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Actualité Martigues · 6 juin 2026

Martigues : 58 coups de couteau, homicide conjugal et procédures pénales à suivre

Martigues : 58 coups de couteau, homicide conjugal et procédures pénales à suivre

Ce qu'il s'est passé à Martigues

Une femme a été victime d'un homicide conjugal à Martigues, perpétré par son compagnon à l'arme blanche. L'auteur présumé a été interpellé par les forces de l'ordre sur place. Les investigations se poursuivent pour établir les circonstances exactes de ce drame, mais les premiers éléments confirment la nature conjugale de l'acte, selon Actu locale Martigues.

Ce fait divers tragique rappelle l'urgence de sensibiliser aux violences conjugales et aux dispositifs juridiques existants pour protéger les victimes ou leurs proches. Voici les démarches à connaître en cas de violence grave ou de décès.

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Homicide conjugal : les étapes clés pour les proches de la victime

1\. Déposer plainte immédiatement ou dans les 6 mois

En cas de violence grave ou de décès, les proches de la victime peuvent déposer plainte pour homicide volontaire ou violences ayant entraîné la mort. La plainte peut être déposée auprès du commissariat, de la gendarmerie ou directement auprès du procureur de la République. Selon le Code de procédure pénale (Art. 40), le procureur est tenu d'engager des poursuites si les faits sont établis.

À noter : En cas de décès, la plainte peut être déposée par les ayants droit (conjoint, enfants, parents) ou par une association agréée (comme le Collectif Féministe Contre le Viol).

2\. Constituer un dossier solide avec preuves et témoignages

Pour étayer une plainte, il est essentiel de rassembler des preuves : messages, témoignages, certificats médicaux, enregistrements (si légaux), ou tout élément démontrant l'existence de violences antérieures ou de menaces. Les proches peuvent aussi solliciter un certificat médical auprès des services d'urgence ou de médecine légale, même après le décès.

Ressource utile : Le Service-Public.fr détaille les pièces à fournir pour une plainte pour violences conjugales ou homicide.

3\. Saisir le juge d'instruction pour une enquête approfondie

Si la plainte est classée sans suite par le procureur, les proches peuvent saisir directement le juge d'instruction via une plainte avec constitution de partie civile. Cette démarche, encadrée par les Art. 85 à 100 du Code de procédure pénale, permet de relancer l'enquête et d'obtenir des mesures d'instruction (auditions, perquisitions, etc.).

Condition : Le dépôt d'une consignation (somme d'argent bloquée) est parfois exigé, sauf pour les victimes de violences conjugales.

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Magalie

Vaut-il mieux choisir en confiance qu'au hasard ?

Indemnisation des proches : SARVI et CIVI, deux dispositifs distincts

1\. Le SARVI (Service d'Aide au Recouvrement des Victimes)

Le SARVI permet aux proches d'une victime décédée d'obtenir une indemnisation rapide (jusqu'à 3 000 €) pour les préjudices matériels et moraux, même si l'auteur des faits n'a pas été identifié ou est insolvable. Cette aide est versée sous 3 à 6 mois après la demande.

Conditions : - La victime doit être un proche (conjoint, enfant, parent). - Les faits doivent être reconnus comme une infraction pénale (homicide, violences). - La demande doit être déposée dans les 3 ans suivant les faits.

2\. La CIVI (Commission d'Indemnisation des Victimes d'Infractions)

La CIVI offre une indemnisation plus complète, couvrant les préjudices corporels, moraux et économiques. Elle intervient lorsque l'auteur est inconnu, insolvable, ou lorsque les dommages dépassent les plafonds du SARVI.

Montants : - Jusqu'à 3 000 € pour les préjudices matériels (SARVI). - Jusqu'à 1,5 million d'euros pour les préjudices corporels graves (CIVI).

Délai : La demande doit être déposée dans les 3 ans suivant les faits ou la décision de non-lieu.

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Violences conjugales : reconnaître les signes et agir avant l'irréparable

1\. Les alertes à ne pas ignorer

Les violences conjugales ne se limitent pas aux coups. Les signes avant-coureurs incluent : - Comportements contrôlants : isolement, surveillance des déplacements, restriction des contacts. - Violences psychologiques : humiliations, menaces, chantage affectif. - Violences économiques : privation de ressources, interdiction de travailler. - Violences sexuelles : rapports forcés, pression pour des actes non consentis.

Ressource : Le 3919 (Violences Femmes Info) propose une écoute anonyme et gratuite 24h/24.

2\. Les dispositifs de protection immédiate

- Ordonnance de protection : Délivrée par le juge aux affaires familiales (JAF), elle peut imposer à l'auteur des mesures comme l'éloignement, l'interdiction de contact, ou la saisie des armes (Art. 515-9 du Code civil). - Téléphone grave danger : Dispositif gratuit permettant à la victime de signaler un danger en temps réel (via le 114 ou une appli dédiée). - Hébergement d'urgence : Les victimes peuvent être orientées vers des structures comme le 115 ou des associations locales.

3\. L'accompagnement psychologique et juridique

Les victimes ou leurs proches peuvent bénéficier d'un soutien psychologique via des associations comme le Collectif Féministe Contre le Viol ou la Fédération Nationale Solidarité Femmes.

Aide juridique : Des consultations gratuites sont proposées par les Points d'Accès au Droit (PAD) ou les maisons de la justice et du droit.

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Magalie

Quand on peut éviter une arnaque en se renseignant, ça change tout, non ?

Le rôle de l'avocat pénaliste dans les affaires de violences conjugales

1\. Pourquoi faire appel à un spécialiste ?

Un avocat pénaliste spécialisé dans les violences conjugales apporte une expertise juridique pour : - Constituer un dossier solide (preuves, témoignages, expertises médicales). - Négocier avec le parquet pour obtenir un classement sans suite ou des poursuites. - Représenter les proches devant le juge d'instruction ou en audience. - Obtenir des indemnités via le SARVI ou la CIVI.

2\. Comment choisir son avocat ?

- Vérifier les spécialisations : Privilégiez un avocat inscrit au barreau de Marseille (Martigues dépend de ce ressort) et ayant une expérience en droit pénal ou en violences conjugales. - Consulter les avis : Les plateformes comme Avocat.fr ou les associations locales (comme le CIDFF) peuvent orienter. - Bénéficier de l'aide juridictionnelle : Si les ressources sont limitées, une prise en charge partielle ou totale des honoraires est possible via l'aide juridictionnelle.

3\. Les étapes de la défense pénale

1. Premier rendez-vous : Analyse des faits, des preuves et des objectifs (plainte, constitution de partie civile, etc.). 2. Dépôt des demandes : Plainte, saisine du juge d'instruction, ou recours contre un classement sans suite. 3. Suivi de l'enquête : Échanges avec les enquêteurs, demandes d'expertises complémentaires. 4. Audience : Représentation devant le tribunal correctionnel ou la cour d'assises (pour homicide). 5. Indemnisation : Demande de dommages et intérêts ou recours au SARVI/CIVI.

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Magalie

Mieux vaut un interlocuteur sérieux qu'une promesse en l'air, non ?

Ressources locales à Martigues et dans les Bouches-du-Rhône

1\. Structures d'accueil et d'écoute

- Centre d'Information sur les Droits des Femmes et des Familles (CIDFF) des Bouches-du-Rhône : Site web | Tél. : 04 91 37 00 60 - Association départementale d'aide aux victimes (ADAV) : Accompagnement psychologique et juridique. Site web - France Victimes 13 : Écoute et orientation. Site web

2\. Dispositifs de protection et hébergement

- 115 : Numéro d'urgence pour un hébergement d'urgence. - Foyer d'hébergement d'urgence pour femmes victimes de violences : À Marseille (coordonnées disponibles via le 3919). - Commissariat de Martigues : 3 Rue du 4 Septembre, 13500 Martigues. Tél. : 04 42 42 80 00

3\. Aides financières et juridiques

- Aide juridictionnelle : Demande en ligne - Fonds de solidarité pour les victimes : Géré par les associations locales (ex : Fédération Nationale Solidarité Femmes).

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FAQ : Vos questions sur les violences conjugales et les procédures

1\. Que faire si je suis témoin de violences conjugales à Martigues ?

Vous pouvez alerter les forces de l'ordre (17 ou 112) ou contacter le 3919 pour signaler la situation. En cas de danger immédiat, composez le 17. Les témoins ont l'obligation légale de signaler les violences, sous peine de sanctions (Art. 434-3 du Code pénal).

2\. Peut-on porter plainte pour des violences conjugales après le décès de la victime ?

Oui. Les proches (conjoint, enfants, parents) peuvent déposer plainte pour homicide volontaire ou violences ayant entraîné la mort. La plainte peut être déposée dans les 6 mois suivant les faits, mais des exceptions existent (ex : si l'auteur est en fuite).

3\. Comment obtenir une indemnisation si l'auteur est inconnu ou insolvable ?

Deux dispositifs sont possibles : - SARVI : Pour une indemnisation rapide (jusqu'à 3 000 €) sans condition de ressources. - CIVI : Pour une indemnisation plus complète (jusqu'à 1,5 million d'euros) si les dommages sont graves. Les deux demandes se font via le formulaire en ligne.

4\. Quelles sont les peines encourues pour un homicide conjugal ?

L'homicide volontaire est puni de 30 ans de réclusion criminelle (Art. 221-1 du Code pénal). En cas de circonstances aggravantes (violences antérieures, préméditation), la peine peut aller jusqu'à la perpétuité. Les violences conjugales sont également passibles de peines complémentaires (interdiction de contact, stage de sensibilisation).

5\. Comment protéger un proche en danger sans alerter l'auteur ?

- Contacter le 3919 : Écoute anonyme et conseils pour organiser une fuite discrète. - Utiliser le téléphone grave danger : Dispositif gratuit permettant de signaler un danger en temps réel (via le 114 ou une appli dédiée). - Solliciter une ordonnance de protection : Le juge aux affaires familiales (JAF) peut imposer des mesures sans que l'auteur ne soit informé à l'avance.

6\. Où trouver un avocat pénaliste spécialisé à Martigues ou dans les Bouches-du-Rhône ?

Plusieurs options s'offrent à vous : - Barreau de Marseille : Annuaire des avocats (filtrez par spécialité "droit pénal" ou "violences conjugales"). - CIDFF des Bouches-du-Rhône : Orientation vers des avocats partenaires. - Aide juridictionnelle : Si les ressources sont limitées, une prise en charge partielle ou totale est possible.

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Agir après un drame : ne restez pas seul(e)

Un homicide conjugal ou une agression grave laisse des traces profondes, tant sur le plan juridique que psychologique. Ne restez pas isolé(e) : les associations locales, les dispositifs d'indemnisation et les avocats spécialisés sont là pour vous accompagner. À Martigues et dans les Bouches-du-Rhône, des structures comme le CIDFF, l'ADAV ou France Victimes 13 peuvent vous orienter vers les bonnes démarches.

Si vous êtes témoin ou proche d'une victime, agissez sans tarder : alertez les autorités, constituez un dossier solide, et n'hésitez pas à solliciter un soutien psychologique. La justice et les dispositifs d'aide existent pour briser le cycle de la violence et obtenir réparation.

Pour aller plus loin : - Site du gouvernement sur les violences conjugales - Fiche pratique : Que faire en cas de violences conjugales ? - Annuaire des associations d'aide aux victimes

Questions fréquentes

Quelles sont les démarches à suivre après un homicide conjugal à Martigues ?

Les proches de la victime doivent d'abord déposer plainte pour homicide volontaire auprès du commissariat, de la gendarmerie ou du procureur de la République. Il est ensuite possible de saisir le juge d'instruction via une plainte avec constitution de partie civile pour relancer l'enquête. Parallèlement, une demande d'indemnisation peut être déposée auprès du SARVI (jusqu'à 3 000 €) ou de la CIVI (jusqu'à 1,5 million d'euros) dans un délai de 3 ans. Un avocat pénaliste spécialisé peut accompagner ces démarches.

Comment obtenir une indemnisation si l'auteur des faits est inconnu ou insolvable ?

Deux dispositifs existent : le SARVI (Service d'Aide au Recouvrement des Victimes) pour une indemnisation rapide (jusqu'à 3 000 €) sans condition de ressources, et la CIVI (Commission d'Indemnisation des Victimes d'Infractions) pour une indemnisation plus complète (jusqu'à 1,5 million d'euros). Les deux demandes se font via le formulaire en ligne sur [Service-Public.fr](https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/R1986).

Peut-on porter plainte pour violences conjugales après le décès de la victime ?

Oui. Les proches (conjoint, enfants, parents) peuvent déposer plainte pour homicide volontaire ou violences ayant entraîné la mort. La plainte peut être déposée dans les 6 mois suivant les faits, mais des exceptions existent (ex : si l'auteur est en fuite). Les preuves (messages, témoignages, certificats médicaux) sont essentielles pour étayer la plainte.

Quelles peines encourt l'auteur d'un homicide conjugal ?

L'homicide volontaire est puni de 30 ans de réclusion criminelle (Art. 221-1 du Code pénal). En cas de circonstances aggravantes (violences antérieures, préméditation), la peine peut aller jusqu'à la perpétuité. Les violences conjugales sont également passibles de peines complémentaires comme l'interdiction de contact ou un stage de sensibilisation.

Comment protéger un proche en danger sans alerter l'auteur ?

Plusieurs dispositifs permettent d'agir discrètement : contacter le 3919 (écoute anonyme) pour obtenir des conseils, utiliser le téléphone grave danger (via le 114 ou une appli dédiée) pour signaler un danger en temps réel, ou solliciter une ordonnance de protection auprès du juge aux affaires familiales (JAF) sans informer l'auteur à l'avance.

Où trouver un avocat pénaliste spécialisé dans les violences conjugales dans les Bouches-du-Rhône ?

Plusieurs options sont possibles : consulter l'annuaire du [Barreau de Marseille](https://www.cnb.avocat.fr/) en filtrant par spécialité "droit pénal" ou "violences conjugales", se tourner vers le CIDFF des Bouches-du-Rhône pour une orientation, ou bénéficier de l'aide juridictionnelle si les ressources sont limitées.