Actualité Martigues · 6 juin 2026
Féminicide à Martigues : comprendre vos droits et démarches après un drame conjugal

Ce qu'il s'est passé à Martigues
Le 3 juin 2026, une femme de 25 ans a été victime d’un féminicide à Martigues, selon Actu locale Martigues. Les faits, particulièrement violents, soulèvent des questions sur les mécanismes de protection des victimes de violences conjugales et les recours juridiques disponibles pour les proches. Dans ce contexte, il est essentiel de rappeler les démarches à suivre pour porter plainte, constituer un dossier solide, et obtenir réparation.
Cet article propose un éclairage sur les droits des victimes et de leurs familles, ainsi que sur le rôle des avocats pénalistes spécialisés dans les violences conjugales. Il s’appuie sur les dispositifs légaux en vigueur, notamment ceux encadrés par le Code pénal et le Code civil, ainsi que sur les mécanismes d’indemnisation comme le SARVI ou la CIVI.
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Les violences conjugales en France : un fléau persistant
Les violences conjugales restent un phénomène massif en France, malgré les avancées législatives. Selon les dernières données disponibles, près de 213 000 femmes âgées de 18 à 75 ans déclarent avoir été victimes de violences physiques ou sexuelles par leur partenaire ou ex-partenaire en 2022 (source : INSEE). Ces chiffres, déjà alarmants, ne reflètent qu’une partie de la réalité, car de nombreuses victimes ne portent pas plainte par peur des représailles ou par méconnaissance de leurs droits.
À Martigues, comme ailleurs en France, les violences conjugales peuvent prendre différentes formes : violences physiques (coups, strangulation, agressions à l’arme blanche), violences psychologiques (harcèlement, intimidation, isolement), ou violences économiques (contrôle des ressources financières). Les féminicides, bien que représentant une infime partie des violences conjugales, en constituent l’expression la plus extrême.
Les signes avant-coureurs à ne pas ignorer
Reconnaître les signes avant-coureurs d’une relation toxique ou violente est crucial pour prévenir l’escalade. Parmi les indicateurs les plus fréquents, on peut citer :
- Un contrôle excessif : surveillance constante, restriction des déplacements, interdiction de voir sa famille ou ses amis. - Des comportements humiliants : moqueries, dénigrement, menaces voilées ou explicites. - Des épisodes de violence physique : même mineurs, ils doivent alerter, car ils peuvent s’aggraver avec le temps. - Un isolement progressif : la victime est coupée de son entourage, ce qui limite ses possibilités de demander de l’aide.
Ces signes doivent inciter à agir rapidement, que ce soit en contactant un proche de confiance, une association spécialisée, ou les forces de l’ordre. En cas de danger immédiat, il est impératif de composer le 17 ou le 114 (numéro d’urgence pour les sourds et malentendants).
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Porter plainte après un féminicide : les étapes clés
Porter plainte est une démarche essentielle pour faire reconnaître les faits, protéger d’éventuelles autres victimes, et obtenir justice. Voici les étapes à suivre pour constituer un dossier solide et maximiser les chances d’une condamnation.
1. Déposer plainte au commissariat ou à la gendarmerie
La plainte peut être déposée dans n’importe quel commissariat ou brigade de gendarmerie, même en dehors de la commune où les faits se sont produits. Si la victime est décédée, ce sont ses proches (conjoint, enfants, parents) qui peuvent porter plainte en se constituant partie civile. La plainte doit être détaillée et mentionner tous les éléments disponibles : dates, lieux, témoins, messages, photos, ou tout autre élément pouvant étayer les faits.
Il est recommandé de se faire accompagner par un avocat ou une association spécialisée pour s’assurer que la plainte est correctement rédigée. Une copie de la plainte doit être remise à la victime ou à ses proches, avec un récépissé de dépôt de plainte.
2. Se constituer partie civile
Se constituer partie civile permet à la victime (ou à ses proches en cas de décès) de demander réparation du préjudice subi. Cette démarche peut être effectuée dès le dépôt de plainte ou ultérieurement, dans un délai de 6 mois après l’ouverture d’une information judiciaire. Elle donne accès à des indemnités pour les dommages matériels, moraux, ou corporels subis.
Pour se constituer partie civile, il est nécessaire de remplir un formulaire disponible auprès du tribunal judiciaire ou en ligne sur le site Justice.fr. Un avocat est fortement recommandé pour cette étape, car il permet de valoriser au mieux le préjudice et d’obtenir une indemnisation équitable.
3. Obtenir un certificat médical
Un certificat médical est un élément clé du dossier, car il atteste des blessures subies et de leur gravité. Il doit être établi par un médecin, de préférence dans les 24 à 48 heures suivant les faits. Ce certificat peut être utilisé comme preuve devant les tribunaux et sert de base pour demander une indemnisation.
En cas de féminicide, un certificat de décès doit également être obtenu, ainsi qu’un rapport d’autopsie si nécessaire. Ces documents sont indispensables pour les démarches d’indemnisation ultérieures.
4. Conserver toutes les preuves
Les preuves sont déterminantes pour étayer une plainte et obtenir une condamnation. Elles peuvent inclure :
- Messages écrits ou vocaux (SMS, emails, enregistrements audio). - Photos ou vidéos des blessures ou des lieux. - Témoignages de proches, voisins, ou collègues. - Relevés bancaires ou documents montrant un contrôle financier. - Journal intime ou notes personnelles décrivant les violences subies.
Toutes ces preuves doivent être conservées dans un endroit sûr et transmises à l’enquêteur ou à l’avocat. En cas de danger, il est possible de les déposer auprès d’une association ou d’un service spécialisé pour les protéger.
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Les dispositifs d’indemnisation pour les victimes et leurs proches
Après un féminicide, les victimes indirectes (famille, proches) peuvent prétendre à une indemnisation pour le préjudice subi. Deux dispositifs principaux existent : le SARVI (Service d’Aide au Recouvrement des Victimes d’Infractions) et la CIVI (Commission d’Indemnisation des Victimes d’Infractions).
Le SARVI : une indemnisation rapide
Le SARVI est un dispositif qui permet aux victimes d’obtenir une indemnisation rapide, même en l’absence de condamnation du coupable. Il est accessible aux victimes de violences volontaires ayant entraîné une incapacité totale de travail (ITT) supérieure à un mois, ou en cas de décès. Le montant de l’indemnisation est plafonné à 3 000 € pour les violences physiques et à 5 000 € pour les violences ayant entraîné la mort.
Pour en bénéficier, il faut adresser une demande au SARVI dans un délai d’un an à compter des faits. La demande doit être accompagnée des preuves des violences subies (certificat médical, plainte, témoignages, etc.). Le versement est effectué sous 3 à 6 mois après l’envoi du dossier complet.
La CIVI : une indemnisation complémentaire
La CIVI est une commission indépendante qui peut accorder une indemnisation complémentaire au SARVI, notamment pour les préjudices non couverts (souffrances morales, perte de revenus, frais funéraires, etc.). Elle est compétente pour les infractions les plus graves, comme les violences conjugales ayant entraîné la mort.
Pour saisir la CIVI, il faut déposer un dossier dans un délai d’un an à compter de la clôture de la procédure pénale ou de la décision définitive d’indemnisation par le SARVI. La commission examine le dossier et peut accorder une indemnisation allant jusqu’à 1 500 000 € pour les victimes de violences les plus graves.
Les aides locales et associations d’accompagnement
En plus des dispositifs nationaux, des aides locales et des associations peuvent soutenir les victimes et leurs proches dans leurs démarches. À Martigues et dans les Bouches-du-Rhône, plusieurs structures proposent un accompagnement gratuit ou à tarif social :
- Le CIDFF 13 (Centre d’Information sur les Droits des Femmes et des Familles) : www.cidff13.fr - L’association France Victimes 13 : www.france-victimes.fr - Le 3919 (numéro national d’écoute et d’orientation pour les victimes de violences conjugales).
Ces structures peuvent aider à monter les dossiers de demande d’indemnisation, orienter vers des avocats spécialisés, ou proposer un soutien psychologique.
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Le rôle de l’avocat pénaliste dans les affaires de violences conjugales
Faire appel à un avocat pénaliste spécialisé dans les violences conjugales est un choix stratégique pour maximiser ses chances d’obtenir justice et réparation. Son rôle est multiple et s’articule autour de plusieurs axes.
1. Conseiller et accompagner la victime ou ses proches
L’avocat pénaliste a pour mission d’informer la victime (ou ses proches) sur ses droits et les démarches à suivre. Il peut aider à rédiger la plainte, rassembler les preuves, et préparer le dossier pour une éventuelle constitution de partie civile. Il est également en mesure d’alerter sur les risques de représailles ou de pression de la part de l’agresseur.
2. Défendre les intérêts de la victime devant les tribunaux
En cas de procès, l’avocat pénaliste défend les intérêts de la victime devant le tribunal correctionnel ou la cour d’assises. Il plaide pour une condamnation exemplaire de l’agresseur et demande une indemnisation adaptée au préjudice subi. Son expertise en droit pénal et en procédure judiciaire est un atout majeur pour obtenir gain de cause.
3. Obtenir une indemnisation équitable
L’avocat pénaliste peut également intervenir pour négocier une indemnisation avec l’agresseur ou son assurance, ou pour saisir la CIVI en cas de refus ou d’insuffisance d’indemnisation. Il veille à ce que toutes les demandes de réparation soient prises en compte, y compris les préjudices moraux ou économiques.
4. Protéger la victime et ses proches
Dans les cas où la victime ou ses proches craignent des représailles, l’avocat pénaliste peut demander des mesures de protection spécifiques, comme un bracelet anti-rapprochement ou une ordonnance de protection. Ces dispositifs visent à garantir la sécurité des victimes et à prévenir de nouveaux actes de violence.
Comment choisir un avocat pénaliste spécialisé ?
Pour trouver un avocat pénaliste compétent en matière de violences conjugales, plusieurs critères peuvent être pris en compte :
- Son expérience dans les affaires de violences conjugales ou de féminicides. - Sa proximité géographique avec Martigues ou les Bouches-du-Rhône. - Son engagement associatif ou son implication dans la défense des droits des femmes. - Ses honoraires : certains avocats proposent des tarifs sociaux ou des consultations gratuites pour les victimes.
Il est possible de consulter l’annuaire des avocats sur le site du Conseil National des Barreaux ou de demander une recommandation à une association spécialisée.
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Les dispositifs de protection des victimes de violences conjugales
En France, plusieurs dispositifs légaux visent à protéger les victimes de violences conjugales, avant, pendant et après les faits. Ces mesures peuvent être sollicitées par la victime ou ses proches, même en l’absence de plainte.
1. L’ordonnance de protection
L’ordonnance de protection est une mesure d’urgence qui peut être demandée par la victime auprès du juge aux affaires familiales (JAF). Elle permet d’obtenir rapidement des mesures de protection, telles que :
- L’interdiction de contact entre l’agresseur et la victime. - L’expulsion du domicile conjugal de l’agresseur. - La suspension du droit de visite et d’hébergement pour les enfants. - La confiscation des armes détenues par l’agresseur.
Cette ordonnance est valable pour une durée maximale de 6 mois, renouvelable en cas de danger persistant. Pour la demander, il faut remplir un formulaire disponible sur le site Justice.fr et le transmettre au tribunal judiciaire.
2. Le bracelet anti-rapprochement
Le bracelet anti-rapprochement est un dispositif électronique qui permet de géolocaliser l’agresseur et d’alerter les forces de l’ordre en cas de violation de la zone d’exclusion fixée par le juge. Cette mesure peut être prononcée dans le cadre d’une ordonnance de protection ou d’un contrôle judiciaire.
Le bracelet est généralement porté par l’agresseur, mais des dispositifs similaires existent pour les victimes (bracelet de protection). Ce système est particulièrement efficace pour prévenir les risques de récidive ou de féminicide.
3. Le téléphone grave danger (TGD)
Le téléphone grave danger est un outil mis à disposition des victimes de violences conjugales pour leur permettre de contacter rapidement les secours en cas de danger. Ce téléphone est attribué par le procureur de la République ou le juge, et son coût est pris en charge par l’État.
Pour en bénéficier, la victime doit déposer une plainte ou une main courante, et justifier d’un danger grave et immédiat. Le téléphone est équipé d’une touche d’urgence qui permet de contacter directement les forces de l’ordre.
4. Les centres d’accueil pour victimes de violences conjugales
En cas de danger, les victimes peuvent se rendre dans un centre d’accueil pour être mises à l’abri. Ces structures, souvent gérées par des associations, proposent un hébergement d’urgence, un soutien psychologique et juridique, ainsi qu’un accompagnement dans les démarches administratives.
À Martigues et dans les Bouches-du-Rhône, plusieurs centres sont disponibles, notamment :
- Le centre d’hébergement d’urgence de Martigues (coordonnées disponibles via le 115). - L’association Le Refuge (pour les jeunes victimes de violences familiales).
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Les ressources utiles pour les victimes et leurs proches
Pour accompagner les victimes de violences conjugales et leurs proches, plusieurs ressources officielles et associatives sont disponibles. Voici une sélection des plus pertinentes.
1. Numéros d’urgence et d’écoute
- 3919 : Numéro national d’écoute et d’orientation pour les victimes de violences conjugales (gratuit et anonyme). - 119 : Numéro d’urgence pour les enfants en danger. - 114 : Numéro d’urgence pour les sourds et malentendants. - 17 : Numéro d’urgence pour contacter la police ou la gendarmerie.
2. Sites officiels et plateformes d’information
- Service-Public.fr : Informations sur les droits des victimes, les démarches à suivre, et les dispositifs d’indemnisation. - France Victimes : Réseau national d’aide aux victimes, avec des antennes locales dans les Bouches-du-Rhône. - Arrêtons les violences : Plateforme gouvernementale dédiée à la lutte contre les violences conjugales. - Le 3020 : Numéro vert pour signaler les violences sexistes et sexuelles.
3. Associations locales dans les Bouches-du-Rhône
- CIDFF 13 : www.cidff13.fr – Accompagnement juridique et social. - France Victimes 13 : www.france-victimes.fr – Soutien aux victimes et leurs proches. - Le Planning Familial 13 : www.planning-familial.org – Écoute et orientation. - La Voix des Femmes : Association locale pour la défense des droits des femmes.
4. Dispositifs de signalement en ligne
- Signalement en ligne des violences sexistes et sexuelles : Plateforme sécurisée pour signaler des violences conjugales ou sexistes. - Plateforme de signalement des violences conjugales : Permet de signaler des violences sans porter plainte immédiatement.
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Que faire en cas de danger immédiat ?
Si vous ou un proche êtes en danger immédiat, il est impératif d’agir sans délai pour protéger votre sécurité. Voici les étapes à suivre :
1. Contacter les forces de l’ordre
Composez le 17 (police/gendarmerie) ou le 114 (pour les sourds et malentendants) pour signaler la situation. Les forces de l’ordre peuvent intervenir rapidement pour sécuriser les lieux ou interpeller l’agresseur.
2. Quitter les lieux si possible
Si vous êtes en danger dans votre domicile, essayez de quitter les lieux en toute sécurité. Si vous ne pouvez pas partir, enfermez-vous dans une pièce sécurisée et appelez les secours. Évitez les confrontations directes avec l’agresseur.
3. Se rendre dans un lieu sûr
En cas de danger, rendez-vous dans un lieu public (commissariat, pharmacie, centre commercial) ou contactez un proche de confiance pour vous mettre à l’abri. Si vous n’avez aucun endroit où aller, composez le 115 (numéro d’urgence pour l’hébergement d’urgence).
4. Demander une ordonnance de protection
Si la situation le permet, contactez un avocat ou une association spécialisée pour demander une ordonnance de protection auprès du juge aux affaires familiales (JAF). Cette mesure peut vous permettre d’obtenir une expulsion de l’agresseur du domicile conjugal ou une interdiction de contact.
5. Conserver des preuves
Même en situation d’urgence, essayez de conserver des preuves des violences subies (messages, photos, témoignages) pour étayer une éventuelle plainte ou demande d’indemnisation ultérieure.
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FAQ : Vos questions sur les violences conjugales et les féminicides
1. Quelles sont les différences entre une plainte, une main courante et une plainte avec constitution de partie civile ?
- La plainte : Déposée auprès des forces de l’ordre, elle permet d’engager des poursuites pénales contre l’agresseur. Elle peut être déposée par la victime ou ses proches. - La main courante : Il s’agit d’un simple enregistrement des faits auprès de la police ou de la gendarmerie, sans engagement de poursuites. Elle peut servir de preuve en cas de récidive ou de demande d’indemnisation. - La plainte avec constitution de partie civile : Elle permet à la victime (ou à ses proches) de demander réparation du préjudice subi et de se joindre à la procédure pénale pour demander une indemnisation.
2. Puis-je porter plainte si la victime est décédée ?
Oui, les proches (conjoint, enfants, parents) peuvent porter plainte en se constituant partie civile. Ils peuvent également demander une indemnisation via le SARVI ou la CIVI pour le préjudice subi (souffrances morales, perte de revenus, frais funéraires, etc.).
3. Quel est le délai pour déposer une plainte après un féminicide ?
Il n’y a pas de délai légal pour déposer une plainte après un féminicide. Cependant, plus les faits sont anciens, plus il peut être difficile de rassembler des preuves. Il est donc recommandé d’agir rapidement pour maximiser les chances d’une condamnation.
4. Comment obtenir une indemnisation si l’agresseur n’a pas été condamné ?
Même en l’absence de condamnation, la victime (ou ses proches) peut demander une indemnisation via le SARVI (Service d’Aide au Recouvrement des Victimes d’Infractions). Ce dispositif permet d’obtenir une indemnisation rapide, sous réserve de fournir des preuves des violences subies.
5. Quels sont les critères pour obtenir une ordonnance de protection ?
Pour obtenir une ordonnance de protection, il faut justifier d’un danger grave et immédiat. La demande doit être adressée au juge aux affaires familiales (JAF) et accompagnée de preuves des violences subies (plainte, certificat médical, témoignages, etc.). L’ordonnance peut inclure des mesures comme l’expulsion de l’agresseur du domicile ou l’interdiction de contact.
6. Puis-je bénéficier d’un hébergement d’urgence si je fuis mon domicile ?
Oui, en cas de danger, vous pouvez contacter le 115 (numéro d’urgence pour l’hébergement) ou vous rendre dans un centre d’accueil pour victimes de violences conjugales. Ces structures proposent un hébergement temporaire, un soutien psychologique et juridique, ainsi qu’un accompagnement dans les démarches administratives.
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Conclusion : Agir pour briser le silence
Le féminicide d’une jeune femme à Martigues rappelle avec force l’urgence d’agir contre les violences conjugales. Pour les victimes et leurs proches, connaître ses droits et les démarches à suivre est une étape essentielle pour obtenir justice et réparation. Porter plainte, se constituer partie civile, et solliciter une indemnisation via le SARVI ou la CIVI sont des actions concrètes qui peuvent faire la différence.
L’accompagnement par un avocat pénaliste spécialisé, ainsi que le soutien des associations locales, sont des ressources précieuses pour naviguer dans les méandres du système judiciaire. Enfin, les dispositifs de protection comme l’ordonnance de protection ou le bracelet anti-rapprochement offrent une sécurité indispensable pour prévenir de nouveaux drames.
En France, la lutte contre les violences conjugales est une priorité nationale, mais elle ne peut aboutir sans l’implication de chacun. Si vous êtes témoin ou victime de violences, n’hésitez pas à alerter les autorités ou à contacter les numéros d’urgence. Ensemble, nous pouvons briser le silence et protéger ceux qui en ont le plus besoin.
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*Pour aller plus loin :*
- Service-Public.fr – Violences conjugales : vos droits - Arrêtons les violences – Plateforme gouvernementale - France Victimes – Réseau d’aide aux victimes - Code pénal – Violences conjugales (Article 222-12) - Code civil – Ordonnance de protection (Article 515-9)
Questions fréquentes
Quelles sont les différences entre une plainte, une main courante et une plainte avec constitution de partie civile ?
Une plainte est déposée auprès des forces de l’ordre pour engager des poursuites pénales contre l’agresseur. Une main courante est un simple enregistrement des faits sans engagement de poursuites, utile comme preuve en cas de récidive. Une plainte avec constitution de partie civile permet à la victime (ou ses proches) de demander réparation du préjudice subi et de se joindre à la procédure pénale pour obtenir une indemnisation.
Puis-je porter plainte si la victime est décédée ?
Oui, les proches (conjoint, enfants, parents) peuvent porter plainte en se constituant partie civile. Ils peuvent également demander une indemnisation via le SARVI ou la CIVI pour le préjudice subi (souffrances morales, perte de revenus, frais funéraires, etc.).
Quel est le délai pour déposer une plainte après un féminicide ?
Il n’y a pas de délai légal pour déposer une plainte après un féminicide. Cependant, plus les faits sont anciens, plus il peut être difficile de rassembler des preuves. Il est donc recommandé d’agir rapidement pour maximiser les chances d’une condamnation.
Comment obtenir une indemnisation si l’agresseur n’a pas été condamné ?
Même en l’absence de condamnation, la victime (ou ses proches) peut demander une indemnisation via le SARVI (Service d’Aide au Recouvrement des Victimes d’Infractions). Ce dispositif permet d’obtenir une indemnisation rapide, sous réserve de fournir des preuves des violences subies.
Quels sont les critères pour obtenir une ordonnance de protection ?
Pour obtenir une ordonnance de protection, il faut justifier d’un danger grave et immédiat. La demande doit être adressée au juge aux affaires familiales (JAF) et accompagnée de preuves des violences subies (plainte, certificat médical, témoignages, etc.). L’ordonnance peut inclure des mesures comme l’expulsion de l’agresseur du domicile ou l’interdiction de contact.
Puis-je bénéficier d’un hébergement d’urgence si je fuis mon domicile ?
Oui, en cas de danger, vous pouvez contacter le 115 (numéro d’urgence pour l’hébergement) ou vous rendre dans un centre d’accueil pour victimes de violences conjugales. Ces structures proposent un hébergement temporaire, un soutien psychologique et juridique, ainsi qu’un accompagnement dans les démarches administratives.
