Actualité Martigues · 6 juin 2026
Féminicide à Martigues : quels recours pour les victimes et proches après un crime conjugal ?

Ce qu'il s'est passé à Martigues
Le 3 juin 2026, une femme de 25 ans a été tuée de 58 coups de couteau à Martigues par son compagnon, selon Le Parisien — Faits divers. L’homme a été interpellé dans les heures qui ont suivi. Ce féminicide s’inscrit dans un contexte de violences conjugales récurrentes, malgré les dispositifs d’alerte existants.
Ce drame rappelle l’importance de connaître les recours juridiques et les aides disponibles pour les victimes ou leurs proches. Voici les étapes clés à suivre en cas de violences conjugales ou de féminicide.
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Porter plainte : une priorité absolue, même après le décès
En cas de féminicide ou de violences conjugales, porter plainte est la première démarche à effectuer, même si la victime est décédée. Les proches peuvent se rendre au commissariat ou à la gendarmerie pour déposer une plainte pour homicide ou violences volontaires. La plainte peut être déposée par la victime elle-même avant son décès, ou par ses ayants droit après.
Où et comment déposer plainte ?
- Commissariat ou gendarmerie : Le dépôt de plainte est gratuit et peut être réalisé sur place ou en ligne via le site du ministère de l’Intérieur. - Tribunal judiciaire : Une plainte peut également être déposée directement auprès du procureur de la République. - Urgence : En cas de danger immédiat, composez le 17 ou utilisez l’application SAIP (Système d’Alerte et d’Information des Populations).Délais pour porter plainte
- Violences conjugales : Les violences physiques ou psychologiques peuvent faire l’objet d’une plainte dans un délai de 6 ans à compter des faits. - Homicide : Pour un féminicide, la plainte peut être déposée sans limite de temps, car le crime est imprescriptible.> À noter : Même si la victime n’a pas porté plainte de son vivant, ses proches peuvent le faire après son décès. Les éléments recueillis (témoignages, messages, certificats médicaux) seront pris en compte par les enquêteurs.
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Constituer un dossier solide : preuves et témoignages
Pour qu’une plainte aboutisse, il est essentiel de constituer un dossier solide avec des preuves tangibles. Voici les éléments à rassembler :
1. Preuves matérielles
- Certificats médicaux : En cas de violences physiques, un certificat médical établi par un médecin (généraliste, urgentiste ou médecin légiste) est indispensable. Il décrit les blessures et peut servir de preuve devant un tribunal. - Photos et vidéos : Les images des blessures, des objets utilisés pour commettre les violences ou des messages menaçants peuvent être utilisées comme preuves. - Messages et enregistrements : Les SMS, emails, enregistrements audio ou captures d’écran de réseaux sociaux (menaces, intimidations) sont recevables devant un tribunal. - Témoignages : Les déclarations de voisins, amis ou famille ayant assisté à des scènes de violence ou entendu des menaces sont cruciales.2. Signalement aux autorités
- Plainte ou main courante : Même si la plainte n’aboutit pas immédiatement, une main courante peut être déposée pour établir une chronologie des faits. - Ordonnance de protection : Si la victime est encore en vie, elle peut demander une ordonnance de protection auprès du juge aux affaires familiales. Cette mesure peut inclure l’éloignement du conjoint violent, l’interdiction de contact ou la suspension du droit de visite.3. Recours aux associations
Plusieurs associations accompagnent les victimes de violences conjugales et leurs proches : - Fédération nationale solidarité femmes (FNSF) - 3919 – Violences femmes info - Le 3020 – Non au harcèlementCes structures peuvent orienter vers des avocats spécialisés, des hébergements d’urgence ou des aides financières.
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Vaut-il mieux choisir en confiance qu'au hasard ?
Demander une indemnisation : SARVI et CIVI, deux dispositifs distincts
Les victimes de violences conjugales ou leurs ayants droit peuvent demander une indemnisation pour couvrir les préjudices subis. Deux dispositifs principaux existent : le SARVI (Service d’Aide au Recouvrement des Victimes) et la CIVI (Commission d’Indemnisation des Victimes d’Infractions).
1. Le SARVI : une aide rapide et sans procès
Le SARVI est un fonds public qui permet aux victimes d’obtenir une indemnisation sans attendre un procès. Voici comment en bénéficier :- Conditions : - Avoir subi une infraction (violences, agression, homicide). - Avoir porté plainte dans un délai de 3 mois après les faits. - Ne pas avoir été indemnisé par une autre voie (assurance, autre fonds). - Montant : L’indemnisation est plafonnée à 3 000 € pour les violences physiques et à 5 000 € pour les homicides. - Démarches : 1. Remplir le formulaire SARVI en ligne ou par courrier. 2. Joindre les preuves (certificat médical, plainte, témoignages). 3. Envoyer le dossier au Fonds de Garantie des Victimes (FGV).
> Exemple : Dans le cas d’un féminicide, les proches de la victime peuvent demander une indemnisation pour préjudice moral et matériel.
2. La CIVI : une indemnisation après jugement
La CIVI intervient lorsque la victime a obtenu une condamnation pénale de l’auteur des violences. Elle permet d’obtenir une indemnisation plus élevée que le SARVI, mais nécessite un procès.- Conditions : - Avoir subi une infraction punie d’au moins 3 ans de prison (ce qui est le cas pour les violences conjugales graves ou les homicides). - Avoir porté plainte et obtenu une condamnation. - Montant : L’indemnisation peut couvrir les préjudices corporels, moraux et matériels. Elle est plafonnée à 1,5 million d’euros pour les atteintes les plus graves. - Démarches : 1. Attendre la condamnation pénale. 2. Faire une demande auprès de la CIVI du tribunal judiciaire compétent. 3. Fournir les preuves des préjudices subis.
> À noter : Le SARVI et la CIVI sont cumulables. Une victime peut d’abord obtenir une indemnisation via le SARVI, puis une indemnisation complémentaire via la CIVI après condamnation.
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Choisir un avocat pénaliste spécialisé : un accompagnement indispensable
Face à la complexité des procédures judiciaires, faire appel à un avocat pénaliste spécialisé dans les violences conjugales est fortement recommandé. Voici pourquoi et comment le choisir.
Pourquoi un avocat pénaliste est-il nécessaire ?
- Expertise juridique : Un avocat spécialisé connaît les subtilités du Code pénal (articles 222-7 et suivants sur les violences conjugales) et du Code civil (ordonnances de protection). - Stratégie de défense : Il peut conseiller sur les démarches à privilégier (plainte, ordonnance de protection, demande d’indemnisation) et éviter les pièges juridiques. - Accompagnement psychologique : Les avocats spécialisés travaillent souvent en lien avec des psychologues ou des associations pour soutenir les victimes.Comment trouver un avocat pénaliste à Martigues ?
- Annuaire des avocats : Consultez le site du Conseil national des barreaux pour trouver un avocat près de Martigues. - Associations d’aide aux victimes : Les structures comme la FNSF ou le 3919 peuvent orienter vers des avocats partenaires. - Aide juridictionnelle : Si les ressources financières sont limitées, une demande d’aide juridictionnelle peut être déposée pour bénéficier d’un avocat gratuit ou à tarif réduit.Coût d’un avocat pénaliste
- Honoraires : Les tarifs varient selon la complexité du dossier. Comptez entre 150 € et 300 € de l’heure pour un avocat pénaliste expérimenté. - Aide juridictionnelle : Si vos revenus sont inférieurs à 1 000 € net/mois, vous pouvez bénéficier d’une prise en charge totale ou partielle des frais.> Conseil : Privilégiez un avocat ayant déjà traité des dossiers de violences conjugales ou de féminicides. Son expérience sera un atout majeur pour votre dossier.
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Quand on peut éviter une arnaque en se renseignant, ça change tout, non ?
Les dispositifs d’alerte et de prévention à Martigues
Martigues dispose de plusieurs dispositifs pour prévenir les violences conjugales et protéger les victimes. Voici les principaux :
1. Le 3919 – Violences femmes info
Le 3919 est un numéro national gratuit et anonyme qui permet aux victimes ou à leur entourage de : - Obtenir une écoute. - Recevoir des conseils sur les démarches à suivre. - Être orienté vers des structures locales (associations, avocats, hébergements).2. Les points d’accueil en Bouches-du-Rhône
Dans le département, plusieurs points d’accueil et d’information sont disponibles : - Maisons de la justice et du droit : Elles proposent un accompagnement juridique et social. - Centres d’information sur les droits des femmes (CIDF) : Ils informent sur les droits des victimes et les recours possibles.3. Les ordonnances de protection
Depuis 2010, les victimes de violences conjugales peuvent demander une ordonnance de protection auprès du juge aux affaires familiales. Cette mesure peut inclure : - L’éloignement du conjoint violent. - L’interdiction de contact. - La suspension du droit de visite. - La prise en charge des frais de relogement.> À Martigues, les demandes d’ordonnance de protection peuvent être déposées auprès du Tribunal judiciaire d’Aix-en-Provence (compétent pour le département).
4. Les hébergements d’urgence
En cas de danger immédiat, des hébergements d’urgence sont disponibles : - Foyers d’hébergement pour femmes victimes de violences : Gérés par des associations comme la FNSF. - Hôtels sociaux : Proposés par les collectivités locales en partenariat avec les associations.---
Les pièges juridiques à éviter
Les procédures judiciaires liées aux violences conjugales ou aux féminicides sont complexes. Voici les pièges à éviter pour ne pas compromettre votre dossier :
1. Retirer sa plainte ou ses témoignages
- Risque : Retirer une plainte ne met pas fin aux poursuites. Le procureur peut décider de poursuivre l’auteur des violences même sans plainte de la victime. - Conséquence : Cela peut affaiblir votre dossier et réduire vos chances d’obtenir une indemnisation.2. Ne pas conserver de preuves
- Risque : Sans preuves (messages, certificats médicaux, témoignages), il sera difficile de faire condamner l’auteur des violences. - Solution : Conservez systématiquement tous les éléments pouvant servir de preuve (captures d’écran, enregistrements, photos).3. Sous-estimer les violences psychologiques
- Risque : Les violences psychologiques (harcèlement, intimidations, menaces) sont souvent minimisées, alors qu’elles peuvent être constitutives d’infractions pénales (article 222-33-2 du Code pénal). - Solution : Documentez ces violences (messages, témoignages) et mentionnez-les dans votre plainte.4. Négliger les délais
- Risque : Les délais pour porter plainte ou demander une indemnisation sont stricts. Un retard peut entraîner un rejet de votre demande. - Solution : Agissez rapidement et consultez un avocat pour éviter tout oubli.---
Témoignages et parcours de victimes : l’importance du soutien
Les violences conjugales et les féminicides laissent des traces durables sur les proches des victimes. Voici quelques parcours types et l’importance du soutien :
1. Le parcours d’une victime avant le drame
- Signalement : Une victime peut avoir signalé les violences à plusieurs reprises (police, associations, famille). - Échec des mesures : Malgré les ordonnances de protection ou les plaintes, les violences peuvent continuer. - Isolement : Les victimes sont souvent isolées, par peur ou par manque de soutien.2. Le rôle des proches après un féminicide
- Dépôt de plainte : Les proches peuvent porter plainte pour homicide, même sans plainte de la victime de son vivant. - Demande d’indemnisation : Via le SARVI ou la CIVI, pour couvrir les préjudices moraux et matériels. - Soutien psychologique : Les associations proposent un accompagnement pour surmonter le deuil.3. L’accompagnement par les associations
Les associations comme la FNSF ou le 3919 jouent un rôle clé : - Écoute : Elles offrent un espace de parole sécurisé. - Orientation : Vers des avocats, des hébergements ou des aides financières. - Sensibilisation : Elles organisent des campagnes pour prévenir les violences conjugales.> Exemple : Après un féminicide, une association peut aider les proches à organiser les obsèques, à contacter un avocat ou à demander une indemnisation.
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Ressources utiles à Martigues et en Bouches-du-Rhône
Voici une liste non exhaustive de ressources locales et nationales pour les victimes ou leurs proches :
1. Numéros d’urgence et d’écoute
- 17 : Police/Gendarmerie (urgence). - 114 : Numéro d’urgence pour les sourds et malentendants. - 3919 : Violences femmes info (écoute et orientation). - 3020 : Non au harcèlement (pour les violences psychologiques).2. Structures locales à Martigues
- Commissariat de Martigues : Adresse et horaires - Tribunal judiciaire d’Aix-en-Provence : Compétent pour les demandes d’ordonnance de protection. - Maison de la justice et du droit de Martigues : Accompagnement juridique et social.3. Associations locales
- Solidarité Femmes 13 : Association d’aide aux victimes de violences conjugales dans les Bouches-du-Rhône. - Le Planning Familial 13 : Accompagnement et sensibilisation.4. Sites officiels
- Service-Public.fr – Violences conjugales - Gouvernement.fr – Arrêtons les violences - Fédération nationale solidarité femmes---
Que faire après un féminicide : étapes concrètes
Si vous êtes proche d’une victime de féminicide, voici les étapes à suivre pour agir :
1. Sécuriser les lieux : Ne touchez à rien et attendez l’arrivée des enquêteurs. 2. Contacter les autorités : Composez le 17 ou rendez-vous au commissariat pour déposer plainte. 3. Conserver les preuves : Messages, photos, témoignages, certificats médicaux. 4. Demander une ordonnance de protection : Si la victime était en danger avant son décès. 5. Contacter une association : Pour un accompagnement psychologique et juridique. 6. Déposer une demande d’indemnisation : Via le SARVI ou la CIVI. 7. Consulter un avocat pénaliste : Pour engager des poursuites ou demander réparation. 8. Organiser les obsèques : En lien avec les associations ou les services municipaux.
> À noter : Les proches peuvent être accompagnés à chaque étape par une association ou un avocat.
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Conclusion : agir pour briser le silence
Le féminicide de Martigues rappelle l’urgence d’agir contre les violences conjugales. Porter plainte, constituer un dossier solide, demander une indemnisation et s’entourer de professionnels sont des étapes clés pour obtenir justice et réparation.
Les dispositifs existent, mais leur efficacité dépend de l’action des victimes et de leurs proches. Ne restez pas isolé : contactez les associations, les avocats spécialisés et les autorités pour briser le cycle de la violence.
> Ressources en urgence : > - 3919 (écoute et orientation) > - 17 (police/gendarmerie) > - Service-Public.fr – Violences conjugales
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*Cet article a été rédigé à partir de sources officielles et ne constitue pas un conseil juridique. Pour un accompagnement personnalisé, consultez un avocat ou une association spécialisée.*
Questions fréquentes
Quels sont les délais pour porter plainte après un féminicide ou des violences conjugales ?
Pour les violences conjugales, la plainte peut être déposée dans un délai de 6 ans à compter des faits. En cas de féminicide, la plainte peut être déposée sans limite de temps, car l’homicide est un crime imprescriptible. Il est cependant recommandé d’agir rapidement pour préserver les preuves.
Comment obtenir une indemnisation après un féminicide ?
Deux dispositifs principaux existent : le SARVI (Service d’Aide au Recouvrement des Victimes) pour une indemnisation rapide sans procès (plafonnée à 5 000 €), et la CIVI (Commission d’Indemnisation des Victimes d’Infractions) pour une indemnisation plus élevée après condamnation pénale. Les proches de la victime peuvent faire une demande via le SARVI dans les 3 mois suivant les faits.
Qu’est-ce qu’une ordonnance de protection et comment la demander ?
Une ordonnance de protection est une mesure judiciaire qui peut être demandée par une victime de violences conjugales auprès du juge aux affaires familiales. Elle peut inclure l’éloignement du conjoint violent, l’interdiction de contact ou la suspension du droit de visite. La demande peut être déposée au tribunal judiciaire compétent, comme celui d’Aix-en-Provence pour Martigues.
Comment trouver un avocat pénaliste spécialisé dans les violences conjugales ?
Vous pouvez consulter l’annuaire du Conseil national des barreaux ([cnb.avocat.fr](https://www.cnb.avocat.fr/)) ou contacter une association comme la FNSF ou le 3919 pour obtenir une orientation. Les avocats spécialisés connaissent les subtilités du Code pénal et peuvent accompagner les victimes ou leurs proches dans les démarches judiciaires.
Quelles preuves sont nécessaires pour appuyer une plainte pour violences conjugales ?
Les preuves peuvent inclure des certificats médicaux (décrivant les blessures), des photos ou vidéos des violences, des messages ou enregistrements (SMS, emails, appels), ainsi que des témoignages de voisins, amis ou famille. Ces éléments sont essentiels pour constituer un dossier solide et obtenir une condamnation.
Que faire si la victime n’a pas porté plainte de son vivant ?
Les proches peuvent porter plainte après le décès de la victime. Les éléments recueillis (témoignages, messages, certificats médicaux) seront pris en compte par les enquêteurs. Il est conseillé de se rendre au commissariat ou à la gendarmerie pour déposer plainte pour homicide ou violences volontaires.
