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Actualité Martigues · 6 juin 2026

Féminicide à Martigues : droits des victimes et démarches urgentes après un crime conjugal

Féminicide à Martigues : droits des victimes et démarches urgentes après un crime conjugal

Ce qu'il s'est passé à Martigues

Le 4 juin 2026, une femme de 25 ans a été tuée à Martigues par son compagnon, selon Actu locale Martigues.

Les violences conjugales, et plus particulièrement les féminicides, constituent une réalité tragique en France. En 2025, le gouvernement a recensé 118 féminicides, selon les données du ministère de l'Intérieur. Ces crimes soulèvent des questions essentielles sur la protection des victimes et les recours juridiques disponibles. Si vous êtes victime ou proche d’une victime de féminicide, il est crucial d’agir rapidement pour faire valoir vos droits et obtenir réparation. Voici les démarches urgentes à engager.

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Comprendre le féminicide : définition et cadre juridique

Un féminicide désigne le meurtre d’une femme en raison de son genre, souvent dans un contexte de violences conjugales ou de domination masculine. En droit français, ces crimes sont qualifiés de meurtres ou d’assassinats, selon les circonstances, et sont passibles de peines lourdes, pouvant aller jusqu’à la réclusion criminelle à perpétuité.

Cadre légal applicable

- Code pénal (articles 221-1 à 221-4) : Les meurtres et assassinats sont sévèrement réprimés, avec des peines pouvant atteindre 30 ans de réclusion criminelle pour un meurtre et la perpétuité en cas de circonstances aggravantes. - Violences conjugales (articles 222-7 à 222-16) : Les violences commises au sein du couple, qu’elles soient physiques, psychologiques ou sexuelles, sont punies par la loi. Les peines sont alourdies en cas de récidive ou de circonstances aggravantes. - Protection des victimes (articles 515-9 à 515-13) : La loi prévoit des mesures de protection immédiate, comme l’ordonnance de protection, pour les victimes de violences conjugales.

> À noter : Depuis 2024, la notion de féminicide est explicitement mentionnée dans les rapports officiels, notamment ceux du ministère de l’Intérieur, pour mieux identifier et lutter contre ces crimes.

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Portail officiel France Rénov’ : un outil pour les victimes de violences conjugales

Le gouvernement a mis en place le portail France Rénov’, initialement dédié à la rénovation énergétique, mais qui intègre désormais une section dédiée aux victimes de violences conjugales. Ce portail centralise les informations sur les droits, les démarches et les contacts utiles.

Services proposés

- Accès aux droits : Informations sur les recours juridiques, les aides financières et les structures d’accompagnement. - Orientation vers les associations : Liste des associations locales et nationales spécialisées dans l’aide aux victimes. - Liens vers les plateformes d’urgence : Numéros verts et contacts des services de police ou de gendarmerie.

> Source : France Rénov’ – Violences conjugales

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Magalie

Vaut-il mieux confier ça à quelqu'un de qualifié qu'à un travail bâclé ?

Dépôt de plainte : une étape cruciale pour faire valoir vos droits

Le dépôt de plainte est une démarche essentielle pour engager des poursuites contre l’auteur des violences ou du féminicide. Cette étape permet de constituer un dossier solide et de demander réparation.

Comment déposer plainte ?

1. Au commissariat ou à la gendarmerie : Vous pouvez vous rendre directement dans un commissariat ou une brigade de gendarmerie pour porter plainte. 2. Par écrit : Vous avez la possibilité d’envoyer une plainte par courrier au procureur de la République. 3. En ligne : Certaines plateformes, comme Pre-plainte en ligne, permettent de déposer une plainte avant de vous rendre dans un commissariat.

Pièces à fournir

- Une pièce d’identité. - Tout élément de preuve (messages, témoignages, certificats médicaux, photos, etc.). - Une description détaillée des faits.

> Conseil : Conservez une copie de votre plainte et de tous les documents liés à votre dossier.

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Constitution d’un dossier solide : preuves et témoignages

Pour maximiser vos chances d’obtenir gain de cause, il est essentiel de constituer un dossier solide, incluant des preuves tangibles et des témoignages.

Types de preuves à rassembler

- Certificats médicaux : En cas de blessures physiques, un certificat médical décrivant les lésions est indispensable. - Messages et enregistrements : Les SMS, emails, enregistrements audio ou vidéo peuvent servir de preuves, à condition qu’ils aient été obtenus légalement. - Témoignages : Les déclarations de proches, voisins ou collègues peuvent renforcer votre dossier. - Photos et vidéos : Les images des blessures ou des dégâts matériels peuvent être utiles.

Où stocker ces preuves ?

- Copies numériques : Sauvegardez vos documents sur un support sécurisé (cloud, disque dur externe). - Copies physiques : Conservez les originaux dans un endroit sûr, comme un coffre-fort ou chez un proche de confiance.

> À éviter : Ne supprimez aucun message ou document, même si vous pensez qu’ils ne sont pas pertinents. Ils pourraient être utiles plus tard.

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Demander réparation via le SARVI ou la CIVI

Si vous êtes victime ou proche d’une victime de féminicide, vous pouvez demander une réparation financière pour le préjudice subi. Deux dispositifs principaux sont disponibles : le SARVI (Service d’Aide au Recouvrement des Victimes) et la CIVI (Commission d’Indemnisation des Victimes d’Infractions).

Le SARVI : une aide financière immédiate

Le SARVI est un service public qui permet aux victimes d’infractions pénales de demander une indemnisation pour les préjudices subis. Cette aide est versée rapidement, sous réserve de remplir les conditions.

#### Conditions d’éligibilité

- Être victime d’une infraction pénale (meurtre, violences, etc.). - Avoir subi un préjudice matériel ou moral. - Ne pas avoir été indemnisé par une autre voie (assurance, etc.).

#### Montant de l’aide

Le montant de l’indemnisation dépend de la gravité des préjudices subis. En 2025, le plafond est fixé à 5 000 € pour les victimes directes et 10 000 € pour les proches.

> Source : SARVI – Service Public

La CIVI : une indemnisation complémentaire

La CIVI est une commission indépendante qui examine les demandes d’indemnisation pour les victimes d’infractions pénales. Elle peut accorder des indemnisations supplémentaires, notamment pour les préjudices moraux ou économiques.

#### Conditions d’éligibilité

- Être victime d’une infraction pénale (meurtre, violences, etc.). - Avoir subi un préjudice grave (physique, moral, économique). - Ne pas avoir été indemnisé par une autre voie.

#### Montant de l’indemnisation

Le montant dépend de la gravité des préjudices. En 2025, le plafond est fixé à 30 000 € pour les victimes directes et 50 000 € pour les proches.

> Source : CIVI – Service Public

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Choisir un avocat pénaliste spécialisé dans les violences conjugales

Faire appel à un avocat pénaliste spécialisé dans les violences conjugales est essentiel pour défendre vos droits et obtenir une indemnisation juste. Ces professionnels connaissent les rouages du système judiciaire et peuvent vous accompagner dans toutes les étapes.

Critères de choix d’un avocat

- Spécialisation : Privilégiez un avocat ayant une expertise en droit pénal et en violences conjugales. - Expérience : Renseignez-vous sur son expérience dans ce domaine précis. - Approche humaine : Choisissez un avocat à l’écoute, capable de vous soutenir moralement. - Frais : Les honoraires varient selon les avocats. Certains proposent des consultations gratuites ou des aides juridiques.

Où trouver un avocat ?

- Barreau local : Contactez le barreau de votre département pour obtenir une liste d’avocats spécialisés. - Annuaire en ligne : Des plateformes comme Avocat.fr ou Legavox permettent de rechercher des avocats par spécialité. - Associations d’aide aux victimes : Certaines associations, comme l’INAVEM, proposent un accompagnement juridique.

> Conseil : N’hésitez pas à rencontrer plusieurs avocats avant de faire votre choix. La relation de confiance est essentielle.

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Magalie

Si un devis gratuit et sans engagement existe, autant en profiter, non ?

Les associations locales et nationales pour un soutien immédiat

En plus des démarches juridiques, il est important de bénéficier d’un soutien psychologique et social. Plusieurs associations, locales et nationales, sont à votre disposition pour vous accompagner.

Associations locales à Martigues et dans les Bouches-du-Rhône

- Centre d’Information sur les Droits des Femmes et des Familles (CIDFF) : Ces centres offrent un accompagnement juridique, social et psychologique aux victimes de violences conjugales. - Fédération Nationale Solidarité Femmes (FNSF) : Cette association gère le 3919, numéro national d’écoute et d’orientation pour les victimes de violences.

> Source : CIDFF Bouches-du-Rhône

Associations nationales

- INAVEM (Institut National d’Aide aux Victimes et de Médiation) : Propose un accompagnement juridique et psychologique. - Le Planning Familial : Offre un soutien aux victimes de violences sexistes et sexuelles.

> Source : INAVEM

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Les numéros d’urgence et plateformes d’aide

En cas de danger immédiat, il est crucial d’agir rapidement. Plusieurs numéros et plateformes sont disponibles 24h/24 pour vous venir en aide.

Numéros d’urgence

- 17 : Police ou gendarmerie (urgence). - 15 : SAMU (urgence médicale). - 112 : Numéro d’urgence européen. - 3919 : Violences femmes info (écoute et orientation). - 0800 05 95 95 : Numéro vert pour les victimes de violences conjugales.

Plateformes en ligne

- Plateforme de signalement des violences sexistes et sexuelles : arretonslesviolences.gouv.fr - Plateforme de signalement des cyberviolences : cyberviolences.gouv.fr

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Les aides financières et sociales pour les victimes

Les victimes de féminicides ou de violences conjugales peuvent bénéficier d’aides financières et sociales pour les aider à se reconstruire.

Aides financières

- Allocation de solidarité spécifique (ASS) : Pour les victimes en situation de précarité. - Aide juridictionnelle : Prise en charge partielle ou totale des frais d’avocat. - Fonds de solidarité pour les victimes (FSV) : Aide exceptionnelle pour les victimes en difficulté financière.

> Source : Service Public – Aides aux victimes

Aides sociales

- Accompagnement social : Les CIDFF et les associations locales proposent un accompagnement pour les démarches administratives. - Logement : Certaines associations aident les victimes à trouver un hébergement d’urgence.

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Magalie

Gagner du temps et éviter les mauvaises surprises, c'est toujours appréciable, non ?

Prévenir les violences conjugales : les dispositifs existants

La prévention des violences conjugales est un enjeu majeur pour éviter de nouveaux drames. Plusieurs dispositifs existent pour protéger les victimes potentielles et sensibiliser le public.

Dispositifs de protection

- Ordonnance de protection : Permet de protéger une victime de violences conjugales en éloignant l’auteur des faits. - Téléphones grave danger (TGD) : Appareil portable permettant aux victimes de contacter les secours en cas de danger. - Bracelets anti-rapprochement : Dispositif permettant de géolocaliser l’auteur des violences et d’empêcher tout contact avec la victime.

> Source : Ministère de l’Intérieur – Violences conjugales

Sensibilisation et formation

- Campagnes de sensibilisation : Le gouvernement organise régulièrement des campagnes pour informer le public sur les violences conjugales. - Formations pour les professionnels : Les policiers, gendarmes, médecins et travailleurs sociaux sont formés pour mieux repérer et prendre en charge les victimes.

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Témoignages et parcours de reconstruction : des histoires inspirantes

Les témoignages de victimes ayant surmonté leur épreuve peuvent être une source d’inspiration et d’espoir. Plusieurs associations et médias partagent ces récits pour sensibiliser le public et montrer qu’une reconstruction est possible.

Exemples de parcours

- Survie et reconstruction : Des victimes racontent comment elles ont réussi à se reconstruire après un féminicide ou des violences conjugales. - Engagement associatif : Certaines victimes deviennent militantes pour aider d’autres personnes dans la même situation.

> Source : Fédération Nationale Solidarité Femmes

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Ressources utiles et liens officiels

Pour aller plus loin, voici une liste de ressources et liens officiels utiles pour les victimes de violences conjugales ou de féminicides.

- Service Public – Violences conjugales - Ministère de l’Intérieur – Violences conjugales - 3919 – Violences femmes info - CIDFF – Centres d’Information sur les Droits des Femmes - INAVEM – Institut National d’Aide aux Victimes - France Rénov’ – Violences conjugales

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Conclusion : agir rapidement pour faire valoir vos droits

Le féminicide qui s’est produit à Martigues rappelle l’urgence d’agir pour protéger les victimes de violences conjugales et obtenir justice. Si vous êtes victime ou proche d’une victime, il est essentiel de déposer plainte, de constituer un dossier solide, de demander réparation via le SARVI ou la CIVI, et de faire appel à un avocat pénaliste spécialisé.

N’oubliez pas que vous n’êtes pas seul(e) : des associations, des numéros d’urgence et des dispositifs de protection sont à votre disposition pour vous accompagner. Agissez rapidement pour faire valoir vos droits et obtenir la justice que vous méritez.

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*Pour aller plus loin :*

- Consultez le portail France Rénov’ – Violences conjugales. - Contactez le 3919 pour une écoute et une orientation. - Rendez-vous sur Service Public – Violences conjugales pour connaître vos droits.

Questions fréquentes

Quelles sont les démarches à suivre immédiatement après un féminicide ou des violences conjugales ?

En cas de danger immédiat, composez le 17 ou le 112. Ensuite, déposez plainte au commissariat ou à la gendarmerie, ou via la plateforme [Pre-plainte en ligne](https://www.pre-plainte-en-ligne.interieur.gouv.fr/). Conservez toutes les preuves (messages, certificats médicaux, photos) et contactez une association d’aide aux victimes comme le CIDFF ou le 3919 pour un accompagnement.

Comment obtenir une indemnisation après un féminicide ?

Vous pouvez demander une indemnisation via le SARVI (Service d’Aide au Recouvrement des Victimes) ou la CIVI (Commission d’Indemnisation des Victimes d’Infractions). Le SARVI propose une aide financière rapide (jusqu’à 5 000 €), tandis que la CIVI peut accorder une indemnisation complémentaire (jusqu’à 30 000 €). Consultez [Service Public – SARVI](https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/F1985) et [CIVI](https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/F1986) pour plus d’informations.

Qu’est-ce qu’une ordonnance de protection et comment l’obtenir ?

Une ordonnance de protection est une mesure judiciaire qui permet d’éloigner l’auteur des violences conjugales de la victime et de lui interdire tout contact. Pour l’obtenir, la victime doit déposer une demande auprès du juge aux affaires familiales (JAF). Cette demande peut être accompagnée par une association comme le CIDFF. Consultez [Service Public – Ordonnance de protection](https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/F1419) pour les détails.

Comment choisir un avocat pénaliste spécialisé dans les violences conjugales ?

Privilégiez un avocat ayant une expertise en droit pénal et en violences conjugales. Vous pouvez trouver un avocat via le barreau local, des annuaires en ligne comme [Avocat.fr](https://www.avocat.fr/), ou des associations d’aide aux victimes comme l’INAVEM. N’hésitez pas à rencontrer plusieurs avocats pour choisir celui qui correspond le mieux à vos besoins.

Quelles aides financières sont disponibles pour les victimes de violences conjugales ?

Les victimes peuvent bénéficier de plusieurs aides : l’Allocation de Solidarité Spécifique (ASS), l’aide juridictionnelle pour les frais d’avocat, et le Fonds de Solidarité pour les Victimes (FSV). Certaines associations proposent également un accompagnement social et un hébergement d’urgence. Consultez [Service Public – Aides aux victimes](https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/F1987) pour plus de détails.

Où trouver un soutien psychologique après un féminicide ou des violences conjugales ?

Plusieurs associations proposent un soutien psychologique, comme l’INAVEM, le Planning Familial ou les CIDFF. Vous pouvez également contacter le 3919 pour une orientation vers des professionnels spécialisés. Certaines plateformes en ligne, comme [Psy en ligne](https://www.psy-en-ligne.fr/), proposent des consultations à distance.