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Actualité Dijon · 7 juin 2026

Agrivoltaïsme : ce que révèle le baromètre de TSE sur les opportunités pour les agriculteurs et les particuliers en Côte-d'Or

Agrivoltaïsme : ce que révèle le baromètre de TSE sur les opportunités pour les agriculteurs et les particuliers en Côte-d'Or

Ce qu'il s'est passé à Dijon avec le baromètre de TSE

La société d'ingénierie TSE a récemment présenté à Dijon les résultats de son baromètre dédié à l'agrivoltaïsme, une technologie qui associe production agricole et production d'électricité solaire sur une même surface. Cette présentation, reprise par Les Echos, a mis en lumière le dynamisme de ce secteur en pleine expansion en Bourgogne-Franche-Comté, particulièrement dans le département de la Côte-d'Or. (Source)

L'événement a servi de tremplin pour rappeler les enjeux de cette double utilisation des terres agricoles, qui permet aux agriculteurs de diversifier leurs revenus tout en contribuant à la transition énergétique. Pour les porteurs de projets, cette actualité est le déclenchement idéal pour se pencher sur les modalités pratiques d'un tel projet en Côte-d'Or.

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Magalie

Vaut-il mieux poser ses questions à un expert que rester dans le doute ?

L'agrivoltaïsme : définition et cas d'usage concrets

L'agrivoltaïsme n'est pas simplement installer des panneaux photovoltaïques sur un champ. C'est un projet associant de manière synergique une production agricole et une production électrique sur la même emprise foncière. L'objectif est de ne pas entrer en concurrence avec la production alimentaire, mais au contraire de la valoriser ou de la protéger.

Il existe principalement deux types d'installations :

1. Les structures hautes sur pieds (type « ombrières ») : L'installation solaire est surélevée, permettant la circulation des machines agricoles et le pâturage des animaux en dessous. C'est souvent le cas pour les cultures légumières, fruitières ou l'élevage. 2. Les panneaux intégrés aux bâtiments agricoles : Les toitures des granges, hangars ou serres sont recouvertes de panneaux photovoltaïques. C'est la forme la plus simple et la plus répandue, idéale pour alimenter en propre consommation les équipements de l'exploitation (séchoirs, stations de lavage, etc.).

Pour un particulier, l'agrivoltaïsme peut prendre la forme de pergolas solaires, de carports ou de shed soudés sur une construction existante, alliant esthétisme et production d'énergie.

Les aides financières et dispositifs publics en 2024

Le financement d'un projet agrivoltaïque repose sur un ensemble d'aides incitatives. Il est crucial de les connaître avant de se lancer.

* Les primes à l'investissement (sur devis, via les appels d'offes) : Pour les projets de plus grande envergure (installations > 500 kWc), les porteurs doivent répondre aux appels d'offes lancés par la Commission de régulation de l'énergie (CRE). Les lauréats bénéficient d'une prime d'investissement sur 20 ans. (Source officielle : CRE) * La prime à l'autoconsommation (petits projets) : Pour les installations de moins de 100 kWc, une prime à l'investissement versée par EDF Obligation d'Achat (EDF OA) peut être accordée en complément du tarif de rachat de l'électricitéproduite. (Source : EDF OA) * MaPrimeRénov' : Bien que conçue pour la rénovation énergétique des logements, cette aide peut parfois couvrir l'installation de panneaux photovoltaïques sur une toiture existante dans le cadre d'une rénovation globale. Les conditions sont strictes. (Source : Service-Public.fr) * Les aides locales : La Région Bourgogne-Franche-Comté, le Département de la Côte-d'Or ou l'Agence Régionale de l'Énergie (AREC) peuvent proposer des compléments d'aides ou des subventions techniques. Il est conseillé de consulter le Guichet Unique des Energies Renouvelables (GUER) pour un panorama complet. (Source : AREC BFC)

Point essentiel : Pour bénéficier de la plupart de ces aides, l'installation doit être réalisée par un installateur certifié RGE QualiPV (Reconnu Garant de l'Environnement, qualification QualiPV). C'est un critère d'éligibilité quasi-systématique.

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Magalie

Quand se renseigner ne coûte rien, autant le faire, non ?

Estimation des coûts et retour sur investissement

Il n'existe pas de tarif unique. Le coût dépend de la technologie choisie, de la complexité de la structure (hauteur, fondations), et de la puissance crête (kWc) installée.

Fourchettes de coût indicatives (hors aides) : * Pour une installation au sol type ombrière agrivoltaïque : Entre 1 000 € et 1 500 € par kWc. Pour un projet de 200 kWc, soit 200 000 € à 300 000 €. * Pour une installation sur toiture existante (hangar agricole) : Entre 800 € et 1 200 € par kWc, car la structure porteuse existe déjà. * Pour une petite installation résidentielle (type pergola) : Entre 2 000 € et 3 000 € par kWc, en raison des surcoûts de finition et d'esthétique.

Retour sur investissement (ROI) : Le ROI est calculé sur la base de trois revenus potentiels : 1. La revente de l'électricité au tarif d'achat réglementé (pour les petites installations) ou via une convention avec un fournisseur (pour les plus grandes). 2. L'économie sur la facture d'électricité si une partie de l'énergie est autoconsommée sur l'exploitation. 3. La prime à l'investissement éventuelle.

En moyenne, avec les aides actuelles, le retour sur investissement pour une exploitation agricole se situe entre 10 et 15 ans. La durabilité de l'installation (25-30 ans) permet ensuite de générer un revenu net pendant 10 à 15 ans supplémentaires.

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Magalie

Un travail bien fait par un pro vaut mieux qu'une fausse économie, non ?

Trouver un installateur RGE QualiPV en Côte-d'Or

La certification RGE QualiPV est la garantie d'un savoir-faire reconnu et d'un accès aux aides financières. Voici comment trouver un professionnel fiable : 1. Consultez l'annuaire officiel : Le site Qualit'EnR recense tous les installateurs certifiés par domaine géographique. C'est l'outil de référence. (Source : Qualit'EnR) 2. Demandez plusieurs devis détaillés : Au moins trois. Un devis sérieux doit détailler les caractéristiques techniques, le type de panneaux, l'onduleur, la structure, et fournir un plan d'implantation. 3. Vérifiez les références : N'hésitez pas à demander des références de chantiers similaires réalisés dans le département. Un installateur local connaîtra les spécificités réglementaires de la Côte-d'Or. 4. Se méfier des prix trop bas : Un tarif anormalement bas peut cacher l'utilisation de matériel de moindre qualité ou l'absence de garanties solides.

Les démarches et la réglementation à suivre en Côte-d'Or

Avant tout chantier, des démarches administratives sont obligatoires.

* Déclaration préalable de travaux (DPM) ou Permis de construire (PC) : Selon la taille de l'installation et sa visibilité, une déclaration préalable (DPM) suffit parfois. Si l'agrivoltaïsme modifie la destination du terrain ou si la structure dépasse 20 m de hauteur, un permis de construire est obligatoire. Pour une installation au sol en zone agricole, renseignez-vous auprès de la Direction Départementale des Territoires (DDT) de la Côte-d'Or. (Source : Service-Public.fr) * Consultation de la SAFER : Pour un projet au sol, la consultation de la Société d'Aménagement Foncier et d'Établissement Rural (SAFER) est obligatoire. Elle vérifie la compatibilité du projet avec les enjeux agricoles et fonciers locaux. (Source : SAFER Bourgogne) * Convention d'occupation du sol : Si le terrain est loué (bail agricole), une convention doit être signée avec le propriétaire foncier, précisant les modalités d'installation, d'entretien et de démantèlement. * Déclaration auprès du gestionnaire de réseau (Enedis) : Avant la mise en service, le projet doit être déclaré à Enedis pour un raccordement en injection au réseau public.

La complexité de ces démarches justifie souvent de se faire accompagner par un bureau d'études spécialisé en agrivoltaïsme, capable de gérer l'intégralité du dossier technique et administratif.

Questions fréquentes

Puis-je installer des panneaux solaires sur mon champ tout en continuant à cultiver ?

Oui, c'est le principe même de l'agrivoltaïsme. Les structures sont conçues pour permettre la continuité de l'activité agricole en dessous. Cependant, cela nécessite une étude technique précise pour garantir que l'ombre portée ne nuise pas trop à la culture, et une déclaration préalable ou un permis de construire spécifique, souvent après consultation de la SAFER.

Quelle est la différence entre un installateur photovoltaïque classique et un installateur RGE QualiPV ?

Un installateur RGE QualiPV possède une certification spécifique qui atteste de son expertise dans la pose de systèmes photovoltaïques selon les normes en vigueur. Cette certification est obligatoire pour accéder à la plupart des aides financières, notamment les primes à l'investissement et la tarification de rachat avantageuse. Elle constitue aussi une garantie de qualité pour vous en tant que client.

Les aides pour l'agrivoltaïsme sont-elles les mêmes en Côte-d'Or que dans le reste de la France ?

Les dispositifs nationaux comme les tarifs d'achat d'EDF OA et les appels d'offes de la CRE s'appliquent sur tout le territoire. En revanche, des aides complémentaires existent au niveau régional (Région Bourgogne-Franche-Comté) et départemental (Côte-d'Or). Il est donc essentiel de contacter l'Agence Régionale de l'Énergie (AREC) pour connaître les spécificités locales.

Combien de temps dure l'installation d'un projet agrivoltaïque ?

La durée varie considérablement selon la complexité. Pour une installation sur toiture existante, le chantier peut se compter en jours. Pour une grande ombrière agricole au sol, il faut prévoir plusieurs mois, incluant les études de faisabilité, les démarches administratives (SAFER, DDT), et la pose proprement dite. Un planning de 6 à 12 mois est courant pour un projet d'envergure.