Actualité Martigues · 6 juin 2026
Violence conjugale et féminicide : vos droits et recours après une agression à Martigues

Féminicide à Martigues : le compagnon d’une femme de 25 ans présenté à un juge Actu locale Martigues
Ce qu'il s'est passé à Martigues
Le 3 juin 2026, une femme de 25 ans a été tuée à Martigues dans des circonstances particulièrement violentes. Son compagnon, présenté à un juge dans les heures qui ont suivi, est mis en cause pour cet acte. Cet événement tragique rappelle l’urgence de sensibiliser sur les mécanismes de protection des victimes de violences conjugales et les recours juridiques disponibles.
En France, une femme meurt en moyenne toutes les trois jours sous les coups de son conjoint ou ex-conjoint, selon les dernières statistiques officielles. À Martigues, comme ailleurs, les associations locales et les services publics œuvrent pour briser le silence et accompagner les victimes.
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Comprendre les violences conjugales : définitions et cadre légal
Les violences conjugales englobent tous les actes commis au sein d’un couple, qu’ils soient physiques, psychologiques, sexuels ou économiques. En France, elles sont strictement encadrées par le Code pénal et le Code civil, qui prévoient des mesures de protection et des sanctions spécifiques.
Les formes de violences conjugales
- Violences physiques : coups, blessures, strangulation, utilisation d’armes. - Violences psychologiques : intimidation, humiliation, contrôle, isolement. - Violences sexuelles : viol, agressions sexuelles, harcèlement. - Violences économiques : privation de ressources, interdiction de travailler.
Le cadre juridique
Le Code pénal (articles 222-7 à 222-33) punit sévèrement les violences conjugales, avec des peines pouvant aller jusqu’à 20 ans de réclusion criminelle en cas de féminicide. Le Code civil (articles 515-9 à 515-13) permet au juge aux affaires familiales d’ordonner des mesures de protection immédiates, comme l’éloignement du conjoint violent ou l’interdiction de contact.
> À noter : Depuis 2020, les violences conjugales sont considérées comme des circonstances aggravantes dans toutes les infractions pénales commises au sein du couple.
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Porter plainte : les démarches à suivre après une agression
Porter plainte est une étape cruciale pour protéger vos droits et engager des poursuites contre l’auteur des violences. Voici les démarches à suivre, étape par étape.
1. Se rendre dans un commissariat ou une gendarmerie
Vous pouvez déposer plainte dans n’importe quel commissariat ou brigade de gendarmerie, même si l’agression a eu lieu dans une autre commune. La plainte sera transmise au procureur de la République compétent.
- Pièces à fournir : une pièce d’identité, un certificat médical (si vous avez subi des blessures), et tout élément de preuve (messages, témoignages, photos). - Délai : Vous avez 6 ans à partir de la date des faits pour porter plainte, mais il est recommandé d’agir rapidement pour préserver les preuves.
2. Obtenir un certificat médical
Un certificat médical est essentiel pour attester des blessures subies. Il doit être établi par un médecin, un service d’urgence ou un médecin légiste. Ce document sera joint à votre plainte et pourra servir de preuve devant un tribunal.
> Où se faire examiner ? > - Aux urgences hospitalières. > - Chez un médecin généraliste ou un médecin légiste. > - Dans un centre de santé ou une maison médicale de garde.
3. Conserver les preuves
Les preuves sont déterminantes pour étayer votre plainte. Voici ce que vous pouvez conserver :
- Messages (SMS, emails, réseaux sociaux) attestant des menaces ou des violences. - Photos ou vidéos des blessures ou des dégâts matériels. - Témoignages écrits de proches ou de voisins. - Relevés téléphoniques ou bancaires (en cas de violences économiques).
> Astuce : Sauvegardez ces éléments sur un support sécurisé (cloud, clé USB) et évitez de les stocker sur un appareil accessible à l’agresseur.
4. Demander une ordonnance de protection
Si vous craignez pour votre sécurité, vous pouvez demander une ordonnance de protection au juge aux affaires familiales. Cette mesure peut inclure :
- L’éloignement de l’agresseur. - L’interdiction de contact (téléphone, messages, rencontres). - La suspension du droit de visite si des enfants sont impliqués.
> Comment faire ? > - Contacter le tribunal judiciaire de votre département. > - Vous faire accompagner par une association ou un avocat.
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Constituer un dossier solide : l’accompagnement par un avocat pénaliste
Un avocat pénaliste spécialisé dans les violences conjugales peut vous aider à constituer un dossier solide et à engager des poursuites efficaces. Voici comment il intervient.
Le rôle de l’avocat pénaliste
- Analyser votre situation : évaluer la gravité des faits et les preuves disponibles. - Rédiger votre plainte : formuler les accusations de manière précise pour maximiser les chances de condamnation. - Représenter vos intérêts : devant le procureur, le juge d’instruction ou le tribunal. - Négocier avec l’auteur des violences : pour obtenir des mesures de réparation ou de protection.
Comment choisir un avocat pénaliste ?
- Spécialisation : privilégiez un avocat expérimenté dans les violences conjugales ou les affaires pénales familiales. - Proximité géographique : pour faciliter les échanges et les déplacements.
> Où trouver un avocat ? > - Sur le site du Barreau de votre département (ex. : Barreau des Bouches-du-Rhône). > - Via le 116 006 (numéro d’aide aux victimes). > - En contactant une association d’aide aux victimes.
Les honoraires
Les honoraires d’un avocat pénaliste varient en fonction de la complexité du dossier. Certains proposent des forfaits ou des aides juridictionnelles (prise en charge partielle ou totale par l’État).
> À savoir : Si vos ressources sont limitées, vous pouvez demander une aide juridictionnelle auprès du tribunal judiciaire.
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Obtenir réparation : le SARVI et la CIVI
Après une agression violente, vous pouvez demander une réparation financière pour couvrir les préjudices subis. Deux dispositifs principaux existent : le SARVI et la CIVI.
Le SARVI (Service d’Aide au Recouvrement des Victimes)
Le SARVI est un service public qui permet aux victimes d’obtenir une indemnisation rapide, même si l’auteur des violences n’a pas été identifié ou condamné.
- Conditions : - Avoir subi une agression violente (violences physiques, sexuelles, etc.). - Avoir porté plainte ou déposé une main courante. - Ne pas avoir été indemnisé par une autre assurance. - Montant : jusqu’à 3 000 € pour les violences physiques et 5 000 € pour les violences sexuelles. - Démarches : 1. Remplir le formulaire en ligne sur service-public.fr. 2. Fournir les preuves des violences (certificat médical, plainte, etc.). 3. Envoyer le dossier au SARVI.
> Délai : La demande doit être déposée dans les 3 ans suivant les faits.
La CIVI (Commission d’Indemnisation des Victimes d’Infractions)
La CIVI est une commission qui indemnise les victimes d’infractions pénales, même si l’auteur n’a pas été retrouvé ou condamné.
- Conditions : - Avoir subi une infraction pénale (violences, harcèlement, etc.). - Avoir porté plainte. - Ne pas avoir été indemnisé par une autre assurance. - Montant : variable selon la gravité des préjudices (physiques, psychologiques, matériels). - Démarches : 1. Remplir le formulaire en ligne sur service-public.fr. 2. Fournir les preuves des infractions et des préjudices. 3. Envoyer le dossier à la CIVI compétente.
> Délai : La demande doit être déposée dans les 3 ans suivant les faits.
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Quand se renseigner ne coûte rien, autant le faire, non ?
Les ressources locales et nationales pour les victimes à Martigues
À Martigues et dans les Bouches-du-Rhône, plusieurs dispositifs et associations accompagnent les victimes de violences conjugales. Voici les principaux contacts utiles.
En cas d’urgence
- Appel d’urgence : Composez le 17 (police/gendarmerie) ou le 112 (numéro européen). - Plateforme nationale : Le 3919 (Violences Femmes Info) propose une écoute anonyme et des conseils. - SMS : Envoyez un message au 114 pour une aide silencieuse.
Associations locales
- Association locale 1 : [Nom et site web] – Accompagnement juridique et psychologique. - Association locale 2 : [Nom et site web] – Hébergement d’urgence pour les victimes. - Centre d’information sur les droits des femmes : [Contact et horaires] – Informations et orientation.
Services publics
- France Rénov’ : Pour les victimes souhaitant sécuriser leur logement (aides financières, travaux). Site officiel. - ADEME : Conseils pour les démarches administratives et les aides locales. Site officiel. - ANIL : Pour les questions liées au logement et aux droits locatifs. Site officiel.
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Prévenir les violences conjugales : les dispositifs d’alerte et de protection
Prévenir les violences conjugales passe par la détection précoce des signes et l’utilisation des dispositifs d’alerte disponibles.
Les signes avant-coureurs
- Comportementales : isolement, changement brutal d’humeur, peur de l’agresseur. - Physiques : blessures répétées, excuses fréquentes pour des accidents. - Économiques : contrôle des dépenses, interdiction de travailler.
Les dispositifs d’alerte
- Téléphone grave danger (TGD) : Un dispositif gratuit qui permet aux victimes de signaler une situation de danger en appuyant sur une touche du téléphone. Plus d’infos. - Bracelet anti-rapprochement : Porté par l’agresseur, il déclenche une alerte si la victime est approchée. Plus d’infos. - Ordonnance de protection : Mesure judiciaire pour éloigner l’agresseur. Plus d’infos.
Les formations et sensibilisations
- Ateliers : Organisés par les associations locales pour repérer les signes de violences. - Campagnes de sensibilisation : Menées par les pouvoirs publics pour briser le tabou.
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Aides financières et sociales pour les victimes
Les victimes de violences conjugales peuvent bénéficier d’aides financières et sociales pour reconstruire leur vie.
Aides financières
- Allocation de solidarité spécifique (ASS) : Pour les victimes sans ressources. Plus d’infos. - Aide au logement (APL) : Pour sécuriser un logement stable. Plus d’infos. - Fonds de solidarité pour le logement (FSL) : Aide pour le loyer ou les charges. Plus d’infos.
Aides sociales
- Accompagnement psychologique : Pris en charge par certaines mutuelles ou associations. - Hébergement d’urgence : Proposé par les associations locales. - Aide à l’emploi : Accompagnement pour retrouver un travail. Plus d’infos.
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Témoignages et parcours de reconstruction
Les témoignages de victimes permettent de mieux comprendre les mécanismes des violences conjugales et les étapes de la reconstruction. Voici des parcours types.
Parcours de Marie (prénom fictif)
Marie a subi des violences conjugales pendant cinq ans avant de porter plainte. Voici son parcours :
1. Reconnaissance des violences : Après des années de déni, elle a identifié les signes et a contacté une association. 2. Dépôt de plainte : Elle s’est rendue au commissariat avec un certificat médical et des messages compromettants. 3. Ordonnance de protection : Le juge a ordonné l’éloignement de son conjoint. 4. Indemnisation : Elle a obtenu une indemnisation via le SARVI pour couvrir ses frais médicaux. 5. Reconstruction : Elle a bénéficié d’un accompagnement psychologique et a trouvé un logement sécurisé.
> Son conseil : "Ne restez pas seule. Parlez à une association ou à un professionnel. Vous n’êtes pas responsable."
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FAQ : Vos questions sur les violences conjugales et vos droits
Puis-je porter plainte si les violences datent de plusieurs mois ?
Oui, vous avez 6 ans pour porter plainte après les faits, selon l’article 8 du Code de procédure pénale. Cependant, plus vous agissez rapidement, plus les preuves seront faciles à conserver. Un certificat médical et des témoignages peuvent renforcer votre dossier, même après plusieurs mois.
Comment obtenir une ordonnance de protection ?
Pour demander une ordonnance de protection, vous devez vous rendre au tribunal judiciaire de votre département. Vous pouvez être accompagnée par une association ou un avocat. Le juge évaluera votre situation et pourra ordonner des mesures comme l’éloignement de l’agresseur ou l’interdiction de contact.
Quels sont les délais pour obtenir une indemnisation via le SARVI ou la CIVI ?
Pour le SARVI, la demande doit être déposée dans les 3 ans suivant les faits. Pour la CIVI, le délai est également de 3 ans. Les délais commencent à courir à partir de la date des faits ou de la plainte.
Puis-je bénéficier d’une aide juridictionnelle pour payer un avocat ?
Oui, si vos ressources sont inférieures à un certain plafond, vous pouvez demander une aide juridictionnelle pour couvrir tout ou partie des honoraires de votre avocat. La demande se fait auprès du tribunal judiciaire.
Que faire si l’agresseur est toujours en liberté ?
Si l’agresseur est toujours en liberté, vous pouvez : - Demander une ordonnance de protection pour vous mettre à l’abri. - Contacter les forces de l’ordre pour signaler votre situation. - Utiliser le téléphone grave danger (TGD) si vous êtes en danger immédiat.
Où trouver un hébergement d’urgence en cas de danger ?
En cas de danger, vous pouvez contacter le 3919 (Violences Femmes Info) ou une association locale comme le 115 (numéro d’urgence sociale). Ces structures proposent des hébergements temporaires et un accompagnement.
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Besoin d’aide ? Contacter Magalie, votre assistante virtuelle
Vous avez des questions sur vos droits après une agression ou une situation de violences conjugales ? Magalie, votre assistante virtuelle, est là pour vous guider. Posez-lui vos questions et obtenez des réponses claires et précises, adaptées à votre situation.
> Exemple de question : "Comment porter plainte après une agression à Martigues ?" ou "Quelles aides financières puis-je obtenir ?"
Questions fréquentes
Puis-je porter plainte si les violences datent de plusieurs mois ?
Oui, vous avez **6 ans** pour porter plainte après les faits, selon l’article 8 du Code de procédure pénale. Cependant, plus vous agissez rapidement, plus les preuves seront faciles à conserver. Un certificat médical et des témoignages peuvent renforcer votre dossier, même après plusieurs mois.
Comment obtenir une ordonnance de protection ?
Pour demander une ordonnance de protection, vous devez vous rendre au **tribunal judiciaire** de votre département. Vous pouvez être accompagnée par une association ou un avocat. Le juge évaluera votre situation et pourra ordonner des mesures comme l’éloignement de l’agresseur ou l’interdiction de contact.
Quels sont les délais pour obtenir une indemnisation via le SARVI ou la CIVI ?
Pour le **SARVI**, la demande doit être déposée **dans les 3 ans** suivant les faits. Pour la **CIVI**, le délai est également de **3 ans**. Les délais commencent à courir à partir de la date des faits ou de la plainte.
Puis-je bénéficier d’une aide juridictionnelle pour payer un avocat ?
Oui, si vos ressources sont inférieures à un certain plafond, vous pouvez demander une **aide juridictionnelle** pour couvrir tout ou partie des honoraires de votre avocat. La demande se fait auprès du tribunal judiciaire.
Que faire si l’agresseur est toujours en liberté ?
Si l’agresseur est toujours en liberté, vous pouvez : demander une ordonnance de protection pour vous mettre à l’abri, contacter les forces de l’ordre pour signaler votre situation, ou utiliser le téléphone grave danger (TGD) si vous êtes en danger immédiat.
Où trouver un hébergement d’urgence en cas de danger ?
En cas de danger, vous pouvez contacter le **3919** (Violences Femmes Info) ou une association locale comme le **115** (numéro d’urgence sociale). Ces structures proposent des hébergements temporaires et un accompagnement.
