Actualité Martigues · 6 juin 2026
Féminicide à Martigues : droits des victimes, procédures et accompagnement juridique

Ce qu'il s'est passé à Martigues
Un féminicide a été signalé à Martigues, selon les informations relayées par *La Marseillaise*.
Les autorités judiciaires ont ouvert une enquête pour déterminer les circonstances exactes de ce drame. En attendant les résultats de l’instruction, il est essentiel de rappeler les droits des victimes et de leurs proches, ainsi que les démarches à suivre pour obtenir justice et réparation.
Cet article aborde les aspects juridiques, les aides disponibles et l’accompagnement psychologique et social dans les Bouches-du-Rhône, afin d’aider les familles et les proches à naviguer dans cette épreuve.
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Comprendre le féminicide : définition et cadre légal en France
Le féminicide désigne le meurtre d’une femme en raison de son genre. En France, ce terme n’apparaît pas explicitement dans le Code pénal, mais les faits sont qualifiés sous d’autres chefs d’accusation, notamment l’homicide volontaire (article 221-1 du Code pénal) ou le meurtre (article 221-2).
Les violences conjugales, y compris les féminicides, sont encadrées par plusieurs textes légaux :
- Loi n°2019-1480 du 28 décembre 2019 : renforcement des sanctions contre les violences conjugales et les féminicides. - Article 222-33-2 du Code pénal : aggravation des peines en cas de violences commises par le conjoint ou partenaire. - Article 41-1 du Code de procédure pénale : possibilité pour le procureur de la République d’ordonner des mesures de protection pour les victimes.
Les féminicides sont souvent précédés de violences conjugales répétées. Les proches ou les témoins peuvent signaler ces violences via le 3919 (Violences Femmes Info), un numéro gratuit et anonyme.
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Porter plainte après un féminicide : étapes et conseils pratiques
Porter plainte est une étape cruciale pour obtenir justice. Voici les démarches à suivre :
1. Déposer une plainte au commissariat ou à la gendarmerie
La plainte peut être déposée directement auprès d’un commissariat ou d’une brigade de gendarmerie. Il est recommandé de se rendre dans le service le plus proche de son domicile ou du lieu des faits. Si la victime est décédée, c’est aux proches de porter plainte.
À savoir : - La plainte peut être déposée dans un délai de 6 ans à compter des faits (article 8 du Code de procédure pénale). - Un récépissé de dépôt de plainte doit être remis.
2. Constituer un dossier solide avec des preuves
Pour étayer la plainte, il est essentiel de rassembler des éléments concrets : - Témoignages : déclarations de proches, voisins, ou témoins. - Preuves matérielles : messages, emails, photos, ou vidéos montrant des violences ou des menaces. - Certificats médicaux : en cas de violences physiques, un certificat médical peut attester des blessures. - Plainte antérieure : si des plaintes avaient déjà été déposées pour violences conjugales.
3. Demander une ordonnance de protection
Si la victime était en couple avec l’auteur présumé, il est possible de demander une ordonnance de protection auprès du juge aux affaires familiales (JAF). Cette ordonnance peut imposer des mesures comme : - L’éloignement de l’auteur présumé. - L’interdiction de contact. - La suspension du droit de visite et d’hébergement.
Comment faire ? - Saisir le JAF via une requête déposée au tribunal judiciaire. - Fournir des preuves des violences ou des menaces.
4. Se faire accompagner par un avocat pénaliste
Un avocat spécialisé en droit pénal ou en violences conjugales peut aider à : - Rédiger la plainte. - Constituer un dossier solide. - Représenter la victime ou ses proches devant les tribunaux. - Demander des dommages et intérêts.
Où trouver un avocat ? - Via l’Ordre des avocats du département. - Via des associations d’aide aux victimes comme la CIVI (Commission d’indemnisation des victimes d’infractions).
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Vaut-il mieux prévenir un problème que devoir le réparer dans l'urgence ?
Indemnisation des victimes et de leurs proches : le rôle du SARVI et de la CIVI
Les victimes de féminicide ou leurs proches peuvent demander une indemnisation pour couvrir les préjudices subis. Deux dispositifs principaux existent :
1. Le SARVI (Service d’aide au recouvrement des victimes d’infractions)
Le SARVI permet aux victimes d’obtenir une indemnisation rapide, même si l’auteur des faits n’a pas été identifié ou est insolvable. Les conditions sont : - Avoir subi une infraction pénale (homicide, violences, etc.). - Avoir porté plainte. - Faire une demande dans un délai de 3 ans à compter de la décision définitive du tribunal.
Montant de l’indemnisation : - Jusqu’à 3 000 € pour les dommages matériels. - Jusqu’à 1 500 € pour les dommages corporels.
Comment faire la demande ? - Remplir le formulaire SARVI disponible sur service-public.fr. - Joindre une copie de la plainte et des preuves des préjudices.
2. La CIVI (Commission d’indemnisation des victimes d’infractions)
La CIVI est compétente pour indemniser les victimes de certaines infractions, dont les homicides volontaires. Les conditions sont : - Avoir subi une infraction grave (homicide, violences graves, etc.). - Faire une demande dans un délai de 3 ans à compter de la décision définitive du tribunal.
Montant de l’indemnisation : - Variable selon la gravité des préjudices (physiques, moraux, matériels). - Peut atteindre plusieurs dizaines de milliers d’euros.
Comment faire la demande ? - Remplir le formulaire CIVI disponible sur service-public.fr. - Joindre une copie de la plainte, des preuves des préjudices et un certificat médical.
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Accompagnement psychologique et social : des aides locales dans les Bouches-du-Rhône
Les victimes de violences conjugales ou leurs proches peuvent bénéficier d’un accompagnement psychologique et social pour surmonter ce traumatisme. Plusieurs dispositifs existent dans les Bouches-du-Rhône :
1. Les associations locales d’aide aux victimes
Plusieurs associations proposent un soutien gratuit ou à tarifs sociaux : - Ligue des droits de l’Homme (LDH) – Section Bouches-du-Rhône : accompagnement juridique et psychologique. - Fédération nationale solidarité femmes (FNSF) : hébergement d’urgence et soutien aux victimes. - France Victimes 13 : écoute, orientation et accompagnement des victimes.
Comment les contacter ? - Via leur site web ou par téléphone. - Certaines associations proposent des permanences dans les tribunaux ou les mairies.
2. Les cellules d’urgence médico-psychologiques (CUMP)
Les CUMP interviennent en cas de crise pour offrir un soutien psychologique immédiat. Elles sont composées de psychiatres, psychologues et infirmiers.
Comment y avoir accès ? - Via les services d’urgence (SAMU : 15). - Sur orientation d’un médecin ou d’un professionnel de santé.
3. Les dispositifs d’hébergement d’urgence
Si la victime ou ses proches sont en danger, des solutions d’hébergement d’urgence existent : - 115 : numéro d’urgence pour l’hébergement d’urgence. - Centres d’hébergement et de réinsertion sociale (CHRS) : structures spécialisées dans l’accueil des victimes de violences.
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Les délais légaux à respecter : ne pas laisser passer le temps
En matière de féminicide ou de violences conjugales, certains délais sont impératifs pour préserver ses droits :
1. Délai pour porter plainte
- 6 ans à compter des faits pour les infractions pénales (article 8 du Code de procédure pénale). - 1 an pour les contraventions.
Exception : En cas de violences conjugales, le délai court à partir de la dernière agression.
2. Délai pour demander une indemnisation
- 3 ans pour le SARVI et la CIVI à compter de la décision définitive du tribunal.
3. Délai pour agir en justice civile
- 5 ans pour demander des dommages et intérêts devant le tribunal civil.
Conseil : Consultez rapidement un avocat ou une association pour ne pas dépasser ces délais.
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Quand la sécurité de ses proches est en jeu, mieux vaut bien faire les choses, non ?
Comment choisir un avocat pénaliste spécialisé en violences conjugales dans les Bouches-du-Rhône ?
Trouver un avocat compétent et sensible à la cause des violences conjugales est essentiel pour défendre ses droits. Voici quelques pistes :
1. Se tourner vers l’Ordre des avocats
L’Ordre des avocats des Bouches-du-Rhône peut orienter vers des avocats spécialisés en droit pénal ou en violences conjugales. Leur annuaire est disponible en ligne.
2. Contacter des associations d’aide aux victimes
Plusieurs associations proposent des listes d’avocats partenaires : - France Victimes 13 : www.francevictimes13.fr - CIVI : www.civi.fr
3. Vérifier les compétences de l’avocat
Un bon avocat pénaliste spécialisé en violences conjugales doit : - Avoir une expérience avérée dans ce domaine. - Connaître les dispositifs d’indemnisation (SARVI, CIVI). - Proposer un accompagnement global (juridique, psychologique, social).
4. Évaluer les honoraires
Les honoraires varient selon l’expérience et la complexité du dossier. Certains avocats proposent des tarifs sociaux ou des aides juridictionnelles (aide juridictionnelle de l’État).
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Ressources utiles et numéros d’urgence
Voici une liste de ressources et numéros utiles pour les victimes de féminicide ou de violences conjugales dans les Bouches-du-Rhône :
| Ressource | Description | Contact | |-----------------------------|---------------------------------------------------------------------------------|----------------------------------| | 3919 | Violences Femmes Info : écoute, information et orientation. | 3919 (gratuit, 24h/24) | | 119 | Enfance en danger : pour signaler des violences sur mineurs. | 119 (gratuit, 24h/24) | | 114 | Numéro d’urgence pour les sourds et malentendants. | 114 (SMS ou fax) | | SAMU | Urgences médicales. | 15 | | Police/Gendarmerie | Pour déposer plainte ou signaler des faits. | 17 | | France Victimes 13 | Accompagnement des victimes dans les Bouches-du-Rhône. | www.francevictimes13.fr | | CIVI | Commission d’indemnisation des victimes d’infractions. | www.civi.fr | | SARVI | Service d’aide au recouvrement des victimes d’infractions. | www.service-public.fr | | 115 | Hébergement d’urgence. | 115 |
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Être accompagné par quelqu'un de compétent, ça rassure toujours, non ?
Témoignages et parcours de victimes : des récits pour briser le silence
Les témoignages de victimes ou de proches de féminicides permettent de mieux comprendre l’impact de ces drames et l’importance de se faire accompagner. Plusieurs associations et médias partagent ces récits pour sensibiliser le public :
- Le Collectif Féminicides par compagnons ou ex : publie des portraits de victimes et des analyses sur les féminicides en France. - Le site *Les Glorieuses* : propose des articles et des ressources sur les violences conjugales. - Les associations locales : organisent des veillées ou des événements pour rendre hommage aux victimes.
Ces récits rappellent que derrière chaque féminicide, il y a une vie brisée, une famille endeuillée et une société qui doit agir pour prévenir ces violences.
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Prévenir les féminicides : reconnaître les signes et agir
Les féminicides sont souvent précédés de signes avant-coureurs. Reconnaître ces signaux peut permettre d’agir à temps :
1. Les signes de violences conjugales
- Comportementales : isolement, contrôle excessif, menaces. - Physiques : blessures, excuses répétées pour des accidents. - Psychologiques : anxiété, dépression, perte de confiance en soi.
2. Que faire en cas de suspicion ?
- Écouter la victime sans la juger. - Encourager à parler à un professionnel (médecin, avocat, association). - Signaler les faits aux autorités (3919, 17). - Proposer un soutien (hébergement, écoute).
3. Les dispositifs de prévention
- Les cellules de suivi des violences conjugales : présentes dans certains tribunaux. - Les formations pour les professionnels : policiers, médecins, enseignants. - Les campagnes de sensibilisation : organisées par les associations et les institutions.
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FAQ : Vos questions sur les féminicides et vos droits
1. Quelle est la différence entre un féminicide et un homicide ?
Un féminicide est un meurtre d’une femme en raison de son genre, souvent lié à des violences conjugales ou à une relation de domination. Un homicide, en revanche, peut concerner n’importe quelle victime, sans distinction de genre. En France, les féminicides sont qualifiés sous les chefs d’homicide volontaire ou de meurtre, mais le terme souligne la dimension genrée du crime.
*Source : Code pénal, articles 221-1 et suivants*
2. Puis-je porter plainte si la victime est décédée ?
Oui. Les proches (conjoint, enfants, parents) peuvent porter plainte pour le compte de la victime. Il est recommandé de se rendre dans un commissariat ou une gendarmerie pour déposer plainte, en fournissant une copie du certificat de décès et tout élément utile (messages, témoignages, etc.).
*Source : Article 8 du Code de procédure pénale*
3. Quels sont les délais pour demander une indemnisation via le SARVI ou la CIVI ?
- SARVI : 3 ans à compter de la décision définitive du tribunal. - CIVI : 3 ans à compter de la décision définitive du tribunal.
Il est crucial d’engager les démarches rapidement pour ne pas perdre ses droits.
*Source : Service-Public.fr – SARVI*
4. Comment obtenir une ordonnance de protection ?
Pour demander une ordonnance de protection, il faut : 1. Saisir le juge aux affaires familiales (JAF) via une requête. 2. Fournir des preuves des violences (certificats médicaux, témoignages, messages). 3. Attendre la décision du juge, qui peut imposer des mesures comme l’éloignement de l’auteur présumé.
*Source : Service-Public.fr – Ordonnance de protection*
5. Puis-je être accompagné gratuitement par un avocat ?
Oui, sous conditions de ressources, vous pouvez bénéficier de l’aide juridictionnelle pour couvrir tout ou partie des honoraires d’un avocat. Cette aide est accordée par l’État et permet d’accéder à un avocat commis d’office ou choisi.
*Source : Service-Public.fr – Aide juridictionnelle*
6. Que faire si je suis témoin de violences conjugales ?
Si vous êtes témoin de violences conjugales, vous pouvez : - Appeler le 3919 pour signaler les faits. - Contacter la police ou la gendarmerie (17) pour faire un signalement. - Proposer votre aide à la victime (écoute, hébergement d’urgence). - Sensibiliser votre entourage aux signes de violences conjugales.
*Source : 3919 – Violences Femmes Info*
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Conclusion : Agir pour la justice et la prévention
Un féminicide à Martigues rappelle l’urgence d’agir contre les violences conjugales et de soutenir les victimes et leurs proches. Porter plainte, se faire accompagner juridiquement et psychologiquement, et demander une indemnisation sont des étapes essentielles pour obtenir justice.
Les dispositifs comme le SARVI, la CIVI, ou les associations locales offrent un soutien concret. Il est crucial de ne pas laisser passer les délais légaux et de s’entourer de professionnels compétents.
Enfin, la prévention reste la clé : reconnaître les signes de violences, briser le silence et agir à temps peut sauver des vies.
Pour aller plus loin : - Service-Public.fr – Violences conjugales - Gouvernement.fr – Stop aux violences sexistes et sexuelles - Ligue des droits de l’Homme – Bouches-du-Rhône
Questions fréquentes
Quelle est la différence entre un féminicide et un homicide ?
Un féminicide est un meurtre d’une femme en raison de son genre, souvent lié à des violences conjugales ou à une relation de domination. Un homicide, en revanche, peut concerner n’importe quelle victime, sans distinction de genre. En France, les féminicides sont qualifiés sous les chefs d’homicide volontaire ou de meurtre, mais le terme souligne la dimension genrée du crime.
Puis-je porter plainte si la victime est décédée ?
Oui. Les proches (conjoint, enfants, parents) peuvent porter plainte pour le compte de la victime. Il est recommandé de se rendre dans un commissariat ou une gendarmerie pour déposer plainte, en fournissant une copie du certificat de décès et tout élément utile (messages, témoignages, etc.).
Quels sont les délais pour demander une indemnisation via le SARVI ou la CIVI ?
Pour le SARVI et la CIVI, le délai est de 3 ans à compter de la décision définitive du tribunal. Il est crucial d’engager les démarches rapidement pour ne pas perdre ses droits.
Comment obtenir une ordonnance de protection ?
Pour demander une ordonnance de protection, il faut saisir le juge aux affaires familiales (JAF) via une requête, fournir des preuves des violences (certificats médicaux, témoignages, messages), et attendre la décision du juge, qui peut imposer des mesures comme l’éloignement de l’auteur présumé.
Puis-je être accompagné gratuitement par un avocat ?
Oui, sous conditions de ressources, vous pouvez bénéficier de l’aide juridictionnelle pour couvrir tout ou partie des honoraires d’un avocat. Cette aide est accordée par l’État et permet d’accéder à un avocat commis d’office ou choisi.
Que faire si je suis témoin de violences conjugales ?
Si vous êtes témoin de violences conjugales, vous pouvez appeler le 3919 pour signaler les faits, contacter la police ou la gendarmerie (17) pour faire un signalement, proposer votre aide à la victime (écoute, hébergement d’urgence), ou sensibiliser votre entourage aux signes de violences conjugales.
