Actualité Martigues · 6 juin 2026
Féminicide à Martigues : comment agir après un féminicide ou une tentative ?

Féminicide à Martigues : les démarches juridiques et l’accompagnement pour les victimes et leurs proches
Ce qu’il s’est passé à Martigues Source
Un féminicide a été commis à Martigues, rappelant l’urgence de lutter contre les violences conjugales. Les proches de la victime et les associations locales appellent à renforcer les dispositifs d’accompagnement et de protection. Face à une telle situation, il est essentiel de connaître les démarches juridiques à entreprendre pour obtenir justice et réparation.
Cet article détaille les étapes clés à suivre : porter plainte, rassembler des preuves, solliciter des aides financières via le SARVI ou la CIVI, et choisir un avocat pénaliste spécialisé dans les violences conjugales. Il aborde également les délais légaux, les recours possibles et les structures d’accompagnement disponibles dans les Bouches-du-Rhône.
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Comprendre les violences conjugales et le féminicide : définitions et cadre légal
Les violences conjugales, qu’elles soient physiques, psychologiques, sexuelles ou économiques, constituent une violation grave des droits fondamentaux. Le féminicide, quant à lui, désigne le meurtre d’une femme ou d’une fille en raison de son genre, souvent dans un contexte de violences conjugales ou de domination masculine.
En France, ces actes sont sévèrement réprimés par le Code pénal. Plusieurs articles encadrent ces infractions :
- Article 222-7 à 222-14-1 : coups et blessures volontaires, violences ayant entraîné une mutilation ou une infirmité permanente. - Article 222-23 à 222-30 : viol et agressions sexuelles. - Article 222-33 : harcèlement moral. - Article 221-1 : meurtre. - Article 221-4 : meurtre commis avec préméditation ou guet-apens.
Le féminicide est souvent précédé de signes avant-coureurs, comme des menaces, des violences répétées ou un isolement progressif de la victime. Ces éléments peuvent être pris en compte par les autorités judiciaires pour qualifier l’infraction et alourdir la peine encourue.
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Porter plainte après un féminicide ou une tentative : les étapes à suivre
Porter plainte est une étape cruciale pour obtenir justice et protéger d’éventuelles autres victimes. Voici les démarches à effectuer :
1. Se rendre dans un commissariat ou une gendarmerie
La plainte peut être déposée dans n’importe quel commissariat ou brigade de gendarmerie, même si l’infraction a été commise dans une autre commune. La plainte est ensuite transmise au procureur de la République compétent.
À noter : En cas d’urgence, contactez immédiatement le 17 (police/gendarmerie) ou le 112 (numéro d’urgence européen).
2. Fournir des éléments de preuve
Pour étayer la plainte, il est essentiel de rassembler des preuves tangibles. Celles-ci peuvent inclure :
- Certificats médicaux : attestant des blessures physiques (rapports de l’hôpital ou du médecin traitant). - Photos et vidéos : des lésions, des objets endommagés ou des messages menaçants. - Témoignages : déclarations écrites de proches, voisins ou collègues. - Messages écrits : SMS, emails, publications sur les réseaux sociaux. - Journal de bord : description des violences subies, avec dates et lieux.
Ces éléments permettent au procureur d’évaluer la gravité des faits et de décider des suites à donner (enquête, classement sans suite, etc.).
3. Demander une ordonnance de protection
Si la victime est toujours en danger, elle peut solliciter une ordonnance de protection auprès du juge aux affaires familiales (JAF). Cette mesure, prévue par l’article 515-9 du Code civil, permet de :
- Interdire à l’auteur des violences de se rapprocher de la victime. - Ordonner son expulsion du domicile conjugal. - Suspendre son droit de visite et d’hébergement des enfants. - Confier les enfants à la victime.
La demande peut être faite via un avocat ou directement auprès du JAF, avec l’aide d’une association ou d’un service social.
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Les recours financiers pour les victimes et leurs proches : SARVI et CIVI
Les victimes de violences conjugales ou leurs ayants droit (en cas de féminicide) peuvent prétendre à une indemnisation financière via deux dispositifs principaux : le SARVI (Service d’Aide au Recouvrement des Victimes d’Infractions) et la CIVI (Commission d’Indemnisation des Victimes d’Infractions).
Le SARVI : une aide rapide et accessible
Le SARVI est un service public qui permet aux victimes d’obtenir une indemnisation partielle et immédiate, même si l’auteur des violences n’a pas été identifié ou est insolvable. Les conditions d’éligibilité sont les suivantes :
- Être victime d’une infraction pénale (violences, agression, etc.). - Avoir subi un préjudice corporel, moral ou matériel. - Avoir porté plainte ou déposé une main courante.
Montant de l’indemnisation : Jusqu’à 3 000 € pour les violences ayant entraîné une incapacité totale de travail (ITT) inférieure ou égale à 1 mois, et jusqu’à 6 000 € pour une ITT supérieure à 1 mois.
Délai de demande : Dans les 1 an suivant la date de l’infraction ou la date à laquelle la victime a eu connaissance de son préjudice.
Comment faire la demande ? : En ligne via le site service-public.fr ou par courrier adressé au SARVI.
La CIVI : une indemnisation complémentaire
La CIVI est une commission indépendante qui peut accorder une indemnisation complémentaire au SARVI, notamment en cas de préjudice grave (handicap, décès, etc.). Elle intervient lorsque :
- L’auteur des violences est inconnu ou insolvable. - L’indemnisation du SARVI est insuffisante. - La victime a subi un préjudice exceptionnel.
Montant de l’indemnisation : Variable selon la gravité du préjudice. Pour un féminicide, les ayants droit peuvent demander une indemnisation pour préjudice moral et matériel.
Délai de demande : Dans les 3 ans suivant la date de l’infraction ou la date à laquelle la victime a eu connaissance de son préjudice.
Comment faire la demande ? : En remplissant un formulaire disponible sur le site service-public.fr et en l’adressant à la CIVI compétente.
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Choisir un avocat pénaliste spécialisé dans les violences conjugales : critères et conseils
Face à une situation de violences conjugales ou de féminicide, le choix d’un avocat pénaliste spécialisé est déterminant pour obtenir justice et réparation. Voici les critères à privilégier :
1. L’expertise en droit pénal et en violences conjugales
Un avocat pénaliste spécialisé dans les violences conjugales maîtrise :
- Les procédures pénales (plaintes, enquêtes, procès). - Les dispositions du Code pénal relatives aux violences conjugales (articles 222-7 à 222-33). - Les mesures de protection (ordonnances de protection, bracelets anti-rapprochement). - Les recours financiers (SARVI, CIVI).
Il peut également orienter la victime vers des associations ou des services sociaux pour un accompagnement global.
2. L’expérience terrain et les partenariats
Un bon avocat pénaliste travaille en collaboration avec :
- Les associations d’aide aux victimes (comme l’INAVEM ou le 3919). - Les services sociaux (CCAS, services départementaux). - Les médecins légistes pour évaluer les préjudices.
Ces partenariats permettent d’offrir un accompagnement complet et adapté aux besoins de la victime.
3. La disponibilité et l’empathie
Un avocat doit être disponible pour répondre aux urgences et accompagner la victime tout au long de la procédure. Il doit également faire preuve d’empathie et de soutien, sans jugement.
4. Les honoraires et les aides financières
Les honoraires d’un avocat pénaliste varient selon son expérience et la complexité du dossier. Plusieurs dispositifs permettent de réduire les coûts :
- L’aide juridictionnelle : prise en charge totale ou partielle des honoraires par l’État, sous conditions de ressources. La demande peut être faite en ligne via service-public.fr. - Les assurances protection juridique : certaines contrats couvrent les frais d’avocat en cas de violences conjugales. - Les associations : certaines proposent un accompagnement juridique gratuit ou à tarif réduit.
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Comparer avant de choisir, c'est juste du bon sens, non ?
Les structures d’accompagnement et de protection dans les Bouches-du-Rhône
Dans les Bouches-du-Rhône, plusieurs structures accompagnent les victimes de violences conjugales et leurs proches. Voici les principales ressources disponibles :
1. Le 3919 – Violences Femmes Info
Le 3919 est un numéro national d’écoute et d’orientation pour les victimes de violences conjugales. Les appels sont gratuits et anonymes. Les conseillers :
- Informent sur les droits et les démarches. - Orientent vers des associations locales ou des services sociaux. - Aident à constituer un dossier pour une plainte ou une ordonnance de protection.
Site web : arretonslesviolences.gouv.fr
2. Les associations locales
Plusieurs associations interviennent dans les Bouches-du-Rhône pour soutenir les victimes :
- Le CIDFF 13 : Centres d’Information sur les Droits des Femmes et des Familles. Ils proposent un accompagnement juridique et social. - Le Planning Familial 13 : Soutien psychologique et juridique. - L’INAVEM 13 : Accompagnement des victimes dans leurs démarches pénales.
3. Les services sociaux et médico-sociaux
Les CCAS (Centres Communaux d’Action Sociale) et les services départementaux (comme le Conseil départemental des Bouches-du-Rhône) proposent :
- Un hébergement d’urgence pour les victimes en danger. - Un soutien psychologique. - Une aide financière ou matérielle.
4. France Rénov’ et les dispositifs locaux
Bien que France Rénov’ soit principalement dédié à la rénovation énergétique, certains services départementaux proposent des dispositifs d’accompagnement pour les victimes de violences conjugales, notamment en matière de relogement ou d’aide à l’emploi.
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Les délais à respecter : ne pas laisser passer le temps
Dans le cadre d’une procédure judiciaire ou d’une demande d’indemnisation, il est crucial de respecter les délais légaux pour ne pas perdre ses droits. Voici les principaux délais à connaître :
1. Délai pour porter plainte
- Violences conjugales : 6 ans à partir de la date des faits (article 8 du Code de procédure pénale). - Viol : 20 ans à partir de la majorité de la victime. - Harcèlement moral : 6 ans à partir de la date des faits.
À noter : En cas de féminicide, le délai pour porter plainte est de 20 ans à partir de la date du décès.
2. Délai pour demander une indemnisation via le SARVI
- 1 an à partir de la date de l’infraction ou de la connaissance du préjudice.
3. Délai pour demander une indemnisation via la CIVI
- 3 ans à partir de la date de l’infraction ou de la connaissance du préjudice.
4. Délai pour demander une ordonnance de protection
- Aucun délai : la demande peut être faite à tout moment, même après la séparation du couple.
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Mieux vaut payer le juste prix pour du sérieux que regretter après, non ?
Que faire en cas de danger immédiat ?
Si vous ou un proche êtes en danger immédiat, voici les réflexes à adopter :
1. Composez le 17 (police/gendarmerie) ou le 112 (numéro d’urgence européen). 2. Alertez les voisins ou les passants si possible. 3. Quittez les lieux si vous êtes en danger, même temporairement. 4. Contactez le 3919 pour obtenir une écoute et une orientation. 5. Sollicitez une ordonnance de protection auprès du juge aux affaires familiales.
À noter : En cas d’urgence vitale, composez le 15 (SAMU) ou le 18 (pompiers).
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Témoignages et ressources utiles : s’informer et se faire accompagner
Plusieurs témoignages et ressources permettent de mieux comprendre les violences conjugales et d’agir en conséquence :
- Le site arretonslesviolences.gouv.fr : Informations officielles, numéros d’urgence et guides pratiques. - Le livre "Le Viol conjugal" de Marie-France Hirigoyen : Une référence pour comprendre les mécanismes des violences conjugales. - Le documentaire "Libres !" : Témoignages de femmes ayant survécu à des violences conjugales. - Les groupes de parole : Organisés par des associations comme le CIDFF ou le Planning Familial, ils permettent d’échanger avec d’autres victimes dans un cadre sécurisé.
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Conclusion : agir pour briser le silence et obtenir justice
Un féminicide ou une tentative de féminicide est un drame qui bouleverse les proches et la société. Face à une telle situation, il est essentiel d’agir rapidement pour obtenir justice, protéger les victimes potentielles et obtenir réparation.
Les démarches à suivre sont multiples : porter plainte, rassembler des preuves, solliciter une ordonnance de protection, demander une indemnisation via le SARVI ou la CIVI, et choisir un avocat pénaliste spécialisé. Plusieurs structures locales et nationales accompagnent les victimes dans ces étapes, notamment dans les Bouches-du-Rhône.
N’oubliez pas : vous n’êtes pas seul(e). Des associations, des services sociaux et des professionnels du droit sont là pour vous soutenir. Agissez sans attendre.
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FAQ : Vos questions sur les féminicides et les violences conjugales
1. Quelles sont les différences entre une plainte et une main courante ?
Une plainte est une déclaration officielle faite auprès des forces de l’ordre ou du procureur de la République, qui peut entraîner des poursuites pénales contre l’auteur des faits. Une main courante, en revanche, est une simple déclaration d’événement, sans suite judiciaire immédiate. Elle peut cependant servir de preuve en cas de récidive ou de constitution de partie civile.
2. Puis-je porter plainte contre l’auteur des violences même si je ne souhaite pas qu’il soit poursuivi ?
Oui. Une plainte peut être déposée sans que la victime souhaite une condamnation pénale. Le procureur de la République décide ensuite des suites à donner (classement sans suite, médiation, poursuites, etc.). La victime peut également se constituer partie civile pour demander des dommages et intérêts, même si elle ne souhaite pas une peine de prison pour l’auteur.
3. Comment prouver des violences psychologiques dans le cadre d’une plainte ?
Les violences psychologiques peuvent être prouvées par : - Des témoignages (proches, voisins, collègues). - Des messages écrits (SMS, emails, publications sur les réseaux sociaux). - Un journal de bord où la victime décrit les actes de harcèlement ou de manipulation. - Un certificat médical attestant de l’état psychologique de la victime (dépression, anxiété, etc.). - Des enregistrements audio ou vidéo (si légaux, c’est-à-dire avec l’accord de la victime ou dans un cadre légal).
4. Que faire si l’auteur des violences est un proche ou un membre de la famille ?
Si l’auteur des violences est un proche ou un membre de la famille, la victime peut : - Demander une ordonnance de protection auprès du juge aux affaires familiales. - Saisir le procureur de la République pour qu’il engage des poursuites. - Contacter une association spécialisée dans l’aide aux victimes pour un accompagnement psychologique et juridique. - Quitter le domicile familial si elle se sent en danger, en se rendant dans un hébergement d’urgence.
5. Puis-je obtenir une indemnisation si l’auteur des violences n’a pas été identifié ?
Oui. Le SARVI permet d’obtenir une indemnisation partielle même si l’auteur des violences n’a pas été identifié. La victime doit cependant avoir porté plainte ou déposé une main courante. Le montant de l’indemnisation dépend de la gravité des préjudices subis.
6. Comment choisir un avocat pénaliste spécialisé dans les violences conjugales ?
Pour choisir un avocat pénaliste spécialisé : - Vérifiez son expérience en droit pénal et en violences conjugales. - Demandez des recommandations à des associations ou à des proches. - Consultez les annuaires en ligne comme avocat.fr ou le barreau de votre département. - Vérifiez ses partenariats avec des associations d’aide aux victimes. - Évaluez sa disponibilité et son empathie lors d’un premier entretien.
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