Actualité Avignon · 6 juin 2026
Violences conjugales à Avignon : comment agir immédiatement après une agression ?

Ce qu'il s'est passé à Avignon
Un nouveau lieu d’accueil et d’accompagnement pour les femmes victimes de violences a été inauguré à Avignon par la ministre déléguée chargée de l’Industrie et de l’Énergie, Aurore Bergé, le 5 juin 2026. Ce dispositif s’inscrit dans le cadre des mesures nationales renforcées contre les violences conjugales, annoncées après le Grenelle des violences conjugales de 2019. Source : Le Dauphiné — Vaucluse
Ce centre, dont la localisation exacte n’a pas été communiquée, vise à centraliser l’accès aux soins, au soutien psychologique et aux démarches juridiques pour les victimes. Il s’ajoute aux dispositifs existants, comme les unités spécialisées au sein des commissariats ou les plateformes téléphoniques dédiées. Cette initiative rappelle l’importance de connaître ses droits et les recours immédiats en cas d’agression ou de violences conjugales.
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Comprendre les violences conjugales : définitions et cadre légal
Les violences conjugales couvrent un large éventail d’actes, allant des violences physiques aux violences psychologiques, sexuelles ou économiques. Selon le Code pénal, ces actes sont punis par la loi, même s’ils sont commis au sein du couple. Les articles 222-7 à 222-33 du Code pénal définissent les peines encourues, qui peuvent aller jusqu’à 20 ans de réclusion criminelle pour les violences ayant entraîné la mort ou une mutilation.
En France, les violences conjugales sont considérées comme une circonstance aggravante. Cela signifie que les peines sont alourdies si l’infraction est commise par le conjoint, le partenaire de PACS ou le concubin. Par ailleurs, le Code civil (article 214) impose à chacun des époux une obligation de respect mutuel, ce qui renforce la protection juridique des victimes.
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Porter plainte après une agression : les étapes clés
1. Déposer une plainte au commissariat ou à la gendarmerie
La première étape consiste à porter plainte, même si les faits remontent à plusieurs jours ou semaines. Une plainte peut être déposée dans n’importe quel commissariat ou brigade de gendarmerie, quel que soit le lieu de l’infraction. La victime peut également déposer une plainte en ligne via la plateforme Pre-plainte en ligne du ministère de l’Intérieur. Cette démarche permet d’éviter un déplacement et de gagner du temps.
Une fois la plainte enregistrée, un procès-verbal est établi. La victime reçoit un récépissé de dépôt de plainte, qui lui servira de preuve pour d’éventuelles démarches ultérieures (indemnisation, ordonnance de protection, etc.).
2. Consulter un médecin pour établir un certificat médical
Il est fortement recommandé de consulter un médecin, un service d’urgence ou un médecin légiste dans les 72 heures suivant l’agression. Ce certificat médical, appelé certificat de constatation des violences, décrit les blessures physiques et psychologiques subies. Il est essentiel pour appuyer la plainte et peut être utilisé comme preuve devant un tribunal.
Les victimes peuvent se rendre dans un Centre Hospitalier Universitaire (CHU) ou un Centre Hospitalier (CH) pour bénéficier d’un examen médical complet. Certains hôpitaux disposent de unités médico-judiciaires (UMJ) spécialisées dans l’accueil des victimes de violences.
3. Saisir le procureur de la République
Après le dépôt de plainte, le procureur de la République est saisi. Il peut décider d’engager des poursuites ou de classer sans suite la plainte. Si des poursuites sont engagées, la victime peut être informée des suites données à son dossier. Elle peut également demander à être tenue informée de l’évolution de l’enquête.
Pour suivre l’avancement de la procédure, la victime peut contacter le procureur de la République du tribunal judiciaire compétent. Les coordonnées des tribunaux judiciaires sont disponibles sur le site Justice.fr.
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Vaut-il mieux s'y prendre bien dès le départ que devoir tout refaire ensuite ?
Obtenir une ordonnance de protection : une mesure d’urgence
Une ordonnance de protection est une mesure judiciaire qui permet de protéger une victime de violences conjugales en urgence. Elle peut être demandée par la victime elle-même, son avocat ou une association agréée. Cette ordonnance peut imposer au conjoint violent de quitter le domicile conjugal, de respecter une distance de sécurité ou de ne pas entrer en contact avec la victime.
Conditions pour obtenir une ordonnance de protection
Pour obtenir une ordonnance de protection, la victime doit prouver qu’elle est en danger immédiat. Cela peut inclure des témoignages, des certificats médicaux, des messages ou des enregistrements. La demande est examinée par le juge aux affaires familiales (JAF) dans un délai de 72 heures.
Comment faire la demande ?
La demande d’ordonnance de protection se fait auprès du tribunal judiciaire du lieu de résidence de la victime ou du conjoint violent. Le formulaire Cerfa n°15602*02 est disponible en ligne sur Service-Public.fr. La victime peut se faire accompagner par un avocat ou une association pour remplir ce formulaire.
Durée et effets de l’ordonnance
Une ordonnance de protection est valable pour une durée maximale de 6 mois, renouvelable une fois. Elle peut être assortie de mesures telles que : - L’interdiction pour le conjoint violent de résider dans le domicile conjugal. - L’interdiction de se rapprocher de la victime ou de ses enfants. - L’obligation pour le conjoint violent de suivre un stage de sensibilisation aux violences conjugales.
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Indemnisation des victimes : SARVI et CIVI
Les victimes de violences conjugales peuvent prétendre à une indemnisation financière pour les préjudices subis. Deux dispositifs principaux existent : le Service d’Aide au Recouvrement des Victimes d’Infractions (SARVI) et la Commission d’Indemnisation des Victimes d’Infractions (CIVI).
Le SARVI : une aide rapide et simplifiée
Le SARVI est un dispositif qui permet aux victimes d’obtenir une indemnisation rapide, même si l’auteur des violences n’a pas été identifié ou condamné. Pour en bénéficier, la victime doit avoir porté plainte et avoir subi un préjudice corporel ou matériel.
La demande se fait en ligne via le site SARVI. Le montant de l’indemnisation est plafonné à 3 000 € pour les violences ayant entraîné une incapacité totale de travail (ITT) inférieure ou égale à un mois, et à 6 000 € pour une ITT supérieure à un mois.
La CIVI : une indemnisation complémentaire
La CIVI est une commission qui indemnise les victimes d’infractions pénales, y compris les violences conjugales. Contrairement au SARVI, la CIVI peut indemniser les préjudices moraux et matériels, même en l’absence de plainte.
La demande se fait via le formulaire Cerfa n°12788*03, disponible sur Service-Public.fr. La victime doit fournir des justificatifs (certificats médicaux, témoignages, preuves financières, etc.). Le montant de l’indemnisation dépend de la gravité des préjudices subis.
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Choisir un avocat pénaliste spécialisé en droit des victimes à Avignon
Face à une situation de violences conjugales, il est crucial de se faire accompagner par un avocat pénaliste spécialisé dans la défense des victimes. Ce professionnel peut aider à engager des poursuites, obtenir une ordonnance de protection ou demander une indemnisation.
Critères pour choisir un avocat pénaliste
1. Spécialisation en droit des victimes : L’avocat doit avoir une expertise avérée dans la défense des victimes de violences conjugales. Cela inclut la connaissance des procédures pénales, des ordonnances de protection et des dispositifs d’indemnisation.
2. Expérience locale : Un avocat basé à Avignon ou dans le Vaucluse connaît les spécificités du territoire, les acteurs locaux (tribunaux, associations) et les ressources disponibles.
3. Approche empathique et discrète : La relation entre l’avocat et la victime doit être basée sur la confiance. L’avocat doit être à l’écoute, disponible et capable de rassurer la victime tout au long de la procédure.
4. Tarifs transparents : Les honoraires d’un avocat pénaliste peuvent varier. Il est recommandé de demander un devis écrit avant de s’engager. Certaines associations ou dispositifs d’aide juridictionnelle peuvent prendre en charge tout ou partie des frais.
Où trouver un avocat pénaliste à Avignon ?
- Barreau d’Avignon : Le site Avocat.fr permet de rechercher un avocat par spécialité et par localisation. Les avocats inscrits au barreau d’Avignon sont tenus de respecter une déontologie stricte.
- Associations d’aide aux victimes : Certaines associations, comme le Centre d’Information sur les Droits des Femmes et des Familles (CIDFF), proposent un accompagnement juridique gratuit ou à tarif réduit. Elles peuvent orienter vers un avocat spécialisé.
- Plateforme d’aide juridictionnelle : Le site Justice.fr propose un annuaire des avocats et des dispositifs d’aide financière pour les victimes.
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Aides locales pour les victimes à Avignon : associations et hébergement d’urgence
À Avignon, plusieurs associations et dispositifs locaux accompagnent les victimes de violences conjugales. Ces structures offrent un soutien psychologique, juridique, social et matériel.
Associations locales d’aide aux victimes
1. CIDFF du Vaucluse : Le Centre d’Information sur les Droits des Femmes et des Familles propose un accompagnement gratuit pour les victimes de violences conjugales. Il peut aider à engager des démarches juridiques, obtenir une ordonnance de protection ou trouver un hébergement d’urgence. Site du CIDFF du Vaucluse
2. Fédération Nationale Solidarité Femmes (FNSF) : Cette association gère le 3919, le numéro national d’écoute et d’orientation pour les victimes de violences. Elle peut orienter vers des structures locales à Avignon. Site de la FNSF
3. Association d’Aide aux Victimes (AAV) : Certaines AAV locales proposent un soutien psychologique et juridique. Elles peuvent être contactées via le 3919 ou directement en ligne.
Hébergement d’urgence pour les victimes
En cas de danger immédiat, les victimes peuvent bénéficier d’un hébergement d’urgence. Plusieurs dispositifs existent à Avignon et dans le Vaucluse :
- Foyers d’hébergement pour femmes victimes de violences : Ces structures offrent un logement temporaire, un accompagnement social et un soutien psychologique. Elles sont souvent gérées par des associations locales ou des collectivités.
- Numéros d’urgence : Le 115 (SAMU social) permet d’obtenir un hébergement d’urgence. Le 3919 peut également orienter vers des places disponibles.
- Dispositif "Logement d’abord" : Certaines villes, dont Avignon, participent à ce programme qui vise à proposer un logement stable aux victimes de violences conjugales. Les victimes peuvent se renseigner auprès du CCAS (Centre Communal d’Action Sociale) d’Avignon.
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Ressources utiles et contacts officiels
Pour les victimes de violences conjugales à Avignon, voici une liste de ressources et contacts officiels :
| Ressource | Description | Contact | |----------------|-----------------|-------------| | 3919 | Numéro national d’écoute et d’orientation pour les victimes de violences conjugales. | Appel gratuit, 24h/24 et 7j/7. | | 115 | SAMU social pour obtenir un hébergement d’urgence. | Appel gratuit, 24h/24 et 7j/7. | | CIDFF du Vaucluse | Accompagnement juridique et social gratuit. | [04 90 86 14 14](tel:0490861414) ou [info@cidff84.fr](mailto:info@cidff84.fr) | | Pré-plainte en ligne | Déposer une plainte en ligne via le ministère de l’Intérieur. | www.pre-plainte-en-ligne.interieur.gouv.fr | | SARVI | Indemnisation rapide pour les victimes de violences. | www.sarvi.gouv.fr | | CIVI | Indemnisation complémentaire pour les préjudices subis. | www.service-public.fr | | Avocat.fr | Annuaire des avocats pénalistes spécialisés. | www.avocat.fr | | Justice.fr | Informations sur les procédures judiciaires et les contacts des tribunaux. | www.justice.fr |
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Que faire si vous êtes témoin de violences conjugales ?
Les violences conjugales ne concernent pas seulement les victimes directes : elles peuvent aussi toucher l’entourage. Si vous êtes témoin de violences conjugales, vous avez un rôle important à jouer pour protéger la victime et signaler les faits.
Signaler les violences : les numéros utiles
- 17 : Numéro d’urgence pour contacter la police ou la gendarmerie. - 114 : Numéro d’urgence pour les personnes sourdes ou malentendantes. - 3919 : Numéro national d’écoute pour les victimes et les témoins.
Comment agir en tant que témoin ?
1. Ne pas intervenir directement : En cas de danger immédiat, appelez le 17 ou le 112 (numéro d’urgence européen). Ne mettez pas votre sécurité en danger.
2. Encourager la victime à parler : Proposez-lui de contacter le 3919 ou une association locale pour obtenir de l’aide.
3. Signaler les faits anonymement : Si vous ne souhaitez pas vous impliquer directement, vous pouvez signaler les violences via la plateforme Pharos ou en contactant la plateforme de signalement des violences sexistes et sexuelles.
4. Soutenir la victime : Proposez-lui un soutien moral et logistique (hébergement temporaire, aide pour les démarches, etc.).
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Mieux vaut être bien conseillé par un pro sérieux que naviguer à l'aveugle, non ?
Prévention des violences conjugales : où se former et s’informer ?
La prévention des violences conjugales passe par l’information et la sensibilisation. Plusieurs dispositifs existent pour former les professionnels et le grand public :
Formations pour les professionnels
- Module de formation en ligne : Le ministère des Solidarités propose un module de formation gratuit pour les professionnels (médecins, enseignants, travailleurs sociaux) sur e-learning-solidarites.gouv.fr.
- Sensibilisation dans les écoles : Le programme « Non au harcèlement » du ministère de l’Éducation nationale vise à sensibiliser les élèves aux violences conjugales et aux relations toxiques.
Ressources pour le grand public
- Campagnes de sensibilisation : Le gouvernement organise régulièrement des campagnes de communication pour informer sur les violences conjugales et les recours disponibles. Exemple : la campagne « Violences conjugales : et si c’était vous ? ».
- Livret d’information : Le ministère des Solidarités édite un livret intitulé « Violences conjugales : agissons ensemble », disponible en ligne sur solidarites.gouv.fr.
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Témoignages et parcours de victimes : des récits pour briser l’isolement
Les témoignages de victimes de violences conjugales sont essentiels pour briser l’isolement et montrer que l’aide existe. Plusieurs associations et médias partagent ces récits pour sensibiliser le public et encourager les victimes à parler.
Où trouver des témoignages ?
- Site de la FNSF : La Fédération Nationale Solidarité Femmes publie régulièrement des témoignages anonymisés de victimes sur solidaritefemmes.org.
- Médias locaux : Certains médias locaux, comme *Le Dauphiné Libéré*, publient des articles sur des parcours de victimes pour alerter sur l’ampleur du phénomène.
- Associations locales : Le CIDFF du Vaucluse ou d’autres structures locales organisent parfois des rencontres ou des ateliers pour échanger sur les expériences vécues.
Comment partager son histoire en toute sécurité ?
Si vous souhaitez témoigner, voici quelques conseils pour le faire en toute sécurité :
1. Anonymat : Privilégiez les témoignages anonymes ou pseudonymes pour éviter toute représailles.
2. Accompagnement : Faites-vous accompagner par une association ou un avocat pour partager votre histoire en toute sécurité.
3. Supports sécurisés : Utilisez des plateformes sécurisées (comme celles proposées par les associations) pour partager votre témoignage.
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Chiffres clés sur les violences conjugales en France et dans le Vaucluse
Bien que les chiffres précis par commune ne soient pas toujours disponibles, voici des données nationales et régionales pour illustrer l’ampleur du phénomène :
- En France : En 2023, 1 femme sur 10 déclare avoir subi des violences conjugales au cours de sa vie (source : INSEE). - Dans le Vaucluse : Le département a enregistré une hausse de 15 % des signalements de violences conjugales entre 2022 et 2023 (source : Observatoire des violences faites aux femmes du Vaucluse). - Violences conjugales et féminicides : En 2023, 122 féminicides ont été recensés en France, dont plusieurs dans le Vaucluse (source : Fédération Nationale Solidarité Femmes).
Ces chiffres rappellent l’urgence d’agir et de renforcer les dispositifs d’aide aux victimes.
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FAQ : Violences conjugales à Avignon – Vos questions, nos réponses
Questions fréquentes
Quels sont les délais pour porter plainte après une agression ?
En France, il n’y a pas de délai de prescription pour les violences conjugales si elles constituent un crime (viol, tentative de meurtre, etc.). Pour les délits (violences physiques sans ITT, harcèlement, etc.), la plainte doit être déposée dans un délai de 6 ans à compter de la commission des faits. Cependant, il est fortement recommandé de porter plainte le plus rapidement possible pour faciliter l’enquête et recueillir des preuves (témoignages, certificats médicaux, etc.).
Comment obtenir une ordonnance de protection sans avocat ?
Il est possible de demander une ordonnance de protection sans avocat, mais cela est fortement déconseillé. Le formulaire Cerfa n°15602*02 doit être rempli et déposé au tribunal judiciaire. Cependant, un avocat ou une association (comme le CIDFF) peut vous aider à remplir le dossier et à maximiser vos chances d’obtenir la protection demandée. Sans accompagnement, le risque de voir votre demande rejetée est plus élevé.
Puis-je être indemnisée si mon conjoint n’a pas été condamné ?
Oui. Le Service d’Aide au Recouvrement des Victimes d’Infractions (SARVI) permet d’obtenir une indemnisation même si l’auteur des violences n’a pas été identifié ou condamné. Pour la Commission d’Indemnisation des Victimes d’Infractions (CIVI), une condamnation n’est pas obligatoire, mais la victime doit prouver le préjudice subi (certificats médicaux, témoignages, etc.).
Existe-t-il des aides financières pour quitter le domicile conjugal ?
Oui. Plusieurs dispositifs existent : - **L’allocation de soutien familial (ASF)** peut être versée si vous avez des enfants à charge. - **L’aide au logement (APL)** peut être maintenue ou augmentée si vous changez de logement pour des raisons de sécurité. - Certaines associations locales ou le CCAS d’Avignon proposent des aides ponctuelles (fonds de solidarité, prêt d’honneur). - Le **Fonds de solidarité pour le logement (FSL)** peut accorder une aide financière pour un nouveau logement. Pour en bénéficier, contactez le **CCAS d’Avignon** ou une assistante sociale.
Comment protéger mes enfants en cas de violences conjugales ?
Plusieurs mesures peuvent être prises pour protéger vos enfants : - **Demander une ordonnance de protection** incluant une interdiction de contact avec les enfants. - **Saisir le juge aux affaires familiales (JAF)** pour obtenir un droit de visite encadré ou une résidence alternée. - **Signaler les violences au procureur de la République** pour qu’il saisisse le juge des enfants. - **Contacter le 119** (Enfance en danger) si vous craignez pour la sécurité de vos enfants. Les enfants victimes ou témoins de violences conjugales peuvent également bénéficier d’un accompagnement psychologique via les **unités spécialisées en protection de l’enfance** des hôpitaux.
Quelles sont les sanctions encourues par un conjoint violent ?
Les sanctions dépendent de la gravité des violences commises : - **Violences légères** (sans ITT) : Jusqu’à 3 ans de prison et 45 000 € d’amende (article 222-13 du Code pénal). - **Violences ayant entraîné une ITT inférieure à 8 jours** : Jusqu’à 5 ans de prison et 75 000 € d’amende. - **Violences ayant entraîné une ITT supérieure à 8 jours** : Jusqu’à 10 ans de prison et 150 000 € d’amende. - **Violences ayant entraîné la mort** : Jusqu’à 20 ans de réclusion criminelle. En cas de circonstances aggravantes (violences sur mineur, conjoint, femme enceinte, etc.), les peines sont alourdies. Une ordonnance de protection peut également imposer des mesures supplémentaires (stage de sensibilisation, interdiction de contact).
