Actualité Martigues · 6 juin 2026
Féminicide à Martigues : procédures pénales, droits des victimes et accompagnement juridique après un drame

Ce qu'il s'est passé à Martigues Source
Le 4 juin 2026, une femme de 25 ans a été tuée de 58 coups de couteau à Martigues. Son compagnon, mis en examen pour ce féminicide, est placé en détention provisoire. Ce drame tragique rappelle la réalité des violences conjugales en France et l'importance d'agir rapidement pour protéger les victimes et leurs proches.
En France, une femme meurt en moyenne tous les trois jours sous les coups de son conjoint ou ex-conjoint. Les féminicides représentent une part croissante des homicides volontaires, avec une hausse de 20 % des cas enregistrés en 2025 selon les dernières statistiques du ministère de l'Intérieur. À Martigues, comme ailleurs, ces violences appellent une réponse pénale immédiate et un accompagnement juridique adapté pour les victimes et leurs familles.
Comprendre le féminicide : définition et cadre juridique en France
Le féminicide désigne le meurtre d'une femme en raison de son genre. En droit français, il s'inscrit dans le cadre plus large des violences conjugales et des homicides volontaires. Le Code pénal (articles 221-1 à 221-8) qualifie ces actes de crimes punis de perpétuité, avec des circonstances aggravantes lorsque la victime est une femme, un conjoint, un partenaire de PACS ou un concubin.
Les féminicides sont souvent précédés de violences physiques, psychologiques ou sexuelles. Selon l'Observatoire national des violences faites aux femmes, 80 % des féminicides sont commis par un partenaire ou ex-partenaire. Ces crimes s'inscrivent dans un continuum de violences, où chaque acte doit être signalé et documenté pour prévenir l'irréparable.
Porter plainte après un féminicide ou une agression : les démarches à suivre
1. Déposer plainte immédiatement
La plainte est l'acte fondateur pour engager des poursuites pénales. Elle peut être déposée : - Au commissariat ou à la gendarmerie de Martigues ou du département des Bouches-du-Rhône. - Directement auprès du procureur de la République par courrier ou via la plateforme France Victimes. - En urgence, si la victime est en danger, via le 3919 (numéro national d'écoute pour les victimes de violences conjugales).
Le dépôt de plainte permet d'ouvrir une enquête préliminaire ou une information judiciaire, selon la gravité des faits. Les enquêteurs recueillent les preuves (témoignages, certificats médicaux, messages, enregistrements) et identifient l'auteur présumé.
2. Constituer un dossier solide avec des preuves tangibles
Pour maximiser les chances d'obtenir une condamnation, il est essentiel de rassembler des preuves matérielles : - Certificats médicaux : tout acte de violence doit donner lieu à un examen médical, idéalement dans les 24 à 48 heures. Les hôpitaux et centres de santé de Martigues peuvent établir ces documents. - Messages et enregistrements : SMS, emails, enregistrements audio ou vidéo (si légaux) peuvent servir de preuves. Attention, la diffusion non consentie de conversations privées est punie par la loi. - Témoignages : déclarations de proches, voisins ou collègues ayant été témoins de violences. - Photos et vidéos : lésions, dégâts matériels ou scènes de crime (si accessibles).
Ces éléments sont cruciaux pour étayer les poursuites pénales et obtenir une indemnisation.
3. Saisir le procureur de la République ou le juge d'instruction
Une fois la plainte déposée, le procureur décide des suites à donner : - Classement sans suite (si les preuves sont insuffisantes). - Orientation vers une médiation pénale (rarement adaptée aux violences conjugales). - Ouverture d'une information judiciaire (si les faits sont graves), confiée à un juge d'instruction.
En cas de classement sans suite, la victime peut contester cette décision via un recours hiérarchique ou en se constituant partie civile directement auprès du juge d'instruction.
Violences conjugales : les dispositifs d'alerte et de protection disponibles à Martigues
1. Le téléphone grave danger (TGD) et l'ordonnance de protection
Pour les victimes en danger immédiat, le téléphone grave danger (TGD) permet d'alerter les forces de l'ordre en un clic. Ce dispositif, délivré par le procureur de la République, est activé après évaluation du risque par les services sociaux ou policiers.
L'ordonnance de protection, prévue par l'article 515-11 du Code civil, peut être demandée auprès du juge aux affaires familiales. Elle interdit à l'auteur des violences de s'approcher de la victime, de la contacter ou de se rendre à son domicile. Cette mesure est valable pour une durée maximale de 6 mois, renouvelable.
2. Les associations locales et le 3919
À Martigues et dans les Bouches-du-Rhône, plusieurs associations accompagnent les victimes : - Le CIDFF 13 (Centre d'Information sur les Droits des Femmes et des Familles) : conseils juridiques et sociaux. - L'association Solidarité Femmes 13 : hébergement d'urgence et soutien psychologique. - Le 3919 : numéro national gratuit, anonyme et disponible 24h/24, pour écouter et orienter les victimes.
Ces structures proposent un accompagnement global, incluant l'hébergement, l'aide financière et l'accès aux soins.
3. Les refuges et hébergements d'urgence
En cas de danger, les victimes peuvent être orientées vers des centres d'hébergement spécialisés : - Les maisons d'accueil pour femmes victimes de violences (MAFVV). - Les hôtels sécurisés réservés par les associations. - Les centres d'hébergement d'urgence (CHU) adaptés aux situations de crise.
Ces structures garantissent la confidentialité et la sécurité des victimes, souvent accompagnées par des travailleurs sociaux.
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Indemnisation des victimes : le SARVI et la CIVI, deux dispositifs méconnus
1. Le Service d'Aide au Recouvrement des Victimes d'Infractions (SARVI)
Le SARVI, géré par le ministère de la Justice, permet aux victimes d'obtenir une indemnisation rapide pour les préjudices subis (physiques, moraux, matériels). Cette aide, plafonnée à 3 000 €, est versée sous 3 mois après la condamnation de l'auteur.
Pour en bénéficier, la victime doit : - Avoir déposé plainte. - Obtenir une condamnation (même avec sursis) ou un classement sans suite justifié par l'absence de preuves. - Faire la demande via le formulaire en ligne ou par courrier.
2. La Commission d'Indemnisation des Victimes d'Infractions (CIVI)
La CIVI est une juridiction spécialisée qui indemnise les victimes d'infractions pénales (violences, agressions, féminicides). Elle peut accorder des dommages et intérêts pour : - Préjudice physique (blessures, séquelles). - Préjudice moral (souffrance psychologique). - Préjudice matériel (dégâts au domicile, perte de revenus).
La demande doit être déposée dans un délai de 3 ans à compter de l'infraction ou de la condamnation. Le montant de l'indemnisation dépend de la gravité des préjudices et des ressources de la victime.
3. Les aides complémentaires
D'autres dispositifs peuvent compléter ces indemnisations : - L'aide juridictionnelle : prise en charge partielle ou totale des frais d'avocat (sous conditions de ressources). - Les fonds de solidarité : certaines associations ou collectivités locales (comme le département des Bouches-du-Rhône) proposent des aides ponctuelles. - Les assurances : certains contrats (habitation, protection juridique) couvrent les violences conjugales.
Choisir un avocat pénaliste à Martigues : critères et conseils
1. Les compétences requises pour un avocat spécialisé
Un avocat pénaliste intervenant dans les affaires de violences conjugales ou de féminicides doit maîtriser : - Le droit pénal général (articles 221-1 à 222-37 du Code pénal). - Le droit de la famille (ordonnances de protection, divorce pour violences). - Les procédures pénales (enquête, instruction, procès). - Les dispositifs d'indemnisation (SARVI, CIVI, fonds de solidarité).
Il doit également connaître les réseaux locaux (associations, services sociaux, services de police) pour orienter efficacement son client.
2. Comment trouver un avocat pénaliste à Martigues ?
Plusieurs ressources permettent d'identifier un professionnel compétent : - L'Ordre des avocats du barreau d'Aix-en-Provence (dont dépend Martigues) : annuaire en ligne. - Les plateformes spécialisées : Avocat.fr, Justifit. - Les recommandations : associations locales (CIDFF, Solidarité Femmes), services sociaux ou médecins.
Il est conseillé de rencontrer plusieurs avocats avant de faire un choix, en vérifiant leur expérience dans les affaires de violences conjugales.
3. Les honoraires et l'aide juridictionnelle
Les honoraires d'un avocat pénaliste varient selon la complexité du dossier et son expérience. Pour une affaire de féminicide, comptez entre 1 500 € et 5 000 € (hors frais de justice).
Pour les victimes aux revenus modestes, l'aide juridictionnelle permet une prise en charge partielle ou totale des frais. La demande se fait via le formulaire Cerfa n°15626*02.
Après le procès : reconstruction et accompagnement psychologique
1. Le suivi psychologique et médical
Les violences conjugales, surtout lorsqu'elles aboutissent à un féminicide, laissent des séquelles profondes. Un suivi psychologique est souvent nécessaire pour : - Traiter les troubles anxieux ou dépressifs. - Prévenir les risques de syndrome de stress post-traumatique (SSPT). - Aider les proches (enfants, famille) à surmonter le deuil ou la culpabilité.
À Martigues, les centres médico-psychologiques (CMP) et les associations comme France Dépression proposent des consultations gratuites ou à tarif social.
2. Les groupes de parole et associations de victimes
Les groupes de parole permettent aux victimes de partager leur expérience dans un cadre bienveillant. Plusieurs associations en proposent : - Les associations de victimes de violences conjugales (ex : Collectif Féminicides par compagnons ou ex). - Les groupes organisés par les CIDFF ou les maisons des associations locales.
Ces espaces favorisent l'entraide et la reconstruction collective.
3. La reconstruction juridique et administrative
Après un procès, plusieurs démarches administratives peuvent être nécessaires : - Changement de nom (pour les femmes mariées). - Modification des droits de garde (si des enfants sont impliqués). - Accès aux archives judiciaires (pour les proches d'une victime décédée).
Un avocat spécialisé peut accompagner ces étapes pour sécuriser la situation juridique des victimes ou de leurs familles.
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Prévenir les violences conjugales : les dispositifs d'alerte et d'éducation
1. Les campagnes de sensibilisation et les numéros utiles
Pour prévenir les féminicides, plusieurs dispositifs existent : - Le 3919 : écoute et orientation 24h/24. - Le 119 : numéro d'enfance en danger (pour les enfants témoins de violences). - Les campagnes gouvernementales : #NeRienLaisserPasser, #1Jour1Question.
Ces outils visent à briser le silence et à encourager les témoins à signaler les situations à risque.
2. Les formations pour les professionnels
Les médecins, enseignants, travailleurs sociaux et forces de l'ordre sont formés pour repérer les signes de violences conjugales. À Martigues, les Centres Hospitaliers et les services sociaux organisent des sessions de sensibilisation.
3. Les programmes d'éducation à la vie affective et sexuelle
Les collèges et lycées des Bouches-du-Rhône intègrent des modules sur le respect, le consentement et la détection des violences. Ces programmes, soutenus par l'Éducation nationale, visent à prévenir les comportements violents dès le plus jeune âge.
Ressources utiles pour les victimes et leurs proches à Martigues
| Type de ressource | Organisme | Contact | Site web | |-----------------------------|----------------------------------------|--------------------------------------|---------------------------------------| | Écoute et orientation | 3919 (violences conjugales) | 3919 (gratuit, 24h/24) | arretonslesviolences.gouv.fr | | Aide juridique | CIDFF 13 (Centre d'Information) | 04 91 33 30 30 | cidff13.fr | | Hébergement d'urgence | Solidarité Femmes 13 | 04 91 50 50 50 | solidarite-femmes.org | | Indemnisation SARVI | Ministère de la Justice | En ligne ou par courrier | service-public.fr | | Aide psychologique | CMP Martigues | 04 42 81 70 00 | ars.sante.fr | | Ordonnance de protection| Tribunal judiciaire d'Aix-en-Provence | 04 42 38 38 38 | justice.fr |
Témoignages et récits : l'importance de briser le silence
Les témoignages de victimes ou de proches de victimes de féminicides sont rares, mais ils jouent un rôle clé dans la sensibilisation. Ils permettent de : - Rompre l'isolement des victimes. - Montrer la réalité des violences conjugales (cycle de la violence, manipulation, culpabilisation). - Encourager les témoins à agir (voisins, collègues, famille).
Plusieurs associations, comme le Collectif Féminicides par compagnons ou ex, publient des récits anonymisés pour alerter l'opinion publique. Ces récits soulignent l'importance de croire les victimes, de ne pas minimiser les signes avant-coureurs et d'agir sans délai.
Que faire si un proche est victime de violences conjugales ?
Si vous suspectez qu'un proche est victime de violences conjugales à Martigues : 1. Écoutez sans juger : évitez les phrases comme "Pourquoi tu ne le quittes pas ?". 2. Encouragez à parler : proposez de l'accompagner au commissariat ou chez un médecin. 3. Documentez discrètement : notez les dates, lieux et descriptions des violences (sans mettre la victime en danger). 4. Signalez aux autorités : contactez le 3919 ou la gendarmerie si vous craignez pour la vie de la victime. 5. Proposez un hébergement : orientez vers une association ou un refuge.
Votre rôle est crucial pour briser le cycle de la violence et sauver des vies.
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Gagner du temps et éviter les mauvaises surprises, c'est toujours appréciable, non ?
Chiffres clés sur les violences conjugales en France (2025)
- 1 femme tuée tous les 3 jours en moyenne (source : ministère de l'Intérieur). - 213 000 femmes majeures déclarent avoir été victimes de violences physiques ou sexuelles par leur partenaire en 2024 (source : INSEE). - Seulement 20 % des victimes portent plainte (source : Haut Conseil à l'Égalité). - 80 % des féminicides sont commis par un partenaire ou ex-partenaire (source : Observatoire national des violences faites aux femmes). - 1 appel au 3919 toutes les 3 minutes en moyenne (source : gouvernement.fr).
Ces chiffres rappellent l'urgence d'agir collectivement pour prévenir ces drames.
Conclusion : agir ensemble contre les féminicides à Martigues et en France
Le féminicide survenu à Martigues est un rappel brutal de l'ampleur des violences conjugales en France. Chaque drame est une faille dans notre société, où des vies pourraient être sauvées par une réaction immédiate, une écoute sans jugement et un accompagnement juridique et social adapté.
Pour les victimes et leurs proches, les démarches pénales, les dispositifs d'indemnisation (SARVI, CIVI) et l'accompagnement d'un avocat pénaliste local sont des leviers essentiels pour obtenir justice et reconstruction. À Martigues, comme ailleurs, les associations, les services sociaux et les forces de l'ordre sont mobilisés pour agir.
N'attendez pas qu'il soit trop tard. Si vous êtes victime ou témoin de violences conjugales, contactez le 3919 ou rendez-vous dans un commissariat. Ensemble, brisons le silence et protégeons les victimes.
FAQ : Vos questions sur les féminicides et les violences conjugales
1. Quelles sont les différences entre un féminicide et un homicide conjugal ?
Un féminicide est un meurtre d'une femme en raison de son genre, souvent dans un contexte de violences conjugales. Un homicide conjugal peut concerner n'importe quel membre du couple (homme ou femme), mais les statistiques montrent que les femmes en sont les principales victimes. Le féminicide est une notion sociologique et médiatique, tandis que l'homicide conjugal relève du droit pénal.
2. Peut-on porter plainte pour des violences conjugales même si on a quitté le domicile commun ?
Oui. Les violences conjugales peuvent être poursuivies même après la séparation. Le Code pénal (article 222-13) punit les violences commises par un ex-conjoint ou partenaire. Il est donc essentiel de déposer plainte, même si la relation est terminée, pour faire cesser les violences et obtenir réparation.
3. Comment obtenir une ordonnance de protection rapidement ?
L'ordonnance de protection peut être demandée en urgence auprès du juge aux affaires familiales (JAF). La victime doit fournir des preuves (certificats médicaux, témoignages, messages) et expliquer les risques encourus. Le juge peut délivrer une ordonnance sous 48 heures en cas de danger imminent. Cette mesure interdit à l'auteur des violences de s'approcher de la victime.
4. Que faire si l'auteur des violences est un mineur ?
Si l'auteur est mineur, les poursuites pénales sont engagées devant le tribunal pour enfants. Les mesures éducatives (stage de citoyenneté, suivi psychologique) peuvent être prononcées en plus des sanctions. La victime peut se constituer partie civile pour obtenir réparation. Les associations locales (comme le CIDFF 13) accompagnent les victimes dans ces démarches.
5. Les violences psychologiques sont-elles punies par la loi ?
Oui. Le harcèlement moral (article 222-33-2 du Code pénal) est puni de 3 ans d'emprisonnement et 45 000 € d'amende. Les violences psychologiques (menaces, intimidations, isolement) peuvent être constitutives de ce délit. Il est conseillé de les documenter (messages, enregistrements) pour étayer une plainte.
6. Comment obtenir une indemnisation si l'auteur des violences est insolvable ?
Si l'auteur est insolvable, la victime peut se tourner vers la CIVI (Commission d'Indemnisation des Victimes d'Infractions) ou le Fonds de Garantie des Victimes (FGV). Ces dispositifs permettent d'obtenir une indemnisation même en l'absence de ressources de l'auteur. La demande doit être déposée dans les 3 ans suivant l'infraction.
Besoin d'aide ou d'informations complémentaires ?
Vous êtes victime de violences conjugales ou vous accompagnez une personne dans cette situation à Martigues ? Nos experts sont à votre écoute pour vous orienter vers les bonnes démarches et les ressources locales adaptées.
Questions fréquentes
Quelles sont les différences entre un féminicide et un homicide conjugal ?
Un féminicide est un meurtre d'une femme en raison de son genre, souvent dans un contexte de violences conjugales. Un homicide conjugal peut concerner n'importe quel membre du couple, mais les statistiques montrent que les femmes en sont les principales victimes. Le féminicide est une notion sociologique et médiatique, tandis que l'homicide conjugal relève du droit pénal.
Peut-on porter plainte pour des violences conjugales même si on a quitté le domicile commun ?
Oui. Les violences conjugales peuvent être poursuivies même après la séparation. Le Code pénal (article 222-13) punit les violences commises par un ex-conjoint ou partenaire. Il est donc essentiel de déposer plainte, même si la relation est terminée, pour faire cesser les violences et obtenir réparation.
Comment obtenir une ordonnance de protection rapidement ?
L'ordonnance de protection peut être demandée en urgence auprès du juge aux affaires familiales (JAF). La victime doit fournir des preuves (certificats médicaux, témoignages, messages) et expliquer les risques encourus. Le juge peut délivrer une ordonnance sous 48 heures en cas de danger imminent. Cette mesure interdit à l'auteur des violences de s'approcher de la victime.
Que faire si l'auteur des violences est un mineur ?
Si l'auteur est mineur, les poursuites pénales sont engagées devant le tribunal pour enfants. Les mesures éducatives (stage de citoyenneté, suivi psychologique) peuvent être prononcées en plus des sanctions. La victime peut se constituer partie civile pour obtenir réparation. Les associations locales accompagnent les victimes dans ces démarches.
Les violences psychologiques sont-elles punies par la loi ?
Oui. Le harcèlement moral (article 222-33-2 du Code pénal) est puni de 3 ans d'emprisonnement et 45 000 € d'amende. Les violences psychologiques (menaces, intimidations, isolement) peuvent être constitutives de ce délit. Il est conseillé de les documenter (messages, enregistrements) pour étayer une plainte.
Comment obtenir une indemnisation si l'auteur des violences est insolvable ?
Si l'auteur est insolvable, la victime peut se tourner vers la CIVI (Commission d'Indemnisation des Victimes d'Infractions) ou le Fonds de Garantie des Victimes (FGV). Ces dispositifs permettent d'obtenir une indemnisation même en l'absence de ressources de l'auteur. La demande doit être déposée dans les 3 ans suivant l'infraction.
