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Actualité Martigues · 6 juin 2026

Féminicide à Martigues : comment réagir face à une agression violente et obtenir réparation

Féminicide à Martigues : comment réagir face à une agression violente et obtenir réparation

Ce qu’il s’est passé à Martigues ICI/France Bleu — Provence

Ce lundi 3 juin 2026, une jeune femme de 25 ans a été retrouvée sans vie dans son appartement à Martigues. Selon les informations relayées par le procureur, elle aurait subi 58 coups de couteau. Son compagnon, présent sur les lieux au moment des faits, a été présenté à un juge dans la journée. Cet événement tragique rappelle l’urgence de sensibiliser le public aux dispositifs d’alerte et de protection existants, ainsi qu’aux démarches à engager en cas de violences conjugales ou d’agression violente.

Les violences conjugales et les féminicides constituent une réalité alarmante en France. En 2023, les services de police et de gendarmerie ont enregistré plus de 244 000 victimes de violences conjugales, dont 133 féminicides, selon les chiffres officiels du ministère de l’Intérieur. À Martigues, comme ailleurs, ces drames soulèvent des questions sur les moyens de prévention, de signalement et de prise en charge des victimes ou de leurs proches.

Cet article propose un guide pratique pour agir après une agression violente ou un féminicide, en détaillant les étapes juridiques, les recours financiers et l’accompagnement par des professionnels spécialisés. Il s’adresse aux victimes, à leurs proches, ainsi qu’aux témoins souhaitant s’informer sur les dispositifs d’aide disponibles.

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Comprendre les violences conjugales et les féminicides : définitions et cadre légal

Les violences conjugales désignent l’ensemble des actes commis par un partenaire (conjoint, concubin, partenaire de PACS ou ex-conjoint) visant à dominer, humilier ou blesser l’autre. Elles peuvent prendre plusieurs formes : physiques, psychologiques, sexuelles, économiques ou administratives. Les féminicides, quant à eux, sont des homicides commis sur une femme en raison de son genre, souvent dans un contexte de violences conjugales préexistantes.

En France, ces actes sont sévèrement réprimés par le Code pénal. L’article 222-8 du Code pénal prévoit des peines pouvant aller jusqu’à 20 ans de réclusion criminelle pour les violences ayant entraîné la mort sans intention de la donner. Pour les féminicides, les peines encourues sont celles prévues pour les homicides volontaires, soit jusqu’à la perpétuité, selon les circonstances.

Le Code civil, quant à lui, encadre les mesures de protection des victimes. L’article 515-9 permet au juge aux affaires familiales d’ordonner une ordonnance de protection, qui peut inclure l’éloignement du conjoint violent, l’interdiction de contact ou la suspension de l’autorité parentale. Ces mesures visent à protéger la victime et ses enfants des risques immédiats.

Pour les proches ou témoins de violences conjugales, il est essentiel de connaître ces cadres légaux afin d’agir rapidement et de signaler les faits aux autorités compétentes. Le 3919 (Violences Femmes Info) est un numéro national gratuit et anonyme dédié à l’écoute et à l’orientation des victimes et de leur entourage.

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Porter plainte après une agression violente : les étapes clés à respecter

Porter plainte est une étape cruciale pour faire reconnaître les faits, obtenir réparation et protéger d’éventuelles nouvelles victimes. Voici les démarches à suivre, dans l’ordre de priorité :

1. Se rendre dans un commissariat ou une gendarmerie

La plainte peut être déposée dans n’importe quel commissariat ou brigade de gendarmerie, même si les faits n’ont pas été commis dans leur circonscription. Depuis 2020, il est également possible de déposer une plainte en ligne via la plateforme pre-plainte-en-ligne.interieur.gouv.fr. Cette option permet de gagner du temps et d’éviter un déplacement, tout en garantissant la prise en compte des faits par les autorités.

2. Faire constater les blessures par un médecin

Un certificat médical est indispensable pour attester des violences subies. Il doit être établi par un médecin généraliste, un médecin hospitalier ou un médecin légiste. Ce document servira de preuve dans le cadre de la procédure judiciaire. En cas d’urgence, il est possible de se rendre aux urgences ou de contacter le SAMU (15) pour une prise en charge médicale immédiate.

3. Conserver toutes les preuves

Les preuves matérielles (photos des blessures, messages menaçants, témoignages, enregistrements audio ou vidéo si légaux) sont essentielles pour étayer la plainte. Il est recommandé de les conserver dans un endroit sûr et de les transmettre aux enquêteurs. En cas de violences conjugales, il est également conseillé de rassembler des documents administratifs (contrats de travail, relevés bancaires, etc.) qui pourraient démontrer une emprise économique.

4. Demander une ordonnance de protection (si nécessaire)

Si la victime craint pour sa sécurité ou celle de ses enfants, elle peut solliciter une ordonnance de protection auprès du juge aux affaires familiales. Cette mesure peut être demandée sans attendre le dépôt de plainte, et permet d’obtenir rapidement des mesures d’éloignement ou d’interdiction de contact. La demande peut être faite via un avocat ou directement auprès du tribunal judiciaire.

5. Suivre l’enquête et se constituer partie civile

Une fois la plainte déposée, les enquêteurs (police ou gendarmerie) mènent des investigations pour établir les faits et identifier l’auteur. La victime peut se constituer partie civile pour demander réparation du préjudice subi. Cette démarche permet de participer activement à la procédure et d’obtenir une indemnisation via le SARVI ou la CIVI (voir section suivante).

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Magalie

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Obtenir une indemnisation après une agression : le rôle du SARVI et de la CIVI

Les victimes d’infractions pénales (violences, agressions, féminicides) peuvent prétendre à une indemnisation financière pour couvrir les préjudices subis (physiques, moraux, matériels). Deux dispositifs principaux existent : le SARVI (Service d’Aide au Recouvrement des Victimes d’Infractions) et la CIVI (Commission d’Indemnisation des Victimes d’Infractions).

Le SARVI : une aide financière immédiate

Le SARVI est un fonds public qui permet aux victimes d’obtenir une indemnisation rapide, même si l’auteur des faits n’a pas été identifié ou n’est pas solvable. Pour en bénéficier, la victime doit : - Avoir subi une infraction pénale (violences, agressions, etc.) ; - Avoir porté plainte dans les délais légaux (généralement dans les 3 ans suivant les faits) ; - Avoir subi un préjudice corporel ou moral.

Le montant de l’indemnisation est plafonné à 3 000 € pour les violences ayant entraîné une incapacité totale de travail (ITT) inférieure ou égale à 1 mois, et à 6 000 € pour une ITT supérieure à 1 mois. La demande se fait via un formulaire disponible sur le site du ministère de la Justice, accompagné des justificatifs nécessaires (certificat médical, plainte, etc.).

La CIVI : une indemnisation complémentaire

La CIVI intervient lorsque le SARVI ne couvre pas l’intégralité du préjudice ou lorsque l’auteur des faits est identifié mais insolvable. Elle peut accorder des indemnités supplémentaires, notamment pour les préjudices moraux ou matériels importants. La demande doit être adressée à la CIVI compétente (celle du domicile de la victime ou du lieu de l’infraction) dans un délai de 3 ans suivant la date des faits.

Pour les victimes de violences conjugales ou de féminicides, ces dispositifs sont essentiels pour obtenir une réparation financière et entamer un processus de reconstruction. Il est recommandé de se faire accompagner par un avocat ou une association spécialisée pour monter le dossier.

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Choisir un avocat pénaliste spécialisé : un accompagnement indispensable

Face à une agression violente ou un féminicide, le recours à un avocat pénaliste spécialisé est souvent nécessaire pour défendre ses droits et obtenir une indemnisation. Voici les critères à prendre en compte pour faire le bon choix :

1. L’expertise en droit pénal et en violences conjugales

Un avocat pénaliste spécialisé dans les affaires de violences conjugales ou de féminicides connaît les spécificités de ces dossiers : collecte des preuves, stratégie de défense, négociation avec le parquet, etc. Il peut également orienter la victime vers des associations ou des dispositifs d’aide psychologique.

2. La proximité géographique et la disponibilité

Il est préférable de choisir un avocat basé à proximité de son domicile ou de la juridiction compétente (tribunal judiciaire de Martigues pour les faits survenus dans la commune). La disponibilité et la réactivité de l’avocat sont également des critères importants, surtout en cas d’urgence.

3. Les honoraires et les aides financières

Les honoraires d’un avocat pénaliste varient selon la complexité du dossier et sa réputation. Il est possible de bénéficier de l’aide juridictionnelle pour couvrir tout ou partie des frais, sous conditions de ressources. Cette aide est accordée par l’État et permet d’accéder à un avocat gratuitement ou à tarif réduit. La demande se fait via le formulaire disponible sur le site du ministère de la Justice.

4. L’accompagnement pluridisciplinaire

Un bon avocat pénaliste travaille en collaboration avec d’autres professionnels (médecins, psychologues, travailleurs sociaux) pour offrir un accompagnement global à la victime. Il peut également orienter vers des associations locales comme le Centre d’Information sur les Droits des Femmes et des Familles (CIDFF) ou le 3919 pour un soutien psychologique ou juridique.

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Magalie

Comparer avant de choisir, c'est juste du bon sens, non ?

Les ressources locales et nationales pour les victimes et leurs proches

À Martigues et dans les Bouches-du-Rhône, plusieurs structures et dispositifs sont disponibles pour accompagner les victimes de violences conjugales ou d’agressions violentes. Voici les principales ressources à connaître :

1. Le CIDFF de Martigues

Le Centre d’Information sur les Droits des Femmes et des Familles (CIDFF) propose un accompagnement gratuit et confidentiel pour les victimes de violences conjugales. Ses missions incluent : - L’information sur les droits (plainte, ordonnance de protection, divorce) ; - L’orientation vers des avocats, des associations ou des dispositifs d’hébergement ; - Le soutien psychologique et social.

Le CIDFF de Martigues peut être contacté via son site internet ou par téléphone. Les coordonnées sont disponibles sur le site du réseau CIDFF.

2. Le 3919 : numéro national d’écoute et d’orientation

Le 3919 est un numéro gratuit, anonyme et accessible 24h/24, dédié aux victimes de violences conjugales et à leur entourage. Les écoutants, formés à l’écoute et à l’orientation, peuvent : - Conseiller sur les démarches à engager ; - Orienter vers des structures locales (associations, services sociaux) ; - Informer sur les dispositifs de protection (ordonnance de protection, téléphone grave danger).

3. Les associations locales : le Collectif Féministe de Martigues

Plusieurs associations locales, comme le Collectif Féministe de Martigues, proposent des actions de sensibilisation, des groupes de parole et un accompagnement juridique pour les victimes. Ces structures jouent un rôle clé dans la prévention des violences et le soutien aux proches.

4. Les dispositifs de protection : le téléphone grave danger

Le téléphone grave danger (TGD) est un outil de protection pour les victimes de violences conjugales présentant un risque vital. Ce dispositif, géré par les forces de l’ordre, permet à la victime d’alerter immédiatement les secours en cas de danger. Pour en bénéficier, il faut en faire la demande auprès du procureur de la République ou d’un service de police/gendarmerie.

5. Les services sociaux et médicaux

Les centres communaux d’action sociale (CCAS) et les maisons de santé de Martigues peuvent orienter les victimes vers des professionnels de santé (psychologues, psychiatres) ou des travailleurs sociaux pour un accompagnement global. Ces services sont souvent gratuits ou proposés à tarif social.

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Prévenir les violences conjugales : les dispositifs d’alerte et de protection

La prévention des violences conjugales repose sur plusieurs leviers : la sensibilisation, l’alerte précoce et la protection des victimes. Voici les dispositifs existants pour agir avant que les faits ne surviennent :

1. Les numéros d’urgence et d’alerte

- Le 3919 : Numéro national d’écoute et d’orientation pour les victimes de violences conjugales. - Le 17 : Numéro d’urgence de la police/gendarmerie pour signaler une situation de danger. - Le 114 : Numéro d’urgence pour les personnes sourdes ou malentendantes.

2. Les dispositifs de protection renforcée

- L’ordonnance de protection : Mesure judiciaire permettant d’éloigner le conjoint violent et de suspendre ses droits parentaux. - Le téléphone grave danger (TGD) : Outil d’alerte immédiate en cas de danger. - Le bracelet anti-rapprochement : Dispositif permettant de géolocaliser l’auteur des violences et d’empêcher tout contact avec la victime.

3. Les campagnes de sensibilisation

Des campagnes nationales et locales, comme celles organisées par le ministère des Solidarités et de la Santé ou les associations féministes, visent à informer le public sur les signes avant-coureurs des violences conjugales et les moyens d’agir. À Martigues, des ateliers et des conférences sont régulièrement organisés pour sensibiliser les habitants.

4. L’accompagnement des auteurs de violences

Des programmes de prise en charge des auteurs de violences conjugales existent pour prévenir la récidive. Ces dispositifs, souvent proposés dans le cadre d’une condamnation, visent à travailler sur les comportements violents et à éviter de nouvelles agressions.

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Soutien psychologique et reconstruction : ne pas rester seul(e)

Les violences conjugales et les agressions violentes laissent des traces profondes, tant sur le plan physique que psychologique. Un accompagnement psychologique est souvent nécessaire pour entamer un processus de reconstruction. Voici les ressources disponibles :

1. Les psychologues et psychiatres

Les victimes peuvent consulter un psychologue ou un psychiatre en libéral, en centre médico-psychologique (CMP) ou via des associations spécialisées. Certains professionnels proposent des séances gratuites ou à tarif réduit pour les personnes en difficulté financière.

2. Les groupes de parole

Les associations locales, comme le Collectif Féministe de Martigues, organisent des groupes de parole pour les victimes de violences conjugales. Ces espaces permettent d’échanger avec d’autres personnes ayant vécu des situations similaires et de briser l’isolement.

3. Les lignes d’écoute spécialisées

- Fil Santé Jeunes (0 800 235 236) : Écoute et orientation pour les jeunes victimes de violences. - SOS Amitié (09 72 39 40 50) : Soutien psychologique pour toute personne en détresse. - La Croix-Rouge Écoute (0 800 858 858) : Écoute et orientation pour les victimes de violences.

4. Les thérapies spécialisées

Certaines thérapies, comme l’EMDR (Eye Movement Desensitization and Reprocessing), sont particulièrement adaptées pour traiter les traumatismes liés aux violences. Cette méthode permet de réduire l’impact des souvenirs douloureux et de retrouver un équilibre psychologique.

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Magalie

Mieux vaut payer le juste prix pour du sérieux que regretter après, non ?

Que faire en tant que témoin ou proche d’une victime ?

Les proches ou témoins de violences conjugales jouent un rôle crucial dans la protection des victimes. Voici les actions à engager pour agir efficacement :

1. Ne pas rester indifférent : alerter les autorités

Si vous êtes témoin de violences conjugales ou suspectez une situation à risque, il est essentiel d’alerter les autorités. Vous pouvez : - Contacter le 17 (police/gendarmerie) pour signaler les faits ; - Envoyer un message au 3919 pour obtenir des conseils ; - Informer un professionnel de santé ou un travailleur social.

2. Soutenir la victime sans la juger

Les victimes de violences conjugales ont souvent peur de parler ou de porter plainte par crainte des représailles. Il est important de : - Les écouter sans les culpabiliser ; - Les encourager à consulter un médecin ou un avocat ; - Leur proposer un hébergement d’urgence si nécessaire.

3. Se former aux gestes de premiers secours psychologiques

Des formations aux premiers secours psychologiques (PSP) sont disponibles pour apprendre à réagir face à une personne en détresse. Ces formations, proposées par des associations comme la Croix-Rouge, permettent d’acquérir des outils pour accompagner une victime dans l’urgence.

4. S’informer sur les dispositifs de protection

Les proches peuvent se renseigner sur les dispositifs existants (ordonnance de protection, téléphone grave danger) pour aider la victime à se protéger. Des associations locales ou le CIDFF peuvent fournir des informations adaptées.

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Les chiffres clés sur les violences conjugales en France et à Martigues

Les violences conjugales et les féminicides restent un fléau en France, malgré les avancées législatives. Voici les données les plus récentes :

- En 2023, 244 000 victimes de violences conjugales ont été recensées par les services de police et de gendarmerie, selon le ministère de l’Intérieur. Parmi elles, 133 féminicides ont été recensés. - 80 % des victimes de violences conjugales sont des femmes, et 60 % des féminicides sont commis par un partenaire ou ex-partenaire. - À Martigues, les services sociaux et les associations locales estiment que le nombre de cas signalés reste sous-estimé en raison de la peur des victimes ou de la méconnaissance des dispositifs d’aide. - Les féminicides représentent près de 1 homicide sur 3 commis en France, selon l’Observatoire national des violences faites aux femmes.

Ces chiffres soulignent l’urgence d’agir à tous les niveaux : prévention, protection, répression et accompagnement des victimes.

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Conclusion : agir pour briser le silence et protéger les victimes

Le féminicide survenu à Martigues rappelle tragiquement que les violences conjugales et les agressions violentes sont une réalité quotidienne, souvent cachée derrière les portes closes. Pour les victimes ou leurs proches, connaître ses droits et les dispositifs d’aide est une première étape essentielle vers la protection et la réparation.

Porter plainte, se constituer partie civile, obtenir une indemnisation via le SARVI ou la CIVI, et s’entourer d’un avocat pénaliste spécialisé sont des démarches clés pour faire valoir ses droits. Mais au-delà de l’aspect juridique, l’accompagnement psychologique et social est tout aussi crucial pour entamer un processus de reconstruction.

À Martigues, comme ailleurs, des ressources locales et nationales sont disponibles pour aider les victimes et leurs proches. Le 3919, les associations comme le CIDFF, les dispositifs de protection (ordonnance de protection, téléphone grave danger) et les professionnels de santé forment un réseau d’accompagnement à mobiliser sans hésiter.

Enfin, la prévention et la sensibilisation restent des leviers majeurs pour briser le cycle des violences. En tant que société, il est de notre responsabilité collective d’agir pour protéger les victimes, punir les auteurs et prévenir de nouvelles tragédies.

Si vous êtes victime ou témoin de violences conjugales, n’hésitez pas à contacter les dispositifs d’alerte et d’accompagnement. Votre sécurité et votre bien-être passent avant tout.

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*Pour aller plus loin :*

- Site du ministère de l’Intérieur – Violences conjugales - Site du ministère des Solidarités et de la Santé – Aide aux victimes - Site du CIDFF – Réseau national - Site du 3919 – Violences Femmes Info - Site du SARVI – Indemnisation des victimes - Site de l’Observatoire national des violences faites aux femmes

Questions fréquentes

Quels sont les délais pour porter plainte après une agression violente ?

En France, le délai pour porter plainte après une agression violente est généralement de **6 ans** à compter de la date des faits, conformément à l’article 9-1 du Code de procédure pénale. Cependant, pour les violences conjugales ou les féminicides, il est fortement recommandé d’agir rapidement pour préserver les preuves et bénéficier d’une protection immédiate. Une plainte peut être déposée même après plusieurs années, mais les chances de succès diminuent avec le temps.

Comment obtenir une ordonnance de protection en urgence ?

L’ordonnance de protection peut être demandée **sans attendre le dépôt de plainte** si la victime craint pour sa sécurité. La demande se fait auprès du **juge aux affaires familiales** du tribunal judiciaire compétent (celui de Martigues pour les faits survenus dans la commune). Un avocat ou un travailleur social peut aider à monter le dossier. Le juge peut ordonner des mesures d’éloignement, d’interdiction de contact ou de suspension de l’autorité parentale en **48 heures** dans les cas d’urgence.

Quelle est la différence entre le SARVI et la CIVI pour une indemnisation ?

Le **SARVI** (Service d’Aide au Recouvrement des Victimes d’Infractions) est un fonds public qui permet une indemnisation **rapide** (sous 2 à 3 mois) pour les victimes d’infractions pénales, même si l’auteur n’est pas identifié ou insolvable. Le montant est plafonné à **3 000 €** (ITT ≤ 1 mois) ou **6 000 €** (ITT > 1 mois). La **CIVI** (Commission d’Indemnisation des Victimes d’Infractions) intervient lorsque le SARVI ne suffit pas ou lorsque l’auteur est identifié mais insolvable. Elle peut accorder des indemnités supplémentaires, notamment pour les préjudices moraux ou matériels importants.

Comment choisir un avocat pénaliste spécialisé dans les violences conjugales ?

Pour choisir un avocat pénaliste spécialisé, privilégiez un professionnel **expérimenté dans les affaires de violences conjugales ou de féminicides**, connaissant les spécificités de ces dossiers (collecte de preuves, stratégie de défense, etc.). Vérifiez sa **proximité géographique** (Martigues ou tribunal judiciaire de Martigues) et sa **disponibilité**. Les honoraires varient, mais il est possible de bénéficier de l’**aide juridictionnelle** sous conditions de ressources. Consultez les annuaires en ligne (comme celui du [barreau de Marseille](https://www.cnb.avocat.fr/)) ou demandez une recommandation au CIDFF ou au 3919.

Quels sont les signes avant-coureurs d’une relation violente ?

Les signes avant-coureurs d’une relation violente incluent des **comportements de contrôle** (surveillance des déplacements, des messages, des réseaux sociaux), des **humiliations répétées**, des **menaces**, des **violences physiques** (même légères), une **emprise économique** (contrôle des finances, interdiction de travailler) ou une **isolement progressif** (interdiction de voir sa famille ou ses amis). Ces signes peuvent évoluer vers des violences plus graves si rien n’est fait. Le **3919** peut aider à identifier ces comportements et à agir.

Existe-t-il des hébergements d’urgence pour les victimes de violences conjugales à Martigues ?

Oui, des **hébergements d’urgence** sont disponibles pour les victimes de violences conjugales à Martigues et dans les Bouches-du-Rhône. Le **115** (numéro d’urgence pour le logement) peut orienter vers des places disponibles dans des centres d’hébergement spécialisés. Des associations comme le **CIDFF** ou le **Collectif Féministe de Martigues** proposent également des solutions d’hébergement temporaire. Il est conseillé de contacter le **3919** pour obtenir une orientation adaptée.