisation de l'eau de pluie : arrosage, nettoyage et autres usages

L’eau de pluie récupérée peut être utilisée pour divers usages non alimentaires, sous réserve de respecter certaines précautions.

Arrosage des espaces verts

C’est l’usage le plus courant et le plus simple. L’eau de pluie, non calcaire et à pH neutre, est particulièrement adaptée à l’arrosage des plantes, des potagers et des pelouses. Dans les Yvelines, où les jardins sont souvent composés de plantes rustiques (rosiers, hortensias, arbres fruitiers), cette eau favorise une croissance saine. Pour optimiser son utilisation :

  • Arrosage goutte-à-goutte : ce système, économique et précis, est idéal pour les potagers et les massifs. Il limite le gaspillage et permet une irrigation ciblée.
  • Programmateurs d’arrosage : couplés à un récupérateur d’eau de pluie, ils permettent d’automatiser l’arrosage en fonction des besoins des plantes et des prévisions météo.

Nettoyage extérieur

L’eau de pluie peut également servir au nettoyage des terrasses, des outils de jardinage, ou des véhicules. Cependant, elle n’est pas adaptée au lavage des surfaces en contact avec des aliments (comme les saladiers ou les tables de pique-nique), sauf si elle a subi un traitement spécifique.

Alimentation des toilettes ou du lave-linge

Bien que techniquement possible, cet usage est soumis à des réglementations strictes en France. Il nécessite une installation spécifique, avec un système de filtration avancé et une déclaration en mairie. Dans les Yvelines, où certaines communes encouragent la gestion durable de l’eau, des aides peuvent être disponibles pour ces installations plus complexes. Renseignez-vous auprès de votre Conseil départemental ou de l’ANIL.


Réglementation dans les Yvelines : normes et démarches administratives

En France, la récupération d’eau de pluie est encadrée par des règles strictes, notamment pour éviter les risques sanitaires. Dans les Yvelines, comme ailleurs, ces règles s’appliquent, avec quelques spécificités locales.

Usages autorisés

L’eau de pluie peut être utilisée librement pour :

  • L’arrosage des espaces verts (jardins, potagers, pelouses).
  • Le nettoyage des sols extérieurs et des véhicules.
  • L’alimentation des toilettes et du lave-linge, sous réserve d’une installation conforme aux normes (NF EN 16941-1) et d’une déclaration en mairie.

En revanche, l’usage pour la consommation humaine (boisson, cuisine) est strictement interdit, sauf dérogation exceptionnelle et sous contrôle sanitaire strict.

Démarches administratives

  • Déclaration en mairie : pour les installations de plus de 10 m³ ou si l’eau est utilisée à l’intérieur d’un bâtiment (toilettes, lave-linge), une déclaration préalable est obligatoire. Les services d’urbanisme de votre commune (Versailles, Saint-Germain-en-Laye, Mantes-la-Jolie, etc.) vous fourniront les formulaires nécessaires.
  • Règles d’urbanisme : dans les zones classées (comme le Parc naturel régional de la Haute Vallée de Chevreuse) ou les secteurs sauvegardés (centre historique de Versailles), des règles supplémentaires peuvent s’appliquer. Il est conseillé de consulter le PLU (Plan Local d’Urbanisme) de votre commune avant d’entreprendre des travaux.
  • Normes techniques : les installations doivent respecter la norme NF EN 16941-1 pour les systèmes de récupération d’eau de pluie. Les cuves doivent être étanches, équipées d’un trop-plein et d’un système de filtration.

Aides financières

Dans les Yvelines, plusieurs dispositifs peuvent vous aider à financer votre installation :

  • Aide aux propriétaires forestiers privés : si votre propriété inclut des espaces boisés, la Région Île-de-France propose des subventions pour les systèmes de gestion durable des eaux pluviales.
  • Aides locales : certaines communes ou intercommunalités, comme Versailles Grand Parc ou Saint-Quentin-en-Yvelines, proposent des subventions ou des prêts à taux zéro pour les équipements écologiques. Renseignez-vous auprès de votre mairie ou de l’ADIL 78.
  • Crédit d’impôt : bien que les aides nationales comme MaPrimeRénov’ ne couvrent pas spécifiquement les récupérateurs d’eau de pluie, certaines dépenses liées à l’amélioration de la gestion de l’eau peuvent être éligibles sous conditions. Consultez le site service-public.fr pour plus d’informations.

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Magalie

C'est important de préserver les ressources en eau, non ?

Entretien du système : nettoyage, vérifications et bonnes pratiques

Un système de récupération d’eau de pluie nécessite un entretien régulier pour garantir sa durabilité et la qualité de l’eau.

Nettoyage annuel

  • Cuves aériennes : vidangez et nettoyez la cuve au moins une fois par an, de préférence au printemps, avant la saison des pluies. Utilisez une brosse douce et de l’eau claire pour éliminer les dépôts.
  • Citernes enterrées : un nettoyage tous les 2 à 3 ans est recommandé. Dans les Yvelines, où les eaux peuvent être calcaires, un détartrage peut être nécessaire.
  • Filtres : nettoyez ou remplacez les filtres à feuilles et les filtres fins tous les 6 mois.

Vérifications techniques

  • Étancheité : vérifiez régulièrement l’état des joints et des raccords, surtout après un hiver rigoureux ou des épisodes de gel.
  • Pompes et robinets : testez leur fonctionnement avant la saison d’arrosage. Dans les zones rurales, où les coupures d’électricité peuvent survenir, un système de secours (comme une pompe manuelle) peut être utile.
  • Trop-plein : assurez-vous qu’il est dégagé et fonctionnel pour éviter les débordements en cas de forte pluie.

Bonnes pratiques

  • Éviter la stagnation : si vous n’utilisez pas toute l’eau stockée, vidangez partiellement la cuve pour éviter la prolifération de moustiques ou d’algues.
  • Protéger du gel : dans les Yvelines, où les hivers peuvent être froids, isolez les parties exposées (robinets, pompes) ou vidangez le système si vous ne l’utilisez pas en hiver.
  • Tenir un registre : notez les dates de nettoyage, les interventions techniques et les éventuels problèmes rencontrés. Cela facilitera l’entretien et permettra de détecter rapidement les anomalies.

Exemples d'installations dans les Yvelines : Versailles, Saint-Germain, Mantes

Les Yvelines offrent une grande diversité de configurations, des jardins urbains aux propriétés rurales. Voici quelques exemples concrets d’installations adaptées aux spécificités locales.

Jardin urbain à Versailles

Dans le centre historique de Versailles, où les espaces extérieurs sont souvent réduits, une cuve aérienne de 1 000 litres, discrète et design, peut être installée contre un mur ou sous un balcon. Couplée à un système d’arrosage goutte-à-goutte, elle permet d’irriguer efficacement les plantes en pots et les petits massifs. Les cuves en polyéthylène, légères et résistantes, sont particulièrement adaptées à ce type d’installation.

Propriété rurale à Rambouillet

Dans les zones boisées de Rambouillet, une citerne enterrée de 10 000 litres, couplée à un système de filtration avancé, permet de stocker l’eau des pluies automnales pour un usage estival. Le système est souvent complété par une pompe immergée et un programmateur d’arrosage, pour une gestion optimisée de l’eau sur de grandes surfaces (vergers, potagers, pelouses).

Maison individuelle aux Mureaux

Dans les zones périurbaines, comme aux Mureaux ou à Trappes, où les jardins sont de taille moyenne, une cuve semi-enterrée de 3 000 à 5 000 litres est souvent privilégiée. Elle offre un bon compromis entre capacité de stockage et facilité d’installation. Les systèmes sont généralement équipés d’un filtre à feuilles et d’un trop-plein relié au réseau pluvial.

Domaine agricole dans la vallée de Chevreuse

Pour les exploitations agricoles ou les grandes propriétés, des bassins de rétention ou des citernes de grande capacité (20 000 litres et plus) sont installés. Ces systèmes, souvent couplés à des stations de pompage, permettent d’irriguer de vastes surfaces, comme les champs ou les vergers. Dans la vallée de Chevreuse, où les sols sont parfois argileux, un système de drainage est ajouté pour éviter l’engorgement.


Sources :

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