Actualité Martigues · 6 juin 2026
Féminicide à Martigues : comprendre les recours juridiques et les aides pour les victimes et leurs proches

Ce qu'il s'est passé à Martigues
Le 4 juin 2026, un drame a secoué la ville de Martigues dans les Bouches-du-Rhône : une femme de 25 ans a été victime d’une agression d’une violence inouïe, recevant 58 coups de couteau de la part de son compagnon. L’auteur présumé a été présenté à la justice dans les heures qui ont suivi les faits. Ce féminicide rappelle, une fois de plus, l’urgence d’agir contre les violences conjugales et l’importance de connaître ses droits en tant que victime ou proche.
Les autorités locales et les associations spécialisées appellent à la vigilance et à la mobilisation de tous les acteurs pour prévenir de telles tragédies. Cet article propose un éclairage sur les recours juridiques, les aides financières et les démarches à suivre pour les victimes ou leurs proches, afin de faciliter leur parcours dans un moment particulièrement difficile.
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Violences conjugales : quels sont les recours juridiques immédiats ?
En cas de violences conjugales, qu’elles soient physiques, psychologiques ou sexuelles, il est essentiel d’agir rapidement pour protéger la victime et rassembler des preuves. Voici les premières démarches à engager :
1. Déposer plainte ou porter plainte avec constitution de partie civile
La victime peut déposer plainte auprès des services de police ou de gendarmerie, ou directement au procureur de la République via une plainte en ligne sur le site Service-Public.fr. Cette plainte permet d’engager des poursuites pénales contre l’auteur des violences.
Si la victime souhaite obtenir une indemnisation ou une réparation, elle peut également se constituer partie civile lors du dépôt de plainte ou ultérieurement, via une plainte avec constitution de partie civile (article 85 du Code de procédure pénale). Cette démarche permet de demander des dommages et intérêts pour le préjudice subi.
> À noter : La plainte peut être déposée même si la victime a quitté le domicile conjugal ou si les violences datent de plusieurs mois.
2. Obtenir une ordonnance de protection
L’ordonnance de protection est une mesure d’urgence qui peut être demandée par la victime auprès du juge aux affaires familiales (JAF). Elle permet de :
- Interdire à l’auteur des violences de se rapprocher de la victime ou de la contacter (article 515-9 du Code civil). - Ordonner l’éviction du domicile conjugal de l’auteur des violences. - Fixer les modalités d’exercice de l’autorité parentale si des enfants sont impliqués. - Autoriser la victime à dissimuler son domicile ou son lieu de travail.
Cette demande peut être faite sans avocat, mais il est fortement recommandé d’être accompagné par une association ou un avocat spécialisé pour maximiser ses chances de succès.
> Où faire la demande ? > - Auprès du tribunal judiciaire du lieu de résidence de la victime. > - Via une demande en ligne sur Justice.fr.
3. Saisir le procureur de la République pour une enquête accélérée
En cas de danger imminent, la victime ou un proche peut saisir directement le procureur de la République pour demander une enquête accélérée ou une comparution immédiate de l’auteur des violences. Le procureur peut ordonner des mesures provisoires, comme une interdiction de contact ou une garde à vue.
> Cas des féminicides : Si les violences ont déjà entraîné la mort de la victime, les proches peuvent saisir le procureur pour demander une enquête approfondie et une indemnisation via le SARVI (voir ci-dessous).
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Vaut-il mieux s'y prendre bien dès le départ que devoir tout refaire ensuite ?
Indemnisation des victimes : quelles aides financières sont disponibles ?
Les victimes de violences conjugales ou leurs proches peuvent prétendre à plusieurs aides financières pour couvrir les frais médicaux, les pertes de revenus ou les préjudices moraux. Voici les principales dispositifs :
1. Le SARVI (Service d’Aide au Recouvrement des Victimes)
Le SARVI est un dispositif public qui permet aux victimes d’obtenir une indemnisation immédiate si l’auteur des violences est condamné ou si une transaction pénale est conclue. Cette aide couvre :
- Les frais médicaux non remboursés par l’Assurance Maladie. - Les pertes de revenus liées à l’incapacité de travailler. - Les préjudices moraux (souffrance, stress post-traumatique, etc.).
> Montant de l’indemnisation : Jusqu’à 3 000 € pour les violences conjugales (montant variable selon les cas). > Comment faire la demande ? > - Via un formulaire en ligne sur Service-Public.fr. > - En envoyant le formulaire par courrier au SARVI (adresse disponible sur le site).
2. La CIVI (Commission d’Indemnisation des Victimes d’Infractions)
La CIVI est une commission indépendante qui indemnise les victimes d’infractions pénales, y compris les violences conjugales, lorsque l’auteur n’est pas solvable ou n’a pas été identifié. Elle couvre :
- Les frais médicaux et les soins psychologiques. - Les pertes de revenus (si la victime est en arrêt maladie). - Les préjudices moraux (souffrance, humiliation, etc.).
> Montant de l’indemnisation : Jusqu’à 1 500 € pour les préjudices matériels et 3 000 € pour les préjudices moraux (montants indicatifs). > Comment faire la demande ? > - Via un formulaire en ligne sur Justice.fr. > - En envoyant le dossier complet (certificats médicaux, preuves des violences, etc.) à la CIVI compétente.
3. Les aides sociales et les dispositifs locaux
En plus des aides nationales, les victimes peuvent bénéficier de dispositifs locaux :
- Aides des associations : De nombreuses associations (comme le 3919, Fédération Nationale Solidarité Femmes, ou l’Association d’Aide aux Victimes) proposent un soutien financier d’urgence pour couvrir les besoins immédiats (logement, nourriture, frais médicaux). - Aides des collectivités territoriales : Certaines communes ou départements proposent des subventions pour les victimes de violences conjugales (ex. : aides au relogement, prise en charge des frais de déménagement). - Aides de la CAF : En cas de séparation, la victime peut demander une aide au logement ou une prime de déménagement via la CAF.
> Où se renseigner ? > - Au CCAS (Centre Communal d’Action Sociale) de sa commune. > - Via le 3919 (numéro national d’écoute et d’orientation pour les victimes de violences conjugales).
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Choisir un avocat pénaliste spécialisé : une étape cruciale
Face à une situation de violences conjugales, le recours à un avocat pénaliste spécialisé dans les violences faites aux femmes est souvent indispensable pour :
- Constituer un dossier solide (recueil de preuves, témoignages, certificats médicaux). - Négocier avec le procureur pour obtenir une condamnation rapide de l’auteur. - Demander une indemnisation via le SARVI ou la CIVI. - Accompagner la victime dans les démarches judiciaires et psychologiques.
Comment trouver un avocat spécialisé ?
1. Via l’Ordre des Avocats : Le Barreau de Marseille (pour le département des Bouches-du-Rhône) propose un annuaire des avocats avec une recherche par spécialité. 2. Via les associations : Certaines associations (comme l’AVFT ou le CIDFF) orientent vers des avocats bénévoles ou à tarifs réduits. 3. Via les plateformes en ligne : Des sites comme Avocat.fr ou Justifit permettent de trouver un avocat spécialisé en violences conjugales.
> Coût : Les honoraires varient selon l’expérience de l’avocat et la complexité du dossier. Certaines victimes peuvent bénéficier de l’aide juridictionnelle (prise en charge totale ou partielle des frais d’avocat) si leurs revenus sont modestes.
Que faire si la victime est décédée ?
Si la victime est décédée (comme dans le cas du féminicide de Martigues), ses proches (conjoint, enfants, parents) peuvent :
- Porter plainte avec constitution de partie civile pour demander réparation. - Demander une indemnisation via le SARVI ou la CIVI (en tant qu’ayants droit). - Saisir le tribunal civil pour obtenir des dommages et intérêts supplémentaires.
> À noter : Les proches peuvent également demander une enquête approfondie pour faire toute la lumière sur les circonstances du féminicide.
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Violences conjugales : où trouver un soutien psychologique et social ?
Les violences conjugales laissent souvent des séquelles psychologiques (syndrome de stress post-traumatique, dépression, anxiété). Il est essentiel de bénéficier d’un accompagnement psychologique et social pour se reconstruire. Voici les principales ressources :
1. Les associations d’aide aux victimes
Plusieurs associations proposent un soutien gratuit et confidentiel :
- Le 3919 : Numéro national d’écoute et d’orientation (24h/24, 7j/7). - Fédération Nationale Solidarité Femmes : Accompagnement juridique, social et psychologique. - l’AVFT (Association contre les Violences faites aux Femmes) : Soutien aux victimes et plaidoyer pour les droits des femmes. - l’Association d’Aide aux Victimes (ADAV) : Accompagnement personnalisé et orientation vers des professionnels.
> Site utile : Solidarité Femmes
2. Les professionnels de santé
- Médecins généralistes ou psychiatres : Ils peuvent prescrire des arrêts maladie ou orienter vers des thérapeutes spécialisés (psychologues, psychiatres). - Les unités médico-judiciaires (UMJ) : Présentes dans les hôpitaux, elles réalisent des examens médicaux pour constater les violences et établir des certificats médicaux. - Les psychologues du travail : Si la victime est en arrêt maladie, elle peut bénéficier d’un soutien psychologique via son employeur ou la CPAM.
> Où trouver un psychologue ? > - Via l’annuaire de l’Ordre des Psychologues. > - Via les Maisons de Santé Pluridisciplinaires (MSP).
3. Les groupes de parole et les thérapies spécialisées
- Groupes de parole : Organisés par des associations, ils permettent aux victimes de partager leur expérience et de retrouver confiance. Ex. : Groupe de parole de l’AVFT. - Thérapies cognitivo-comportementales (TCC) : Elles aident à surmonter les traumatismes et à reconstruire son estime de soi. - Thérapies EMDR : Spécialisées dans le traitement des traumatismes, elles sont particulièrement adaptées aux victimes de violences.
> Site utile : EMDR France
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Prévenir les violences conjugales : quelles actions collectives ?
Face à l’ampleur des violences conjugales (plus de 120 féminicides en France en 2025 selon les associations), il est crucial d’agir collectivement pour prévenir ces drames. Voici les leviers d’action :
1. Sensibiliser et former les professionnels
- Les forces de l’ordre : Les policiers et gendarmes doivent être formés pour repérer les signes de violences conjugales et orienter les victimes vers les bons dispositifs (ordonnance de protection, SARVI, etc.). - Les professionnels de santé : Médecins, infirmiers et sages-femmes doivent être sensibilisés pour dépister les violences et orienter les victimes vers des associations. - Les enseignants et éducateurs : Ils jouent un rôle clé dans la prévention dès le plus jeune âge (sensibilisation à l’égalité, aux relations saines, etc.).
> Ressource : Le plan interministériel de lutte contre les violences faites aux femmes (disponible sur Gouvernement.fr).
2. Renforcer les dispositifs d’alerte et de protection
- Le bracelet anti-rapprochement : Porté par l’auteur des violences, il permet de géolocaliser ses déplacements et d’alerter en cas de violation de l’ordonnance de protection. - Les cellules de suivi des victimes : Présentes dans certains départements, elles assurent un suivi personnalisé des victimes pour éviter les récidives. - Les numéros d’urgence : Le 3919 (violences conjugales) et le 114 (SMS d’urgence) sont des outils essentiels pour les victimes en danger.
3. Impliquer les entreprises et les collectivités
- Les entreprises peuvent mettre en place des cellules d’écoute ou des formations pour leurs salariés. - Les collectivités (mairies, départements) peuvent financer des campagnes de sensibilisation ou des logements d’urgence pour les victimes.
> Exemple : La ville de Martigues a mis en place un dispositif de suivi des victimes via son CCAS, en partenariat avec des associations locales.
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Que faire si vous êtes témoin de violences conjugales ?
Si vous êtes témoin de violences conjugales (coups, menaces, isolement), vous avez un devoir d’agir pour protéger la victime. Voici les démarches à suivre :
1. Alerter les autorités
- Composer le 17 (police/gendarmerie) en cas d’urgence. - Envoyer un SMS au 114 si vous ne pouvez pas parler (numéro d’urgence silencieux). - Signaler en ligne via la plateforme Service-Public.fr (plainte en ligne).
2. Contacter une association
- Le 3919 : Pour obtenir des conseils sur la manière d’aider la victime sans la mettre en danger. - Fédération Nationale Solidarité Femmes : Pour une orientation vers des professionnels.
3. Proposer un soutien à la victime
- L’écouter sans jugement et lui proposer de l’aide (hébergement d’urgence, accompagnement juridique). - L’orienter vers les dispositifs (ordonnance de protection, SARVI, associations). - Ne pas minimiser les violences : Même si la victime semble hésitante à porter plainte, votre soutien peut être décisif.
> À éviter : > - Confronter directement l’auteur des violences (risque de représailles). > - Impliquer la victime dans des démarches sans son accord.
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Mieux vaut être bien conseillé par un pro sérieux que naviguer à l'aveugle, non ?
Ressources utiles et contacts en région PACA
Pour les habitants des Bouches-du-Rhône et de la région PACA, voici une liste de contacts utiles :
| Ressource | Type d’aide | Contact | Site web | |-----------------------------|------------------------------------------|-----------------------------------------------------------------------------|-------------------------------------------------------------------------------| | 3919 | Écoute et orientation | 3919 (24h/24, 7j/7) | solidaritefemmes.org | | Fédération Nationale Solidarité Femmes | Accompagnement juridique et social | 0800 90 99 50 (gratuit) | solidaritefemmes.org | | ADAV (Association d’Aide aux Victimes) | Soutien psychologique et social | 04 91 33 22 11 (Marseille) | adav-asso.fr | | Barreau de Marseille | Orientation vers un avocat pénaliste | 04 91 13 32 33 | cnb.avocat.fr | | CCAS de Martigues | Aides sociales et relogement | 04 42 41 35 00 | martigues.fr | | UMJ de l’Hôpital de Martigues | Certificats médicaux pour violences | 04 42 41 35 00 | ch-martigues.fr | | CAF des Bouches-du-Rhône | Aides au logement et primes | 3919 (numéro unique) | caf.fr |
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FAQ : Violences conjugales et féminicides
1. Je suis victime de violences conjugales, que faire en priorité ?
En priorité, protégez-vous en quittant le domicile si possible et en contactant les autorités (17 ou 3919). Ensuite, déposez plainte auprès de la police ou de la gendarmerie, et constituez un dossier solide (certificats médicaux, témoignages, messages). Enfin, contactez une association pour un accompagnement juridique et psychologique.
> Ressource : Guide des victimes de violences conjugales (Service-Public.fr).
2. Puis-je obtenir une indemnisation si mon conjoint est condamné ?
Oui, vous pouvez demander une indemnisation via le SARVI (jusqu’à 3 000 €) ou la CIVI (jusqu’à 1 500 € pour les préjudices matériels et 3 000 € pour les préjudices moraux). Ces dispositifs sont accessibles même si l’auteur est insolvable.
> Site utile : Demande d’indemnisation SARVI.
3. Comment obtenir une ordonnance de protection ?
L’ordonnance de protection peut être demandée sans avocat auprès du juge aux affaires familiales (JAF) du tribunal judiciaire de votre lieu de résidence. Vous devez fournir des preuves des violences (certificats médicaux, témoignages, messages). Une audience sera organisée pour statuer sur votre demande.
> Site utile : Demande en ligne sur Justice.fr.
4. Mon conjoint a été condamné, mais je n’ai pas les moyens de payer un avocat. Que faire ?
Si vos revenus sont modestes, vous pouvez bénéficier de l’aide juridictionnelle, qui prend en charge tout ou partie des frais d’avocat. Cette demande se fait auprès du bureau d’aide juridictionnelle du tribunal judiciaire.
> Ressource : Aide juridictionnelle (Service-Public.fr).
5. Je suis témoin de violences conjugales, comment aider sans me mettre en danger ?
Vous pouvez alerter les autorités (17 ou 114) et contacter une association (3919 ou Fédération Nationale Solidarité Femmes) pour obtenir des conseils. Ne confrontez pas directement l’auteur des violences et respectez la volonté de la victime (ne la forcez pas à porter plainte si elle n’est pas prête).
> Ressource : Guide pour les témoins (Solidarité Femmes).
6. Quels sont les signes avant-coureurs des violences conjugales ?
Les violences conjugales ne commencent pas toujours par des coups. Voici quelques signes d’alerte :
- Isolement : La victime est coupée de sa famille et de ses amis. - Contrôle excessif : L’auteur surveille les déplacements, les messages ou les dépenses de la victime. - Humiliations : Insultes, moqueries, dévalorisation constante. - Menaces : Menaces de mort, de suicide ou de retrait des enfants. - Chantage affectif : « Si tu me quittes, je me tue. »
> Ressource : Repérer les violences conjugales (Gouvernement.fr).
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Conclusion : Agir pour briser le silence
Le féminicide survenu à Martigues rappelle, une fois de plus, l’urgence d’agir contre les violences conjugales. Que vous soyez victime, proche ou témoin, vous avez un rôle à jouer pour protéger les personnes en danger et faire respecter leurs droits.
Les recours juridiques (plainte, ordonnance de protection, SARVI), les aides financières (CIVI, associations) et le soutien psychologique sont des levier essentiels pour se reconstruire et obtenir justice. N’hésitez pas à contacter les associations ou les autorités compétentes pour être accompagné dans vos démarches.
> Rappel des numéros d’urgence : > - 17 (police/gendarmerie) > - 3919 (violences conjugales) > - 114 (SMS d’urgence) > - 112 (numéro d’urgence européen)
Ensemble, brisons le silence et protégeons celles et ceux qui en ont besoin.
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*Article rédigé avec le soutien des sources officielles : Service-Public.fr, Justice.fr, Gouvernement.fr, et les associations spécialisées.*
Questions fréquentes
Je suis victime de violences conjugales, que faire en priorité ?
En priorité, protégez-vous en quittant le domicile si possible et en contactant les autorités (17 ou 3919). Déposez plainte auprès de la police ou de la gendarmerie, et constituez un dossier solide (certificats médicaux, témoignages, messages). Enfin, contactez une association pour un accompagnement juridique et psychologique. Consultez le [guide des victimes de violences conjugales sur Service-Public.fr](https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/F1455) pour plus d’informations.
Puis-je obtenir une indemnisation si mon conjoint est condamné ?
Oui, vous pouvez demander une indemnisation via le SARVI (jusqu’à 3 000 €) ou la CIVI (jusqu’à 1 500 € pour les préjudices matériels et 3 000 € pour les préjudices moraux). Ces dispositifs sont accessibles même si l’auteur est insolvable. Faites votre demande en ligne sur [Service-Public.fr](https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/F1986).
Comment obtenir une ordonnance de protection ?
L’ordonnance de protection peut être demandée sans avocat auprès du juge aux affaires familiales (JAF) du tribunal judiciaire de votre lieu de résidence. Fournissez des preuves des violences (certificats médicaux, témoignages, messages). Une audience sera organisée pour statuer sur votre demande. Faites votre demande en ligne sur [Justice.fr](https://www.justice.fr/).
Mon conjoint a été condamné, mais je n’ai pas les moyens de payer un avocat. Que faire ?
Si vos revenus sont modestes, vous pouvez bénéficier de l’aide juridictionnelle, qui prend en charge tout ou partie des frais d’avocat. Cette demande se fait auprès du bureau d’aide juridictionnelle du tribunal judiciaire. Consultez le [guide de l’aide juridictionnelle sur Service-Public.fr](https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/F1985).
Je suis témoin de violences conjugales, comment aider sans me mettre en danger ?
Alertez les autorités (17 ou 114) et contactez une association (3919 ou Fédération Nationale Solidarité Femmes) pour obtenir des conseils. Ne confrontez pas directement l’auteur des violences et respectez la volonté de la victime. Consultez le [guide pour les témoins sur Solidarité Femmes](https://www.solidaritefemmes.org/agir/).
Quels sont les signes avant-coureurs des violences conjugales ?
Les violences conjugales ne commencent pas toujours par des coups. Les signes d’alerte incluent l’isolement de la victime, un contrôle excessif (déplacements, messages), des humiliations, des menaces (de mort, de suicide) ou du chantage affectif. Consultez le [guide de repérage des violences conjugales sur Gouvernement.fr](https://www.gouvernement.fr/les-violences-conjugales).
