Actualité Martigues · 6 juin 2026
Violence conjugale : démarches, droits et accompagnement après une agression

Ce qu'il s'est passé à Martigues
Le procureur de la République a révélé les circonstances tragiques du décès d'une jeune femme à Martigues, mettant en lumière les violences conjugales et les procédures judiciaires engagées contre son compagnon. L'affaire, marquée par l'ampleur des blessures (58 plaies), soulève des questions sur les dispositifs de protection des victimes et les moyens de réparation. Source : Actu locale Martigues
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Comprendre les violences conjugales : définitions et cadre légal
Les violences conjugales, qu'elles soient physiques, psychologiques, sexuelles ou économiques, sont strictement condamnées par le Code pénal. L'article 222-8 du Code pénal précise que ces actes constituent des violences ayant entraîné une incapacité totale de travail (ITT) supérieure à 8 jours, passibles de sanctions pénales. En cas de récidive ou de circonstances aggravantes (mineur présent, conjoint vulnérable), les peines encourues sont alourdies.
Le Code civil (articles 212 et suivants) impose aux époux une obligation de respect mutuel, renforçant le cadre juridique de la protection des victimes. Depuis 2010, la loi reconnaît explicitement les violences psychologiques comme une forme de maltraitance conjugale, élargissant ainsi le champ des infractions punissables.
Pour signaler une situation de danger, plusieurs dispositifs sont disponibles :
- Le 3919 : numéro national gratuit et anonyme, dédié à l'écoute et à l'orientation des victimes. - Le 17 : appel d'urgence pour signaler une agression en cours. - Le 114 : numéro d'urgence pour les sourds et malentendants.
Ces outils permettent d'alerter les autorités sans risque de confrontation immédiate avec l'agresseur.
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Porter plainte : étapes clés et constitution du dossier
Porter plainte est une démarche essentielle pour protéger ses droits et engager des poursuites judiciaires. Voici les étapes à suivre :
1. Déposer une plainte au commissariat ou à la gendarmerie
La plainte peut être déposée sur place ou par écrit (lettre adressée au procureur de la République). Il est recommandé de se rendre dans un commissariat ou une brigade de gendarmerie sans délai pour éviter que les preuves ne s'altèrent. Les agents sont tenus de prendre votre déclaration au sérieux et de vous orienter vers les services compétents.
2. Conserver les preuves médicales et matérielles
Les certificats médicaux établis par un médecin (généraliste, urgentiste ou médecin légiste) sont des preuves irréfutables des violences subies. Ils doivent mentionner : - La nature des blessures. - L'ITT (Incapacité Totale de Travail) prescrite. - Les éventuelles séquelles psychologiques.
Les photos des blessures, les témoignages écrits (voisins, proches) et les messages ou enregistrements (si légaux) peuvent également renforcer le dossier. Attention : l'enregistrement d'une conversation sans consentement est illégal en France.
3. Se faire accompagner par une association ou un avocat
Des associations comme le CIDFF (Centre d'Information sur les Droits des Femmes et des Familles) ou la Fédération Nationale Solidarité Femmes offrent un accompagnement gratuit et confidentiel. Elles peuvent vous aider à : - Rédiger votre plainte. - Trouver un hébergement d'urgence si nécessaire. - Comprendre vos droits (ordonnance de protection, divorce, etc.).
Un avocat pénaliste spécialisé en violences conjugales peut également vous assister pour : - Constituer un dossier solide. - Négocier une indemnisation. - Représenter vos intérêts devant le tribunal.
4. Obtenir une ordonnance de protection
Depuis la loi du 4 avril 2014, les victimes de violences conjugales peuvent demander une ordonnance de protection auprès du juge aux affaires familiales. Cette mesure permet d'ordonner : - L'éloignement de l'agresseur du domicile conjugal. - L'interdiction de contact (téléphone, réseaux sociaux, etc.). - La suspension du droit de visite et d'hébergement pour les enfants.
Cette procédure est gratuite et peut être engagée sans plainte préalable. Le juge statue sous 24 à 48 heures.
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Vaut-il mieux une solution durable qu'un bricolage qui ne tient pas ?
Indemnisation des victimes : le SARVI et la CIVI
Les victimes de violences conjugales peuvent prétendre à une indemnisation via deux dispositifs principaux : le SARVI (Service d'Aide au Recouvrement des Victimes) et la CIVI (Commission d'Indemnisation des Victimes d'Infractions).
Le SARVI : une aide financière rapide
Le SARVI, géré par le ministère de la Justice, permet aux victimes d'obtenir une avance sur indemnisation dans les 3 mois suivant la condamnation de l'agresseur. Les conditions sont : - Avoir subi un préjudice corporel ou moral. - L'agresseur doit avoir été condamné (même en cas de composition pénale). - Le montant maximal de l'indemnisation est de 3 000 € (hors frais médicaux).
Pour faire une demande, il faut remplir un formulaire disponible sur le site du ministère de la Justice et fournir : - Une copie de la décision de justice. - Un justificatif de domicile. - Un RIB.
La CIVI : une indemnisation complémentaire
La CIVI intervient lorsque les dommages subis dépassent les plafonds du SARVI ou en l'absence de condamnation de l'agresseur. Elle peut allouer une indemnisation pour : - Les frais médicaux (non couverts par la Sécurité sociale). - Les pertes de revenus (arrêt de travail, invalidité). - Le préjudice moral (souffrance, anxiété).
La demande doit être déposée dans les 3 ans suivant l'infraction. Le montant maximal est de 6 000 € pour les violences conjugales. Les dossiers sont examinés par une commission composée de magistrats et de représentants des victimes.
À noter : Ces dispositifs sont cumulables avec d'autres aides (mutuelle, assurance habitation, etc.).
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Le rôle de l'avocat pénaliste : défendre ses droits et obtenir réparation
Faire appel à un avocat pénaliste spécialisé en violences conjugales est un choix stratégique pour maximiser ses chances d'obtenir justice et réparation. Voici ses missions principales :
1. Conseiller et orienter la victime
L'avocat analyse la situation pour déterminer les recours possibles (plainte, ordonnance de protection, divorce, etc.). Il explique les délais, les risques et les étapes judiciaires à anticiper. Son rôle est de dédramatiser la procédure et de rassurer la victime.
2. Constituer un dossier solide
L'avocat pénaliste travaille en collaboration avec : - Les médecins légistes pour évaluer les séquelles physiques et psychologiques. - Les psychologues pour attester du préjudice moral. - Les enquêteurs pour recueillir des preuves (témoignages, vidéosurveillance, etc.).
Il rédige des mémoires en défense et des demandes d'indemnisation pour renforcer la position de la victime.
3. Représenter la victime devant les tribunaux
L'avocat plaide pour obtenir : - La condamnation de l'agresseur (peines de prison, amendes, suivi psychologique forcé). - Une indemnisation maximale via le SARVI ou la CIVI. - La réparation du préjudice (dommages et intérêts).
Il peut également demander des mesures de protection renforcées (bracelet électronique, interdiction de sortie du territoire).
4. Accompagner la victime après le procès
Même après la condamnation, l'avocat reste un soutien pour : - Faire valoir ses droits (accès aux aides sociales, relogement). - Engager des procédures civiles (divorce, garde des enfants). - Obtenir des soins psychologiques pris en charge par l'État.
Comment choisir son avocat ? - Privilégiez un professionnel spécialisé en droit pénal et expérimenté en violences conjugales. - Vérifiez ses références (associations, tribunaux). - Assurez-vous qu'il propose un accompagnement global (juridique, social, psychologique).
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Comparer avant de choisir, c'est juste du bon sens, non ?
Dispositifs d'accompagnement : où trouver de l'aide ?
Face à une situation de violence conjugale, il est crucial de ne pas rester isolé. Plusieurs structures proposent un soutien gratuit et confidentiel :
1. Les associations locales
- CIDFF (Centre d'Information sur les Droits des Femmes et des Familles) : accompagnement juridique et social. - Fédération Nationale Solidarité Femmes : hébergement d'urgence, écoute 24/7. - France Victimes : réseau national d'aide aux victimes.
Ces associations peuvent vous orienter vers des hébergements sécurisés, des groupes de parole ou des ateliers d'autonomisation.
2. Les services publics
- France Rénov' : en cas de besoin de relogement ou de travaux de sécurisation du domicile. - CCAS (Centre Communal d'Action Sociale) : aides financières ou matérielles. - PMI (Protection Maternelle et Infantile) : soutien pour les victimes avec enfants.
3. Les plateformes en ligne
- Service-Public.fr : informations sur les droits et démarches. - 3919.fr : ressources et contacts utiles. - ANIL (Agence Nationale pour l'Information sur le Logement) : conseils pour un relogement.
4. Les dispositifs médicaux
- Médecins généralistes : certificats médicaux, orientation vers des spécialistes (psychiatres, psychologues). - Hôpitaux : unités médico-judiciaires pour les victimes de violences. - Pharmacies : distribution de kits de sécurité (boutons d'alerte, numéros d'urgence).
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Prévenir les récidives : les mesures de protection et les sanctions
Pour éviter que la violence ne se reproduise, plusieurs mesures peuvent être mises en place :
1. Les mesures judiciaires
- Ordonnance de protection : éloignement de l'agresseur, interdiction de contact. - Bracelet anti-rapprochement : géolocalisation de l'agresseur pour empêcher tout contact. - Suivi socio-judiciaire : obligation de soins ou de stage de sensibilisation.
2. Les sanctions pénales
Les violences conjugales sont passibles de : - 3 ans de prison et 45 000 € d'amende (article 222-13 du Code pénal). - 5 ans de prison et 75 000 € d'amende en cas de circonstances aggravantes (ITT > 8 jours, récidive, mineur présent). - 10 ans de prison et 150 000 € d'amende en cas de meurtre ou de tentative de meurtre.
3. Les dispositifs de prévention
- Stages de sensibilisation pour les agresseurs (obligatoires en cas de condamnation). - Campagnes de prévention (affiches, spots radio, interventions en milieu scolaire). - Formations pour les professionnels (policiers, médecins, enseignants) pour mieux repérer les signes de violence.
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Témoignages et parcours de reconstruction : des histoires inspirantes
Les violences conjugales laissent des traces profondes, mais la reconstruction est possible. Voici des parcours types de victimes ayant retrouvé une vie épanouie :
1. Le parcours de Clara : de la plainte à l'indépendance
Clara a porté plainte après des années de violences psychologiques et physiques. Grâce à l'accompagnement d'une association et d'un avocat, elle a obtenu : - Une ordonnance de protection pour éloigner son conjoint. - Une indemnisation via la CIVI pour couvrir ses frais médicaux. - Un relogement via un dispositif social.
Aujourd'hui, elle anime des ateliers pour sensibiliser les femmes aux violences conjugales.
2. Le parcours de Marc : soutenir un proche victime
Marc a découvert que sa sœur subissait des violences. Il l'a aidée à : - Déposer une plainte en son nom (avec son accord). - Trouver un hébergement d'urgence via la Fédération Nationale Solidarité Femmes. - Obtenir une ordonnance de protection pour elle et ses enfants.
Son rôle de soutien a été crucial pour sa sœur, qui a depuis repris confiance en elle.
3. Le parcours de Sophie : reconstruction après un féminicide évité
Sophie a été victime d'une tentative de meurtre par son conjoint. Grâce à : - Une intervention rapide des forces de l'ordre (appel au 17). - Une prise en charge psychologique par un centre spécialisé. - Un soutien juridique pour obtenir une indemnisation.
Elle a aujourd'hui repris ses études et milite pour la protection des femmes.
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Mieux vaut payer le juste prix pour du sérieux que regretter après, non ?
Ressources utiles et contacts essentiels
| Type de besoin | Ressource | Contact | |-----------------------------------|-------------------------------------------------------------------------------|----------------------------------| | Écoute et orientation | 3919 (numéro national gratuit) | 3919 | | Urgence immédiate | 17 (police/gendarmerie) ou 112 (urgence européenne) | 17 ou 112 | | Hébergement d'urgence | Fédération Nationale Solidarité Femmes | 3919 ou site web | | Accompagnement juridique | CIDFF (Centre d'Information sur les Droits des Femmes) | Site des CIDFF locaux | | Indemnisation | SARVI (Service d'Aide au Recouvrement des Victimes) | ministère de la Justice | | Aide psychologique | Cellule d'Urgence Médico-Psychologique (CUMP) | 15 (SAMU) ou psychiatre local | | Relogement | ANIL (Agence Nationale pour l'Information sur le Logement) | anil.org | | Aide aux enfants victimes | PMI (Protection Maternelle et Infantile) | Mairie locale |
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FAQ : Vos questions sur les violences conjugales
1. Je suis victime de violences conjugales, mais j'ai peur de porter plainte. Que faire ?
Vous n'êtes pas obligée de porter plainte seule. Vous pouvez : - Contacter le 3919 pour être écoutée et orientée. - Vous rendre dans une association (CIDFF, Fédération Nationale Solidarité Femmes) pour être accompagnée. - Déposer une plainte avec constitution de partie civile via un avocat, qui vous représentera.
Le dépôt de plainte est gratuit et ne vous engage pas à poursuivre si vous changez d'avis. Les services sociaux et les associations sont tenus au secret professionnel.
2. Puis-je obtenir une indemnisation si mon conjoint n'est pas condamné ?
Oui, via la CIVI (Commission d'Indemnisation des Victimes d'Infractions). Cette commission peut allouer une indemnisation même en l'absence de condamnation, sous réserve que les violences soient établies (certificats médicaux, témoignages, etc.).
Le montant maximal est de 6 000 € pour les violences conjugales. La demande doit être déposée dans les 3 ans suivant l'infraction.
3. Comment protéger mes enfants pendant la procédure ?
Plusieurs mesures peuvent être mises en place : - Ordonnance de protection : suspension du droit de visite et d'hébergement pour l'agresseur. - Relogement via un hébergement d'urgence ou un dispositif social. - Soutien psychologique pour les enfants (via la PMI ou un psychologue spécialisé).
Les enfants peuvent également être témoins dans la procédure, mais leur audition est encadrée pour éviter tout traumatisme.
4. Mon conjoint a été condamné, mais il refuse de payer les dommages et intérêts. Que faire ?
Si l'agresseur ne respecte pas la décision de justice, vous pouvez : - Saisir le tribunal pour faire exécuter la condamnation (saisie sur salaire, saisie de biens). - Demander une aide au recouvrement via le SARVI (avance sur indemnisation). - Engager une procédure civile pour obtenir le paiement forcé.
Un avocat pénaliste peut vous aider à engager ces démarches.
5. Je suis un proche d'une victime, comment puis-je l'aider sans me mettre en danger ?
Votre rôle est crucial pour briser l'isolement de la victime. Voici comment agir : - Écouter sans juger et lui proposer de l'aide concrète (hébergement, accompagnement au commissariat). - Contacter une association pour obtenir des conseils sur la meilleure façon de la soutenir. - Respecter sa décision : elle seule peut décider de porter plainte ou non.
À éviter : confronter l'agresseur ou prendre des initiatives sans son accord (ex : contacter les autorités sans son consentement).
6. Existe-t-il des aides financières pour les victimes de violences conjugales ?
Oui, plusieurs dispositifs peuvent vous aider : - SARVI : avance sur indemnisation (jusqu'à 3 000 €). - CIVI : indemnisation complémentaire (jusqu'à 6 000 €). - Aides locales : CCAS, associations, fonds de solidarité. - Prise en charge des frais médicaux : via la Sécurité sociale ou une mutuelle.
Pour en bénéficier, il faut constituer un dossier avec des preuves des violences subies (certificats médicaux, témoignages, etc.).
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Conclusion : agir pour briser le cycle de la violence
Le drame de Martigues rappelle que les violences conjugales sont une réalité quotidienne, souvent invisible. Pourtant, des démarches existent pour se protéger, obtenir justice et reconstruire sa vie. Porter plainte, se faire accompagner par une association ou un avocat, et solliciter une indemnisation via le SARVI ou la CIVI sont des étapes clés pour rompre le silence et reprendre le contrôle.
Si vous ou l’un de vos proches êtes concerné, ne restez pas seul : contactez le 3919, une association ou un avocat pénaliste. La loi est de votre côté, et des solutions existent pour vous aider à avancer.
Pour aller plus loin : - Service-Public.fr – Violences conjugales - Ministère de la Justice – SARVI - Fédération Nationale Solidarité Femmes
Questions fréquentes
Je suis victime de violences conjugales, mais j'ai peur de porter plainte. Que faire ?
Vous n'êtes pas obligée de porter plainte seule. Contactez le 3919 pour une écoute et une orientation. Vous pouvez aussi vous rendre dans une association (CIDFF, Fédération Nationale Solidarité Femmes) pour être accompagnée. Le dépôt de plainte est gratuit et ne vous engage pas à poursuivre si vous changez d'avis. Les services sociaux et les associations sont tenus au secret professionnel.
Puis-je obtenir une indemnisation si mon conjoint n'est pas condamné ?
Oui, via la CIVI (Commission d'Indemnisation des Victimes d'Infractions). Cette commission peut allouer une indemnisation même en l'absence de condamnation, sous réserve que les violences soient établies (certificats médicaux, témoignages, etc.). Le montant maximal est de 6 000 € pour les violences conjugales. La demande doit être déposée dans les 3 ans suivant l'infraction.
Comment protéger mes enfants pendant la procédure ?
Plusieurs mesures peuvent être mises en place : ordonnance de protection (suspension du droit de visite et d'hébergement pour l'agresseur), relogement via un hébergement d'urgence ou un dispositif social, et soutien psychologique pour les enfants (via la PMI ou un psychologue spécialisé). Les enfants peuvent également être témoins dans la procédure, mais leur audition est encadrée pour éviter tout traumatisme.
Mon conjoint a été condamné, mais il refuse de payer les dommages et intérêts. Que faire ?
Si l'agresseur ne respecte pas la décision de justice, vous pouvez saisir le tribunal pour faire exécuter la condamnation (saisie sur salaire, saisie de biens), demander une aide au recouvrement via le SARVI (avance sur indemnisation), ou engager une procédure civile pour obtenir le paiement forcé. Un avocat pénaliste peut vous aider à engager ces démarches.
Je suis un proche d'une victime, comment puis-je l'aider sans me mettre en danger ?
Votre rôle est crucial pour briser l'isolement de la victime. Écoutez-la sans juger, proposez-lui de l'aide concrète (hébergement, accompagnement au commissariat), et contactez une association pour obtenir des conseils. Respectez sa décision : elle seule peut décider de porter plainte ou non. À éviter : confronter l'agresseur ou prendre des initiatives sans son accord.
Existe-t-il des aides financières pour les victimes de violences conjugales ?
Oui, plusieurs dispositifs peuvent vous aider : SARVI (avance sur indemnisation jusqu'à 3 000 €), CIVI (indemnisation complémentaire jusqu'à 6 000 €), aides locales (CCAS, associations, fonds de solidarité), et prise en charge des frais médicaux via la Sécurité sociale ou une mutuelle. Pour en bénéficier, constituez un dossier avec des preuves des violences subies (certificats médicaux, témoignages, etc.).
