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Actualité Marseille · 7 juin 2026

Fermeture Nature & Découvertes à Marseille : vos droits et pistes de reconversion professionnelle

Fermeture Nature & Découvertes à Marseille : vos droits et pistes de reconversion professionnelle

Ce qu'il s'est passé à Marseille

L'enseigne Nature & Découvertes a annoncé la fermeture de cinq points de vente situés en région parisienne et à Marseille, une décision prise dans le cadre d'une procédure de redressement judiciaire. Selon les informations relayées par MaVille.com - Rennes, cette fermeture entraîne la suppression de postes pour les salariés concernés. Pour ces derniers, la priorité immédiate est de connaître leurs droits et d'activer les leviers d'accompagnement vers un nouvel emploi ou une reconversion.

Comprendre vos droits après une fermeture d'entreprise

Lorsqu'un employeur ferme un établissement, la procédure applicable dépend de l'effectif de l'entreprise et du nombre de licenciements envisagés. Dans le cas d'un licenciement pour motif économique, l'employeur doit respecter des obligations strictes définies par le Code du travail (articles L. 1233-1 et suivants).

Le plan de sauvegarde de l'emploi (PSE)

Pour les entreprises d'au moins 50 salariés procédant à au moins 10 licenciements sur 30 jours, l'élaboration d'un PSE est obligatoire. Ce document, validé par la Dreets (Direction régionale de l'économie, de l'emploi, du travail et des solidarités), prévoit des mesures de reclassement, de formation, d'aide à la création d'entreprise ou de mobilité géographique. Les salariés bénéficient d'un suivi personnalisé et de priorités de reclassement au sein du groupe le cas échéant.

Le contrat de sécurisation professionnelle (CSP)

Proposé par l'employeur lors de l'entretien préalable au licenciement, le CSP offre un accompagnement renforcé par France Travail (ex-Pôle emploi) pendant 12 mois maximum. Il garantit une allocation de sécurisation professionnelle (ASP) dont le montant varie selon l'ancienneté et la rémunération antérieure, avec un plancher au niveau du Smic. L'acceptation du CSP vaut acceptation du licenciement, mais ouvre droit à des formations financées et à un suivi intensif.

Les indemnités légales et conventionnelles

Tout licenciement économique ouvre droit à l'indemnité légale de licenciement (1/4 de mois de salaire par année d'ancienneté jusqu'à 10 ans, 1/3 au-delà), sous réserve d'au moins 8 mois d'ancienneté. Les conventions collectives ou accords d'entreprise prévoient souvent des montants plus favorables. S'y ajoutent l'indemnité compensatrice de préavis (si dispense de préavis) et l'indemnité de congés payés. Le versement de ces sommes est prioritaire sur les autres créances en cas de liquidation judiciaire.

> Point de vigilance : En cas de redressement ou liquidation judiciaire, l'AGS (Association pour la gestion du régime de garantie des créances des salariés) se substitue à l'employeur pour le paiement des salaires, indemnités et cotisations sociales dans la limite des plafonds légaux. La déclaration de créance se fait auprès du mandataire judiciaire.

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Magalie

Vaut-il mieux s'y prendre bien dès le départ que devoir tout refaire ensuite ?

Le bilan de compétences : un outil clé pour rebondir

Le bilan de compétences est un droit universel (Code du travail, art. L. 6313-10) accessible à tout salarié, demandeur d'emploi ou travailleur indépendant. Il permet d'analyser ses compétences professionnelles et personnelles, ses aptitudes et motivations pour définir un projet professionnel ou de formation.

Comment le financer ?

- Via le CPF : Le compte personnel de formation peut financer intégralement ou partiellement un bilan de compétences réalisé par un organisme certifié. Le coût moyen oscille entre 1 500 € et 3 000 € selon la durée (24 h maximum) et le prestataire. - Par l'employeur : Dans le cadre du plan de développement des compétences ou du CSP/PSE, l'employeur peut le prendre en charge. - Par France Travail : Pour les demandeurs d'emploi, un financement est possible via l'AIF (aide individuelle à la formation) ou le cadre du CSP.

Choisir un organisme certifié Qualiopi

Depuis le 1er janvier 2022, seuls les organismes certifiés Qualiopi peuvent délivrer des prestations financées par des fonds publics ou mutualisés (CPF, Pôle emploi, OPCO, régions). La certification atteste de la qualité du processus : information du public, identification des objectifs, adaptation aux publics, moyens pédagogiques, qualification du personnel, inscription dans l'environnement professionnel. L'annuaire officiel est consultable sur France Compétences.

Déroulement type

Un bilan se déroule en trois phases : 1. Phase préliminaire : Analyse de la demande, définition du format, signature d'une convention tripartite (bénéficiaire, organisme, financeur). 2. Phase d'investigation : Entretiens individuels, tests psychométriques, mises en situation, recherche documentaire. Construction du projet et plan d'action. 3. Phase de conclusion : Remise d'un document de synthèse confidentiel (propriété du bénéficiaire) et d'un plan d'action concret.

Mobiliser son CPF pour financer une formation

Le compte personnel de formation (CPF) est attaché à la personne, pas au contrat de travail. Il suit le salarié tout au long de sa vie active, y compris en période de chômage. Depuis 2019, il est alimenté en euros (500 €/an pour un temps plein, plafonné à 5 000 € ; 800 €/an pour les peu qualifiés, plafond 8 000 €).

Formations éligibles

Seules les formations inscrites au RNCP (Répertoire national des certifications professionnelles) ou au RS (Répertoire spécifique), ainsi que les CQP (certificats de qualification professionnelle) et le permis B, sont finançables via le CPF. La liste est accessible sur MonCompteFormation.gouv.fr.

Démarches pratiques

1. Créer ou accéder à son espace sur MonCompteFormation via FranceConnect. 2. Rechercher une formation par métier, certification ou mot-clé. 3. Vérifier la certification Qualiopi de l'organisme. 4. S'inscrire en ligne ; l'organisme valide la session et le financement est débité automatiquement. 5. Suivre la formation ; l'organisme transmet l'attestation de fin de formation.

Abondements possibles

Si le solde CPF est insuffisant, des abondements peuvent être demandés : - Employeur : Via le plan de développement des compétences ou accord de branche. - France Travail : AIF (aide individuelle à la formation) pour les demandeurs d'emploi. - Région : Certaines régions proposent des compléments pour les formations prioritaires. - Transitions Pro : Pour les projets de transition professionnelle (ex-CIF), avec prise en charge du salaire et des frais pédagogiques.

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Magalie

Quand comparer plusieurs offres peut faire économiser, ça vaut le coup, non ?

Les organismes certifiés Qualiopi sur le territoire marseillais

Le bassin de vie de Marseille compte de nombreux organismes de formation certifiés Qualiopi, couvrant une large palette de secteurs : commerce, logistique, numérique, santé-social, BTP, hôtellerie-restauration, métiers verts, etc. Pour identifier les structures pertinentes, plusieurs outils officiels existent :

L'annuaire France Compétences

Le moteur de recherche de France Compétences permet de filtrer par département (Bouches-du-Rhône), commune, domaine de formation, modalité (présentiel, distanciel, hybride) et certification visée.

La carte des formations de la Région Sud

La région Provence-Alpes-Côte d'Azur propose sur son portail Oriane.info une cartographie des formations financées par la région, avec les organismes habilités, les dates de sessions et les modalités d'inscription.

Les centres de formation d'apprentis (CFA) et Greta

Les CFA (réseau consulaire CCI, CMA, etc.) et les Greta (groupements d'établissements publics d'enseignement) sont des acteurs majeurs de la formation qualifiante sur le territoire. Ils proposent des titres professionnels, CQP, diplômes de l'Éducation nationale, souvent en alternance ou en formation continue.

Les organismes spécialisés dans la reconversion

Certains organismes se concentrent sur l'accompagnement des publics en transition : bilan de compétences, VAE (validation des acquis de l'expérience), préparation aux concours, remise à niveau. Ils sont référencés par France Travail et Transitions Pro.

> Conseil pratique : Avant de vous engager, demandez à l'organisme : le taux de réussite à la certification visée, le taux d'insertion à 6 mois, les modalités d'évaluation, la possibilité de visiter les locaux, et les avis d'anciens stagiaires (via les indicateurs Qualiopi publics).

Les aides spécifiques aux salariés licenciés économiques

Au-delà du CPF et du CSP, plusieurs dispositifs ciblent spécifiquement les salariés touchés par une fermeture d'entreprise.

Le congé de reclassement

Obligatoire dans les entreprises de 50 salariés et plus (sauf accord collectif plus favorable), il dure 4 à 12 mois selon l'ancienneté. Pendant cette période, le salarié conserve son salaire (au minimum 65 % de la rémunération brute antérieure) et bénéficie d'actions de formation, de bilans, d'aides à la recherche d'emploi et de périodes d'immersion en entreprise.

La prime de reclassement

Versée par l'employeur si le salarié retrouve un emploi avant la fin du préavis ou du congé de reclassement, son montant est négocié dans le PSE ou l'accord collectif.

L'aide à la mobilité géographique

France Travail peut financer les frais de déplacement pour des entretiens (aller-retour), les frais de déménagement (jusqu'à un plafond) et une allocation d'installation si le nouvel emploi est à plus de 60 km ou 1h30 du domicile actuel.

L'ACCRE / ARCE pour la création d'entreprise

Les demandeurs d'emploi créant ou reprenant une entreprise peuvent bénéficier de l'ACCRE (exonération partielle de charges sociales la première année) et de l'ARCE (versement du capital des allocations chômage sous forme de capital). Ces aides sont cumulables avec le CSP.

Le dispositif Transitions Pro (ex-Fongecif)

Pour les projets de reconversion longs (certification RNCP niveau 3 à 7), Transitions Pro finance le congé de transition professionnelle : maintien du salaire (selon ancienneté et rémunération), prise en charge des frais pédagogiques, frais annexes (transport, hébergement, garde d'enfants). Le dossier doit être déposé avant le licenciement ou dans les 6 mois suivant la fin du contrat.

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Magalie

Mieux vaut être bien conseillé par un pro sérieux que naviguer à l'aveugle, non ?

Construire un projet de reconversion solide

Une reconversion réussie repose sur une démarche structurée, pas sur la précipitation. Voici les étapes clés recommandées par les conseillers en évolution professionnelle (CEP).

1. Faire le point : le conseil en évolution professionnelle (CEP)

Gratuit, confidentiel et accessible à tous (salariés, indépendants, demandeurs d'emploi), le CEP est délivré par des opérateurs régionaux (APEC pour les cadres, associations locales, missions locales pour les jeunes). Il aide à formaliser un projet, identifier les financements et construire un plan d'action. Contactez votre opérateur via MonCEP.org.

2. Valider le projet par l'expérience

Avant de s'engager dans une formation longue, testez le métier : période de mise en situation en milieu professionnel (PMSMP) via France Travail, bénévolat, job dating, immersion courte. Cela confirme l'adéquation entre vos attentes et la réalité du terrain.

3. Choisir une formation certifiante et porteuse

Privilégiez les certifications RNCP/RS correspondant à des métiers en tension sur le territoire (logistique, aide à la personne, numérique, BTP, transition énergétique). Les listes régionales des métiers en tension sont publiées par la Dreets et la Région.

4. Monter le dossier de financement

Selon votre situation (CSP, PSE, demandeur d'emploi, salarié en poste), les financeurs diffèrent : France Travail, Transitions Pro, OPCO, Région, CPF, employeur. Un même projet peut mobiliser plusieurs sources. Faites-vous accompagner pour éviter les erreurs de montage.

5. Anticiper la vie pendant la formation

Rémunération (ASP, RFPE, salaire maintenu), logement, garde d'enfants, transport : ces contraintes pratiques conditionnent la réussite. Les aides sociales (CAF, action sociale France Travail, fonds sociaux des OPCO) peuvent être mobilisées.

6. S'inscrire dans la durée

Une reconversion prend du temps (6 à 24 mois selon le niveau visé). Fixez des jalons intermédiaires, maintenez un réseau professionnel (LinkedIn, salons, anciens collègues), et actualisez votre CV à chaque compétence acquise.

Questions fréquentes sur la reconversion après licenciement économique

Puis-je refuser le CSP et toucher mes allocations chômage classiques ?

Oui, le CSP est une proposition, pas une obligation. En le refusant, vous suivez le parcours classique d'indemnisation France Travail (ARE), mais vous perdez l'accompagnement renforcé et l'ASP. Réfléchissez en comparant les montants et la durée d'indemnisation selon votre situation.

Mon CPF est-il bloqué pendant la procédure de licenciement ?

Non, votre CPF reste pleinement utilisable pendant le préavis, le congé de reclassement, le CSP ou la période d'indemnisation. Il est même recommandé de l'activer rapidement pour sécuriser une place en formation.

La formation doit-elle commencer avant la fin du contrat de travail ?

Pas nécessairement. Dans le cadre du CSP ou du congé de reclassement, la formation peut débuter après la rupture du contrat. Pour le CPF seul, aucune contrainte de calendrier n'existe. En revanche, pour Transitions Pro, le dossier doit être déposé avant la fin du contrat ou dans les 6 mois suivant.

Que se passe-t-il si l'organisme de formation ferme ou perd sa certification ?

Si l'organisme perd sa certification Qualiopi en cours de formation, le financeur (CPF, France Travail, etc.) peut exiger le remboursement des sommes versées. Vérifiez la validité de la certification au moment de l'inscription et conservez les justificatifs. En cas de fermeture, contactez immédiatement votre financeur pour une solution de repli.

Puis-je cumuler plusieurs formations courtes au lieu d'une longue ?

Oui, le CPF permet d'enchaîner des blocs de compétences (certificats CléA, CQP, titres professionnels par blocs) pour construire une qualification progressive. Cette modularité est adaptée si vous devez reprendre un emploi rapidement.

Comment prouver mes compétences acquises hors formation (expérience, bénévolat) ?

La VAE (validation des acquis de l'expérience) permet d'obtenir tout ou partie d'une certification (diplôme, titre, CQP) sur la base de l'expérience professionnelle ou bénévole (1 an minimum en rapport avec la certification). L'accompagnement VAE est finançable par le CPF, Transitions Pro ou l'employeur.

En résumé : agir vite et se faire accompagner

La fermeture d'un magasin Nature & Découvertes à Marseille est un choc pour les équipes concernées. Mais le cadre légal et les dispositifs existants (PSE, CSP, CPF, Transitions Pro, CEP, France Travail) offrent une boîte à outils complète pour transformer cette rupture en opportunité de rebond. La clé : ne pas rester isolé, solliciter dès maintenant un conseiller en évolution professionnelle, vérifier vos droits à l'AGS si l'entreprise est en procédure collective, et explorer les formations certifiées Qualopi accessibles sur le territoire marseillais. Chaque situation est unique ; un diagnostic personnalisé est la première étape indispensable.

Questions fréquentes

Quelle est la différence entre le CSP et le congé de reclassement ?

Le CSP est proposé par l'employeur lors de l'entretien préalable (entreprises < 1000 salariés) et géré par France Travail avec allocation ASP. Le congé de reclassement est obligatoire dans les entreprises ≥ 50 salariés (sauf accord plus favorable), dure 4-12 mois avec maintien de salaire partiel par l'employeur, et inclut des actions de formation et de recherche d'emploi.

Comment savoir si un organisme de formation est certifié Qualiopi ?

Consultez l'annuaire officiel sur le site de France Compétences (francecompetences.fr/recherche/organismes-certifies/) en filtrant par département, domaine ou nom. L'organisme doit aussi afficher son certificat Qualiopi (numéro, date, périmètre) dans ses locaux et sur son site web.

Mon solde CPF suffit-il pour payer une formation de reconversion complète ?

Le CPF est plafonné à 5 000 € (8 000 € pour les peu qualifiés). Une formation longue (ex. titre niveau 5/6) coûte souvent 8 000 à 15 000 €. Des abondements existent : France Travail (AIF), Transitions Pro (projet de transition), Région, OPCO, employeur. Un conseiller CEP ou France Travail peut vous aider à monter le plan de financement.

Puis-je suivre une formation pendant mon préavis de licenciement ?

Oui, avec l'accord de l'employeur (autorisation d'absence) ou dans le cadre du congé de reclassement/CSP où la formation fait partie du parcours. Les heures de formation suivies pendant le préavis sont rémunérées comme du temps de travail effectif.

Que faire si je ne suis pas d'accord avec le motif économique de mon licenciement ?

Vous pouvez saisir le conseil de prud'hommes dans les 12 mois suivant la notification. Le juge vérifie la réalité du motif économique (difficultés économiques, mutation technologique, réorganisation, cessation d'activité) et le respect de la procédure (ordre des licenciements, reclassement). En attendant, vous pouvez activer vos droits à formation (CPF, CSP si proposé).

Existe-t-il des aides pour la garde d'enfants pendant ma formation ?

Oui : l'aide à la garde d'enfants pour parents isolés (AGEPI) de France Travail (jusqu'à 520 €/mois), les aides sociales de la CAF (CMG, PreParE), certains fonds sociaux des OPCO ou de Transitions Pro. Renseignez-vous auprès de votre financeur de formation et de votre conseiller France Travail.